ÉCRIRE, VENDRE DU PAIN, ENSEIGNER

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil

C’est transmettre un feu, une flamme

C’est passer le relais

Enflammer la main qui se tend, les yeux qui lisent

Et tout le coeur en dedans

Plus que du pain au lin, plus que Verlaine, plus que Mama,

C’est quelque chose d’invisible qui passe

D’âme à âme

Et là

Les mots se lassent

Rompus devant l’absolue banalité

L’absolue beauté de la vie.

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Il y a ceux qui passeront devant ton stand, ton tableau, ton pupître et avec qui cela « ne le fera pas »

Il y a ceux qui ne goûteront pas, qui snoberont, qui craindront une attaque sur leurs terres privées.

Même pour un poème, un morceau de cake, une lecture à partager…

Il y a ceux qui te feront un creux au coeur

Il y a ceux qui te rejetteront par peur, pudeur, maladresse, jugement…

Le jugement, ce morceau de salade entre les dents de l’amour.

La peur de se faire « avoir »…toujours.

 

J’irais bien, crête orange, chaines et blouson noir, vendre mon pain et voir

Voir ceux qui résisteraient

A l’artifice de la forme.

 

De mon poste de pilotage au radar, je transcende à chaque fois l’effet costard. Même si les capteurs -d’anciens modèles durs à cuire- me signalent, au bord de l’extinction, une marée noire à venir, je me jette dans la gadoue présupposée et en ressors parfois turquoirisée de blue lagon…

Émerveillement total. Tout le monde il est beau, même les « méchants » d’avant ! (qu’étaient pas des méchants vraiment, ils jouaient leur rôle pour te faire bouger en dedans oui oui mais mais et puis et puis humanum humanum est, non Forrest !)

Je repars cavaler quelques micros secondes sur Orion et c’est achement bon !

Et quelquefois non, et ça fait mal à la pompe à sang. Ça passe mal le tribunal. Des années d’Éducation Nationale impriment une mission. Et lorsque les poussins s’arrachent les plumes, défoncent le grillage, mitraillent la poule pondeuse, ça fait mal, fichue la mission…Et même si un seul…

Descente de la paroi à la verticale, puits sans fond .

Abîme d’ »à quoi bon ? »

Alors, au fil du temps et des torticolisations, et sans être un yogi patenté, on inverse les proportions : si un seul capte, tout est validé : il a capté pour la classe, il a capté pour le monde entier. Tout devient plus gai !

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Geste continu, à perte de vue, éternellement recommencé.

Tendre la main, donner, recevoir. Partager.

Entre les deux, un peu de feu et de sourires.

Le pain au lin, au blé, à l’orge, au seigle, au froment, au maïs, à la châtaigne, à l’épeautre, au sarrasin, au levain naturel, au cent pour cent sans gluten pasteurisé, au Gibraltar recourbé, à l’Ermenonville exacerbé, au Tournicoti Panacota, à la roulette à cent bras, tout ce que vous voulez, mais le XIX ème est mon préféré… Tous des fêlés ? Et alors et alors, c’est par la félure ….vous connaissez ?

Non, ah oui, vous dormiez Hector, vendredi dernier, je vous voyais sommeiller. Je vous laissais tranquillement explorer les australopithèques aztèques tout près du radiateur japonais mais va bien falloir un jour que vous atterrissiez !

Donc la félure, la félure, Hector, décompressez, sortez de l’anti-matière quelques micro-secondes et réfléchissez, re-fléchissez, si vous voulez, revenez parmi les lois de la gravité, une félure, ça laisse passer quoi, une félure, ça laisse passer la… la..

-La Joie !

Oui Hector, on n’est pas loin, on est même tout près ! La lumière, Hector, la lumière…. Ah vous souriez… Votre sourire, Hector, n’a besoin d’aucun papier.

Allez, c’est bon, assez d’effort, vous pouvez repartir ! Cap Canaveral est fin prêt, mission intersidérale, cinq quatre trois deux un zéro partez ! Et ramenez-nous de belles images, Hector ! Ramenez-vous surtout, ramenez votre secrète poésie, ne nous laissez pas trop mariner dans la gadoue ! La gadoue…

Ah, Happy New Year, au fait, mais c’est déjà du passé !

Camilleplage fouras oct 15

 

PS Pas de gadoue, B., just singing in the rain !

Lettre à B.

 

 

Cher B.
Je sors de mon trou de marmotte pour toi et quelques autres que je ne connais pas. Pas encore.

Tu te désoles de ne plus voir de nouveaux papiers ici… Oui, la vie est fluctuations, dérivations, variations, gravitations toujours… Temps de repos parfois, désescalades quelquefois. Aucun diktat ici, juste surfer la vague. Alors oui, une intolérance à la routine me fait dédaigner ce support qui me plaît, puit sans fond, puit sans fin, du dérisoire infini et de l’éphèmère beauté de la vie.

