SOIS TOI !

Gros cul, petits seins, grande tige, petit lutin

Ronde, plate, baisable ou baisée

Que tu aimes les filles ou les garcons

Les filles et les garcons

Blouson de cuir et robe satin

Bergère pucelle louve et catin

Libérée sensuelle petite enfant chagrin

Renfrognée, exigeante, tremblante, timide, invincible, solitaire, solidaire

Braveuse de lois, motarde, anarchiste révolutionnaire, mercenaire, deltaplaniste parachutiste, maman, fille, amante, en jeans, en fluidités opalines, ou nue comme un ver dans le matin.

Noire verte jaune, rouge, bronzée,

Transhumante casanière, enseignante enseignée, aventurière,

Rome antique, fusée

Gaffeuse, emmerdeuse, tétue, entêtée,

Cases cases marelle

Tu ris à les sauter et tu atteins bientôt le Ciel

Sans te retourner.

Ensorcelée ensorcelante agenouillée

Perdue et renaissante l’instant d’après

Serpent tortue baleine morpho et tellement d’autres

Sois-toi

Quoi que l’on te dise

Quoi que l’on te juge te dresse te gifle ou te séduise

Sois toi

Ce n’est qu’à ce prix que tu pourras entrer dans la zone de plein droit,

Ta Zone, Ton Royaume, celui où tu règnes sans effroi

Danse autour de la béance originelle, ta blessure étincelle

Danse avec ton corps de femme autour de ce centre

De ce ventre qui contient tant de larmes, tant d’outrages, tant de flammes et de désirs,

Brasier éteint, phénix renaissant qui se tend et appelle et joue avec les vagues le soleil et le vent

Danse chante crie ris pleure hurle, rien ne sera de trop

Rien ne sera JAMAIS Trop

Puisque tu vis encore cette seconde-ci.

Les Juges et les Procureurs Généraux te rejoindront bientôt.

Camille

CHRYSA, suite

« Chrysalide » me revient ces jours, insistante, tourne et me frôle lentement doucement….

Ce mot qui m’a tant embarquée, cet album qui m’a tant fait voyager hors des murs de la tour. Ces syllabes magiques qui reflétaient tant les vibrations intérieures, ce mot semblait incongru dans les années 90, à tel point qu’il me fut suggéré d’en changer pour publier le livre: « C’est anti-vendeur, personne n’y comprendra rien , c’est trop compliqué pour les gens , vous comprenez? »

Oh cette phrase tant entendue depuis…. Comme elle fait mal….

Non, je ne comprends pas et oui je me tire de la maison d’édition et oui je maintiens ce titre qui m’a tant nourrie, transportée dans des sphères qui m’appelaient alors que je me laissais mourir à ce monde, épuisée de ne pas rencontrer d’écho à ce que je ressentais pulser en moi.

Et depuis, Chrysa fleurit partout et les morphos de ma chambre d’enfant s’envolent sur toutes les couvertures, toutes les devantures de librairies ésotériques ou non….

Et Juvet est ringardisé et Balavoine célébré, c’est pourtant le premier qui a donné sa chance au second.

Et je m’aperçois aujourdhui que le grand Suisse, l’Ange de ma fin d’enfance a enregistré un instrumental tiré de l’album avec la chorale de Bondy… Coïncidence. rédemption du lieu irrigué par des voix de Lumière….

Chrysalide, l’album de l ‘Helvète est sorti l’année où je commençais à dériver hors de l’enclos invisible, hors de la toile d’acier.

Chrysalide, mon texte le plus travaillé, mon accouchement aux forceps, mon incompris aujourd’hui, quelques-uns te reconnaissent et c’est une joie sans nom.

Parce que ce qu’ils n’ont pas vu, ceux d’avant, les Jugeants, c’est la Passion, le Feu qui brûle et brûlera toujours quoi qu’il arrive, quels que soient les obstacles, les tunnels, les égarements, c’est l’Amour de la Vie, à fond.

Merci.

Camille

TOMBEE

Retour de balade un soir d’été, coeur léger

-enfin il semblerait…-

Bords de Boutonne, un chemin connu

Une racine pas vue et hop, face contre terre!

Les tongs oui, certes mais tant pratiquées qu’elles ne peuvent être incriminées…

« Ailleurs », oui.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer cette chute-là.

Alors soudain la terre, le gravier se transforment en nid douillet

Juste lâcher , lâcher prise.

Lâcher les pare-brise

Peut plus avancer, le baudet..

 

Comme un âne trop chargé, je dépose fardeaux à terre, épuisée.

