Une balade au Casino..

Un Casino tout ce qu’il y a plus de Casino,
Sans machine à sous
Sans machines à rêves,
Le temple de la conso.
J’y vais parce qu' »il faut ».
Parce qu’il fait chaud
Et que j’aime pas l’eau plate.

Et puis il manque du chocolat.
Alors, s’il manque du chocolat…
ça vaut le coup de se fader
La poussière et le boulevard,
Au beau milieu de la journée de Pâques..

J’ai trop trainé, je cours un peu, il manquerait plus que..

Bol : gros bloc pas fermé malgré l’heure avancée.
L’auvergnat en fond sonore au milieu des Frolic et des Kinder,
On croit rêver..
On nage dans l’bonheur…

Les rafraîchissements pris,
Je furète vers le coin papeterie-librairie.
Marie-France est morte.
Carla est enceinte,
Kate a maigri.
Je désespère devant la prolifération d’armes de destruction massive
Anti littéraires.

Je chope le « Et si on dansait ? » d’Orsenna,
Autour des charmes de la ponctuation..
J’attends la fin de la chanson..

Forcément il est tard,
Forcément le magasin va fermer.
Forcément avec mes trois-quatre articles qui se battent en duel,
J’ai le temps..
D’apprendre à danser.

Je déteste les caisses automatiques,
Censées être plus pratiques,
Qui vous parlent comme à des demeurés.
Je fais le choix délibéré de l’humanoïde
Dussè-je prendre racine..

Je souris aux êtres à pattes autour,
Histoire de compatir à notre commune destinée..
On est tous là dans la même galère
A faire soupeser le produit de notre quête quotidienne au frichti.
Une femme entre deux âges devant moi me jauge
Elle a une charrette pleine à craquer
De pâtes de pain, de riz..
Et une petite fille très attirée par les sucreries..
Les deux caddies devant elle sont près d’exploser.

Histoire de passer agréablement le temps,
Je tente une plongée vers Erik :
Pas gagné dans cette atmosphère..
Et l’autre qui me regarde derrière ses lunettes
Et s’éclipse dès que je tente une rencontre amusée…
Ca promet!
Je zieute à droite,
Je zieute à gauche : tout est bondé..

C’est alors que sourd de ce corps un peu trop lourd une petite voix timide :
« Vous n’avez presque rien, vous pouvez passer.. »

J’adore cette sensation : être surprise par un geste d’humanité
Dans un univers où je n’imagine pas en rencontrer un filet..
J’exagère, je grossis tout : non !
Elle n’était pas obligée !!
J’ai vu tant de personnes prendre leur pied
Dans cette course dérisoire au péage,
La joie de déboucher presto de l’allée
Et de griller la « place » in fine…
Maigre victoire,
Une fois la porte automatique du magasin passée,
Mais victoire facile d’une vie gracile..

Je la regarde, elle, la « pas-pareille-sans-en-avoir-l’air »,
Et, comme toujours, en devient maladroite..
Son geste inattendu m’a troublée..
Après tout, avec la petite, elle n’a qu’une envie :
Sortir de ce bourbier.
Je veux faire vite, heurte un peu le comptoir avec mon panier.
Je pose mon chocolat, mes litres et ma valse de ponctuations,
Attrape le »client suivant »et le pose promptement sur le tapis roulant Afin qu’elle puisse s’alléger..

Un sourire béat doit émaner de mon visage définitivement débarbouillé du bruit des voitures, du poids de la vie en cité, car « Sofiane », c’est écrit sur sa chemise ouverte me gratifie d’un large et sonore « Bonjour ! » alors qu’il attaque à peine le caddie débordant devant moi..
Son propriétaire pasteurisé regarde obstinément ses pieds…

Sofiane n’a toujours pas fini avec le triste sire, qu’il retourne mon livre, voit le titre et soupire, amusé : « Si seulement, on pouvait !! »

« Mais vous pouvez toujours, cet après-midi, ce soir, vous pouvez toujours danser !! »
C’était pas le lieu et puis j’étais trop estomaquée : deux êtres humains croisés en deux minutes chrono , fallait récupérer !

Le métro, le périphérique, ça t’habitue pas à l’aménité..

C’était pas le lieu, mais oui, ça m’a effleuré : lui prendre la main,
le sortir de sa systématique,
Juste esquisser un pas de danse,
Juste lui dire :
 » Eh, c’est pas fini : la joie, tu peux tous les jours l’inviter ! »

J’ai rangé mon maigre mais substantiel butin
J’ai redis merci à la dame à lunettes un peu forte,
(Mère solitaire ?)
Lui ai souhaité une belle journée
Et c’était pas de la politesse..
Et Sofiane a souri.

Et je suis ressortie légère, légère,
Bénissant Nietzsche et Jean Louis et un Loup
Et Gracq aussi…

Je pensais pas débuter une aussi belle journée, au coeur des caddies !