Oui, je sais, tu es jeune, fin, sensible. Tu cherches à travers les feuillages une sente qui épouserait tes pas. Tu te heurtes à l’adulterie et tu devines quels heurts cette engeance provoqua en moi. Tu distribues tes dons et ton sourire à qui veut bien te considérer d’un peu plus loin que cette timidité, cette pudeur qui fait tout ton charme, qui indique à celle qui fut (et demeure au plus profond de son coeur) un professeur de « Lettres », mais plus loin que cela, je le sais maintenant, un professeur de vie. Comme un signe, un panneau indicateur, un léger vent dans les voiles pour qui ne craint pas le grand large du rêve, de l’amour, de la liberté. De ce que les Normaux, les Zadultes appelaient « folie ». Ils l’appelleront de moins en moins ainsi. Cette pudeur, cette douceur qui indiquent une acuité profonde, une intelligence première des itinéraires magiques de la Vie.

Alors, en ce soir de Noël, au creux de ces heures qui me laissent toujours un parfum de malaise, ces heures vagues où des sourires trop fardés se délitent en un quart de seconde sitôt la mimique de convivialité obligatoire accordée, ces heures où les oies grasses et les canards sont encore plus mes amis que d’ordinaire, ces heures où l’appel d’air se fait pressant, ces heures où je me leste les pieds pour ne pas fuir ces lumières d’argent, ces heures où je sais que toi aussi tu chancelles, rêves de piano et de bateau blanc, je pense à toi et à tous tes semblables croisés ici-bas.

Je suis là et le serai toujours. Ton sourire a impacté ma rétine comme tous ceux que je croise et sens vibrer pur et juste, ne pressentant pas encore tout à fait la beauté qu’ils recèlent, s’en défendant, s’en excusant.

Cher B., tu vois, en ce jour trop long pour moi (et je te promets qu’ils sont bien rares ces jours en ma vie), je pense à toi et me prends à rêver, à redevenir professeur, pour que des êtres tels que toi croient enfin en eux, pour qu’au milieu de tous les aléas familiaux, ils chevauchent très vite leur idéal. Qu’ils aillent plus loin, bien plus loin que moi et que je les regarde s’éloigner, un mouchoir à la main en guise de dernier signe d’ici, un nuage de poussière masquant tout de demain.

J’ai adoré mon métier, il n’en est aucun autre que j’aurais pu « exercer »si longtemps. Je l’ai si peu exercé d’ailleurs, mais tant poli, acéré, ciselé. Jusqu’à disparaître des écrans-radars lorsque l’usure de l’habitude et des vaines guerres menaça de m’avaler toute crue.

Cher B., cher « scientifique » qui aime tant les livres, cher jeune homme qui donne tant sans poser ni peser, cher être un peu « à côté »- mes secrètement préférés- ne change rien, garde tout. Révèle-toi, va plus haut encore. Du creux de ce jour de Noël qui me déprima trop souvent, je t’envoie cette lettre d’Or. Je n’ai rien écrit de ce que je voulais t’écrire au départ. Mais une lettre qui vient du coeur, c’est toujours comme ça.

B., Voici donc ces mots. Juste pour toi et quelques autres que je ne connais pas. Pas encore.

Ton Amie.

Camilleplage fouras oct 15

NOS ENFANTS SONT NOS MAÎTRES.

Lâcher, lâcher, lâcher.

On ne lâche jamais assez la grappe à ceux qu’on aime.

 

Même sous des airs détachés

On reste les mêmes que ceux qui nous ont attachés..

Et contre lesquels on a pesté

-Enfin, quasi les mêmes, faut pas exagérer!-

 

On est plus doux, plus tendres

Mais ne pas décider est parfois aussi violent

Qu’un coup de pied mal placé.

 

Tôt ou tard

Le boomerang nous renvoie ce que nous n’avons pu, su, solder, démêler.

C’est brutal, comme un Trafalgar dont tu reviens sonné…

Mais

La vie va, la vie passe et rit de nous voir démunis,

Culs par dessus tête.

Seuls au milieu de la dead zone.

 

Nos enfants sont nos maîtres, inclinons-nous.

Ils nous renvoient les pelotes emmêlées de nos gentilles lâchetés.

Des fois qu’on aurait oublié qu’on n’aimait que l’INTENSITE. La VERITE. La LIBERTE.

 

Ils veillent au grain, les gamins.

Et savent nous le rappeler au beau milieu d’une tranquille somnolence de fin de calendrier.

Ils font oeuvre de bienfaisance, histoire de nous réveiller.

Et de vivre hors de nos sentiers.

Sur des rives -à priori- opposées.

Mais tâter des extrêmes permet trouver son point d’équilibre.

