LE RETRAIT ET LA DANSE

Se défausser

Ne pas jouer à la marelle,

Hirondelle

Ne jamais être là où l’on se sent appelée

Victime assurée,

Victime assumée.

Le rôle est si connu

Si bien joué

Si cousu de fil gris

Minnie petite souris

A même le derme tricoté….

 

Décevoir pour ne pas être déçue

Cisaillée par mille couteaux de verre

Blesser qui vient vous secourir

Juste par habitude du pire

Juste par confort

Jouir d’être délaissée

Jouir de ne pas être aimée.

 

Alors….

Il est temps

De sortir de derrière l’arbre

Où l’on était cachée

Par habitude

Lassitude

Il est temps

D’entrer dans la ronde

Etre libre

D’être

L’enfant vivant

Celui que l’on n’a pu être

Dans la Vie d’avant

 

Mais aussi….

Rester dans le cocon

Tant que l’on est pas allé au bout

Du fil à dérouler

 

Mais aussi….

Descendre aux Enfers

Migration

Se laisser tomber dans nos profondeurs

Gouffres sans velours

Là où tout est resté englué,

Engrammé

Depuis des éternités

Des éthers mités

Laisser couler le flux des sangsues

Tournoyer avec nos peurs

Nos douleurs

Nos vertiges

Nos verticalités enchaînées

Transpercer les illusoires images

Mirages de carton

Que l’on a trop aimés

Conservés dans nos boîtes en fer blanc

Tout au fond d‘un grenier

Pas toucher, pas jeter!

 

Alors

Enfin

Au coeur du vide

Danser sans fin

Vahinés, derviches,

Transes singulières

Se laisser pétrir par l’air

Se laisser faire

Alors,

Terre et eau

Feu et air

Éther

Unis en nos êtres,

Renaître.

 

Camille Arman

Retour aux sources

Retour aux sources

Tu ne sais pas ce que tu viens y chercher
Ou tu ne le sais que trop bien
Dans cet informulé
Qui dirige ton destin

C’est inexplicable
Insatiable
Tu ne t’en repaîtras jamais

Tu viens te chercher

Te réajuster à ta note initiale
Tu viens te laver les yeux le cœur le corps le mental
De toutes ces poussières accumulées au fil des secondes d’une journée, d’une vie, d’une année

Tu viens y pleurer des larmes de joie et de réaccordance
Tu viens y déposer ta reconnaissance

Pour tout ce que cette fluide transparence a déposé de nacre en ton existence

Tu pourrais rester des siècles au bord de cette clarté, en cette lumière moirée

D’ailleurs, tu y restes des siècles

Traversée de part en part

Car

Le Miracle n’a jamais cessé

Camille Arman

Le coeur d’un magicien

« Aimer n’est pas querelle » dit-il….

Qu’il est parfois ardu de prononcer les mots qui semblent libérateurs et te sont renvoyés

Comme autant de boulets au visage

Jugements, critiques incompréhensions

Tu te demandes alors pourquoi tu as éprouvé ce besoin de partager

Inconscience inconséquence malséance?

Te taire?

Tu l’as tellement fait

Pensant que cela ne servait à rien de dire

Que les cloisons étaient hermétiquement fermées entre chaque humain

Ecrivant pour quelques-uns tes circonvolutions d’âme et de coeur

Et encore aujourd’hui

La tentation du retour au silence se fait quand tout te semble incohérence

« Quelque part où que j’aille partout la chose amère…. »

Mais au fond tu sais bien qu’il n’est plus l’heure des grottes des retraites et des cabanes

Pataude, tu te fraies un chemin parmi ces témoins

Tu traces tes calligraphies vagues

Tu traces tes délires

Tu traces tes mots sur le sable

Tu y mets toute ta vie ta foi ton coeur

Et tu sais qu’ils seront balayés dans l’heure

Tu ne sais pas faire autre chose que ça

Ecrire jouer avec le vent et l’eau

Aimer « même trop, même mal »

A contre-temps à contre-emploi…

Basta, c’est toi « et rien d’autre que…. »!

Camille

Magique Murat.

Alice et Célia

Il y a un an, lors de la préparation du spectacle au Contre-Pied j’avais mis le titre de Patrick Juvet en tête de liste, je voyais déjà les ballons violets au dessus de la scène et tout le reste….

J’imaginais…

Et puis le politiquement correct, l’argument « ringardise », incompréhension des spectateurs nettoya mes velléités. il y avait sans doute du vrai au vu de certaines options, certains choix de textes mal compris par très peu, mais souvent il suffit d’une critique pour vous blesser au coeur.