Joue contre celle qui m’accueille,

Tous mes paniers renversés, denrées dispersées,

J’en viens à désirer rester, rester

Plus bouger: écouter son coeur qui bat.

Tout Amour.

Y déposer mes rires

Y déposer mes larmes

Déposer les armes

Dans ses bras.

Longs doux Là.

 

Me fous de l’été, du soir qui descend, du léger vent

Rester là

Comme le soldat de Rimbaud

Tout près de l’eau.

Le rouge au bras déjà fracturé, toujours celui-là….

 

Ne plus réfléchir aux signes ou pas

Se faire signe, se dire: « Coucou, te voilà toi! T’es toujours là? »

On n’aurait jamais cru ça et en même temps toujours renaissante! »

Me fous d’être Renaissance ou Moyen-Age.

Plus d’âge…

De toute façon, en ce moment c’est plutôt Préhistoire version chasse au mammouth qu’aurait mal tourné!

 

Plus bouger … tentation des survoltés.

Dormir, la belle illusion…

Pas assez….

Plus de conseils svp!

 

Mais il faut, mais enfants prévenants et…

Le plus dur est de se relever

Toujours retrouver la verticalité la pesanteur

Et seulement seulement alors ressentir la brûlure

Serrer les dents

Pas vocation d’infirmière,

Alcool à 90 images tite enfant sang ah nan

Alors…

Serrer les dents

En mode guerrière clopinant

Mais marre de la guerrière aussi

Alors…

 

Revenir sans rien dans la tête qu’avancer

Remercier les  prévenants sans  maquillage

Ces adolescents ont une attention pragmatique

Qui me surprend toujours et me ravit tout autant

Je me retrouve avec  les équipes de skieurs de fond et de cyclistes de mes treize ans

Aussitôt chutée aussitôt relevée:

« Te pose pas de question et pédale et tire à balle, plat–ventre dans la poudreuse,

Ta cible c’est ton égo, reprends ton vélo! »

Tout se mélange

Sortie de route sortie des rails,

Jura neige, j’étais au Paradis Blanc et je retrouvais la Vie

Doucement..

Tout me revient, même esprit : l’effort, les équipes de mecs qui se la racontent pas,

Loin des blablas de salons de grand-papa…

Ah….

Ralentir qu’y disaient, ralentir….

Oui je prône aussi ça

Yoga et caetera

Mais quelquefois dans mes muscles dans mes nerfs dans ma chair des relents  d’autrefois de sans limite de pas de nuits pas de sommeil pas de réveil, never, never….

Never more

Rien !

Rien de connu

Rien de déjà vu

Rien que du Neuf

Rien que du Ouf

Et la Vie à plein bras

….Ou à Patatras!

 

 

 

Portez-vous -tant que vous pouvez- bene!

Camille

 

 

 

Amour Absolu

 

D’abord on écoute ça et….

 

 

… On comprend que cet amour absolu

C’est ce qui vibre entre ce tendre père….

Et cette fille émue….

 

 

Comment  ne pas…

…Être bouleversé….

Juste avant l’envol du baladin….

De ce partage au-delà des mots…

 

 

Portez-vous bene

Camille

LE REJET

Je me dois de préciser que ce texte évoque ce qu’a fait ressurgir une expérience de stage où nous étions invités  à choisir dans l’assemblée une personne avec laquelle nous n’aimerions surtout pas partir en vacances…. C’était bien sûr un « jeu » destiné à nous faire prendre conscience de nos zones de turbulences….

Contextualisons, contextualisons pour éviter les confusions….

Parfois, souvent, toujours, je n’éprouve pas le besoin de cela, tout flottant dans l’air, tout et son contraire, tout rebondissant de l’un à l’autre sans gagnant ni perdant sans saché ni sachant sans prof ni élève sans condescendance.

Tout est miroir…

Tout est drôlement réfléchissant….

 

LE REJET

 

Cette blessure du rejet

Qui fait faire tant de détours

Se détourner de tant de mains tendues

Parfois même

Ne pas les voir…

 

Cette blessure qui fait que

C’est jamais mon tour

Que les fleurs

C’est toujours pour le suivant

Et si je les reçois:

« Ce doit être une erreur, mon coeur! »

Et douter, douter toujours

De sa valeur.

Quoi qu’il arrive

Où que l’on soit.

 

Pourtant, longtemps

On croit avoir « guéri »

(C’est quoi ce mot-là?

Que ceux qui ont guéri de vivre  lèvent leurs bras froids!)

