SUSHI

Tranquille
Rousse et blanche
Elle capte d’emblée votre présence
Interrompt sa méditation
Striée par le cri rauque du paon

Elle vient vers vous.
Simplement, souplement.

Vous regarde
Vraiment
Comme le font peu de gens
D’un regard sans ressentiment.

Elle se colle, se love contre vos cuisses
Epouse vos soucis

Sushi

C’est une chatte rousse aux yeux verts
Un être pas ordinaire
Un petit soleil dans les éclats de lumière
Du temps présent.

Radio FPP, the emission

Radio avec le charmant JC Caillette demain 15h sur FPP. 106.3 FM.

Pour une discussion , une lecture à deux voix , un échange autour du lycée mais « pake »..

Instants simples et beaux,

Comme la vie

Telle qu’elle devrait être…

JC est peintre aussi..

Espèces à préserver

Il y a
Dans ces endroits saumâtres
Où grouillent les crocodiles
Et autres caïmanes
Des espèces à sauvegarder.

Faites vite !
Elles ont tendance à s’isoler
Ou à s’auto-désintégrer…

Manque d’ensoleillement
Chute de météorites
Radiations
Diront les scientifiques…

PS Je mets ma bouille, mais il y avait Noémi Bloit, Elisabeth Cathelineau, Elodie Massé et Claire aussi…
Je respecte juste leur droit à l’image…

My week with Marilyn…

Moi et Marylin, ça faisait deux !
Ce film me l’a fait aimer.
Un film pas chiant, pas gnangnan.

Tendre, instinctive,
Sensuelle, en jouant intensément.

Si joliment blessée.
Inexorablement vouée à la solitude.
La suite du film de sa vie est suggérée.
Ce qui la tue la fait durer.
Les blessures d’enfance ont la vie dure..

Belle épure
Jeune héros à croquer.

Une vieille actrice digne, belle jusque dans ses rides.

Celle qu’elle aurait pu devenir
Celle qu’elle n’aura jamais été.

Droit de réponse, Corinne.

Suite au précédent post, Corinne, auteure elle-même, me répond :

« J’adhère à fond. Un livre même de fiction doit apporter du vécu sinon il est lisse comme une table et sans saveur… et bon sang qu’est-ce qu’on nous refourgue comme “sans saveur” ! »

Je bois du petit lait…

« Sauf que l’habitude est prise… tu sais que deux ou trois chroniqueuses ont trouvé mon style trop compliqué… trop ancien… trop vieillot parfois… trop années 60… Mon style à moi !!!???  »

Corinne a écrit un thriller historique, « Les étrangers du temps » qui mêle subtilement deux époques, la fin du 19ème et notre XXIème…

« Pour moi cette époque c’est Camus, Hemingway… limite Vian (à un an près …j’en passe et des meilleurs… Je n’effleure même pas le dessous de leurs pieds… mais elles ne savaient pas qu’elles me flattaient ! »

Ah, effleurer les pieds de Camus….

« Une autre m’a dit que le dialogue des ados était peut-être comme ça dans le centre de la France mais pas chez elle… Ils lisent quoi ? Je ne savais pas qu’il ne fallait pas s’exprimer correctement dans un livre. Je croyais bêtement que le livre était un moyen d’expression…

Alors une question m’est venue à l’esprit : que fait-on lire aux gens?…et ma fille m’a répondu : … de la M… »

Ah, que la jeunesse, dans sa verdeur, est revigorante !

« Mes filles(…)me disaient qu’elles avaient le sentiment que le niveau des livres baissaient. S est une fan de Maupassant et elle vient de tomber sur Miller. Elle recherche un peu plus de mots dans les livres que ce qu’on lui donne… quant à A elle vient d’ingurgiter la Comédie Humaine…. j’ai des filles un peu spéciales »

Tu as des filles qui se servent encore de leur cerveau…

« S pense que ce sont les jeux qui sont responsables (alors qu’elle aime ça…) parce que ça ouvre trop l’esprit sur de l’interactif avec très peu de mots. C’est du pré-mâché… aussi lorsqu’il faut lire un livre, la demande devient la même : du pré-mâché !  »

CQFD. Servie sur un plateau, Camille n’a plus rien à rajouter….

