NOS ENFANTS SONT NOS MAÎTRES.

Lâcher, lâcher, lâcher.

On ne lâche jamais assez la grappe à ceux qu’on aime.

 

Même sous des airs détachés

On reste les mêmes que ceux qui nous ont attachés..

Et contre lesquels on a pesté

-Enfin, quasi les mêmes, faut pas exagérer!-

 

On est plus doux, plus tendres

Mais ne pas décider est parfois aussi violent

Qu’un coup de pied mal placé.

 

Tôt ou tard

Le boomerang nous renvoie ce que nous n’avons pu, su, solder, démêler.

C’est brutal, comme un Trafalgar dont tu reviens sonné…

Mais

La vie va, la vie passe et rit de nous voir démunis,

Culs par dessus tête.

Seuls au milieu de la dead zone.

 

Nos enfants sont nos maîtres, inclinons-nous.

Ils nous renvoient les pelotes emmêlées de nos gentilles lâchetés.

Des fois qu’on aurait oublié qu’on n’aimait que l’INTENSITE. La VERITE. La LIBERTE.

 

Ils veillent au grain, les gamins.

Et savent nous le rappeler au beau milieu d’une tranquille somnolence de fin de calendrier.

Ils font oeuvre de bienfaisance, histoire de nous réveiller.

Et de vivre hors de nos sentiers.

Sur des rives -à priori- opposées.

Mais tâter des extrêmes permet trouver son point d’équilibre.

C’est du moins ce que je vis aux cours de Qi

 

Et la LIBERTE de choix de vie

Pour eux aussi

C’est bien ce qu’on voulait, non….  ?

 

Portez-vous bien, c’est tout un art!

 

Camillea-de-arman (2)

 

Merci Khalil !

 

 

A la suite d’un divorce  lointain qui éloigne un bambin ou lorsqu’une adolescente part soudain, le sourire aux lèvres, il me revient ce poème bien heureusement inscrit en mon sein.

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

(Khalil Gibran, extrait du recueil Le Prophète)        

Merci Khalil de me faire arc ce soir.

Camille