Dans tous les cas, cela fait réfléchir: « erreur de jeunesse » manque de pédagogie, y aller mollo etc….. Je sais peu faire, tant j’ai envie de remuer les esprits, les boule-verser non pas pour choquer mais pour faire changer d’angle de vue. Tant j’ai vu les effets salvateurs de ces impacts sur autrui et dans ma vie.

Et puis on comprend, on sait que chacun juge l’autre avec ses propres filtres et qu’il n’y a rien à dire, rien à redire, juste affirmer qui l’on est sans se renier pour plaire à autrui. Là est le seul grand danger.

Les subtilités du classique n’ont pas bercé mon enfance ni mon adolescence ni….

RTL retentissait chaque jour dans la cuisine de Mama, j’en sélectionnais les miels les plus nourrissants pour moi.

Aujourd’hui , je rends hommage à cette chanson et à tant d’autres de cet artiste qui sont autant de cailloux du Petit Poucet dans ma vie, tant de titres ont eu forme de prédictions, de précieuses lueurs dans la nuit.

Alice c’est le deuxième prénom de Mama, celui qu’elle aurait aimé porter plutôt que son officiel qu’elle détestait.

Alice c’est l’enfant qu’à mes yeux elle a toujours été.

Célia c’est le prénom que j’ai choisi pour me représenter dans Chrysalide. Au départ je désirais Clélia. Clélia parce que Stendhal, la Chartreuse de Parme, le prisonnier et la tour, l’amour empêché, tant de symboles à nouveau ….

Et puis une voix m’a susurrée: « Ne fais pas ton intello! »-!Idiot, reniement quand tu nous tiens!!- Une prolo ne peut avoir de telles références!

Mais qui se souciait d’Henri Beyle, qui furetait dans mon cerveau et ses correspondances? Personne!

Mais Célia est venue. Je croyais l’avoir inventée et puis je me suis rendue compte que, comme tout enfant, c’est elle qui m’avait choisie…et recréée!

Les mêmes lettres pour la mère et la fille. Anagramme et Fées miroir…. Clin d’oeil de l’imaginaire si malin à contrer le mental qui contraint!

Aujourd’hui je traverse souvent les miroirs pour retrouver ce monde enchanté.

Aujourd’hui, je ne fuis plus rien et le lapin blanc me tient souvent la main.

Apo et son pont

Rendre hommage

Retourner sur ses pas

Paris Censier Sorbonne Les Halles

Apollinaire le libertaire

Allez hop la ponctuation les règles classiques

Allez hop variations en humour et amours Orphiques

Apo Lou Madeleine les balles les tranchées et tout le tintouin

Apo Marie Laurencin

Apo le Mage hic

Apo et ce trop plein de vie

Décimé par cette grippe

Après cet éclat d’obus creusé en toi

Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky

Tes mots en moi

Simple et douce mélancolie

Et Tout ce qui ne meurt jamais

Se fondent dans les eaux troubles de la Seine

Et nous observons la scène

Que nous jouons

Et nous sourions à l’immensité de la Vie

Océanique

A nos rêves fous nos folles amours nos détours et contorsions

Et nous roulons

Ivres de cet Alcool fort

Qui pulse sous nos poignets

Sous nos ventres et nos coeurs en fusion.

Camille, 2021.

SOIS TOI !

Gros cul, petits seins, grande tige, petit lutin

Ronde, plate, baisable ou baisée

Que tu aimes les filles ou les garcons

Les filles et les garcons

Blouson de cuir et robe satin

Bergère pucelle louve et catin

Libérée sensuelle petite enfant chagrin

Renfrognée, exigeante, tremblante, timide, invincible, solitaire, solidaire

Braveuse de lois, motarde, anarchiste révolutionnaire, mercenaire, deltaplaniste parachutiste, maman, fille, amante, en jeans, en fluidités opalines, ou nue comme un ver dans le matin.

Noire verte jaune, rouge, bronzée,

Transhumante casanière, enseignante enseignée, aventurière,

Rome antique, fusée

Gaffeuse, emmerdeuse, tétue, entêtée,

Cases cases marelle

Tu ris à les sauter et tu atteins bientôt le Ciel

Sans te retourner.

Ensorcelée ensorcelante agenouillée

Perdue et renaissante l’instant d’après

Serpent tortue baleine morpho et tellement d’autres

Sois-toi

Quoi que l’on te dise

Quoi que l’on te juge te dresse te gifle ou te séduise

Sois toi

Ce n’est qu’à ce prix que tu pourras entrer dans la zone de plein droit,

Ta Zone, Ton Royaume, celui où tu règnes sans effroi

Danse autour de la béance originelle, ta blessure étincelle

Danse avec ton corps de femme autour de ce centre

De ce ventre qui contient tant de larmes, tant d’outrages, tant de flammes et de désirs,

Brasier éteint, phénix renaissant qui se tend et appelle et joue avec les vagues le soleil et le vent

Danse chante crie ris pleure hurle, rien ne sera de trop

Rien ne sera JAMAIS Trop

Puisque tu vis encore cette seconde-ci.

