Au lendemain de….

Allons-y, semons gaiement les graines de la vie

Que ça à faire vraiment

Face aux vents de folie

Et de la peur réunis.

 

Le bruit des bottes est trop loin, on ne l’entend plus.

Aujourd’hui ils mettent des mocassins

et du lipstick sur leur faim.

Sourires dodus.

 

« Plus rien à craindre vraiment plus rien

Ce sera mieux on sera protégé on sera repu

Les voleurs renvoyés à coup de pied au cul! »

 

Ca se dit ici ça se dit partout

Alors semons la vie jusqu’à plus soif

Demeurons debout.

 

Camille

FAISONS UN REVE de Guitry

Revisiter une pièce de Guitry de 1916 autour du trio traditionnel mari-femme -amant, pas simple! Faire rire « les gens »par ces temps austères : pas évident!

De jeunes comédiens s’y attèlent au Pixel… Et réussissent fort bien:  la salle était fort enthousiaste à la sortie!

faisons un rêve Guitry

Dans un décor cosy et charmant, tel qu’on aimerait avec eux remonter letemps (ah les charmes de fils de téléphone et ceux de l’opératrice!) ils arpentent les heures, louvoyant entre leurs réciproques mensonges…

Parmi eux, Kevin Nicolas, dans le rôle de l’amant, nous livre une performance exaltante!

Au rythme de répliques en cascades, véritable tempête en constant déferlement, jouant sur toute une palette d’attitudes et de sentiments, il mouille sa chemise sans ménagement.

On sent se profiler derrière le premier rôle de ce jeune Toulousain tous ceux à venir… C’est pour ce feu donné et reçu que j’aime le théâtre !

faisons un reve image

Portez-vous bene !

 

Camille

a-de-arman (2)

 

 

 

 

 

Faisons un rêve, de Sacha Guitry
Mise en scène : Morène Guilleminot et Thierry Guilloizeau
Avec Kévin Nicolas, Jeanne Gulbel, Thomas Duchesne , Thierry Guilloizeau

Théâtre Pixel
18, rue Championnet
Paris 18e
jeudis et samedis à 19 h 30

 

Jusqu’au 30 avril 2015

 

 

 

 

 

 

La tentation de Tataouine

En ce moment plein de coîncidences, depuis la mort de Fred, des fous me parlent , des quasi-fous, de ceux que l’on nomme ainsi c’est à dire des saints d’esprit, entendons-nous bien.

 

Des fous me parlent Sarah Camille la seule Claudel, Cali le Gula, des sons me viennent des images partout. Des lumières en pagaille, des arbres en feu.

 

Alors j’écris, je consigne, des nouvelles des portraits des romans sans dents, que faire de mieux ?

Mais que faire de ce brasier? Le laisser se consumer puisque rien ne sert d’écrire comme le dit Angot qui écrit malgré tout sa chronique libérationnelle mensuelle?

Que faire de ce brasier qui enflamme ma vie?

Pas dans les règles pas travesti.

Oui s’en aller disparaître ne plus rien faire paraître la tentation de Venise ou de Tataoui… Oui oui  souvent tout le temps et un satané de Sisyphe me percute le corps et me fouette le sang et me hurle non !!! Et puis certains d’entre vous m’écrivent « A quand la suite? » et je reprends ce baluchon de moins en moins estampillé par la Principauté de l’édition…. alors adios le petitediteur, adios Amandine, adios Donaziade,  vous parties, faire partie de la charrette de vos amies fut un honneur…

Le rêve du n’être plus rien, envoyer tout paître et ces satanés mots qui veulent naître……………. Comme ça comme ils veulent, fils de tous fils de rien, sans veston ni manchette sans fourrure ni sacs à main, rien juste un éventail , un masque, un parfum………………………………………………

 

Marre de vous ponctuer mes bébés marre de vous « corriger » mes néologismes redoutés des correcteurs d’ordinateurs!! Marre de vous materner mes adolescents fugueurs…

Apo Apo un peu D’Alcools  pour respirer l’eau de vie à plein nez!

Marre de ces écoles de charité, marre de ces dogmes, marre de ces matraques qui frappent en rangs serrés avec un sourire niais photoshopé sur le pif « on vous veut du bien on vous veut du bien, on vous vend du rien on vous vend du rien! »

 

Plus de nez plus de nez plus d’embruns, plus d’aventure, voiles déchirées, petite fiancée du Pacifique pas s’y fier, lionne démuselée, rage rentrée.

Tirons à bout portant sur les devantures d’armures. Ne soyons pas à une contradiction prêt ! Marre des pointeurs d’erreurs qui pointent les sorties en touche du fond de leur fauteuil Rue du Breuil!! De l’action crénom, de l’action qui sente le grand large!! A l ‘abordage des choses rancies, à Drancy ou ailleurs!

 

Plus de cœur, bordel plus de cœur!!

 

C’est une journée qui avait bien commencé puis virage mal négocié, purée de bazar d’administration de bâtons dans les roues de mon embarcation…. C’est quelques larmes et quelques sourires et quelques fleurs quelques merlettes dans la verdure. Et c’est pas con c’est pas con une merlette c’est même pas poète pouet, c’est vibrant de sons,  même qu’un moine tibétain atteindra jamais le fond du son cristallin de sa gorge, Georges!

Calme, calme…

Je m’essaie au zen (si si!) mais  j’ai la tante Carmen qui déboule du fond de son camp pour gitans sans dents virés de tous les castings pub pour tf1 et me cambre les reins.

Pas bien Carmen, j’y dis je fais de mon mieux pour être politically correc!

