Invitation au…

Mon enfant, ma soeur,

Songe à la douce  heure

D’ailer là-bas….

Mais tu sembles…

Les soleils mouillés

De tes yeux

Mystérieux

Tremblent,

Oh Âmes!

 

N’aie pas peur,

Ambre

Fleurs

Et Odeurs

Nous tricoteront

Une langue natale.

 

De Secrets canaux

De Larges vaisseaux

Traceront ton sillon

Eternelle Vagabonde

Partie pour

D’autres bouts du monde

 

 

Or du couchant

Chants

Là-bas tout n’est …

Beauté

Luxe

Calme et vol Huppé

 

Songe, songe, songe…

 

 

Camille

(Merci Charles)

UNE SAISON EN ENFER

UNE SAISON EN ENFER d’Arthur Rimbaud.

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Au centre du plateau, une évidence, un cercle, un cratère, un lac, une plate-forme de décollage immédiat, un océan.

Un souffle, un élan, un mystère, on le pressent juste en entrant.

Un homme, mains ouvertes, corps tendu, yeux crevés de lumière, rend l’âme en un chant lointain.

Les mots s’écoulent d’abord lentement, comme issus d’une sève primitive qui prendrait son temps. Puis, au gré des phrases du long poème, au gré des éclairages subtils, un long palabre se met en place. Un long et lent discours de griot africain, un palimpseste de cris d’amour, de tristesse native, de haine et de refrains enfantins qui nous emmène par-delà les montagnes, par-delà les villes et les paysages, par-delà tous les univers, loin, bien loin de la terre, pour aboutir à un creux de lumière sans âge et sans frontière.

Un creux d’or pur, un bain d’où l’on n’aimerait plus sortir vivant.

On en sort pourtant. Étourdi, ébloui, comme renaissant. Et de syllabes en voyelles, d’Éternité tant appelée, on se surprend à marcher dans les pas du poète, échevelé, tous repères emportés dans le sillage du grand bateau doré.

Au fur à mesure du chant, la sueur descend, à chaque mot elle se fait plus profonde et puissante le long du cou de l’artiste (Jean-Quentin Châtelain, magnifique d’humilité et de talent) et nous sombrons avec elle dans cette tension, cette puissance visionnaire du Verbe poétique, revisitée avec force et de sobriété.

Le spectateur est entraîné dans cette cascade inexorable qui fait écho à ses tourments, à ses questionnements les plus intimes. De ceux qui naissent après un grand choc, une grande douleur, à l’approche de nos derniers instants: la valeur, le sens d’une vie, la solitude, les amours, les amis et la présence de cet Absolu qui ne lâche pas le bas de nos pantalons, qui que nous soyons, où que nous soyons, quoi que nous fassions. Ami fidèle, il saura nous retrouver où que nous allions.

La mise en scène, comme toujours impeccable et aiguisée à l’extrême, d’Ulysse Di Gregorio sert cet ardent  poème bien plus que mes mots.

Camille Armana-de-arman (2)

Au Théâtre Le Lucernaire, 53 Rue Notre Dame des Champs jusqu’au 6 Mai 2017 du mardi au samedi à 19h. Réservation au 01 45 44 57 34

Valjean, la Chro

valjean

 

Une table, un encrier, un paravent.

Dans ce décor, un homme se confesse, un homme se raconte. Un homme se repent.

Reprend en main son histoire se l’accapare, se l’incorpore. Corps à corps ruisselant.

Cet homme c’est Jean Valjean, c’est Le Père Madeleine, c’est Fauchelevent. C’est le maire, le forçat, l’homme respecté, le paria.

C’est la foudre, la force et la haine. C’est la douleur, l’amour et la foi.

C’est ici magnifiquement retracé par Christophe Delessart, le parcours de vérité d’un homme entravé. Entravé par ses  liens de fers, par les liens du passé. La pauvreté en héritage, transmutée en élan vers la sainteté.

Ce beau monologue suit crescendo les différentes métamorphoses du personnage central du roman de Hugo. Des cris de haine, de colère, jusqu’à la lente prise de conscience vers le chemin du bien. Cette voie du cœur qui parvient à faire doucement son œuvre, à creuser patiemment son sillon au creux d’un égout, d’un tribunal ou d’une barricade… face à un ange, une fille des rues ou un vautour.