On ne voit rien de cela

On se croit tout accueil

On ne voit pas le cercueil

Qui se balade à vos côtés

Les deuils, les viols, les déportations, les abandons.

Des peurs, des pleurs d’antan sont tissés dans vos draps

Et vous bercent dans leurs bras humides

Alors, oui , comme ils disent les ressuscités:

« En faire des champs de fleurs

Des Chants du Coeur »

Brûlants.

 

Oui on try , on try

Et puis un jour on ne try plus

On can get no

On tombe dans la rue

Plus rien ne porte

Tout exhorte

A rejoindre le camp des exclus

Des Sans famille, des sans racines

Ni places réservées

Au coeur des Grandes Cités de la Gloire Infinie

 

Je remercie la figure d’autorité qui m’a montré cela

Il y a quelques temps déjà….

 

Il avait la figure, la stature, d’un homme du passé

Et je l’avais choisi pour cela dans un combat à la loyale

Fière et sûre de lui rendre la monnaie

De sa pièce magistrale

Qu’un autre, son reflet, m’avait jetée à la figure.

Son verdict, abrupt et froid

M’a mise K.O à l’issue d’un combat de silence

Yeux dans les yeux

Glace contre feu

Je croyais le toucher, il m’a transpercée

-Il ne manquait plus que la langue allemande pour couronner le scalp-

Ce verdict,

Le rejet,

Je l’ai tout d’abord  refusé.

Je m’en croyais victime, on me le renvoyait…

 

On pense avoir tout nettoyé du passé

Avec le stylet, le brasero de l’écrit

Qui brûle tout ce qui n’est pas

Luit

Et puis

A un creux de vie

Cela rejaillit

Inopinément

Je le vois clairement

Maintenant.

 

Lorsqu’on vous croit froide, glaciale,

-Une vraie Greta!

téléchargé

On ne voit pas l’enfant qui tremble au dedans et supplie:

Pas pour moi, laissez-moi, que me voulez-vous?

Pourquoi vous intéresser à moi?

Je ne sais pas faire avec les êtres humains,

Je n’ai pas les codes, les protocoles et tout et tout,

Vous vous savez vous,

Vous êtes né dans la bonne région, la bonne famille, le bon quartier,

Moi, je ne sais pas faire avec  l’amour!

S’il vous plaît, ne m’approchez pas, je vais me dissoudre sous vos doigts !

J’ai si peur de votre douceur

Je vais vous blesser par trop de pudeur

Et puis

Je n’y crois pas…..

Je vois toujours les crocs sous les velours!

Parce que…

Quand j’ai tenté d’aller vers les vôtres,

« Avant »

C’était si glacé en retour!

C’était si arênes et combats

C’était si trépas….

 

Pourtant pour une danse,

Une seconde dans vos bras,

Que ne faisais-je alors donc pas?

 

.. Oui, oui, je sais

Je sais tout déjà

Mais le « Savoir » n’a rien à voir avec cela

Le vivre, si

Le tenter

Le ré-oser

Dissoudre les maléfices

Complices

 

Réapprendre la confiance.

Pas à pas

Sang après sang

Chant après chant

Sourire après sourire

Chaque seconde de chaque jour…

 

On le fait

On le crée

Oui

Mais toujours un radar, là…

Un chien gentil , un phare.

Un ami.

Veille, tout doux.

 

 

Portez-vous bene!

Camille

 

Suite de l’histoire: Autour d’un feu de cheminée, le double du passé est venu s’asseoir et m’a remerciée peu après…Il avait disait-il recouvré une part de féminité qui se taisait, écrasée sous les médailles et les honneurs…… Il en avait les larmes aux yeux, ma statue du Commandeur.

En fin de compte,

Qui jugeait qui?

Qui rejetait qui à l’intérieur de lui?

 

 

 

LE RETRAIT ET LA DANSE

Se défausser

Ne pas jouer à la marelle,

Hirondelle

Ne jamais être là où l’on se sent appelée

Victime assurée,

Victime assumée.

Le rôle est si connu

Si bien joué

Si cousu de fil gris

Minnie petite souris

A même le derme tricoté….

 

Décevoir pour ne pas être déçue

Cisaillée par mille couteaux de verre

Blesser qui vient vous secourir

Juste par habitude du pire

Juste par confort

Jouir d’être délaissée

Jouir de ne pas être aimée.

 

Alors….

Il est temps

De sortir de derrière l’arbre

Où l’on était cachée

Par habitude

Lassitude

Il est temps

D’entrer dans la ronde

Etre libre

D’être

L’enfant vivant

Celui que l’on n’a pu être

Dans la Vie d’avant

 

Mais aussi….