J’y peux rin qu »elle dit Carmen c’est pas ton destin!

Y’a pas de destin y’a rin de rin j’y dis, c’est ce qui se dit partout tu sais, oui oui oui!! Rin que des atomes perdus dans le Cosmos même qu’Onfray s’y met au Cosmos ouais, ouais ouais!

Alors si Michel s’y met!  Athée souhaits!

 

Et Elle rit et elle rit et elle danse la Carmen et je la suis, oui volontiers, je la suis. La joie qui l’emmène est plus forte que toutes les théories!

 

Portez-vous, moi je vole !!!

 

A bientôt, qui sait ?

 

Camille

 

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Tout ça porterait à rire….

Après ma  vidéo des champs,

Sur les impostures du temps présent

« Tout ça porterait à rire s’il n’y avait le plaisir… »

Alors, vite

Un p’tit tour dans le grand vent sensuel muratien…

Piano piano….

 

Falling falling in love again….

« Amour trop belle amour, vagabonde….. »

 

Dans ta cour

Pas de souci troubadour

Je te rejoins…

 

 

Camille Arman

Camille aïe !

 

Quand le vent nous entraine par les chemins des vergers à livrer des pensées comme des fruits mûrs, il en emporte quelques unes avec lui!

C’est le jeu du vent, pardi !

Quand le vent des femmes du temps passé me traverse le coeur et guide mes pas…

 

 

Prenez soin de vous!

a-de-arman (2)

L’Échange…

 

l'échange

L’ÉCHANGE

de Paul Claudel par la compagnie Divine Comédie

 

Une caravane, une fille belle comme la femme du premier jour du monde, sans atours, toute de fraîcheur et de simplicité. Cette simplicité qui attire… et ennuie l’homme libre, l’homme sauvage assoiffé d’aventures, d’horizons nacrés, prêt à tout renier, à échanger ce paysage tranquille, cette femme amoureuse, cette vie heureuse (oh, j’adore les « tu me dors »…) , pour courir après des chimères vendues par un couple de déracinés désabusés.

« Tout s’achète » hélas oui, même quand on aimerait qu’il crie « Non ! » Qu’il hurle au symbole vivant de la réussite made in USA, qu’il n’en a rien à faire de ses dollars, de ses hectares de blé.. Voir ce qu’ils nous font germer à présent…

Texte de Claudel, écrit il y a plus de soixante ans, touchant du doigt les prémices de ce qui nous dévaste aujourd’hui : le toujours plus, le surplus, la course infinie, le gâchis. La perte de son âme contre de l’argent… contre la perte de sa vie.

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Texte fort, non exempt de lourdeurs, porté en scène par des acteurs fins et puissants, notamment Pauline Huruguen et Yannick Landrein,  acrobates de l’amour insécable, à la fois tendres et vigoureux, héros sacrifiés d’une société mangeuse d’enfants frais et roses, jouets pour golden boys sur le retour, égarés jusqu’à l’écœurement, prêts à tous les renoncements pour se fuir, oublieux d’eux-mêmes.

Fuir, tout brûler plutôt que d’oser se poser, regarder, arrêter enfin la course folle…

Marthe sait tout cela, d’instinct. Le théâtre nous offre cette parenthèse hors du temps… alors, comme nous le propose Lechy, l’actrice à l’extravagance triste ( pétulante Valérie Blanchon!), plongeons dans cet espace, traversons le miroir afin de mieux nous retrouver….

Un mot aussi sur le décor qui, du haut de sa « pauvreté », nous donne envie de monter sur tous les toits, et de nous balancer à tous vents !

L’Échange me réconcilie un peu avec Paul Claudel.

Un peu, juste un peu.…

 

 

Camille Arman

a-de-arman (2)

Les Eaux Lourdes

Les Eaux lourdes

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Eaux lourdes des pleurs

Eaux lourdes des peurs

Eaux lourdes des cœurs fendus, tendus de haine

Eaux lourdes des secrets mort-nés,

Noyés dans l’océan des vanités humaines.

Possession, possédés.

Les possédés d’amour peuvent brûler,

Illuminer en solitaire le désert de leur clarté

Mais certains transforment ce feu intérieur en charnier.

Tout ravager

Tuer

Plus son jouet plus sa moitié sous sa mimine

Parti !

Alors le casser à tout prix

Par cri

Par lettre interposée

L’autre comme un objet

A briser.

eaux troubles 2

Enfants offerts en sacrifice

Parents par erreur

Même pas rien.

Sentiments traînés en laisse comme des chiens.

Gare à celle qui ose pleurer

Laissée à terre, désespérée.

Que dire de ce souffle de ce brasier porté par quatre comédiens palpitants ?

Que dire de cette énergie reçue en plein visage comme une gifle ininterrompue ?

Uppercut, souffle coupé.

Une douche de vigueur et de vibratos sur nos têtes

Par leur voix par leur corps

Sans répit

Sueur larme rire sarcasmes et sanglots,

Violence passion,

Valse lente dénonciation….

eaux troubles 1

Parcours olympique

Accompli par des athlètes

Dont on perçoit le compagnonnage de longue durée.

Adéquation totale.

Équipe sur-vitaminée.

Tout donné !

J’aime !

Clowns merveilleux, miroirs de nos destins burlesques

Loupe portée sur nos petites lâchetés

Lâchées chaque jour par petits paquets

Qui font les grandes rivières de nos rêves assassinés.

De toute éternité.

La partition est si belle qu’on en oublierait presque la main qui l’a pulsée….

Bravo !

Camille Arman

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