C’est du moins ce que je vis aux cours de Qi

 

Et la LIBERTE de choix de vie

Pour eux aussi

C’est bien ce qu’on voulait, non….  ?

 

Portez-vous bien, c’est tout un art!

 

Camillea-de-arman (2)

 

Merci Khalil !

 

 

A la suite d’un divorce  lointain qui éloigne un bambin ou lorsqu’une adolescente part soudain, le sourire aux lèvres, il me revient ce poème bien heureusement inscrit en mon sein.

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

(Khalil Gibran, extrait du recueil Le Prophète)        

Merci Khalil de me faire arc ce soir.

Camille                                                                         

 

 

Joyeux Noël !

Oui les lumières c’est joli,Sapin

Oui les sapins sciés, les oies gavées,foie gras

 

les smartphones pour bébés c’est…. heu…

On s’en fiche, c’est la fête!

Amusons-nous gais, gais, puisque c’est écrit sur le calendrier, sur le papier gras des pubs prêtes à jeter,  puisqu’on nous le dit à la télé!

Oui c’est la fête, oui c’est youpi!!

Piyou Piyou gris!

Ben non non non!

Et voilà t-y pas que je lis ce qui suit… qui fait comme des cloches de Pâques carillonnantes dans ma tête!!!clochettes

 

 

 

 

« Logiquement, quand on écoute ce qui est socialement acceptable, on répond à des règles, à la société ou à ce qui est extérieur à nous. Et dans les faits, ce qui est socialement acceptable est souvent construit pour la masse et les gens se font piéger certaines fois à écouter toutes ces règles de masse, car elles ne tiennent pas compte des besoins individuels. Et quand on ne tient pas compte des règles sociales, on écoute nos propres besoins, comme c’est souvent le cas pour les autistes qui sont plutôt en contact avec leur conscience et leur vérité à l’intérieur d’eux. Par conséquent, ils écoutent souvent leurs propres besoins en premier, peu importe que ça plaise ou non. Et les gens « normaux » qui répondent à ce qui est socialement acceptable, ils ne tiennent pas compte généralement de leurs propres besoins, car encore une fois ils ne réfléchissent pas ou ne s’assument pas. Ils suivent la route et ne mettent jamais de Conscience. Toutes ces règles sont souvent construites pour plaire ou bien paraître à l’extérieur.

Par exemple, j’ai toujours détesté Noël, car il y avait trop de règles sociales à suivre, comme donner un cadeau à quelqu’un que je n’aimais pas vraiment, rester jusqu’à minuit seulement pour dire Joyeux Noël à cette heure et faire bonne figure ou encore parler avec des gens pour qui je n’ai pas d’intérêt ! Toute cette mascarade imposée et mise en place m’a toujours dépassé et a toujours été trop pour moi. Alors j’ai souvent refusé Noël parce que je sentais ces règles non dites et les réactions des autres qui me trouvaient nul parce que je ne pouvais pas répondre à la règle. Ici, même si tout ce que j’explique n’était pas tout clair en mon esprit, ma Conscience m’a toujours parlé, par des malaises, des refus, des symptômes, peu importe que mes comportements aient été socialement acceptables ou non, car j’ai toujours été en contact avec ma Conscience. »

extrait de L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger de Pierre-André Pelletier & Nadine Primeau, Éditions Un Monde Conscient

 

Tellement ressenti ça que… hum que du bonheur…. comme on dit chez Naguy!

Alors…

Portez-vous bien avec ou sans guirlandes sans vous enguirlander pour autant avec vos enfants vos grands parents et vos Charles Attends!

Le vrai Youpi c’est d’être!

 

Camille

a-de-arman (2)

Malaise

Malaise, je sens comme un malaise après ces appels aux terrasses, un verre de bière à la main..

Oui cela m’est arrivé …Rarement, avouons-le, je préfère un jus de fruit  et les moelleuses banquettes de l’intérieur, je ne supporte pas la fumée envoyée à qui mieux mieux dans les narines….

Malaise oui, malaise, je ne supporte pas ces appels en masse, c’est dans mes cellules, ça se hérisse tout de suite, ça me hérisse ces appels identitaires ces mouvements exemplaires ces actes de bravoure une fois le  feu éclaté … ces effets de manche des professionnels de la profession, ces bons côtés de l’aversion…

J’y perçois un relent de pas très clair, comment analyser…un truc qui donnerait un peu envie de vomir, comme une récupération de fin de banquet…

Cela me tourne et me retourne depuis les faits, ça me cogne le coeur, me prend à la gorge me fait me relever la nuit…On ne prend pas les choses par le bon bout, faire la fête  yes , ça va bien cinq minutes, mais après?

On va pas être comme des hamster autour de leur rouet à se fermer les écoutilles sur ce qui nous est donné à voir. On va pas répéter les mêmes actes  comme des automates, on va se servir de nos cerveaux. On va se poser, arrêter de jouer dans un monde de Caliméros.

