Ceux qui travaillent

Vu ce film.

Subtil, profond, nuancé.

 

Une place au silence, aux regards, aux gestes épars.

De ces oeuvres qui nourrissent. Dont on ressort enrichis.

C’est le premier film d’Antoine Russbach.

Merci.

 

Camille

Un bain de douceur…

Douceur. Silence.

Densité de Vie…

Si ce documentaire passe non loin de chez vous, allez-y.

Un pas après l’autre, allez-y.

Inspir, expir, allez-y.

 

 

La salle ne s’est pas levée de suite, mécanique …

Les êtres étaient encore intensément présents à leur présent quelques secondes, quelques minutes encore….

Paix. Joie

Merci.

 

Camille

LA DOULEUR

LA DOULEUR

Superbe, forcément superbe, ce film.

Elle, irréelle, dédoublée.

A l’intérieur, écartelée.

Elle, lumière et mystère.

Silence et secret.

Tout cacher de ses sentiments émergents.

De ses bascules dans les aléas du temps.

Fumer, boire.

Regarder les autres vivre.

Déambuler, déambuler, déambuler.

Attendre, attendre, attendre.

On ne sait plus quoi ni qui.

Attendre un fantôme devenu ennemi.

Attendre la fin de l’attente

Attendre la délivrance intérieure

Attendre comme on meurt.

Plus rien au bout que le dégoût.

De tout.

Plus faim de la faim de vivre des autres

Leur faim qui ne lui dit plus rien du tout

Qui ne concerne même plus son ventre

Absente.

Elle se laisserait bien mourir, là.

Dormir d’attendre l’improbable retour de ceux qui ne reviennent plus.

Elle se laisserait bien dormir, bien enivrer, bien mourir, s’Il ne veillait pas sur l’amour.

Lui, le confident, l’ami qui tamponne les tempes qui battent du sang qui ne s’exporte plus hors des veines. Qui battent du sang de la déveine, de la prison, de cette déambulation incessante en soi-même. De cette ronde sur les remparts de la raison, de cette ronde folle, éperdue, qui tue.

Lui qui toujours regarde, toujours observe. Toujours prévient, toujours étreint.

Toujours.

L’absent s’éloigne, fantomatique carcasse aléatoire, diffractée en sa mémoire à elle. La mer avalera son hologramme…

L’omniprésent s’insinue en des voies secrètes, la vie reflue.

Aller voir Mélanie incarner de tout son être Marguerite, aller voir Benjamin vibrer Dyonis, aller voir Benoît façonner l’étrange séduction mélancolique d’un ange déchu.

Les jeux de lumière et d’ombre, les dédoublements d’Elle, rendent si magnifiquement hommage à son écriture qu’on en est envoûté. Ces atmosphères brumeuses n’appartiennent plus à la rue mais aux ruelles de sa mémoire, irriguée par des vagues de fumées transitoires..

Et puis leur joie aux autres, aux libérés, toute cette joie, ces couleurs qui ne l’atteignent pas. Qui n’atteignent pas le peuple perdu des attendants, des espérants d’amour. Ceux qui y croient encore, ceux pour qui le réel mentira toujours.

Ce film autour de Marguerite Duras et de l’attente du retour de son mari des camps est magnifique, il nous entraîne dans les recoins et les abîmes de cette douleur muette qui transpire hors de la pellicule et vous prend aux tripes.

Magnifique, dit-elle.

Camille

Retour aux sources

 

Créer, créer , créer…

A n’en plus finir.

Créer à en mourir

Comme tous les Sublimes

En quête éperdue

De l’inaccessible Absolu

 

Au coeur de l’étuve magnifique

L’espoir et la force  têtue d’un homme

Que rien n’ébranle plus

Que la perte

Des couleurs de son âme.

 

Quand le coeur des humains fuit à tire d’ailes

La Nature vous parle

Tout doux…

 

 

 

Revoir ce pays que j’aime

Sublime Sauvagerie en diadème

Dolce emozione…

 

 

Portez-vous bene!

 

Camille


			

Réparer les vivants

Je rentre de voir ce film génialissime et me dis qu’il mérite bien d’être partagé par le plus grand nombre…

Film sensible, formidablement humain, joué à la perfection par des acteurs connus ou pas… encore!

 

 

 

Pas de larmoiements inutiles, on ressort de ce film dix mille fois plus vivant! Et avec une gratitude infinie pour les chirurgiens, internes, acteurs dans la vraie vie de ces « miracles » permanents.

A noter la superbe scène d’adieu après la greffe entre le jeune interne et l’adolescent…

 

 

Sur ce, portez-vous bene et préservez au mieux cette belle vie en vous!

 

Camille

a-de-arman (2)

Dans les forêts de Sibérie

 

Si vous voulez vous baigner dans un bain de beauté, de nature et de solitude habitée, prenez le temps de voir ce film qui vous rafraîchira l’esprit du sol au plafond!

J’aimais déjà beaucoup Raphaël Personnaz  mais là il est complètement dans son élément. Il incarne cet être en apprentissage de lui-même dans toutes ses nuances, ses maladresses, ses naïvetés. Sa tendresse et son courage aussi. Sa foi en l’amitié, si rugueuse soit-elle. Et ça…

A noter aussi la belle présence d’Evgueni Sidikhine qui permet de créer ce contraste entre deux hommes, deux âmes qui s’approchent et se cherchent. Le tout dans une profonde pudeur .

Le livre de Sylvain Tesson est respecté, magnifié par la musique d’ Ibrahim Maalouf qui porte et nous berce merveilleusement, sur des images sublimes…

Portez-vous et courez-y!

 

Camillea-de-arman (2)

 

Le quasi-même avec la voix de Raphaël:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19562762&cfilm=234346.html