Rester dans le cocon

Tant que l’on est pas allé au bout

Du fil à dérouler

 

Mais aussi….

Descendre aux Enfers

Migration

Se laisser tomber dans nos profondeurs

Gouffres sans velours

Là où tout est resté englué,

Engrammé

Depuis des éternités

Des éthers mités

Laisser couler le flux des sangsues

Tournoyer avec nos peurs

Nos douleurs

Nos vertiges

Nos verticalités enchaînées

Transpercer les illusoires images

Mirages de carton

Que l’on a trop aimés

Conservés dans nos boîtes en fer blanc

Tout au fond d‘un grenier

Pas toucher, pas jeter!

 

Alors

Enfin

Au coeur du vide

Danser sans fin

Vahinés, derviches,

Transes singulières

Se laisser pétrir par l’air

Se laisser faire

Alors,

Terre et eau

Feu et air

Éther

Unis en nos êtres,

Renaître.

 

Camille Arman

DERRIERE NOS MASQUES…

Parfois, en sortant, je crois rêver.

Un autre monde, oui….
Être fliqué, chronométré, faire la queue pendant des demi-heures,

Regarder l’autre comme au sortir de la grotte en période fin de solde mammouthienne
Mettre un Masque pour sortir.. pour déambuler dans certains magasins, pour faire du sport à distance-scission, mîmer des prises de judo-miroir, laminoir, nager avec un scaphandre préalablemnent désinfecté avec un pantin-nageur totalement aseptisé du dehors et du dedans….
Mettre un masque pour anesthésier l’opéré

Masque à gaz

Pire souvenir

Sombre Alcatraz
Metter un masque pour se voiler la face

Au propre comme au figuré

Mettre un masque

Désinfecté ou pas

Lavé au trentième ou au quarantième rugissant

Ou

Pendant sous le cou

Parce que c’est pas marrant mais « au cas où…. »
Mettre un masque pour faire comme « On » a dit de faire…

Mettre un masque

Le jeter.

Les tissuisés, les papiers, vendus par paquets (comme le PQ?)
Les doublés que l’on retrouve, parsemés, jetés aux quatre coins des rues, dans la nature…
Le respect de l’autre, si  fanfaronné, où il est?
Peur
Peur
Peur
Qu’est-ce que cette farce, cette pantalonnade?

Un Masque, des gestes-barrières pour sortir, « affronter » nos frères:

Où est l’ennemi?

Si ce n’est celui, tapi au creux de nos cerveaux, qui nous susurre

D’obéir à toutes mesures…
Le masque, nous l’arborons

La distance nous la pratiquons

..mais nous les avions déjà blottis au creux de nous, « Avant », non?

Ces sourires plaqués qui s’effondrent ne tenant pas plus longtemps la pause

Ces regards qui repoussent

Ces mains qui se défilent dans les vôtres,

Ces bras qui n’enserrent pas
Oh les vibrations de tout cela!
Et pourtant
Malgré nos bouches et nos nez qui portent un masque

Malgré « nos yeux fermés et nos coeurs qui portent un voile… »
Y aurait-il

Encore

Toujours

Quelqu’un

« Quelque chose »

Caché derrière?
Juste une porte qui s’ouvre…

Dans les pierres, le feu,

Dans l’eau claire….

Dans nos yeux.


Portez-vous!

Camille

 

La Peur ou la Vie

Alors que nous déconfinons, la Peur est là, encore plus prégnante, elle hante et terrorise de plus en plus de monde…. il faut être masqués et désinfectés pour lire un livre, retirer de l’argent ( oui da!), voyager, rentrer dans certains commerces…il faut apprendre aux jeunes enfants à craindre l’autre, le tenir à distance… »achtung! », à vivre derrière des glaces, pas italiennes, hélas!
 
 
J’en passe tellement cela devient absurde….

 

 
Er la crainte de vivre, vous connaissez?
 

 

 
La crainte de vivre à pleins poumons la vie pleine et entière à laquelle nous aspirions tous en écarquillant les yeux, à peine sortis du ventre maternel…
 

 

 
La crainte d’être qui nous sommes sans sommations, sans ausweis tamponnés par l’autorité « suce-nommée »!

 

 
 
La Peur a fait son temps, nan, vous ne croyez-pas?
La Peur qui fait marcher à petit pas, la Peur-cancrelat (désolée les potes, mais vous vous trouviez là!)
La Peur qui fait que l’on marche à côté de sa vie en la vivant à demi, aux trois-quart ou presque pas…
La Peur qui nous fait nous recroqueviller sur nos préjugés, nos angoisses antédiluviennes….

