On n’explique pas….suite

Si je n’avais rencontré que des dissecteurs, des décodeurs de sens unique, des guides d’impostures et d’impasses, j’aurais détesté l’école…

Or, j’ai aimé.

Souvent, je me pose la question : moi qui suis contre toute forme d’armée, d’autorité, de captation, pourquoi cette adoration ?

Parce que des gens qui aimaient la beauté et le cœur humain ont fait passer un peu de chair dans mes mains.

Parce que leur regard n’était pas encore phagocyté par des diktats de publicité.

Parce qu’un vent de liberté luttait encore contre le conformisme ambiant qui nous bouffe tout cru, en dedans.

Parce qu’on philosophait dans les classes, comme à Athènes, vraiment.

Parce qu’on quittait la classe à contrecœur, le plus souvent.

On n’explique pas la beauté.

On n’explique pas la beauté, on n’explique pas le mystère.

Pourquoi vouloir disséquer l’inexplicable, pourquoi vouloir mettre l’art à genoux ? S’en sentir le Maître Détenteur pour quelque cénacle, un point c’est tout.

Ca sert à quoi ?

Combien de fois lutté contre les décrets qui stipulaient : « ce poème veut dire »… Non, ce poème ne veut rien dire du tout ! Ou s’il « veut dire », s’il a été « fabriqué pour », il est mort-né. Il n’exhale aucun fumet, aucune énergie de vie, de volupté.

Un poème digne de ce nom « dit » la rencontre de l’auteur et du lecteur, rencontre unique, lecture unique. Vibration irréductible à un verbiage académique, fût-il reconnu par un aréopage d’agrégés âgés…

Combien de fois ai-je envoyé valser des recopiages de Wikipédia et encensé des lectures dites « naïves », donc essentielles, de la part d’élèves désorientés qui reprenaient peu à peu foi en la littérature….

Rien que pour ça, et en dehors de tous les critères de dissection d’émois bien notés par le Ministère, cela valait la peine d’enseigner je crois…

Tendresse et traction

Dans le cadre « je me réveille après tout le monde », j’ai « raté » la sortie de ce film..

Course aux champignons, régates à Houlgate, réparation de ma traction Citroën… que sais-je… mais où avais-je donc la tête… et les yeux ???

Forcément tiré d’un livre, mais hyper méga bien fait, acteurs au top et notamment Jim… Mama mia !!

Version Originale conseillée comme dab, les voix sont plus… Enfin plus.. vous voyez ?

La BO fait un peu cliché, c’est mieux que ça…

http://www.sortie-cine.fr/videos/un-jour-2011-anne-hathaway-bande-annonce-vf.html

En plein dans le bouclage du petit dernier, ce film fait écho…Il y a le même le canal…la même tendresse…

Baignade

Ceux qui ont lu « Chrysalide » savent à quel point la danse et moi c’est compliqué.
Mais là, faites-moi confiance, je reviens de loin de ce côté des tutus, alors, prenez le temps, installez-vous. Vous en aurez plein les mirettes..

Pas de tango un rien macho, -même si des aficionados discutent cette vision des choses-, ici tout de souplesse, de tendresse, de sensualité…..

Abandon bien nommé

Un grand bain dans un torrent d’eau fraîche….. A renouveler dès que nécessité!

Prenez !

Mama a creusé mon enfer et ma vérité. Mama a tout déblayé. Aucun des petits maîtres sur terre n’a eu son talent. Tout balayer, tout abraser, terre brûlée.

On ne s’en remet jamais. Il ne faut surtout pas « s’en remettre », comme le conseillent les psys télévisés. On ne se remet pas de l’Amour Fou. Qui brûle les deux par les deux bouts.

Les dignitaires de petits potentats sur terre ne me mettront pas à genoux. J’ai tout reçu, tout donné. Le reste est tout bénèf.

Prenez !

La secte des ATD

Puisque la mode est de fonder des tas de trucs pour se faire mousser, je vais fonder la secte des ATD.

La sectes des indus, des trop-perçus pour cause d’aide à personne en danger, mais v’là-t’y-pas que je comprends Gégé !

Après tout, les poètes sont à la rue et la Bohème continue !

Inconnus, beaucoup en crèvent, dans le meilleur des cas, ce sont les enfants qui toucheront les ronds. Petipatapon !!

Bon, je garde les enfants et le shit me fait tousser donc..

La Dame Orange

Je vous ai attendue, dame aux cheveux orange et manteau vert. Dans l’assemblée chenue, vous étiez mon mystère.

Votre amie m’a dit « Elle est ravie que vous soyez ici, elle viendra cet après-midi !». Votre tenue m’enchantait. Vous étiez la poésie incarnée selon Prévert. Le carrosse en verre. La citrouille à l’envers. Le brin de folie qui parcourt mes lignes.

La vie qui manque dans ce temple sévère où tous écrivent des vers endormis sous un parapluie.

Je vous ai attendue, silencieuse dame, devinant votre traîne royale, lascive sous les hauts-vents.

Mais la neige, mais le vent, mais que sais-je, un amant, vous ont retenus loin de nos congères allemandes…

Comment vous en vouloir, des amants ici, dans cette salle glabre, il n’y en a pas beaucoup.

La fin de journée fut un peu lente, creusée au cœur de l’attente. Les sourires, un peu las, déjà, se figèrent.

Sachez que de votre absence, chère dame, je ne vous tiens pas rigueur, étant moi-même une habituée des intermittences du cœur…