Et être humain, à chaque coin de notre quartier. Ici, maintenant.

S’il faut être présent, c’est dans les collèges et les lycées où depuis plus de vingt ans la violence ne cesse de croître , on appelle ça « actes d’incivilités » et on remet les couvercle dessus car le proviseur a une carrière à défendre « rien ne doit se passer dans mon établissement! rien à voir, gérer votre classe, circulez!! »  Et de replonger dans Le Monde, surtout ne plus être dérangé! Cocotte minute refermée sur des enseignants  » de terrain »exténués (que d’alcoolisme, de dépressions, de départs de jeunes diplômés atterrés, de vitres brisées, de pneus crevés , d’insultes de…) sur  des personnes compétentes malmenées, chaque jour chaque année un peu plus… déconsidérées et démunies, lassées, éreintées..Sur des instances protégées, uniquement soucieuses de leur avancement et de leur sortie au plus vite par le haut échelon du bordel ambiant.

J’ai assistée à cette chute de l’Education Nationale durant quasiment vingt-cinq années. Je suis partie avant de finir comme un steak haché.On a dépossédé volontairement les enseignants, on les a pris pour des benêts, on les a rabaissés, on les a karcherisés, on a réduits les effectifs, les moyens… tout comme les infirmières, alors après ne pas venir se plaindre qu’il y a des trous gros comme mon poing dans le gilet républicain!!!

Hypocrites discours politiques, je vous hais!

S’il faut être présent, c’est auprès de ces jeunes et moins jeunes, leur parler autrement qu’à des bandits…il fut un temps où mon ami corse, un grand brun bouclé , se faisait régulièrement contrôler aux Halles, je parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, délit de faciès déjà… Il aurait pu tourner parano, il était doux comme un agneau….

Marre de se fier aux apparences, ne parlons pas des délits en cols blanc, d’autres s’en occupent mieux que moi….

Je n’ai jamais trop « fait la fête » la fête sur commande et sur injonction m’ennuie. Je suis plutôt du genre fleurettes et grands espaces, plutôt liberté, liberté chérie. Alors au nom de cette liberté, je ne vais pas surjouer ce que je suis…et ne vais donc rien changer à mon rythme de vie.

Ecrire est un tempo humble, sans strass, je le comprends encore mieux aujourd’hui, parce que j’y reviens comme à une source pure au milieu de l’étouffoir, comme à un drapeau aux couleurs de l’espoir, l’espoir fou  le miracle d’être simplement humain.Nécessité vitale, après chaque coups à l’estomac, retour vers cette simplicité là.

Vivre selon l’inspir du moment et ne pas obéir aux mots d’ordre, même les plus « gentils »!

Portez-vous bien petits nuages!

 

Camille

a-de-arman (2)

J’ai tant appris

Je relaie  ce poème qui  reflète tant ce que je ressens face aux prises de position qui ne cessent de tomber depuis l’horrible soirée…
D’où parlons-nous ? Qui sommes-nous pour donner des leçons? Comment éduquons nous nos enfants? Quelles valeurs leur livrons-nous? Sommes nous porteurs de valeurs d’espoir ou bien de concurrence, de mesquinerie, de violence, plus ou moins larvée, plus ou moins tolérée dans nos foyers, nos villes, nos campagnes? Les décisionnaires sont -ils éclairés? Ont-ils le temps de méditer ou bien sont-ils toujours le doigt sur la gâchette, à décider dans le court terme? Sommes nous cohérents dans nos choix de vie? Laissons -nous assez de place à l’Autre? Sommes nous heureux? Aimons-nous assez la vie pour ne pas nous laisser acheter par quiconque nous spolie ou nous terrorise? Balayons, balayons devant notre porte. Retrouvons le vrai sens des mots violés par la publicité. Ne mentons plus à nos enfants, à personne.  Soyons grands et dignes de la Vie qui nous est venue toute nue. Il est temps, il est toujours temps.
Portez-vous bien, petits nuages.
Camille

 

 

J’ai tant
Appris de Dieu
Que je ne peux plus
Me
Prétendre
Chrétien, Hindou, Musulman,
Bouddhiste, Juif.

La Vérité a tant partagé de sa Substance
Avec moi
Que je ne peux plus me prétendre

Homme, femme, ange
Ou même pure
Ame.

L’Amour est devenu
Si complètement l’ami de Hafiz
Qu’il s’est transformé en cendres
Et m’a libéré
De tous les concepts et images
Que mon esprit ait jamais connus.

–Hafiz

 

 

 

Les trucs morts

N’étudions plus le grec plus le latin

Tous ces trucs morts  qui servent à rien

Et puis n’étudions plus non plus la philo

Plus non plus le chant le dessin

Plus de gym, que des guignols!