UN LIT..

Un lit, une chaise roulante,

Bouleversent-ils durablement une vie,

Au-delà des physiques facultés ?

Le corps, mis à l’épreuve, est-il le seul à muter ?

L’esprit alité reste-t’il enchaîné à ses préjugés ?

J’aimerais dire que non

Qu’il y a un « avant » et un « après ».

Mais je me suis souvent trompée…

Retour au réel

Un blog est un hymne à la liberté, il semblerait que cela ne soit pas possible à long terme…

La liberté est un leurre , il y a toujours des censeurs derrière l’écran..

Alors le politiquement correct  a de beaux jours devant lui..

 

Petite pause nécessaire…faut-il continuer à écrire si c’est sur dictée ?

Mégaloménia

La tête qui grossit

Est-ce pour cela

Qu’Amélie porte un chapeau ?

Mégalo,

Qui n’a pas rêvé d’un lac avec château,

De sombreros

-Plus de la mer, ils sont trop éphémères-

Qui n’a pas rêvé de champagne à gogo ?

Qui n’a pas rêvé de sortir des barières de son ciboulot

-métro, dodo-

Qui n’a pas rêvé de décoller en hélico

Pour faire ses courses Outre-mer

(Je te parle d’un temps d’avant Hulot..que les moins de vingt ans..)

Qui n’a pas rêvé de faire le con

De sortir de ses frontières..

Just for the fun..

Et shit aux anglicismes !!

Capito ?

recette (suite)

Recette pour gentils bourreaux :

Prendre un pieu

Un dur, un vrai

L’enfoncer à vif

Si possible

Afin que la bête n’ait pas le temps de paniquer

Alors qu’elle paissait tranquille.

L’esprit dans les pâquerettes et les oiseaux

Le retirer avec délicatesse et grand sourire

Et demander

Alors que le sang pisse

Pourquoi t’as  mal ?

T’es vraiment très fatiguée

Faut te reposer

Regarde, comme je prends soin de toi…

 

Recette..

Pour faire un bon martien, une bonne martienne,un bon résilien, une bonne résilienne

Il faut :

Une famille idéale sur la photo du bureau

Un père timide qui pense beaucoup à son travail

Qui ne parle pas, ne prend pas dans les bras.

Une maman , ménagère extravertie ,

Qui voit la vie en rose et refuse de se compliquer la vie

Un enfant esseulé

Rêveur

Une exigence  d’excellence qui plane autour

Invisible comme un panache nucléaire

Mais proliférant dans toutes les cellules comme lui

La conscience immense d’un non-sens

Dont tout le monde se fout.

Le pressentiment d’un autre-monde

Plus accueillant

Où aller se réfugier.

Faire mijoter à feu doux une dizaine d’années..

Sortir du four  rapidement avant qu’il n’y ait plus rien à manger..

Déguster ensuite avec de grands verres d’eau de larmes bien salées.

TOUS LES SOLEILS..

Allez voir « Tous les soleils » , hymne àla vie , à la tarentelle à tout ce qui rend la vie belle, donc forcément à l’Italie !

Je ne sais qui je préfère d’Alessandro ou de Luigi , du prof qui danse sur le bureau, poète disparu à lui tout seul, ou du peintre anar, réfugié politique d’une Italie qu’il ne reconnait plus..dirigé par un « dictateur lifté érotomane et corrompu »….

De l’homme sensible aux lunettes à montures noires à l’homme hirsute au peignoir rayé, révolté.

D’Agatha (Anouck Aimée) la Souveraine, à Irina la pétillante et percutante adolescente…

Du groupe de potes sympas (belles figures de femmes qui passent,douces, maternantes…)plus ou moins paumés…

De la musique, de L’Alsace , de Strasbourg, si belle qu’on pourrait la croire provençale…Si douce que j’en suis comme réconciliée..

De cette liberté de l’âme qu’il faut préserver…

Et l’italien… même dans les insultes, il est volupté…

Dieu que cette langue et belle …

 

Merci Mr Claudel !

 

PS : Une princesse passe, un peu pâlotte face à toute cette force, cette énergie.Elle sourit fort bien..

Un Meldois…

Quand il « meldois » dans la prise….

 

« Copé aurait « suivi de très près les préparatifs à la fusion GDF-Suez » alors qu’il était ministre du Budget. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 31 mars par un actionnaire minoritaire de GDF-Suez, Jean-Marie Kuhn, après le classement par le parquet de Paris d’une première plainte visant uniquement Gérard Longuet.

Redevenu député, puis inscrit comme avocat au cabinet Gide, un grand cabinet d’affaires parisien, en 2007, Jean-François Copé a, selon Jean-Marie Kuhn, « été dans une situation de conflit d’interêt » et de « trafic d’influence » dans le dossier GDF-Suez. »

 

Source L’expansion.com

….Le maire de Meaux brie pour la moutarde ne lui monte pas au nez !!