Cioran Entretien

On y va par un beau soir de printemps. On a en tête quelques lignes du Maître qui commencent à dater. On n’a pas envie de morosité. On s’assoit. Le décor, un bistrot comme on aime, un lieu chaleureux. Quelques tables, un café crème, un endroit propice où échanger. Où s’épancher.

Cioran atalante avril 2016

 

La serveuse a quelques livres de Cioran étalés sur le comptoir (oui, cela semble difficile à croire mais qui sait, qui sait si « quelque part » une telle figure n’a pu, ne pourrait exister ? On se prend à rêver une fan de Montaigne, un autre de Baudelaire, par-delà les villes disséminés dans des estaminets…). Elle semble les connaître par cœur, elle les a annotés et interroge l’homme de lettres  attablé. Au fil du temps, elle lui demande quelques éclaircissements, relève des aphorismes, sourit, plaisante, sert, dessert, mélancolise soudain, cou de cygne sur coin de table.

 

Le propos est plaisant, décapant, le philosophe se raccrochant toujours à un sourire naissant afin de chasser les menaces d’un océan de colère qui passe non loin des zones côtières. Une complicité les lie visiblement, elle entoure doucement les deux comédiens de son halo. C’est elle qui va débusquer des secrets, des images d’enfance, creusets d’une pensée en acte d’une liberté jamais oubliée dans les montagnes de Roumanie, non loin des bergers… pas d’horaires, miracle de la guerre qui ouvre parfois des parenthèses inespérées à des enfants qui la vivent alors comme un vaste espace de jeu, loin des enjeux des « grands ».

 

Espace inoublié, années après années…Tout le reste à vivre en apnée

 

Alors, puisque rien n’a de sens puisque tout s’est enfui, un autre univers peut advenir, celui de la poésie. Un univers définitif face au relatif de la vie humaine qui se débat dans ses contradictions ses compromissions, ses abandons si finement scruté par l’œil aux aguets.

 

Alors et alors seulement alors, le vide, séparé de l’ennui par une membrane fine comme un mur de béton, surgit devant nous comme révélation du bon, de l’absolu vers lequel tendre, sans se pendre. Sans se bâillonner sous le joug d’une quelconque religion…

 

Miracle de la pensée bien cadencée bien pesée, passée sous le sceau de la solitude et de l’insomnie.

 

Oui on cogite. Oui on réfléchit avec lui. Oui on le suit dans ses méandres. Oui on applaudit à ce bain de fraîcheur essentiel à nos neurones affamés d’esprit et de clarté. A cet espace où se déploie une pure humanité dans toutes ses nuances les plus contradictoires.

 

Un spectacle jubilatoire d’où l’on ressort plus intelligent !

 

Camille Arman

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Cercle du bout du Monde

Le 28 mai nouvelle rencontre.05-03-2016_RDVn2_Chaton_33

Embarquement immédiat à 14h30 à la porte du bout du monde…. pour voyager ensemble avec les mots et au-delà.
Garer votre cheval sera aisé et déposer vos valises tout aussi simple!!
Vous contribuerez comme bon vous semblera à cet élan de vie sans besoin de Doctorat.


Renseignements donnés par mp.

 

A se voir…

Camille

Illusion

Quel festival de vitalité, d’humour décalé, de sauts de puces, de kangourous et d’entrechats pas mous!

 

Spectateurs qui entrez ici, lâchez tous vos repères et laissez vous porter, vous entrez dans une zone de turbulences de poésie et d’hilarité.

 

Il n’y a rien à dire car ce spectacle échappe à tout répertoire, il balaie un tel panel d’émotions tout en creusant aux profondeurs de l’être que l’on en reste coi et gai.

Bravo à tous ces jeunes comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs qui impulsent par leur foi et leur diversité une force phénoménale à ce texte d’Ivan Viripaev, expert en jeux de miroirs, cassages de poncifs et dégringolades en escaliers!

La mort n’est plus la mort et la vie n’a peut-être jamais existé telle qu’on l’avait envisagée!

 

J’ai ri . J’ai adoré!

Des lycéens rétifs se sont laissés prendre au piège. C’est un bon critère d’excellence, ils sont implacables.

Alors…. Courez-y, avant le 24 Avril!

Camille

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Ils patinaient eh eh eh….

 

 

Ô la beauté , la grâce de ce duo!!!

 

Un baume de douceur sur nos blessures et sur nos peurs…

 

Merci à vous pour cette fraîcheur…

 

 

Portez-vous avec la même tendresse…

 

Camillea-de-arman (2)