Absence versus Présence, zis is ze kestion….

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PADRE NEWS

Bonjour!

Quelques nouvelles autour du Padre:

 

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Merci tout d’abord pour vos retours toujours aussi précieux… Et oui, ce livre est une enquête, en aucun cas une charge…puisque sans cet être, sans Mama, pas de Camille A. , Caramba! Honorée qu’ils aient accepté la mission.

Et oui, c’est aussi d’abord, TOUJOURS, un partage, un échange avec vous, lecteurs… Je ne jette pas « ma » (?) vie en pâture, j’émets des sons que certains captent au plus profond d’eux-mêmes, au plus clair, au plus… des sons qui résonnent. Ultra-sons de dauphins, de baleines, de rhododendrons qui diffusent au-delà des zones des missions…

Retour sur le plancher des gazelles:

Un enregistrement est prévu le Vendredi 27 avril sur FPP. Le lien vous sera transmis par la suite.

Une dédicace chez Clémence à la librairie Cyrano de la Ferté sous Jouarre le samedi 9 Juin  de 10h00à 18h, avec entracte de 12h30 à 15h!

Et une rencontre toute la journée dans une jolie rue ouverte aux Arts, Rue Louis Braille à Maisons-Alfort le  samedi 16 Juin.

 

Ces rencontres clôtureront ma (longue) vie seine et marnaise car je pars me rapprocher de mes frères troubadours…

J’ai été heureuse près de ma forêt, de mes chevreuils, lapins et renards. Des mutations se font en moi, hors de moi, voilà , folllow the flow, j’oublie pas!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

MADEMOISELLE CHAMBON

MADEMOISELLE CHAMBON d’après Eric Holder

J’avais lu le livre il y a longtemps. Excellent souvenir, le meilleur de Holder assurément.

 

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Un histoire simple d’amour et d’empêchement. De loi sociale et d’encombrements, de musique italienne et de violoncelle, de truelle et de pupîtres d’école. De Bartok et de Kévin. Que des choses qui ne vont à priori pas ensemble et pourtant…

De là à l’adapter au théâtre…. tant de silences, de non-dits, de maladresses, d’extrême pudeur aussi… Tant d’étoiles à l’intérieur des corps qui continuent de s’agiter dans un décor en carton bouilli… On restait sur une note douce, la saveur de l’inaccompli…

Ils ont réussi le pari de rendre vie à cette partition subtile, délicate, finement ourlée de tendresse et de nostalgie.

Ils, les trois acteurs (Corinne Debeaux, Olivia Machon et Yves Buchin), toujours justes, intensément présents, vibrants les vagues à l’âme, les révoltes, les replis intérieurs, les difficiles acceptations de leurs personnages. avec passion.

Il, le metteur en scène, Alain Prioul, par le choix de sortir de son écrin de bibliothèques ce doux roman qui, l’air de rien, diffuse tant. De rendre si brillamment hommage à l’écriture sensible du romancier. A la vie sans vagues apparentes d’êtres humbles et lumineux à la fois.

Il, le créateur lumières, Laurent Dhainaut, qui se glisse dans cet univers élégant avec ses éclairages qui soulignent, surlignent parfois. Sans jamais écraser.

Tout n’est que silence, maelstroms intérieurs et subtile sensualité.

Côté spectateur, le sentiment amoureux si fort et si contenu se respire, se capte au moindre regard, au moindre souffle, à la moindre main repassant un pli imaginaire, sur une jupe qui aimerait tant être froissée…

La fin m’avait échappée, elle m’échappe encore… Je reste dans la douceur, la poésie des coeurs soudain éveillés de leur habituelle torpeur. Et qui renaissent émerveillés.

Je reste dans cette féerie…

Alors, Mesdames, Messieurs, pour ce ravissement, encore merci.

Camille

A voir les vendredis  et samedis à 20h dans l’excellent Théâtre de l’Aktéon, 11, rue du Général Blaise 75011 Paris. Du 30 mars au 26 mai 2018

Champagne!

Lorsqu’un poète rejoint les cieux, il se repose enfin des pesanteurs zumaines….

Je me souviens de tant, tant il a accompagnée d’heures vives, douloureuses, nostalgiques, joyeuses… Il y eut…

Celle-là, hurlée à tue-tête pour un…

 

Et cette autre… pour un autre…

interprétée par deux extra-terrestres magnifiques…

 

Champagne!, Jacques, parce que la Vie…

Ton regard rimbaldien au Lucernaire, il y a quoi, un an…

 

Prenez soin de la vie qui bat en vous!

 

Camille

 

 

L’EFFET JARED

Un ange est apparu sur scène et tout a flamboyé.

Une de ces clameurs comme une vague qui vous enrobe de douceur et d’humanité a surgi. Une vague qui nous réconcilie .

Une de ces clameurs qui te nourrit, toi si mince, si mince, si bleu,  électrique…

Une de ces belles clameurs retrouvées.