 

 
 

 

J’ai frôlé la mort bien des fois, parfois même je l’ai recherchée tellement la vie me semblait plate, inodore et longue, longue…,
 
Mais toujours oui toujours est apparu ce sentiment d’invulnérabilité, de « portage » étrange, d’ailes d’anges qui retenaient mes bras -ou ceux d’un autre, redressaient la voiture dans le bon sens, me sortaient d’un fossé sans une égratignure ou bien, cassée, me posaient doucement sur un lit, longtemps, pour y voir plus loin, plus profond que ce petit « moi » qui se débattait dans ses marais noirs…
 
 
L’occasion de voir au-delà du miroir….
 

 

 

 

 

 

 
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Nous avons tous un parcours -court ou long, peu importe- et l’accomplir est une joie. Ne nous brisons pas les ailes nous-mêmes.

 

 
Plongeons, volons, selon notre loi interne.
 

 

A tire d’ailes, à pleine Foi!
 
 
 
 
 

 

Camille Arman

TAHITI ad lib

Ne me lasserai jamais de cette langue,

De ces paysages, de ces chants…..

De ces sourires…

Qui invitent à vivre plus

Léger

Et plus….

Grand

 

 

 

Alors, un jour,

Ecrire sur les îles….

Tahiti, Raiatea, Maupiti and co

Ôter les cendres et plonger dans le lagon….

 

 

 

 

Nana!

 

Camille

 

 

WOMAN-HUMAN

Oh , il est des artistes que l’on croirait issues d’une même peau

Il est des mots qu’on croirait issus de son cerveau

Collapsus maximalus!!

Ecoute

Elle parle de toutes nos larmes, toutes nos guerres, toutes nos alarmes

Nos compassions, nos résiliences, nos alliances

Nos errances et nos résurrections….

 

Ecoute….

 

« But I’m the kind of woman

Mais je suis le genre de femme

 

That was built to last

Qui a été construite pour durer

 

They tried to erasing me

Ils ont essayé de m’effacer

 

But they couldn’t whip out my past

Mais ils n’ont pas pu effacer mon passé

 

To save my child

Pour sauver mon enfant

 

I’d rather go hungry

Je préfère mourir de faim

 

Got all these wounds that just won’t heal

J’ai toutes ces blessures qui ne guérissent pas

 

Inside of me

À l’intérieur de moi

 

And my blood flows

Et mon sang coule

 

Through every man

A travers chaque homme

 

In this godless land

Dans ce pays sans Dieu

 

That delivered me

Qui m’a délivré

 

I’ve cried so many tears even the blind can see

J’ai pleuré tant de larmes, même l’aveugle peut voir… »

 

Ecoute cette voix qui te parle de toi,

Toi, quelque part…

Oui, toi aussi l’ami !

 

Allez, au tableau, on traduit tout seul maintenant!

 

« I’ve been called a witch

I’ve crackled in the fire

I’ve died so many times….

I’d only just coming alive…… »

 

Staying alive a aaahhhh…

Alive.

Vivants.

Pour toujours.

 

Camille

Toiles…

 

Minutes de magie pure avec Château, Troubadours et Belles Dames du Temps Jadis….

 

Tissons nos toiles de folie douce, de génie tendre….

Tissons nos toiles

Araignées magnifiques

Perles de rosée symphoniques

Tissons

Entrelaçons

Sans relâche

Aimons….

 

 

Portez-vous

Prenez soin de …

…La Vie!

 

Camille

RETOUR A…

« Ennemi à soi-même, comment aimer les autres? »

Il est urgent de revenir à soi afin de mieux retrouver autrui.

Il est urgent de sortir des plaies de l’enfance,

Des années de normalité hagarde,

Celles des masques dont on se vêt pour ne pas retrouver le couperet

…celui que l’on retrouve de toute façon

Parce qu’on ne se correspond pas

Parce qu’on se ment à soi-même.

Et qu’on se fracasse contre des surfaces en plastiques blancs

Qu’on prend pour des Paradis

Oui

Urgence d’un retour à l ‘Amour

Urgence de revenir au coeur

 

Avec cette Chrysalide qui décidément, innocemment, se retrouve là….

Merci Etienne Daho pour « Le premier jour »  et tant d’autres, mais aujourd’hui merci pour celle-ci qui colle si bien à ma vie….

….et à tant d’autres aussi….

Vulnérables et changeants…..

…..Métamorphosis Aeternalis….

 

Envolez-vous!