Que du bazar tout ce tintouin

 

Plus les oiseaux

Plus de voyages hors frontières

Trop chers trop loin

Pas sûrs pas bien

N’écoutons plus les rêves

Ni le chant des abeilles le soir au coin des lilas

Fermons nos écoutilles

On sait jamais d’où le danger viendra

N’étudions plus que ce qui rapporte

Les chiffres les chiffres de toutes sortes

Pensons surtout bien à fermer nos portes

Des fois que

Le vent frais ou un Nétranger mutin

Viennent empoisonner nos pets radins.

 

Camille

a-de-arman (2)

Derrière le miroir.

Parfois la forte tentation d’arrêter cette course…

Pas de mission trop de pression, savoir s’écouter.

Comme quand l’idée d’arrêter l’Education Nationale s’est présentée.

Hop chopée! Contre vents et marée contre « sagesse » et prévention, contre sécurité à assurer…

Des choses bloquent auxquelles je croyais, d’autres avancent que je n’ai pas appelées, va donc y comprendre quelque chose! Le théâtre avec sa passion m’entraîne dans un tourbillon, j’arrive ainsi à en mélanger les dates les heures les horaires me retrouve cul par dessus tête au Carré des Halles pour assister à une pièce qui ne s’y joue plus en réalité (quelle réalité ?) SAUF QUE la jeune fille de l’accueil lorsque je décline mon identité et le nom de mon correspondant me dit :

« Vous arrivez trop tard ils ont commencé il y a un quart d’heure ils ne veulent pas faire entrer les retardataires, vous comprenez je ne peux pas…. »

Ah que je comprends oui le silence le spectacle tout ça…. et je pense à Molière en même temps ce foutoir ambulant les places les foires la liberté d’aller de venir de roter, de rire, de peloter, de pas se la jouer cul serré…

Je dis pas tout ça je dis pas tout ça, non j’ai un reste de quant-à-soi qui me va pas qui me va pas mais je bredouille  – toujours pas bien réintégré la planète aux horodateurs moué- je bredouille donc, plus trop sûre de qui suis où cours-je et tout le bazar…

« Mais la pièce commence bien à Vingt heures? »

Regard désappointé

« Ah non à dix-neuf heures trente…. »

Oups de chez Oups …

Et demain puisque bien sûr sur le mail que je lui montre, ils continuent de jouer « demain » …

« Ah non, ils ne jouent plus c’est terminé ce soir!  »

J’aime beaucoup Alice et j’ai l’impression d’être tombée moi aussi derrière le miroir, plus de sens, plus de lumière d’un seul coup !! J’ai des mails qui ne correspondent plus à rien, une jeune femme charmante au regard de lapin blanc qui me ferme les portes en s’excusant grandement…. des horloges qui s’affolent, un sol qui bouge, la foule qui brasse derrière place du Carré, Carré de la Place et hypoténuse des Halles, forum des libertés perdues et pas encore retrouvées (votez pas blanc, votez pas blanc!)

Elle prend mon nom afin de le transmettre à un metteur en scène qui ne me connaît donc ni d’Eve ni D’Adam, dira : Mais qui est cette malade?

Un certain souk un certain temps…

Un spectacle auquel j’ai été conviée se joue dans un ailleurs, mais que faire donc de cette soirée? Pas trainer dehors il pleut pas beau pas chaud… Regard vers les panneaux affiches, souvenir d’un cinoche où j’avais vu Thelma et Louise, à l’époque où je rêvais de partir avec une amie qui voulait pas partir, en fait.

Thelma & Louise

Rendu compte après… Vouloir partir avec des gens qui veulent pas partir c’est le drame de ma vie… Enfin, de celle-ci !

Souvenir d’années damnées, je remarche dans mes pas d’avant. Ciné trente-sept salles, trente sept salles! Non mais t’as vu ça Maman! A Meaux y’en a moins d’une dizaine…

Et Birdman, Birdman en grand sur l’affiche..

Ah, veux le voir veux le voir parce que Oscars parce que.. y tombe à pic là, lui, l’homme oiseau!

Salle bondée. Pas comme chez Bossuet, pleine à craquer. Début mollo parce que d’abord moi j’ai Whiplash dans le Rétro qui me fait des clins d’oeil à gogo et puis trop de gros mots.. Pas nécessaires toujours (Jamais ?) pas nécessaires non…

Oui joli, belles scènes, jolis solos, belle tirade de la blonde fille à son papa épisodique, jolis duos terrasse, Edward Norton en majesté, »action ou vérité! » Le jeu où tu sais jamais si tu gagnes ou tu perds, vu que dans la vie tout est jeu et tout est vrai… Eh !

birdman 1

 

Bien aimé la vieille critique assise au bar qui chronique et prétend descendre la pièce sans la voir. Reine d’un jour, revanche d’un soir.

