Le Roi René

Sans tambours ni trompettes

René

Le coeur pour tout oriflamme

René

 

Le Roi René

De toutes nos fêtes

Et

Plutôt deux fois qu’une

René

L’amitié en bandoulière

Sur les bords de Marne

Ce soir

Près de ton petit paradis sur pilotis

Nous avions le pas plus lourd

 

La Ferté 5 octobre Champagne

 

A ce millésime exceptionnel que nous devions partager dans les jours, les heures à venir…

A tous ces gestes simples et silencieux

Qui  nous parlaient tant

Rien n’était plus important que le Partage

Jusqu’au bout du bout de l’épuisement.

 

Bon retour sur tes terres bretonnes

Cher druide

Cher homme

Humble et bon

Au regard inégalé.

 

Camille, un jour de mi-juin.

ET…VIVRE!

Et le silence

Et le chant du merle

Le magnifiant

 

Et les poissons multicolores

Voiles rouges voiles blancs voiles bleus voiles noirs

Qui tanguent tanguent

Dans la mare

Piste de danse d’un soir

 

Et les lézards flémards

Aux gorges palpitantes

Ronflant sur la pierre encore chaude de soleil

 

Et les escargots gourmands

Tournicotant autour du bac à légumes

Quatre étoiles sous la lune

 

Et les perles de fraîcheur

Diamants

Autour du verre de vin blanc

 

Et le ciel pur

Au-dessus de nos têtes

Et ne plus rien faire que…

Goûter

Et Être

(oh vivre ça!)

 

Oui être et vivre

Reconnaissante pour tout ce peuple-là

Les visibles et les autres

Les présents et les toujours-là

 

Oui VIVRE

Baignée

De lumière

et

De joie.

 

Un jour de juin de l’an de Grâce….

 

Portez-vous bene!

 

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

Le lambin livre

Jamais livre n’aura autant lambiné….

Fin d’un cycle, oui.

Mais un cercle bien refermé c’est beau, non ?

Dur quand on se sent happé ailleurs de garder l’élan premier.

Alors idem, s’arrêter.

Arrêter de vouloir composer (par souci de quoi, de qui ?)

Il sera comme les autres, nu, non paré.

Haletant au rythme des nuits, de quelques heures de journée, volées.

Il sera parfait dans son imperfection, celui qui ne devait même pas exister.

 

Comme un clin d’oeil, une liaison, celui qui nous reliait par-delà les générations et particulièrement cette chanson.

 

J’y retourne entre deux averses, deux merles, deux soleils…

 

Portez-vous bene bene bene!

 

Camille

Z’Humains

On y va avec un léger pincement, parce que la couche d’ozone, les OGM, le nucléaire, les data-centers tout ça, on connaît (ou presque)! Et c’est pas gai, pas franchement gai du tout, non !  Alors on s’assoit et on attend de voir le « traitement » qu’elles  (Catherine Dolto et Mériem  Menant dite Emma la Clown) ont pu faire de ces pas-drôles-d’éléments… On ne sera pas déçus !

C’est un festival de drôleries, d’interactions avec le public, de rebondissements (au propre et au figuré) de jeux de mots croisés. Un panaché d’intelligence et de dérision. Aidées par les interventions d’Hubert Reeves, de José Bové, de Matthieu Ricard, le duo nous dévidera l’ évidence de nos comportements absurdes et ce depuis plus loin que « le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie ». Comme la soeur Anne, on a beau gagner du temps avec quelques éoliennes et quelques roses des vents, les cavaliers tardent tout de même un peu à venir… Et le trancheur est impatient de trancher dans le vif du sujet!

Au Théâtre de l’Atelier, Paris 18ème. les 23 et 24 Mai, 21h.

 

 

Portez-vous bene quoi qu’il arrive!

Camillea-de-arman (2)

L’entorse

 

Une scène, une boite, un reality-show. Une rousse présentatrice, telle une Dalida ressuscitée, comme échappée de l’ashram d’Arnaud Desjardins, nous invite, moderne Socrate, à ôter nos antiques pelures d’oignons. Maieutiqua la bien-nommée (superbe Carole Brossais, facétieuse à souhait), perchée sur des talons de Cendrillon relookée, ornée de symétriques papillons, nous fait entrer dans un univers féerique, apte à lever certaines barrières. Barrières en béton que le sieur mental sait si bien dresser contre nos plus fortes intuitions.

Défilent ensuite « la famille-témoin », les héros du grand show. Chacun se reconnaîtra peu ou prou dans l’un de ceux-là. La mère, le père, la fille, tous les trois enkystés dans une morbide immobilité. L’une, dans une noirceur affichée, en deuil de sa féminité. L’un, dans l’ample et duveteux costume de la lâcheté. La dernière, (Célia Clayre, énergisante) plus solaire, n’en est pas moins impactée par la froideur glaciale qui se dégage de ce « foyer ».

Les deux personnages satellites ne sont pas en reste. « L’amie » de la mère, traîne un semi-célibat amer et des migraines à tout casser. L’ami de toujours du père, le voyageur, le sauveur, le Médecin sans frontière, Tonton idéal se révélera, au-delà des apparences, lui aussi fracassé par un secret bien gardé. Chacun sur le fauteuil sera invité à partager, à enfin se laisser aller et se regarder en face (belle séquence avec Rachel- Hélène Laurca- au cours de laquelle une reconnexion avec « la Mère » s’opérera…). Et comme au jeu des dominos en cascade, lorsque l’un se livre, les autres suivent… Vaste valse d’egos qui rompent les amarres… afin de mieux « se » retrouver.

 

De l’asthme à l’entorse en passant par le torticolis, l’ulcère et les migraines, « le corps parle » nous parle, transmet ses messages codés lorsqu’il n’en peut mais. Cela peut sembler évident pour certains mais reste à prouver pour un grand nombre. Ce spectacle vif et gai, inspiré du livre de Michel Odoul « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi »  a choisi le ludique avec un brin léger de didactique, saupoudré de quelques danses et chansons, afin de nous faire ressentir l’urgence et la nécessité de regarder là où ça fait mal. Et pas uniquement à l’extérieur de soi. L’intérieur est tout aussi intéressant et cela peut être le début d’un grand et beau voyage au long cours…

 

Merci à ces merveilleux acteurs de nous faciliter l’accès au navire !

 

À nous d’embarquer… ou pas !

Au Théâtre des Feux de la Rampe

du 2 Avril 2017 au 27 Juin 2017,

Dimanche à 16h, Lundi à 19h45

 

Portez-vous bene!

Camille