Les Juges et les Procureurs Généraux te rejoindront bientôt.

Camille

DON QUI

Don Quichotte, in Scènes d’Automne. 17, 18 Octobre 2020

Cela a eu lieu.

Et c’est bien.

Parce que lorsque un poignée d’humain désire ardemment bâtir un projet, il se fait. Malgré tous les obstacles et les rebondissements.

Une seule répèt ensemble mais tout le coeur!

La culture, cet inessentiel qui ouvre les esprits et les coeurs…

Portez-vous bene!

Respirez.

Camille

CHRYSA, suite

« Chrysalide » me revient ces jours, insistante, tourne et me frôle lentement doucement….

Ce mot qui m’a tant embarquée, cet album qui m’a tant fait voyager hors des murs de la tour. Ces syllabes magiques qui reflétaient tant les vibrations intérieures, ce mot semblait incongru dans les années 90, à tel point qu’il me fut suggéré d’en changer pour publier le livre: « C’est anti-vendeur, personne n’y comprendra rien , c’est trop compliqué pour les gens , vous comprenez? »

Oh cette phrase tant entendue depuis…. Comme elle fait mal….

Non, je ne comprends pas et oui je me tire de la maison d’édition et oui je maintiens ce titre qui m’a tant nourrie, transportée dans des sphères qui m’appelaient alors que je me laissais mourir à ce monde, épuisée de ne pas rencontrer d’écho à ce que je ressentais pulser en moi.

Et depuis, Chrysa fleurit partout et les morphos de ma chambre d’enfant s’envolent sur toutes les couvertures, toutes les devantures de librairies ésotériques ou non….

Et Juvet est ringardisé et Balavoine célébré, c’est pourtant le premier qui a donné sa chance au second.

Et je m’aperçois aujourdhui que le grand Suisse, l’Ange de ma fin d’enfance a enregistré un instrumental tiré de l’album avec la chorale de Bondy… Coïncidence. rédemption du lieu irrigué par des voix de Lumière….

Chrysalide, l’album de l ‘Helvète est sorti l’année où je commençais à dériver hors de l’enclos invisible, hors de la toile d’acier.

Chrysalide, mon texte le plus travaillé, mon accouchement aux forceps, mon incompris aujourd’hui, quelques-uns te reconnaissent et c’est une joie sans nom.

Parce que ce qu’ils n’ont pas vu, ceux d’avant, les Jugeants, c’est la Passion, le Feu qui brûle et brûlera toujours quoi qu’il arrive, quels que soient les obstacles, les tunnels, les égarements, c’est l’Amour de la Vie, à fond.

Merci.

Camille

Cet Ailleurs…

Grand nettoyage des parts sombres, des voiles salis par des soumissions ancestrales aux desiderata d’autrui, de non reconnaissance de soi, de sacrifices sans fin, de reniements, jusqu’à la flamme qui manque de s’éteindre dans le corps alors que d’autres bouffent ton corps, repus, gavés, s’étonnant un jour du changement de décor….

Toi, tu revis, tu réapprends les heures libres, les sons pleins, les ambiances sereines, les matins doux , les prolongements de soleil, les regards, les abeilles. Sans jugements blessants.

Tu te réappropries ta vie. Tout simplement.

Cela fait combien de temps, dis, que tu l’avais laissée à l’abandon, mise en location, en t’en fichant: « Prenez tout, je m’en fous, je suis invincible, dévorez-moi, je Vis plus Fort Ailleurs! »

Sauf que cet Ailleurs tant cherché ne nourrit pas l’âme, ne nourrit pas le coeur, le corps. Il nourrit l’Encore, l’espoir dans des Limbes Infinies.

Si délicieuses parce qu’infinies, impalpables, impénétrables, pures à jamais.

Mortes, en fait.

 

Camille

 

TOMBEE

Retour de balade un soir d’été, coeur léger

-enfin il semblerait…-

Bords de Boutonne, un chemin connu

Une racine pas vue et hop, face contre terre!

Les tongs oui, certes mais tant pratiquées qu’elles ne peuvent être incriminées…

« Ailleurs », oui.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer cette chute-là.

Alors soudain la terre, le gravier se transforment en nid douillet

Juste lâcher , lâcher prise.

