Fêtes et puis..

Il y a des jours de « Fêtes de la Musique » où tu te vois pas sortir
Il y a des jours d’été où tu gèles
Où il vaut mieux dormir,
Dormir..

Il y a des jours de pluie où tu aimerais que ce soit pire
Que 76 et 10 484 réunies
Où tu aimerais que tout sèche

Que plus aucune larme ne soit à l’abri.

Libre Antenne, Europe 1.

Juste pour vous dire que je viens de passer en deuxième partie d’émission de 0H07 à 0H27 environ sur Europe 1 chez Caroline Dublanche dans la « Libre Antenne » ce jeudi 16 Juin.

On peut réécouter l’émission en Podcast.

Même si j’ai besoin d’échauffement, je ne m’attendais pas à tant d’espace « libre », donné sur une grande antenne…

Comment le dire ?

La mort, faut pas en parler
Ou alors avec des fleurs,
Mais attention, sans « pathos » !

La Mère, faut pas en parler
Ou alors avec des fleurs,
Mais attention, sans « pathos » !

Pour tout ce qui fait le sel de la vie,
L’amour en fait bien sûr partie,
Faut être « détaché »
Se la jouer « même pas touché »
Décontracté,
Quand à l’intérieur tout se tord…

Pas dans mes cordes..

Les statues de pierre

Il y a des bouchons à faire sauter
(De champagne ? A volonté !)
Il y a des « identités flottantes »
Y paraît….

Et puis de l’autre côté
Il y a des personnalités « affirmées »
Qui savent mieux que vous
Qui vous êtes
Qui pensent que vous n’avez vécu
Rien cherché
Avant eux
Qui vous assènent « leur » vérité
En parlant trop fort
En buvant moult verres
En mangeant des cacahouètes salées
En s’excusant d’avoir pris un peu de ventre..

(Mais quand on veut s’imposer,
On occupe un peu plus l’espace que les autres, non ?
-On comble quel vide, au fait ?-
Mais je m’égare du Nord, au demeurant….
Enfin, pas si sûr..)

J’aime flotter, nager,
Loin des apparences…
Qui ça dérange ?
Les statues de pierre qui se croient de fer ?

Ah brave chêne, je me sens si roseau…

Un broc vous hante..

Un broc vous hante

Un broc d’enfance

Un broc d’été

Et vous y allez

Pour le retrouver.

Sur les bords de la Marne

Ou de la Seine

Juste avant l’été.

 

L’orage gronde

Ou a grondé

Les bâches semblent des linceuls sur les prés

Les verres à vin sont remplis d’eau

L’herbe est rincée

Les moules-frites embaument

Vous le cherchez.

 

Rien

Le désert,

Des cuillères à dessert,

Des futilités.

 

Pour compenser

Vous achetez des « trucs » chers

Et inutiles

Négligez des « trucs » utiles

A prix cassés.

Vous êtes là pour autre chose

Pour retrouver le temps perdu

Les objets disparus

Par une vie ébréchée

Oublieuse du passé

Une vie qui retrouverait lentement ses bases

A l’ombre d’un pêcher.

 

Vous trébuchez..

Un broc vous hante

Et c’est l’odeur du chocolat chaud

Qui vous remplit à nouveau les narines

Au petit déjeuner

Instant d’éternité..

 

Ca y est, vous le voyez !

Exactement comme dans vos rêves,

Tout à fait différent de vos arcopaleries.

La vie,

Même simple,

Peut être jolie ..

 

Il peut tonner et repleuvoir

La brocante est finie..

En t’attendant

On n’attend jamais

Qui il faut attendre

On attend peu

On attend rien

On attend tout

On perd le Nord

On vole trop haut

On perd le sens de tout

Et on brûle

On est nu.

Quand on se regarde de côté,

Un masque vous sourit

A l’infini

Alors, soudain,

La vie se crispe,

Se glace,

On court vite se réfugier

Dans sa bulle

Bien au chaud

Avec la solitude

Qui vous attend

Sourire aux lèvres

Et bras béants.