J’AIME LES GOUROUS

J’aime les gourous qui vont mal et disent aux autres comment aller mieux.

J’aime les planqués, terrorisés par les élèves, cotonneusement terrés  dans les heureusement agonisantes IUFM, qui disent, entre deux cafés, aux combattants des ZEP  comment faire pour maîtriser la violence et accessoirement dispenser des cours .

Mais enseigner étant devenu signe d’une agression si insoutenable, que souvent ils ne s’y aventurent pas.

J’aime les partisans de la secte « no passé ». Heureusement que Proust a déserté.

(Marcel, si tu m’entends !..)

Tous les dictateurs ont brûlé les livres, prôné l’efficacité, détruit les petits quartiers grouillants de vie, construit de grandes avenues bétonnées, propres, laides et vides pour mieux faire défiler leurs armées

J’aime les habitués à croiser les clodos qui lancent :  » qu’est-ce qu’ils puent ceux-là ! La boulangerie d’à côté ne doit pas faire recette, mais qu’est-ce qu’on attend pour nous mettre tout ça en fourrière, c’est pas esthétique du tout !! »

Devrais-je leur souhaiter de vivre juste quelques semaines sans rien du tout ?

J’aime les oublieurs de ciel.

Les oublieurs de Brel et de Murat.

Corinne

Elle porte le même doux prénom

Qu’une amie d’adolescence ,

A le même tempérament posé.

Des yeux  de faon si grands qu’ils lui mangent le visage

Un regard tendre et confiant.

Si Bobin l’avait rencontrée,

Il en aurait fait un livre,

« Lumière » il aurait pu l’appeler.

Comme souvent ses héroïnes,

Elle s’occupe d’enfants

Petits, grands, adolescents..

Et plus grands encore..

Souvent.

Elle recueille des amochés, des cabossés,

Des stressés de la vie

Et j’en fais partie

Elle te soigne à coups de vitamines

De longs traitements.

Et de paroles aussi.

Elle te dit sans te ménager

Que ta vie c’ est ici et maintenant.

Qu’une journée bien accomplie c’est déjà suffisant.

Qu’on ne fait pas tourner les grands vents du monde

En souffrant.

Tu as beau avoir lu « ça » cent cinquante mille fois,

Quand elle te le dit

De sa voix claire et sans appel,

Ca te transperce… »là ».

Des larmes coulent

Alors que tu t’y attendais pas.

Tu repars de chez elle

Avec un peu de sa lumière

Qui s’est déposée …là

A ravivé des braises éparses,

Qui s’agitaient sans te réchauffer.

Légèreté est le message.

Oui, Corinna.

BOUGLIONE et BACCHUS

Avant de sévir dans la patrie de Bossuet ou de mon ami Jean de la Fontaine,

Je vais faire un tour de piste dans le fief des Bouglione puis dans celui de Bacchus ( !)

Donc mesdames, messieurs et  les petits nenfants deux représentations , représentations spéciales et uniques et..

signatures de « Mama mia » , entre deux tours de lasso !

A partir de 15 h jusqu’à extinction des feux !

Les 2 et 3 Octobre 2010 lors de la Foire d’Automne de Lizy (77) près de la salle de Maison Rouge (mais non, pas l’Auberge , ne tremblez pas !!)

Puis la caravane poursuivra sa route et se posera:

Le samedi 16 Octobre à 16h heures, chez Cyrano,

(qui est parti en tournée vers le sud, il commençait à s’enrhumer un peu sous nos contrées, désolée !)

La librairie fertoise (77) de la délicieuse Clémence  , Rue des Pelletiers,

Non loin du repère du Roi René, qui vous débite des poèmes sur des vins de velours et a tout à fait l’allure d’un troubadour ou de D’Artagnan , selon les jours !

BLOGS vs FACEBOOKvs TIBHIRINE …

Un blog, d’abord on s’y jette ,

A la recherche d’un vague écho..

Des échos arrivent puis, rassassiés, repartent.

Il y a tant d’égos en déroutent qui se noient.

On respire.

On regarde dehors.

On se demande si…

Il paraît que c’est une mode déjà finie.

Depuis, Facebook, c’est mieux pour raconter qui on conchie.

Et si  conchier n’était pas le but de la toile…

Et si …

Bon, je suis pas prêtresse à Tibhirine,

Mais des fois

Un peu d’air pur et de foi….

Y’a trop d’morts, matador.

Y’a trop d’morts

Y’a trop de cancers

J’en peux plus.

Y’a trop de trésors

Partout

Qu’on  n’attend plus.

Y’a trop d’mines d’or

A ciel ouvert

Qui puent la mort

Et le mercure.

Y’a trop d’soleils qui brûlent encore

Nous poussent au cul…

Il est dix ores,

C’est pas l’or,

Matador,

De la dernière banderille….