« Vous critiquez à défaut de savoir jouer ? »

C’est en gros ce qu’il lui dit Bird… Bizarre, ça me rappelle certains inspecteurs, certains conseillers dans l’Educ Nat sus-nommée…

Bien vu, bien vu , bien rythmé, être et avoir été y’a même Al Pacino qui va s’y coller bientôt, bien interprété tout ça, n’empêche que l’autre barge de jazzman conserve son maillot à l’issue de l’Etape du soir…  In my heart, oh yeah, in my heart…

 

Ce soir, je dois aller voir la pièce d’hier soir dans un autre arrondissement à 21h15, cette fois-ci. Si j’y retrouve Beckett, Lewis Carroll ou Yves Simon, on ira boire un verre ensemble!

 

 

A Ciao!

 

Portez-vous!

 

 

a-de-arman (2)

Juste une histoire de ménage…

Si on arrêtait de toujours se mettre du bon côté

Du côté de « Charlie »

Un peu facile, non, aujourd’hui?

On est si nombreux….

Pas bien glorieux.

 

 

Comme si on ne voyait pas que le terroriste est en soi

AUSSI

Si on arrêtait de juger, de renforcer les haines autour de nous, déjà,

Avant de se mêler de ce qui se passe à l’extérieur, de stigmatiser, de hurler sa rancoeur, 

Faire le ménage intérieur…

Mettre l’accent sur le bonheur.

 

Il suffit d’oser!

 

Portez-vous.

 

Camille

A de Arman

 

 

Charlie

Hébétée…

Liberté, celle qu’on m’a apprise à défendre, à respecter. Profs, Instituteurs.

Mon père, ma mère. L’image du père De Gaulle, l’honnêteté, la franchise, la morale.Valeurs qui les ont vus naître et mourir, ont bercé toute leur vie. Semble si loin aujourd’hui.

La France. Être fière de son pays. Depuis que voyagé, enseigné, vu beaucoup de mépris. Du crachat sur Molière, sur  la langue, la poésie.

Cela ne venait jamais de l’extérieur, non. C’était toujours des compatriotes qui dégainaient, qui haïssaient les leurs….Comprenais pas.

Elevés par celle sur laquelle ils frappaient…. Ingrats ?

Trop de mollesse, trop de paresse.

On croit qu’il n’y a pas d’efforts à faire. On croit qu’il n’y a qu’à  être spectateur, jamais acteur.

On regarde les autres s’agiter, s’impliquer, en se gavant de Nutelle A.. sur canapé.

Y’a bien des signes, mais on s’en fout , c’est loin, ça ne nous touche pas…

 

Eh puis boum, Charlie!

Et puis boum en plein Paris et puis boum, si faciles cibles… Tirer sur des cerveaux avec des canons lourds…

Et puis boum! Si, oui, ON Y EST !

C’est pas demain, c’est aujourd’hui!

Comme la terre, comme les mers en débandade, comme ce gâchis qu’on a déjà en héritage…

– Tais-toi, Camille, laisse-nous digérer tranquille!

– Oui oui oui…..

 

Tout est fragile toujours, la liberté, la vie, l’avant, l’après. Pourquoi si oublieux toujours ? Pourquoi si distraits?

 

Un pays libre est à chérir et à protéger comme un amour.

Un pays libre est un trésor dans ce monde.

Il n’est que temps de défendre ce qui nous a nourri. Liberté, Démocratie, il n’est que temps.

Pour les morts, pour les vivants.

 

Camille 7 janvier 2015

A de Arman

 

REVUE CINE

Je ne sais pas vous, mais ici à Angers il faisait un temps à aller au ciné, alors je ne me suis pas privée! Trois films en trois jours -et encore j’ai freiné!-  histoire de rattraper les programmations des salles multiplex qui fleurissent dans mon 77.

Des histoires de pédagogie et une fille au long cours.. Que du bon (ou quasiment!)

La fille, c’est Alice. Un prénom que j’aime beaucoup.

 

 

image fidélio

Cette fille a une trempe de mec, c’est ce qu’on dit quand on veut à tout prix classer les êtres et une féminité pas piquée des vers… Une fille mécanicienne canon sur un cargo, pas vraiment le truc courant à sa maman!

Une fille qui veut TOUT et quand on veut tout en général, ça coince un brin faut renoncer et tout le tintouin.. Elle, elle fonce, se casse la margoulette mais pas sûre qu’elle renonce à la fin…

Le film c’est Fidélio, l’Odyssée d’Alice, d’une jeune femme née en  1980, Lucie Borleteau qui a un sacré chien! Alice c’est Ariane Labed , un nom à retenir expressément.. Prix d’interprétation féminine à Locarno, visage d’ange, corps de sirène et caractère en béton…

L’autre vedette c’est Fidélio, le bateau en fin de course, aux entrailles qui se barrent en cacahuètes, les autres vedettes c’est les marins et leur vie de solitude et d’exil, de fêtes païennes paillardes, leur crudité de vocabulaire, leur solidarité aussi parfois… Pour tout cela et le sourire tendre de Melvil Poupaud, embarquez-vous sur Fidelio!