Tous les lieux, tous les êtres sont bons pour s’accorder avec son âme. En nous faisant partager avec tant de force et de sensibilité -l’une et l’autre, bien sûr, sont ici alliées- cette trajectoire humaine, valjean-2Christophe Delessart nous raccorde à la nôtre… si tant est que nous l’ayons oubliée au détour de quelques gargotes, ou bien froissée sur quelques pavés mouillés!

 

Vous aurez compris… courez-y!

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A La Folie Théâtre – 6, rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris
Renseignements et / ou réservations    Tél.: 01 43 55 14 80

Du jeudi 15 septembre 2016 au jeudi 19 janvier 2017, les jeudis à 19h

 

En attendant, continuez à vous porter bene!

 

Camillea-de-arman (2)

C’est déjà ça!

Voili voilou l’affiche pour the best evenement in the World !

Rencontre autour de Chrysalide, l’adolescence, la faim de l’âme, la quête toujours plus loin, l’appel, l’enfermement, le mors aux dents, la lumière toujours….

I’m very happy (comme la pomme!)

En attendant

A Paris à Vichy à Milan

Ou à Clermont-Ferrand

Portez-vous

bene bene!

 

Camille

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A l’heure où…

A l’heure où l’on teste des anorexiques pour savoir s’ils suent plus que la normale sur des images de cadavres.

A l’heure où la science cherche des gènes de tout partout.

Il est des êtres humains de tout âge et de toutes conditions qui cherchent âprement à se désengorger du superflu de la société de consommation dans laquelle nous vivons.. et crevons.

Le jeûne du corps n’est parfois que le plus court chemin pour rencontrer son âme et il est des voyages intérieurs en chambre d’hôtel ou d’hôpital qui nous mènent bien  plus loin que n’importe quelle destination.

 

Sur ce, portez-vous bene!

 

Camille

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Au coin du feu

Superbe réunion auprès du feu, de la galette, du cidre et de la guitare (merci cher Marchand!), emplie de chaleur humaine et de partages…

Êtres humains si différents, apparemment…

Oui plein de questions: la famille, l’éducation, la différence…et puis aussi parfois plus de questions, un silence qui fait du bien. Un silence qui nous tient…

Oui il n’y a pas de décodage nécessaire pour ce qui infuse d’âme à âme….l’écriture en prise directe avec le grand espace et tout ce qu’il laisse passer dans mon cervelet..

Ecrire et lire « sans se masturber le cerveau » dixit G. Oui, oui , oui!

Ecriture en liberté pas codifiée…

Oui cela va se renouveler car j’ai, nous, avons trop aimé… Les nouveaux sont bienvenus, on va repousser les murs!

Si vous avez des idées de thèmes qu’il vous plairait d’aborder, vous pouvez m’en faire part.

Je posterai bientôt quelques extraits courts en veillant au respect des personnes présentes.

Merci à nous, merci à la vie!

A refaire , oui!!

 

Portons-nous joyeusement!

 

Camille

« La forme de mon Désir », extrait

Voici quelques lignes du livre écrit avec Sylvain :
« La forme de mon Désir »

Bon dimanche

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« Tu m’as redonné le goût des choses, mi Shéhérazade, mi étrangère, souvent douce, parfois sauvage… Mon âme seule te fait l’amour, exténué à force de t’attendre. Les peines ont asséché mes jours, je me coucherai peut-être seul, un soir…
Liebestraum… Rêves d’amour… La musique m’échappe, je m’allonge doucement, sans te toucher, tout semble loin. Mes yeux courent sur ton dos, humide de sueur fine, le souffle de vie trop mince pour interrompre ton repos… Je veux prolonger la sérénade, aurais voulu la composer, entre deux soupirs… Liszt me l’a volée il y a longtemps, sans se soucier de mes nuits sombres…
Je veux m’endormir, les doigts noués, le ventre déchiré. Et si je devais ne plus me réveiller, je veux emporter nos accords mineurs, libérer ta tristesse, parfumer tes cheveux de chaque note d’ivoire.
Je garde les yeux clos… le leitmotiv embaume la chambre, obsédant. Tu as inventé, pour moi, ta danse mi onduleuse, mi onctueuse, celle de l’amour, des baisers de feu. »