Une caresse de taïga

La neige repeint tout  de blanc et de silence. Au creux de son duvet émerge parfois une musique intime, douce, profonde, persistante. Elle passe par des gorges et des falaises, saute sur des dièses et rebondit sur un fa en riant. Puis elle s’encorolle, éclate, n’en peut plus des foulards et se rue vers une vie plus nue, éclat brut, son abrupt, chant de tous les temps, loin des fanfares.

Elle fracasse les oreilles de coton, tout en mezza vocce, tout en demi-ton. Elle exaspère , elle électrise mais comment faire autrement lorsqu’elle vous parcourt d’une telle force qu’elle vous vampirise, vous prend l’âme et le corps pour vibrer ses accords?

Intensité éprise.

Alors sortir avec les loups, loin des canapés mous, laisser les radiateurs ronfler leur tiédeur. Chanter avec le ru qui sautille de joie près de vous, avec vous, heureux d’exercer son chant premier, loin des années de sommeil trouble qui le voyait s’étioler. Se laisser asperger le visage de cet air qui ne naît qu’à ces moments-là. Une caresse de taïga. Une brise de silence et de passion.

Qui veut entendre ça?

 

Prenez soin de you!

Camille

 

 

 

 

ET…VIVRE!

Et le silence

Et le chant du merle

Le magnifiant

 

Et les poissons multicolores

Voiles rouges voiles blancs voiles bleus voiles noirs

Qui tanguent tanguent

Dans la mare

Piste de danse d’un soir

 

Et les lézards flémards

Aux gorges palpitantes

Ronflant sur la pierre encore chaude de soleil

 

Et les escargots gourmands

Tournicotant autour du bac à légumes

Quatre étoiles sous la lune

 

Et les perles de fraîcheur

Diamants

Autour du verre de vin blanc

 

Et le ciel pur

Au-dessus de nos têtes

Et ne plus rien faire que…

Goûter

Et Être

(oh vivre ça!)

 

Oui être et vivre

Reconnaissante pour tout ce peuple-là

Les visibles et les autres

Les présents et les toujours-là

 

Oui VIVRE

Baignée

De lumière

et

De joie.

 

Un jour de juin de l’an de Grâce….

 

Portez-vous bene!

 

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

Z’Humains

On y va avec un léger pincement, parce que la couche d’ozone, les OGM, le nucléaire, les data-centers tout ça, on connaît (ou presque)! Et c’est pas gai, pas franchement gai du tout, non !  Alors on s’assoit et on attend de voir le « traitement » qu’elles  (Catherine Dolto et Mériem  Menant dite Emma la Clown) ont pu faire de ces pas-drôles-d’éléments… On ne sera pas déçus !

C’est un festival de drôleries, d’interactions avec le public, de rebondissements (au propre et au figuré) de jeux de mots croisés. Un panaché d’intelligence et de dérision. Aidées par les interventions d’Hubert Reeves, de José Bové, de Matthieu Ricard, le duo nous dévidera l’ évidence de nos comportements absurdes et ce depuis plus loin que « le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie ». Comme la soeur Anne, on a beau gagner du temps avec quelques éoliennes et quelques roses des vents, les cavaliers tardent tout de même un peu à venir… Et le trancheur est impatient de trancher dans le vif du sujet!

Au Théâtre de l’Atelier, Paris 18ème. les 23 et 24 Mai, 21h.

 

 

Portez-vous bene quoi qu’il arrive!

Camillea-de-arman (2)

Traversée forestière

One shot.

Envie de partager l’air qui me traverse en ce moment..

Traversée des densités, des danses, des cités, des incités, des sites ailés, des rencontres et des retraits.

La vie a tant de visages.

 

Camille