Ce qui nous lie( Goth!), so Mars et ça..va mieux!

Des fois, quand ça déconne de trop sur la zolie planète (encore) et ces numéros , ces chiffres qui courent qui courent envahissent tout, les dossiers, les cerveaux des gens. Ces « gens »qui explosent explosent jusqu’à implorer, livides (un employé de banque ce matin): « Excusez-moi, je vois tant de chiffres que…. » pas fini la phrase, un instant déconnecté… puis reprise du logiciel, activé, réactivité…. alors, je la finis pour lui » que je vais craquer que c’est plus possible que…. »

Le pire étant qu’il se sentait coupable…d’être humain !

Voilà ce que l’on forme ce que l’on produit ce qui nous tue ce qui nous lie(goth!)

Alors oui, quand tu vois tes matinées passées à ramer devant des écrans qui te montrent leurs dents blanches de vacuité insipide, tu as envie de décoller avec lui…

 

 

Portez-vous!

Prenez soin …..

 

Camille

Le fond et la forme

Le fond et la forme.

Il paraît que j’ai un souci avec la forme.

La forme cache le fond, la forme gâche le fond (arrête avec tes métaphores!!ah bon pourquoi ? Parce que tout le monde te suit pas, tu crois que tout le monde est dans ton cerveau, ben non, ils sont dans le leur, alors tranquille, faut prendre le commun niveau pour connecter à maximo… ah ben nous vla bien!!).
C’est que je viens de l’École moi, ma deuxième maman à moi (oui, je sais, ça choque ou ça fait rire mais c’est comme ça!) et à l’école on élève, on s’élève, on napprend, on donne tout pour faire avancer le bateau. Vingt-cinq ans quasi à jouer les Shadoks pour que Baudelaire aère un peu les cerveaux entre deux…. (compléter la rime, cinq points, allez, brainstorming au tableau!).
Les Shadoks pompaient sans cesse, c’était leur boulot-j’explique pour ceux qui sont d’un temps de maintenant, pas des « vieux » qu’avaient pas de portable dans leur sac à dos, mais je m’égare du nord je m’égare…Et Dieu que je les aime, mes gares.
Reprenons, les enfants, reprenons.
Oui, je voulais pas faire du commun, « moi Camille » (pas Président, pas Président, nan nan nan!) je voulais élever l’humanité (orgueil caché, tu te prends pour qui d’abord? Pour moi, simplement moi!! y’a pas de « toi »(toit ?). Le « toi » il existe pas, pauvre amas de vide à peine relié par quelques fils, !!
Oui ben n’empêche !! Si je reste toujours là, c’est que quelques particules ont encore envie de goûter ce monde-là et de « manifester « (j’adore ce mot!) mon essence trans-substantielle, nan, nan?

Bon arrête ton élitisme, arrête tes troisièmes, quatrièmes degrés qui barbent le trois quart des gens, tu veux être lue ou pas?

Ah, this is the question. Je veux être lue en restant moi, moi avec mes jeux de mots à la con (ou pas, franchement pas si cons que ça qui dit le gars zégo!).

Si je cause comme ça c’est que c’est comme ça que la Camille elle cause. Enfin souvent dans sa tête à elle, souvent, oui parce que souvent, heureusement qu’elle dit pas tout ce qu’elle pense, mieux vaut jouer la carpe ou la guenon, mieux vaut jouer à la conne, mieux vaut toucher le fond.

Mais comment être autrement que ce qu’on est, hein, hein ?

Une copie, deux heures et un chat Mallow.

Je sais bien que les zumains sont tous des slalomeurs. Pas tout blanc pas tout noir, pas gris non plus, juste zumains variables, gais et tristes, censés et débiles, creux et profonds… Les mégas Sages sans vagues subissent aussi les houles des grands fonds.

J’essaie d’écrire pour les zumains non élevés en batterie, enfin soyons modeste pour les zumains en semi-liberté élevés en plein air, nourris au semi-bio, pas encore sortis du poulailler et bouffant encore de la merdouille de temps en temps mais se régénérant entre deux cures d’algues, de jus, de jeûne et de thalasso (pour les plus connectés « abondance » du lot !- remarque on peut faire aussi ça total à poil dans une bergerie du Larzac, c’est plus rigolo!).
C’est trop Camille, t’a déjà perdu trois wagons….tant pis, tampon !
Oui je disais, les non élevés en batterie, les ceux-ce encore dans le poulailler mais songeant fort à gambader hors de l’enclos, se torturant le cerveau pour trouver la clé, mais Archimède qui passera par là au troisième couchant de la septième lune va bientôt leur donner le bon tuyau !

Si si si le Mage a dit. L’homme-âge a dit.

Bon, tuyau de poil, j’écris, j’écris comme mon ange -y -dit et mon ange y lit..

Si j’écrivais « comme » à quoi bon écrire ?
Une copie, deux heures et un chat Mallow.

Bon, comme tu vois, oui toi, toi, qu’es derrière l’écran et que je connais pas, ou si, ou autrement, j’équationne en masse en ce moment, tout me disant si c’est pas le moment, c’est pas le moment (ah Pas-lisse, si tu m’entends donne-moi le la, qu’on en finisse!). Pas question de volonté, abandonne, laisse couler, il paraît qu’ils s’occupent de tout Là-Haut. J’espère juste qu’ils trifouillent bien dans ma Lamborghini et se trompent pas de deux chevaux.