Lâcher les pare-brise

Peut plus avancer, le baudet..

 

Comme un âne trop chargé, je dépose fardeaux à terre, épuisée.

Joue contre celle qui m’accueille,

Tous mes paniers renversés, denrées dispersées,

J’en viens à désirer rester, rester

Plus bouger: écouter son coeur qui bat.

Tout Amour.

Y déposer mes rires

Y déposer mes larmes

Déposer les armes

Dans ses bras.

Longs doux Là.

 

Me fous de l’été, du soir qui descend, du léger vent

Rester là

Comme le soldat de Rimbaud

Tout près de l’eau.

Le rouge au bras déjà fracturé, toujours celui-là….

 

Ne plus réfléchir aux signes ou pas

Se faire signe, se dire: « Coucou, te voilà toi! T’es toujours là? »

On n’aurait jamais cru ça et en même temps toujours renaissante! »

Me fous d’être Renaissance ou Moyen-Age.

Plus d’âge…

De toute façon, en ce moment c’est plutôt Préhistoire version chasse au mammouth qu’aurait mal tourné!

 

Plus bouger … tentation des survoltés.

Dormir, la belle illusion…

Pas assez….

Plus de conseils svp!

 

Mais il faut, mais enfants prévenants et…

Le plus dur est de se relever

Toujours retrouver la verticalité la pesanteur

Et seulement seulement alors ressentir la brûlure

Serrer les dents

Pas vocation d’infirmière,

Alcool à 90 images tite enfant sang ah nan

Alors…

Serrer les dents

En mode guerrière clopinant

Mais marre de la guerrière aussi

Alors…

 

Revenir sans rien dans la tête qu’avancer

Remercier les  prévenants sans  maquillage

Ces adolescents ont une attention pragmatique

Qui me surprend toujours et me ravit tout autant

Je me retrouve avec  les équipes de skieurs de fond et de cyclistes de mes treize ans

Aussitôt chutée aussitôt relevée:

« Te pose pas de question et pédale et tire à balle, plat–ventre dans la poudreuse,

Ta cible c’est ton égo, reprends ton vélo! »

Tout se mélange

Sortie de route sortie des rails,

Jura neige, j’étais au Paradis Blanc et je retrouvais la Vie

Doucement..

Tout me revient, même esprit : l’effort, les équipes de mecs qui se la racontent pas,

Loin des blablas de salons de grand-papa…

Ah….

Ralentir qu’y disaient, ralentir….

Oui je prône aussi ça

Yoga et caetera

Mais quelquefois dans mes muscles dans mes nerfs dans ma chair des relents  d’autrefois de sans limite de pas de nuits pas de sommeil pas de réveil, never, never….

Never more

Rien !

Rien de connu

Rien de déjà vu

Rien que du Neuf

Rien que du Ouf

Et la Vie à plein bras

….Ou à Patatras!

 

 

 

Portez-vous -tant que vous pouvez- bene!

Camille

 

 

 

Amour Absolu

 

D’abord on écoute ça et….

 

 

… On comprend que cet amour absolu

C’est ce qui vibre entre ce tendre père….

Et cette fille émue….

 

 

Comment  ne pas…

…Être bouleversé….

Juste avant l’envol du baladin….

De ce partage au-delà des mots…

 

 

Portez-vous bene

Camille

Si tu savais pour qui

 

Si tu savais pour qui j ‘écris,

Si tu savais que je est nous, tu,

Il, elle et eux aussi.…

Si tu savais combien de feux brûlent sous ma peau.
Si tu savais combien de sons peuplent mon infini

Combien de peuples en mon coeur
Tu ne me jugerais pas si vite
Tu ne me jaugerais pas si prompto.
Si tu savais pour qui j écris,
Si tu savais la mélodie,

L’harmonique ajoutée au monde,

A chaque seconde…
Je rêve d’une lecture plurielle

Écho d’une écriture unie vers celle

Celle qui bat en nous

A chaque nanoseconde,

La pulsation du monde…

 

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Portez-vous bene!

Camille Arman

LE REJET

Je me dois de préciser que ce texte évoque ce qu’a fait ressurgir une expérience de stage où nous étions invités  à choisir dans l’assemblée une personne avec laquelle nous n’aimerions surtout pas partir en vacances…. C’était bien sûr un « jeu » destiné à nous faire prendre conscience de nos zones de turbulences….

Contextualisons, contextualisons pour éviter les confusions….

Parfois, souvent, toujours, je n’éprouve pas le besoin de cela, tout flottant dans l’air, tout et son contraire, tout rebondissant de l’un à l’autre sans gagnant ni perdant sans saché ni sachant sans prof ni élève sans condescendance.