Et puis ce chant embrasant, ce chant qui me trotte depuis cette fameuse nuit. Sans discontinuer. Au réveil et jusqu’au lendemain à la vente du paiing!

-Un bavarois, walk on water! une part de flan? Walk on water!

-Deux rochers coco, yes you can !!!!!

Oooo ooo do you believe it? Do you believe you that you can win this fight tonight?

Yeah!!!

In the end the choice was clear! Trois pains chocos et un merci de délivrance! Pleasure killed apparences

Et face à moi, les rendements et les notes de services autour des brigades suisses explosent en confettis…

Jump!
Take a shot in the face of fear!

Times are changing.

-Take a shot in the face of stress and profitability!

Je diffuse sur la bonne fréquence

Et un sourire fleurit au-dessus d’un costard…

Une grenouille sur un nénuphar

Irradie

Times are changing!

Ooo ooo

Ondes vibratoires

L’effet se poursuit…

 

Do you believe?

 

Camille

LA DOULEUR

LA DOULEUR

Superbe, forcément superbe, ce film.

Elle, irréelle, dédoublée.

A l’intérieur, écartelée.

Elle, lumière et mystère.

Silence et secret.

Tout cacher de ses sentiments émergents.

De ses bascules dans les aléas du temps.

Fumer, boire.

Regarder les autres vivre.

Déambuler, déambuler, déambuler.

Attendre, attendre, attendre.

On ne sait plus quoi ni qui.

Attendre un fantôme devenu ennemi.

Attendre la fin de l’attente

Attendre la délivrance intérieure

Attendre comme on meurt.

Plus rien au bout que le dégoût.

De tout.

Plus faim de la faim de vivre des autres

Leur faim qui ne lui dit plus rien du tout

Qui ne concerne même plus son ventre

Absente.

Elle se laisserait bien mourir, là.

Dormir d’attendre l’improbable retour de ceux qui ne reviennent plus.

Elle se laisserait bien dormir, bien enivrer, bien mourir, s’Il ne veillait pas sur l’amour.

Lui, le confident, l’ami qui tamponne les tempes qui battent du sang qui ne s’exporte plus hors des veines. Qui battent du sang de la déveine, de la prison, de cette déambulation incessante en soi-même. De cette ronde sur les remparts de la raison, de cette ronde folle, éperdue, qui tue.

Lui qui toujours regarde, toujours observe. Toujours prévient, toujours étreint.

Toujours.

L’absent s’éloigne, fantomatique carcasse aléatoire, diffractée en sa mémoire à elle. La mer avalera son hologramme…

L’omniprésent s’insinue en des voies secrètes, la vie reflue.

Aller voir Mélanie incarner de tout son être Marguerite, aller voir Benjamin vibrer Dyonis, aller voir Benoît façonner l’étrange séduction mélancolique d’un ange déchu.

Les jeux de lumière et d’ombre, les dédoublements d’Elle, rendent si magnifiquement hommage à son écriture qu’on en est envoûté. Ces atmosphères brumeuses n’appartiennent plus à la rue mais aux ruelles de sa mémoire, irriguée par des vagues de fumées transitoires..

Et puis leur joie aux autres, aux libérés, toute cette joie, ces couleurs qui ne l’atteignent pas. Qui n’atteignent pas le peuple perdu des attendants, des espérants d’amour. Ceux qui y croient encore, ceux pour qui le réel mentira toujours.

Ce film autour de Marguerite Duras et de l’attente du retour de son mari des camps est magnifique, il nous entraîne dans les recoins et les abîmes de cette douleur muette qui transpire hors de la pellicule et vous prend aux tripes.

Magnifique, dit-elle.

Camille

LE SYNDROME DE JEANNE D’ARC

Si vous voulez vous dérider les zygomatiques, vous laisser aller sur les ondes d’un rire sans barrières, allez voir Yann Jamet un lundi qui passera par là!

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Un fascinant duo entre Aznavour et Stromae, un Brel terriblement incarné, un Daniel Prévost au bar, acide à souhait, interrompant Luchini, Guillon, Bruel, Cluzet et bien d’autres encore. Tout s’enchaîne à un rythme effréné, laissant percer quelques figures féminines, une Véronique Sanson  en lionne imparable , une Vanessa Paradis et une Jane Birkin copiées-collées.

Yann Jamet sait aussi surfer sur les vagues de l’actualité, un savoureux « Laura » nous l’a démontré et même si quelques gauloiseries auraient pu être évitées , nous sortons du Théâtre les globules dilatés, réchauffés en plein hiver par une belle énergie. Et pour ceux qui savent entendre, l’imitateur nous livrera rapidement, à la fin du spectacle, comme un aveu un rien crypté, un peu de son secret: sous le comique se cache un timide qui s’est affranchi des lois de la gravité.

 

Camille a-de-arman (2)

 

Théâtre de dix Heures, 38Bd de Clichy, Paris 18ème.

les lundis 19/03, 16/04, 14/05 et 18/06

Réservations:01 46 06 10 17