 

image fidélio 2

 

Ensuite hier, il y eut Les Héritiers, là j’ai un peu renâclé, il est vrai. Ayant pratiqué le sujet durant un paquet d’années, j’avais pas forcément envie de revoir un collège ou un lycée en peinture ou au ciné..

 

image les héritiers

 

Car oui, j’ai quasi retrouvé les conditions de travail connues en ZEP dans mes jeunes années. Tout est OK, jusqu’à l’ambiance de salle de cours, le conseil de classe, la CPE -pour une fois non caricaturale, fait assez rare pour être noté- un zeste de voile et hop chaud bouillant comme au bon vieux temps!!

Tout va bien jusqu’à l’épisode du témoignage, si bien que je me reprochais presque mes réticences et ma sévérité, mais à partir de là un malaise s’installe… On rentre soudain dans un conte des fées et, c’est bizarre, pour les connaisseurs de la connaissure, ça passe mal… Un peu trop scénarisée la réalité, on dirait bin..

Les jeunes acteurs sont crédibles.  Ariane Ascaride aussi, la plupart du temps, mais elle devrait refiler sa baguette magique à certains collègues plus souvent… Bref ce film permettra aux novices et anti « fonctionnaires payés à glander »de réviser leur jugement sur ce métier rude pour les nerfs et décapant pour les ego installés, le reste est enluminures… Un peu too much comme la pub pour KFC de la fin… On va être gentillette parce que c’est les fêtes et que cela reste regardable et porteur d’espoir… Car comme on dit « par les temps qui courent », faut pas désespérer Billancourt….

 

 

 

Le dernier, le tout frais, celui du jour, c’est Whiplash, alors là, question pédagogie, c’est du lourd…. On repassera ou on révisera ses jugements… Ici, on vise l’excellence à tout prix, j’ai bien dit : « tout prix »…

 

images Whiplash

 

Que les aficionados sautent ces lignes car… faut vous dire une chose: « à priori » je déteste le jazz, ce chewing gum qu’arrête pas de vous coller aux oreilles, aux dysharmonies baveuses qui s’éternisent et me font bailler le soir au fond d’une voiture qui pleure dans le brouillard… Gros cafard, gros anti Dead Can Dance si tu vois c’que j’veux dire…

Bref, j’ai « pas la culture » comme il dit le chef d’orchestre pas commun, je suis pas née dans une famille de musicien, (une histoire de classe sociale, peut-être..tiens tiens…), chez nous c’était plutôt RTL Stop ou Encore  alors… stop! Et sortez y’a rien à voir! A l’abattoir! Mais la curiosité mène à des trucs parfois….

Trucs de fou, car c’est l’histoire d’un mec, d’un jeune mec « qui en veut » (différence fondamentale avec les lycéens des Héritiers), qui a une passion (autre différence…) qui renâcle pas, qui se bat, qui va jusqu’au bout du bout… C’est sûr, c’est top des mecs comme ça! Andrew, c’est le frérot d’Alice, c’est Stendhal avec des baguettes, c’est Camille Claudel au masculin, je parle de « la force d’un destin ».

Parce que le prof faut se le cogner!!! faut aller voir le film… le décrire c’est…

Un magnétisme de serpent, une terreur ambulante… Cinq pour cent ange, le reste démon… pour la bonne cause, pour Charlie, certes, certes mais que de sueur que de sang que de battements de coeur donnés, que de dépassement, la musque vaut-elle une vie? L’art demande t-il sa dose d’immolés qui marchent au supplice, sourire aux lèvres?

Quintessence et sève de sacrifiés… Ce film c’est une quête, un hymne à la gloire du jazz, un duel, … Il vous prend aux tripes, ne vous lâche pas, on est secoué mieux que sur les mountains de Mickey, on jure on soupire. Toute une salle angevine en haleine un 31 décembre, faut le faire!

Magnifique cinéaste (Damien Chazelle, né en 1985), magnifiques interprètes (JK Simmons et Miles Teller ), vous avez raflé les prix à Deauville cette année, normal, vous avez excellé !!!

 

Et vous m’avez donné l’envie d’aller un peu plus loin dans la vie de The Bird et des autres.

 

Vous savez ce qu’il vous reste à faire dès demain…. Une session de jazz avec Alice, moi j’dis!

 

Sur ce, portez-vous bien!

 

Camille Arman

A de Arman

Retour vers le futur…

 

Oh que j’aime cet homme !

 

Sortir de l’idéologie du gagner plus pour écraser plus!

