Un métier de luxe

« Un métier de luxe serait de pouvoir se permettre de choisir ses lecteurs… Et de bien en vivre ! »

J’avoisine les 250 exemplaires vendus avec Mama mia, c’est peu et beaucoup à la fois, mais je ne les dois qu’à ma sueur (et à la compréhension de mon entourage !).

Les lecteurs m’ont choisie, je n’ai plus de famille à part mes enfants et aucun achat « complaisant ». Je n’en vis pas, il me COUTE même, mes précommandes du Lycée me « rapportent » un euro par livre. Et « Mama » à compte d’auteur me coûte encore..

Si tu comptes l’essence pour les dédicaces et salons, les repas sur place, quand les salons ne sont pas payants de 10 à 20 euros !!

L’écriture est devenue un « marché » pour des gens futés qui s’en mettent plein les fouilles, profitant de la croyance que chacun peut écrire et être édité.

Je dis « non  » et me fais mal voir, mais c’est non quand même !!

Je remercie Madame Education Nationale de m’octroyer après 25 ans de bons et loyaux services et l’éducation de trois enfants, une pension d’environ 1000 euros.Je vis ainsi, simplement mais libre de mon temps.
C’est un luxe suprême. Mon luxe.

« J’imagine que la partie VRP de ton boulot d’écrivain ne doit pas la plus facile à vivre ? »

Non, mais c’est là le paradoxe. Je déteste me vendre, mais j’adore quand le courant « passe » avec un lecteur, c’est magique, comme un mini coup de foudre…Et on en devient accro !!!
par contre quand on se fait zapper, c’est assez atroce..

« Sinon, tu fais comme moi, tu oeuvres dans l’ombre ! »

Finie pour moi cette période là, des années à se renier, c’est fini !!!
J’aurais le temps à 80 ans, dans mon foyer pour personnes âgées…

Et toi je te le répète, tu pourrais aussi…mais une tête de pioche comme la tienne…Presque pire que moi !!

Merci pour tes réflexions, Marchand, elles sont toujours riches et profondes..

Une réflexion sur “Un métier de luxe

  1. LeMeDeFe dit :

    L’idéal serait peut-être un bouche-à-oreille qui progresserait d’une manière exponentielle, sans que l’on ait à remuer le petit doigt !
    Ce qui serait mérité ET justifié, tellement on s’est donné « de mal » en amont pour en arriver là.
    Et sans qu’il soit permis de parler d’attentisme passif, ou encore moins de l’oisiveté paresseuse des grands créateurs !
    Moi ? Un doux rêveur ?
    Oui, sans aucun doute.
    Mais comme aime le répéter à satiété un vieux pote à moi, qui ne se fait plus trop d’illusion sur koike ce soit : R.A.F.
    Et même si « I want to believe » !

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