Tout est miroir…

Tout est drôlement réfléchissant….

 

LE REJET

 

Cette blessure du rejet

Qui fait faire tant de détours

Se détourner de tant de mains tendues

Parfois même

Ne pas les voir…

 

Cette blessure qui fait que

C’est jamais mon tour

Que les fleurs

C’est toujours pour le suivant

Et si je les reçois:

« Ce doit être une erreur, mon coeur! »

Et douter, douter toujours

De sa valeur.

Quoi qu’il arrive

Où que l’on soit.

 

Pourtant, longtemps

On croit avoir « guéri »

(C’est quoi ce mot-là?

Que ceux qui ont guéri de vivre  lèvent leurs bras froids!)

On ne voit rien de cela

On se croit tout accueil

On ne voit pas le cercueil

Qui se balade à vos côtés

Les deuils, les viols, les déportations, les abandons.

Des peurs, des pleurs d’antan sont tissés dans vos draps

Et vous bercent dans leurs bras humides

Alors, oui , comme ils disent les ressuscités:

« En faire des champs de fleurs

Des Chants du Coeur »

Brûlants.

 

Oui on try , on try

Et puis un jour on ne try plus

On can get no

On tombe dans la rue

Plus rien ne porte

Tout exhorte

A rejoindre le camp des exclus

Des Sans famille, des sans racines

Ni places réservées

Au coeur des Grandes Cités de la Gloire Infinie

 

Je remercie la figure d’autorité qui m’a montré cela

Il y a quelques temps déjà….

 

Il avait la figure, la stature, d’un homme du passé

Et je l’avais choisi pour cela dans un combat à la loyale

Fière et sûre de lui rendre la monnaie

De sa pièce magistrale

Qu’un autre, son reflet, m’avait jetée à la figure.

Son verdict, abrupt et froid

M’a mise K.O à l’issue d’un combat de silence

Yeux dans les yeux

Glace contre feu

Je croyais le toucher, il m’a transpercée

-Il ne manquait plus que la langue allemande pour couronner le scalp-

Ce verdict,

Le rejet,

Je l’ai tout d’abord  refusé.

Je m’en croyais victime, on me le renvoyait…

 

On pense avoir tout nettoyé du passé

Avec le stylet, le brasero de l’écrit

Qui brûle tout ce qui n’est pas

Luit

Et puis

A un creux de vie

Cela rejaillit

Inopinément

Je le vois clairement

Maintenant.

 

Lorsqu’on vous croit froide, glaciale,

-Une vraie Greta!

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On ne voit pas l’enfant qui tremble au dedans et supplie:

Pas pour moi, laissez-moi, que me voulez-vous?

Pourquoi vous intéresser à moi?

Je ne sais pas faire avec les êtres humains,

Je n’ai pas les codes, les protocoles et tout et tout,

Vous vous savez vous,

Vous êtes né dans la bonne région, la bonne famille, le bon quartier,

Moi, je ne sais pas faire avec  l’amour!

S’il vous plaît, ne m’approchez pas, je vais me dissoudre sous vos doigts !

J’ai si peur de votre douceur

Je vais vous blesser par trop de pudeur

Et puis

Je n’y crois pas…..

Je vois toujours les crocs sous les velours!

Parce que…

Quand j’ai tenté d’aller vers les vôtres,

« Avant »

C’était si glacé en retour!

C’était si arênes et combats

C’était si trépas….

 

Pourtant pour une danse,

Une seconde dans vos bras,

Que ne faisais-je alors donc pas?

 

.. Oui, oui, je sais

Je sais tout déjà

Mais le « Savoir » n’a rien à voir avec cela

Le vivre, si

Le tenter

Le ré-oser

Dissoudre les maléfices

Complices

 

Réapprendre la confiance.

Pas à pas

Sang après sang

Chant après chant

Sourire après sourire

Chaque seconde de chaque jour…

 

On le fait

On le crée

Oui

Mais toujours un radar, là…

Un chien gentil , un phare.

Un ami.

Veille, tout doux.

 

 

Portez-vous bene!

Camille

 

Suite de l’histoire: Autour d’un feu de cheminée, le double du passé est venu s’asseoir et m’a remerciée peu après…Il avait disait-il recouvré une part de féminité qui se taisait, écrasée sous les médailles et les honneurs…… Il en avait les larmes aux yeux, ma statue du Commandeur.

En fin de compte,

Qui jugeait qui?

Qui rejetait qui à l’intérieur de lui?