 

Camille

Loca-Terre

Respecter la terre,

Changer nos modes de consommation,

Nos comportements,

Se détacher du « Faire » à tout prix,

Oser regarder la Vie,

Cesser le gâchis à tous niveaux

Gâchis de contacts,

Surconsommation d’autrui,

Puis

Indifférence, oubli, négligence.

 

Toujours plus plus plus

De nourriture, de distractions, d’habits….

Revenir à plus de simplicité, d’humilité.

Ralentir enfin….

 

Se rappeler:

« Je sais qu’il faudra moins nous abîmer, qu’il faudra moins l’abîmer…. »

Juste des:

Loca-Terre….

« Protégeons la vie qui nous a portés jusqu’ici… »

Loca-Terre

 

Portez-vous!

 

Camille Arman

L’occasion de débrancher….

Et si le confinement était aussi l’occasion de se couper des chaînes mortifères, celles qui ne cessent de mouliner la peur 24h sur 24h….?

Comme elle disait, France:

« rester maîtres du temps et des ordinateurs… »

Se rebrancher sur nos lignes intérieures…

« Ecoute parler ton coeur… »

Revenir à Soi…

Créer

Redécouvrir la beauté enfouie.

Et la bonté aussi…

Dans l’oiseau face à la fenêtre,

Le chien, le chat,

L’enfant

Leurs regards…

 

Portez-vous bene!

 

Camille

 

Le temps pour….

En ces temps de confinement

Le temps enfin d’écouter, de déguster, de goûter le somptueux, le vénéneux, le voluptueux

Jean-Louis Murat…. 

Le temps pour un battement de cil éternel

 

Qui s’accorde si bien à ce temps

Hors du temps….

Dérive Jean-Louis, dérive

Berce-nous

Cambriole-nous le coeur….

Détruis nos formatages trop sages

 

Ombre et lumière

Tu sais faire

Miaou….

 

Prenez soin de…

Portez-vous bene

 

Camille

 

 

De concerts en concerts…..

 

Après un concert magnifique de Jean-Louis Aubert à Toulouse, un peu comme celui-ci :

me sont revenues des images du temps passé où le temps ne passait plus..

Temps suspendu à des poussières d’étoiles,

Des communions d’âmes comme jamais.

Comme toujours…

Un cercle clos de douceur, de repos

Respiration sans égale…

 

O bienheureux troubadours, vous apportez aux êtres bien plus que vous ne soupçonnez.

 

Portez-vous bene.

 

Camille

Laissez-vous guider…

Laissez-vous guider…

L ‘âme agit…

 

Ne pas Tout dire

Tout définir Tout catégoriser

Tout rentrer dans des boîtes des définitions bien pratiques pour…

Pour quoi faire exactement?

Ouvrir des portes, se laisser embarquer larguer des bagages

Sentir à nouveau ses ailes palpiter

Se rendre compte

Même,

Qu’on en avait…..

Il y aura des mots

Des silences

De la musique

….Et tout ce que je ne sais pas encore..

 

Et tout ce que vous,

Par votre présence même,

Subtile essence,

Y apporterez…..

Affiche Camille Contrepied 1er fev 2019

Alors, venez!

Nous partagerons quelques minutes de vie ensemble!

Le Samedi 1er Février 20h30 au Contre Pied à Saint Jean d’Angely

 

 

Camille

Le Lambeau, Philippe Lançon

Je lis Lançon et c’est un régal….  Puisance du récit, élégance du verbe. On embarque loin haut calme et droit.

Ce livre est vivant, terriblement.

Le doux cocon de l’hôpital après l’indicible (oh oui!), la solitude irrémédiable qui débouche sur un préhension plus fine de soi du monde autour…

Tout ça et plus encore.

La violence de l’attentat, l’amitié, la fraternité retrouvée, les sensations perdues, les renoncements évidents, les gestes simples….

Je n’ai pas fini et en suis heureuse car je sais qu’il me reste de multiples lucioles à découvrir, voletant, lumineuses, gracieuses, à travers les pages…

Ouvrant la voie à plus grand.

Au Silence enveloppant de l Immensité vibrante….

Vacances La Plagne Août 2009 377

Portez-vous.

Camille

 

Deohntangdz

Clouée au lit, l’occasion de divaguer et là….

« Une pépite » comme ils disent

Bowie et le piano

Magique.

Homme venu d’ailleurs…

Tu nous embarques dans ta soucoupe…

Si loin des pesanteurs …

Au delà de Mars, de Saturne

…et de Deohntangdz…

 

Girls and boys, have a good day!