Revaloriser l’éducation (ouf!)

Prendre conscience de la non-séparation

Agir ensemble en coopérant ensemble…

Echanger, partager, recycler

 

Aller vers la fin du profit et de la concentration des pouvoirs….

Penser le long terme.

 

Utopie ? Peut-être pas !

On y croit!

 

 

A de Arman

Transmettre… une manière d’être avant tout !

La rencontre de quelques messagers passionnés peut ouvrir des portes sur le chemin.

Même quand on vient de loin…

 

Nécessité d’un révélateur de qualité pour que la photo soit bonne …

 

 

Portez vous bien!

 

A bientôt.

 

A de Arman

Transmettre….

Que transmet-on vraiment ?

A qui, quand et comment ?

 

 

L’urgence est relative…

Alors, désapprendre la volonté d’apprendre, continuer à écrire, à semer. Sans savoir où ça pousse, si ça pousse, tracer… Comme quand j’étais prof.

Sans obligation de résultats cette fois!

Sans « objectifs » à atteindre, ni conversion espérée..

Continuer à vivre… Piano, piano…. Jusqu’au prochain allegretto !

 

Portez-vous bien, heureux lundi !

A de Arman

 

Transmettre…

Bonjour à tous en ces heureux jours ensoleillés !

 

De la nécessité de transmettre…. Une façon d’être et d’aborder la vie, avant tout !

L’envie de partager le beau, ce qui  a éveillé un écho en nous dans le monde de l’enfance ou de l’adolescence…

Et de le faire perdurer dans nos vies « d’adultes » afin de créer un arc en ciel multicoloré !

Ils sont aussi là pour ça les éveilleurs…

Dans un autre monde, on appelle parfois cela des professeurs…

 

 

 

Portez-vous bien !

A de Arman

 

Une transformation nécessaire…

Dernière vidéo du jour… !

Quelques amies  y ont apporté leur concours…

ça roule et ça essaime, sans sm…tranquille…

 

Prenez soin de vous !

 

A de Arman

 

 

 

 

 

 

En rab, un tour chez Dutronc !

 

« Le problème de l’écrivain c’est….. »

Onfray extraits, suite (un régal !)

 

« Le problème de l’écrivain, c’est l’éditeur. Aujourd’hui un écrivain, c’est quelqu’un dont l’éditeur aura choisi le livre. C’est-à-dire bien souvent ce que les directeurs commerciaux lui auront soufflé à l’oreille. Toute la littérature plus complexe, avec un vrai style, n’est plus publiée. C’est peut-être la littérature de demain, en tout cas ce n’est pas celle d’aujourd’hui. »

 

Si c’est celle de demain, tant mieux  ! Que les poutres pourries de l’imposture cèdent sous l’ouragan !Et vlan !

 

 

« Je ne veux pas fantasmer sur Gaston Gallimard, mais lui prenait vraiment des risques pour que Sartre devienne Sartre, que Malraux devienne Malraux, que Camus devienne Camus. J’attends encore que quelqu’un prenne la suite.   »

 

On attend Michel, on attend !

…mais on bosse en même temps !

 

Camille Arman

 

 

Le réel n’a pas eu lieu. Le principe de Don Quichotte par Michel Onfray, 208 p., 13 €, Autrement.

Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Michel Onfray, tant qu’il peut encore dire… tant qu’on peut encore lire ce genre de chose…pas rose fuchsia, mais son constat s’impose depuis tellement d’années déjà !

 

« J’ai été professeur pendant vingt ans, j’ai vu de vieux enseignants qui prenaient leur retraite et les nouveaux arrivants qui les remplaçaient… et j’ai constaté leur inculture. C’est normal d’être un peu inculte quand on arrive aussi jeune, mais ils n’avaient même pas lu les classiques!

Or il faut commencer par là: on peut faire l’économie du dernier Houellebecq ou du dernier Onfray, il vaut mieux avoir lu un Malebranche! Les gens qui lisent aujourd’hui sont très peu nombreux. Alors qu’on passe en moyenne trois heures cinquante minutes par jour devant la télévision…

Et quand on regarde la liste des best-sellers, qu’est-ce qui se vend? Le prochain bouquin de Valérie Trierweiler, ou bien les Mémoires de Basile Boli. Et pendant ce temps, Yves Bonnefoy vend 300 exemplaires! Alors qu’on pense à lui pour La Pléiade, pour le prix Nobel de littérature. Et on est 65 millions d’habitants? Qu’est-ce que ça veut dire? »  

 

 

« Quand les enfants ne lisent pas, quand l’école ne leur transmet pas cette culture, et qu’à la place on les met devant la télévision, on renonce à les éduquer. Car un cerveau qui ne se concentre pas ne se concentrera jamais. »

 

Cherchons l’erreur Michel, cherchons l’erreur…

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