 

 

 

DERRIERE NOS MASQUES…

Parfois, en sortant, je crois rêver.

Un autre monde, oui….
Être fliqué, chronométré, faire la queue pendant des demi-heures,

Regarder l’autre comme au sortir de la grotte en période fin de solde mammouthienne
Mettre un Masque pour sortir.. pour déambuler dans certains magasins, pour faire du sport à distance-scission, mîmer des prises de judo-miroir, laminoir, nager avec un scaphandre préalablemnent désinfecté avec un pantin-nageur totalement aseptisé du dehors et du dedans….
Mettre un masque pour anesthésier l’opéré

Masque à gaz

Pire souvenir

Sombre Alcatraz
Metter un masque pour se voiler la face

Au propre comme au figuré

Mettre un masque

Désinfecté ou pas

Lavé au trentième ou au quarantième rugissant

Ou

Pendant sous le cou

Parce que c’est pas marrant mais « au cas où…. »
Mettre un masque pour faire comme « On » a dit de faire…

Mettre un masque

Le jeter.

Les tissuisés, les papiers, vendus par paquets (comme le PQ?)
Les doublés que l’on retrouve, parsemés, jetés aux quatre coins des rues, dans la nature…
Le respect de l’autre, si  fanfaronné, où il est?
Peur
Peur
Peur
Qu’est-ce que cette farce, cette pantalonnade?

Un Masque, des gestes-barrières pour sortir, « affronter » nos frères:

Où est l’ennemi?

Si ce n’est celui, tapi au creux de nos cerveaux, qui nous susurre

D’obéir à toutes mesures…
Le masque, nous l’arborons

La distance nous la pratiquons

..mais nous les avions déjà blottis au creux de nous, « Avant », non?

Ces sourires plaqués qui s’effondrent ne tenant pas plus longtemps la pause

Ces regards qui repoussent

Ces mains qui se défilent dans les vôtres,

Ces bras qui n’enserrent pas
Oh les vibrations de tout cela!
Et pourtant
Malgré nos bouches et nos nez qui portent un masque

Malgré « nos yeux fermés et nos coeurs qui portent un voile… »
Y aurait-il

Encore

Toujours

Quelqu’un

« Quelque chose »

Caché derrière?
Juste une porte qui s’ouvre…

Dans les pierres, le feu,

Dans l’eau claire….

Dans nos yeux.


Portez-vous!

Camille

 

La Peur ou la Vie

Alors que nous déconfinons, la Peur est là, encore plus prégnante, elle hante et terrorise de plus en plus de monde…. il faut être masqués et désinfectés pour lire un livre, retirer de l’argent ( oui da!), voyager, rentrer dans certains commerces…il faut apprendre aux jeunes enfants à craindre l’autre, le tenir à distance… »achtung! », à vivre derrière des glaces, pas italiennes, hélas!
 
 
J’en passe tellement cela devient absurde….

 

 
Er la crainte de vivre, vous connaissez?
 

 

 
La crainte de vivre à pleins poumons la vie pleine et entière à laquelle nous aspirions tous en écarquillant les yeux, à peine sortis du ventre maternel…
 

 

 
La crainte d’être qui nous sommes sans sommations, sans ausweis tamponnés par l’autorité « suce-nommée »!

 

 
 
La Peur a fait son temps, nan, vous ne croyez-pas?
La Peur qui fait marcher à petit pas, la Peur-cancrelat (désolée les potes, mais vous vous trouviez là!)
La Peur qui fait que l’on marche à côté de sa vie en la vivant à demi, aux trois-quart ou presque pas…
La Peur qui nous fait nous recroqueviller sur nos préjugés, nos angoisses antédiluviennes….

 

 
 

 

J’ai frôlé la mort bien des fois, parfois même je l’ai recherchée tellement la vie me semblait plate, inodore et longue, longue…,
 
Mais toujours oui toujours est apparu ce sentiment d’invulnérabilité, de « portage » étrange, d’ailes d’anges qui retenaient mes bras -ou ceux d’un autre, redressaient la voiture dans le bon sens, me sortaient d’un fossé sans une égratignure ou bien, cassée, me posaient doucement sur un lit, longtemps, pour y voir plus loin, plus profond que ce petit « moi » qui se débattait dans ses marais noirs…
 
 
L’occasion de voir au-delà du miroir….
 

 

 

 

 

 

 
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Nous avons tous un parcours -court ou long, peu importe- et l’accomplir est une joie. Ne nous brisons pas les ailes nous-mêmes.

 

 
Plongeons, volons, selon notre loi interne.
 

 

A tire d’ailes, à pleine Foi!
 