Camille

LA FORCE

Le cri muet trop longtemps retenu

Fini

Retrouver les fondamentaux

La force de dire

La force perdue

Si ténue

Et pourtant

Toujours Là

En douceur…

Just as long as I stay
« Simplement tant que je reste… »

Vivre chaque seconde.

Allez-y!

Camille

Ce qui nous lie( Goth!), so Mars et ça..va mieux!

Des fois, quand ça déconne de trop sur la zolie planète (encore) et ces numéros , ces chiffres qui courent qui courent envahissent tout, les dossiers, les cerveaux des gens. Ces « gens »qui explosent explosent jusqu’à implorer, livides (un employé de banque ce matin): « Excusez-moi, je vois tant de chiffres que…. » pas fini la phrase, un instant déconnecté… puis reprise du logiciel, activé, réactivité…. alors, je la finis pour lui » que je vais craquer que c’est plus possible que…. »

Le pire étant qu’il se sentait coupable…d’être humain !

Voilà ce que l’on forme ce que l’on produit ce qui nous tue ce qui nous lie(goth!)

Alors oui, quand tu vois tes matinées passées à ramer devant des écrans qui te montrent leurs dents blanches de vacuité insipide, tu as envie de décoller avec lui…

 

 

Portez-vous!

Prenez soin …..

 

Camille

In your eyes…

always always  always always  always  always  always  always  always  always………………………………………………………………………………………………………….

La face lumineuse de l’être humain célébrée ici:

 

« I see the doorway to a thousand churches

In your eyes

The resolution of all the fruitless searches

In your eyes… »

ad lib as you like….

 

L’Amour Premier permet ce miracle… rare.

A la base de toute Vie vraiment Vécue.

 

Je nous souhaite de le vivre pleinement

Sans peur ni reniement.

 

Camille

 

 

 

 

 

 

Ceux qui travaillent

Vu ce film.

Subtil, profond, nuancé.

 

Une place au silence, aux regards, aux gestes épars.

De ces oeuvres qui nourrissent. Dont on ressort enrichis.

C’est le premier film d’Antoine Russbach.

Merci.

 

Camille

OMBRE ET LUMIERE

 

Qui mieux que lui incarne à la fois la lumière la plus totale…

… et les mirages de l’ombre qui la rongent si souvent….

L’être humain dans toute sa beauté, sa folie, sa complexité….

Cette chanson de 1996 est terriblement « actuelle »:  révolte, dégoût, rebellion…

et éternelle: génuflexion, tendresse, abandon…..

 

 

Portez-vous!

 

Camille

Populaire Locataire

Je me rends compte combien Téléphone et particulièrement Jean-Louis Aubert sont toujours populaires et repris par les jeunes générations de musiciens…

De l’illustrissime Bombe humaine à Argent trop cher en passant par Cendrillon et ce magnifique Les plages, si actuel.

Tant de gamins tournent le dos à leur mère, tendent la main et partent prendre d’assaut un bateau qui les mènera vers un Eldorado d’autant plus fou qu’il aura été fantasmé…

Et pour eux le Paradis c’est Ici…

Et pendant qu’elle flambe sous les plastiques et loustics de tous ordres, que les poissons agonisent dans tous les ruisseaux de France et d’ailleurs, un appel, un rappel. Vingt ans déjà….:

« Protégeons la Vie qui nous a portés jusqu’ici… Je sais qu’il faudra moins nous abimer, qu’il faudra moins L’abîmer…… »

Loca-terre (1989…………………………………………)

 

Et pour tous ceux qui se sentent -parfois, souvent-orphelin d’un ange… Le superbe:

 

Bella notte!

 

Camille

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde. Pour moi ce fut ce mercredi 14 Août. Un air plus doux, une déambulation dans les rues et ruelles et venelles et passages de Saintes.

Un accompagnement de jeune fille en partance pour le grand Sud, une attente de train sans impatience, un au-revoir joyeux. Un longement d’avenue, un arrêt aux églises. Un regard sur nos contemporains qui déambulent eux aussi, glaces ou paninis à la main. Un café, un vent qui vient du plus profond du ventre de la Charente. Un esprit léger (ça arrive!). Au retour, des politesses entre automobilistes du style:

« Après vous Messire,

Mais non, je n’en ferai rien, gente dame »  etc..

Un truc que tu croirais que ça existe pas et pis qui existe quand même, dis donc!

Un parcours comme ceux que j’effectuais dans Paris du temps de « La Pyramide », ou dans Roma la bella…  Un parcours d’insouciance et de joie profonde.