Dire, écrire au plus près…

Le marchand dit (entre autres choses):

« Je ne pense pas que toutes les autobios soient forcément intéressantes et instructives à lire, sous le seul prétexte qu’un auteur se serait engagé personnellement et aurait été d’une sincérite la plus crue qui soit.

Il en est malheureusement à qui il n’est rien arrivé de transcendant et qui, pire encore, n’en ont tiré aucun enseignement ! »

Il y a dans cette démarche une volonté de creuser au plus vrai des choses et des êtres qui me passionne. Bref, en général, je n’ai pas envie qu’on me raconte d’histoires (de jolis bobards), sans doute parce que je m’y suis noyée très tôt !

C’est pourquoi, chez l’autre, dans ma vie et dans la vie en général, je cherche « la parole vraie » et débusque assez rapidement les fausses barbes.

Aujourd’hui dans ce qu’il est encore convenu d’appeler la littérature, les mots perdent leur sens, s’édulcorent, se dévoyent. Je trouve que l’on est plus du tout à la hauteur de notre (riche) héritage…Ronsard,Rousseau, Voltaire, Diderot, Stendhal, Nerval, Musset, Colette….Par moment, envie de les appeler au secours ! Ils seraient fous !

J’ai mis plus de vingt ans à oser sortir de mon terrier, par pur respect de la langue de mes aînés, celle que j’avais enseignée…Aujourd’hui, oui, je me sens le droit de dire ce que je pense de la bouillie que parfois quelques grands trusts ou petits requins subtils nous déversent, en tête de gondoles ou dans des salons feutrés….

Quant on s’expatrie, les autres pays ont tant de respect pour notre « culture »…Et quand je vois où elle en est, j’ai honte….

Les jeux de double-jeux me hérissent le poil, en général. Cela n’aide guère en société, d’ailleurs je n’y brille guère.

Or paraître « être ce qu’on n’est pas » est ce qui prévaut aujourd’hui…

Ce cher Monsieur Werber…

Je viens de tomber (aïe !) sur un « coup de gueule » de Bernard Werber contre les livres à caractère autobiographique, qui « tuent la profession ! » (sic).

Remarque mal venue de la part d’un auteur qui accapare les têtes de gondoles et les pubs médias dès sa dernière parution et vit « bien » de ses élucubrations! Mais le syndrome de « manque de reconnaissance de la profession » le taraude sûrement…

Ce qui tue la profession ce sont les mauvais livres ! Vantés à grand renfort de pubs à droite et à gauche…

Marre de ces pubs qui fleurissent partout et qui hurlent « aimez-moi, aimez-moi! « (« achetez-moi, achetez-moi ! ») . Je dis : « d’abord, soyez bons et on vous aimera ! »

C’est drôle car c’est du même auteur qu’un de mes amis journalistes (qui n’en peut plus de recevoir des livres par paquet qu’il ne lira jamais et distribue à son entourage), m’avait justement donné un des derniers pavés du sieur en question en me disant « C’est imbuvable, mais si tu veux caler un meuble avec, il est assez gros pour ça ! »

Depuis, il prend la poussière je ne sais où dans ma grange…A moins que les mulots l’aient boulotté dans le grenier !! Ce faisant, il aura au moins rempli sa fonction revendiquée de distraction …

« Ce qui se passe »

Il faut bien trouver des gens avec lesquels on est d’accord
Même si le cercle est restreint
Même si on pense pas « correctly ».
On a les amis qu’on se choisit
Contre l’air du temps
Après, avant Facebook.
Et malgré lui.

« Dans l’écrit, l’histoire est sans importance et sans aucun intérêt pour moi (…).
« Ce qui se passe » reste essentiel, aussi bien en écriture qu’en peinture
Quand « ce qui se passe » ne peut être mis au jour autrement que par le moyen mis en oeuvre.

Rezvani  »

« Ce qui se passe »…Qui s’en soucie ?

-« Eh où tu vas là ? J’pige que dalle !
Arrête avec ces conneries..
Et file moi ta carte de crédit ! »

Merci

Merci aux personnes qui aiment lire et se battent pour que l’écriture demeure un art et non un gribouillis sur papier kleenex..

Aujourd’hui j’ai rencontré des bénévoles, des artisans, des gens qui ont du sourire plein les dents et pas des gougnafiers qui jouent les requins en basses-eaux.

Merci à ceux qui croient encore au beau et aiment le champagne.

Crénom d’un chien ça fait du bien ! ‘