 
 
 
 

 

Camille Arman

TAHITI ad lib

Ne me lasserai jamais de cette langue,

De ces paysages, de ces chants…..

De ces sourires…

Qui invitent à vivre plus

Léger

Et plus….

Grand

 

 

 

Alors, un jour,

Ecrire sur les îles….

Tahiti, Raiatea, Maupiti and co

Ôter les cendres et plonger dans le lagon….

 

 

 

 

Nana!

 

Camille

 

 

WOMAN-HUMAN

Oh , il est des artistes que l’on croirait issues d’une même peau

Il est des mots qu’on croirait issus de son cerveau

Collapsus maximalus!!

Ecoute

Elle parle de toutes nos larmes, toutes nos guerres, toutes nos alarmes

Nos compassions, nos résiliences, nos alliances

Nos errances et nos résurrections….

 

Ecoute….

 

« But I’m the kind of woman

Mais je suis le genre de femme

 

That was built to last

Qui a été construite pour durer

 

They tried to erasing me

Ils ont essayé de m’effacer

 

But they couldn’t whip out my past

Mais ils n’ont pas pu effacer mon passé

 

To save my child

Pour sauver mon enfant

 

I’d rather go hungry

Je préfère mourir de faim

 

Got all these wounds that just won’t heal

J’ai toutes ces blessures qui ne guérissent pas

 

Inside of me

À l’intérieur de moi

 

And my blood flows

Et mon sang coule

 

Through every man

A travers chaque homme

 

In this godless land

Dans ce pays sans Dieu

 

That delivered me

Qui m’a délivré

 

I’ve cried so many tears even the blind can see

J’ai pleuré tant de larmes, même l’aveugle peut voir… »

 

Ecoute cette voix qui te parle de toi,

Toi, quelque part…

Oui, toi aussi l’ami !

 

Allez, au tableau, on traduit tout seul maintenant!

 

« I’ve been called a witch

I’ve crackled in the fire

I’ve died so many times….

I’d only just coming alive…… »

 

Staying alive a aaahhhh…

Alive.

Vivants.

Pour toujours.

 

Camille

Toiles…

 

Minutes de magie pure avec Château, Troubadours et Belles Dames du Temps Jadis….

 

Tissons nos toiles de folie douce, de génie tendre….

Tissons nos toiles

Araignées magnifiques

Perles de rosée symphoniques

Tissons

Entrelaçons

Sans relâche

Aimons….

 

 

Portez-vous

Prenez soin de …

…La Vie!

 

Camille

RETOUR A…

« Ennemi à soi-même, comment aimer les autres? »

Il est urgent de revenir à soi afin de mieux retrouver autrui.

Il est urgent de sortir des plaies de l’enfance,

Des années de normalité hagarde,

Celles des masques dont on se vêt pour ne pas retrouver le couperet

…celui que l’on retrouve de toute façon

Parce qu’on ne se correspond pas

Parce qu’on se ment à soi-même.

Et qu’on se fracasse contre des surfaces en plastiques blancs

Qu’on prend pour des Paradis

Oui

Urgence d’un retour à l ‘Amour

Urgence de revenir au coeur

 

Avec cette Chrysalide qui décidément, innocemment, se retrouve là….

Merci Etienne Daho pour « Le premier jour »  et tant d’autres, mais aujourd’hui merci pour celle-ci qui colle si bien à ma vie….

….et à tant d’autres aussi….

Vulnérables et changeants…..

…..Métamorphosis Aeternalis….

 

Envolez-vous!

 

Camille

Loca-Terre

Respecter la terre,

Changer nos modes de consommation,

Nos comportements,

Se détacher du « Faire » à tout prix,

Oser regarder la Vie,

Cesser le gâchis à tous niveaux

Gâchis de contacts,

Surconsommation d’autrui,

Puis

Indifférence, oubli, négligence.

 

Toujours plus plus plus

De nourriture, de distractions, d’habits….

Revenir à plus de simplicité, d’humilité.

Ralentir enfin….

 

Se rappeler:

« Je sais qu’il faudra moins nous abîmer, qu’il faudra moins l’abîmer…. »

Juste des:

Loca-Terre….

« Protégeons la vie qui nous a portés jusqu’ici… »

Loca-Terre

 

Portez-vous!

 

Camille Arman

Regards et mercis en temps de crise

Samedi 28 mars 2020.

Le soleil éclate sur la place et dans les rues. A distance respective, des gens se saluent. Un signe de reconnaissance inconnu jusqu’alors se tatoue sur les fronts: « humanoïdes en survie osant affronter l’air ambiant ». Sourire timide, sourire nouveau. Des mines de gamins retrouvés sous des barbes et des colliers…

Des gamins qui pressent dans leurs poches leurs bons de sortie en se disant: « merde, ça on me l’aurait prédit, j’y aurais jamais cru! » Ces gamins se regardent enfin. Moins de portables dans les mains. Et c’est bien.