Voilà, il faut le dire aussi: Merci la vie de nous permettre de goûter à « Tout ça », ces instants de rien qui nous remplissent d’un grand Tout!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

A la fin tu es las de ce monde ancien…

L’article d’hier ne voulait pas « engueuler » les déjà convaincus mais réveiller les endormis.

Flop! L’air du temps n’est pas  à la révolte mais au consensus mou. (Je vous évite les jeux de mots douteux qui me passent par ce qu’il me reste de cerveau!).

L’air du temps m »asphyxie, j’suis comme un poisson dans les rivières d’ici, ventre à l’air, , sans eau, because on arrose les maïs déjà gorgés d’eau… mais faut pas le dire, c’est pas bien, ça.

Je suis comme cette maraîchère qui se bat mais ne peut rien faire sans forage, qui voit les lois de Bruxelles et ses quotas anéantir son ouvrage, celui de son mari, de son beau-père. Durant des années, ils ont bossé, font de l’agriculture raisonnée, se sont défoncés la tronche des journées et des journées, pour qui, pour quoi?

Ou comme cet ex militant écolo usé, écoeuré par les compromis, qui ne sort plus de sa tanière…

Comme dab, je me prends ça de face (c’est pas bien, c’est pas bien!)

« C’est comme ça, on n’y peut rien, passe le message à ton voisin… Sois  tranquille, mange ta glace et regarde Honouna »

Peux pas, peux pas, peux pas….

Camille

J’vivrai dans un tipi…. ou bien?

Résultat d’une balade d’une demi-heure dans une petite ville de France….« Bon, on est en vacances Youpi! on s’en fout des rabats-joie, consommons et youplala! Sauf que ça passe pas ., visuellement, moralement, citoyennement… »

C’est quoi; ces mots? hein? Sois plus claire on comprend pas!

Heu… juste ras le bol par moment de ce cirque. De ces mots « fraternité, confiance, écologie, solidarité etc… » utilisés, galvaudés , sortis de leur contexte juste là pour te faire banquer ou déposer en temps utile un bulletin dans l’urne qui te criera bientôt : « Niqué(e)! »

Oui un retour de ras le bol contre la bêtise (même si la mienne je la vois pas gnananananana!!), les faux gentils, les satisfaits du pantalon, le triomphe de la médiocrité (même si la mienne je la vois pas gnananananana!!).

En 1981, quand j’ai vu un crane triompher d’un autre, j’ai cru au renouveau, tout allait changer, être plus beau. Fini les inégalités, le triomphe du fric et de l’irrespect…. Basta! Niquée la nana, et pas que moi. Tous les hurluberlus que je connaissais, les Peace and Love à la sauce Genesis, Supertramp, Téléphone etc.. Tous les Ecolos-romanticos, les refaiseurs de monde non loin du G.R 20. On y croyait. On était cons.

Maintenant, on fait sa révolution dans son coin, on médite, on se pacifie le ciboulot pour pas disjoncter. On y croit. On lit Werber, on est des fourmis hésitant entre laisser pisser, « après moi le déluge! » (« en vrai » non je peux pas!) comme les autres et soubresauts d’Etna. Remarque que les volcans quand ça se réveille ça fait des dégâts!

Mais que c’est criste, que c’est criste Venise bon sang, quand tu veux pas fumer ou te bourrer la gueule pour oublier que no futur . Exemple, hier sur une plage : » Bon, je dépose Mamie à l’église et après on va se bourrer la gueule!! Vaste programme « d’éclate » estivale!!.. Cela a toujours été, ok, mais bon… cela m’a toujours choquée qu’une vie si précieuse soit passée la tête dans le sable pétrolisé!

Marre d’être con-sensuelle. Pas dans mon sang ça! Eh Dieu, Vishnou, Brahma, que c’est dur de se rogner les ongles et les ailes pour essayer d’être qui t’es pas !

Faut que ça bouge, que ça oeuvre, que ça crée, que ça dynamise au lieu de toutouiller sans cesse sa cuillère dans un plat de soupe aux haricots froids, les yeux rivés sur des écrans plats.

Sortez les gens, sortez de vos carapaces de vos masques tordus ceux qu’on vous a vendus pour pas être qui vous êtes, en fait!

Sortez, hide in your shell, regardez autour de vous bon sang !

Arrêtez de con-summer, Soyez!

Camille, un jour d’Août.

 

If I can help you, if I can help you
Si je peux t’aider, si je peux t’aider
If I can help you, just let me know
Si je peux t’aider, fais-le-moi juste savoir