Car nous le sommes tous les jours, en survie, humanoïdes réassociés, lorsque nous prenons voitures, traversons la chaussée, descendons l’escalier de notre maison, ingurgitons des mixtures pas claires…

Tous les jours nous sommes En VIE, comment peut-on l’avoir si fort oublié?

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Fin de marché. Dans la belle Halle, on remballe….
Certains acheteurs ont dit: »Merci d’être là! » à des commerçants qui n’en revenaient pas!

Et si cette prise de conscience perdurait dans tous les actes de notre vie, ie, ie , ie, ie…?

Et si on s’y mettait tous pour de vrai pour une fois?

 

Portez-vous!

Camille

L’occasion de débrancher….

Et si le confinement était aussi l’occasion de se couper des chaînes mortifères, celles qui ne cessent de mouliner la peur 24h sur 24h….?

Comme elle disait, France:

« rester maîtres du temps et des ordinateurs… »

Se rebrancher sur nos lignes intérieures…

« Ecoute parler ton coeur… »

Revenir à Soi…

Créer

Redécouvrir la beauté enfouie.

Et la bonté aussi…

Dans l’oiseau face à la fenêtre,

Le chien, le chat,

L’enfant

Leurs regards…

 

Portez-vous bene!

 

Camille

 

Le temps pour….

En ces temps de confinement

Le temps enfin d’écouter, de déguster, de goûter le somptueux, le vénéneux, le voluptueux

Jean-Louis Murat…. 

Le temps pour un battement de cil éternel

 

Qui s’accorde si bien à ce temps

Hors du temps….

Dérive Jean-Louis, dérive

Berce-nous

Cambriole-nous le coeur….

Détruis nos formatages trop sages

 

Ombre et lumière

Tu sais faire

Miaou….

 

Prenez soin de…

Portez-vous bene

 

Camille

 

 

Respire… toujours!

Bonjour à tous!

 

Si seulement  ce corona pouvait nous ramener à la Vie!

Pourtant, dans les magasins on crie famine.

Jalousies, mesquineries, paniques, rapines…

L’Autre est toujours et encore un ennemi.

Alors on ajoute, surajoute viandes, poissons, paquets de beurre. On fait ployer les caddies.

« Rien pour vous tout pour nous » au risque du gâchis, au risque d’engendrer une réelle pénurie. A ce rythme-là, les frères et soeurs du corona ont de beaux jours devant eux.

Sur-con-sommation, exploitation des ressources, nez dans le guidon du « toujours plus! »

Vieilles résurgences du cerveau antédiluvien, vielles croyances

Vieilles habitudes qui nous tordent le coeur et nidifient la peur

La boucle est bouclée.

Comment s’en délivrer?

Par le Retour à soi , toujours.

Pas d ‘autres parcours.

Le corps le coeur l’âme

Revisiter, questionner, examiner.

Plus de fuite.

Se dépouiller des oripaux ripoux

Y aller piano, sano…

Silence, foi et volupté

Respirer.

Revivre à chaque gorgée.

Réinitialiser.

Vibrer.

« Portez-vous.

Prenez soin de »

Pas que des mots.  

Actez!

 

Camille

 

Pyramide and co le 21 Mars 2020

Le samedi 21 Mars 2020 à 16h30, j’aurai la joie de partager avec vous, pour la première fois, des extraits de « La Pyramide » mon premier livre paru en 1993. Fabienne Dominguez m’accompagnera, écho sororal bienvenu, démultipliant les vibrations initiales…

Cela se déroulera Salle de La Fondation Robert à Saint Jean d’Angély, tout près du collège et du stade, dans le cadre des Scènes de Printemps.

On y parlera d’Amour… entre autres….

 

photo 22 Mars 2020 Pyramide

 

Viendez!

En attendant portez-vous bene et…. ne cédez jamais à la peur!

 

Camille

De concerts en concerts…..

 

Après un concert magnifique de Jean-Louis Aubert à Toulouse, un peu comme celui-ci :

me sont revenues des images du temps passé où le temps ne passait plus..

Temps suspendu à des poussières d’étoiles,

Des communions d’âmes comme jamais.

Comme toujours…

Un cercle clos de douceur, de repos

Respiration sans égale…

 

O bienheureux troubadours, vous apportez aux êtres bien plus que vous ne soupçonnez.

 

Portez-vous bene.

 

Camille