Le fond, la forme. Me suis toujours fichu du deux parce que dans un parcours de vie plutôt ceinturé par le conforme, j’asphyxiais trop. Remets de la terre, remets de la boue qu’y disent. .. Euh, faudrait pas trop me pousser les gars !

Bon, sur ce, j’ai mon cours de yoga, mon cours de tantra, mon cours de tennis, mon cours de tout ça tout ça (ah non c’est fini ce temps-là, le pôvre corps crie : halte là ou moi je démissionne!!). Non, non, vais juste écouter les petits zosiaux… Fragiles formes qui dégagent un méga tempo !

Portez-vous !

Camille

 

Dissocier la pression

Avant, je croyais que c’était Axel qui chantait ça….

J’aurais préféré !

J’aimais bien parce que ça parlait d’un livre de Morand

Mais pas uniquement.

Ca parlait aussi d’une femme pressée parfois…

Et c’était super à fond la caisse dans les bouchons !

Dissocier l’oeuvre de l’homme est ici plus que nécessaire…

Prenez soin de

A demain !

Dernière chronique théâtrale !

 

A DEMAIN  de Pascale Henry

 

Un homme prostré sur une chaise, une voix de femme l’interroge…

 

Quelques mots clés, quelques phrases répétées.

 

Et du silence, beaucoup de silence

Pour méditer les mots

Jetés en pâture vers notre conscience de spectateur

Un rien déconcerté.

 

Des mots des phrases tels que

-Vous êtes Fatigué !

-Vous avez peur ?

-Il me faut du temps !

-Je ne sais pas…

-Mais qui commande ici ?!

 

Des mots, des phrases que les personnages se lancent, se rejettent, comme autant de balles brûlantes dont il faut vite se débarrasser sur le voisin, l’adversaire, le subalterne…

…l’Autre dans toute sa splendide étrangeté.

 

Des mots, des phrases qui seront déclinés sur différents tons : Etonnés, hagards, furibards….

 

Des mots des phrases qui se mêleront en une sorte de leitmotiv sonore, une bouillie inodore dans le cerveau du spectator…

 

Comment mieux souligner la vacuité et l’absurdité de ces formules passe-partout  sempiternellement rabâchées, jusqu’à  devenir totalement déshumanisées ?

 

Car c’est bien ce dont il est question ici :

La déshumanisation d’une société vouée aux lois de l’urgence, de la mise en code de l’individu, de l’évaluation forcenée sous paravent de psy…

Et gare à celui qui ne veut pas rentrer pas dans les cases de cette folie raisonnée!

 

Le temps est compté dans cette société carcérale. (Mais ne serait-ce pas déjà la nôtre ?…)

Or le temps est notre seule richesse.

Avec la liberté.

 

Cette pièce les met à l’honneur

A contre jour.

 

Il suffit parfois de pointer, d’instaurer la noirceur

Pour nous ouvrir à un peu plus de lumière dans le cœur.

 

Je ne peux dire que Bravo Madame !  Ainsi qu’à vos acteurs :

 

Julien Anselmino

Marie-Sohna Condé

Aurélie Vérillon

Ils partent en tournée en France, surveillez-les !

 

Camille Arman

Pacifier

On me dit : Tu y vas fort !

A force, tu vas lasser !

Il faut faire du lissé…

Du lissé ?

Est-ce que j’ai lissé quoi que ce soit depuis que j’ai eu conscience de « tout ça  » ?

Non !

Aurais-je eu un meilleur taux de survie certifié NF (comme une bonne vache laitière!)

En ce monde du silence qu’on bâtissait pour une enfant-poupée ?

Enfants décoratifs

Enfants passifs

Pacifiés

Gavés de riz

Ahuris.

Ne pas parler

Pas si fier…

Dans le cerveau, quelques neurones se rencontrent encore

Du fond de la purée de médiocre et onctueuse bienveillance qu’ils y ont déposé

En toute bonne conscience bien calibrée.

Depuis l’hôpital brutal

Plus jamais arrêté

Avec quelques ratés

Quelques erreurs de parcours non balisé

Normal.

Quand on marche sans boussole

On se prend parfois les pieds dans… ce que vous voulez !

Alors lisser ?

Lisser quoi, lisser qui ?

Pas le moment! Surtout pas!

Prenez soin de vous !

Camille Arman

2014 !

Meilleurs voeux à tous !

Merci pour vos encouragements, votre présence… Je les perçois.

En ce moment j’écris, je ne sais pas ce que cela donnera…. Mon envie de passer les limites me joue de drôles de tours…Il paraît que cela ne se fait pas, qu’il faut des trucs carrés, standart et tout et tout….

Alors je vais faire un tour parmi les déjantés et retrouve une atmosphère… (atmosphère! Quoi ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?) un peu de celle que j’ai dans le cerveau !

Et lui, décidément je l’adore ! Champagne !

PS Julien, j’ai quitté Paris moi !! Et les cailloux , ils sont bien loin …Enfin j’espère !

Merci !

« La Forme de mon Désir » a la forme.

Merci à nos amis, soutiens et fans!

Sans vous, moins de pêche et d’entrain pour continuer sur cette voie folle de la création, qui n’a de folie que le nom, celui dont l’enveloppent les seuls vrais fous à mes yeux : les non-rêveurs, les imposteurs de vie passée à genoux aux pieds d’une déesse insensée qui les méprise du bout du nez…

Les écornés du cœur qui pleurent sur leur rosier crevé, un seau d’eau plein à la main. Les briseurs d’élan, le cerveau en fauteuil roulant ….

Je croyais un jour m’user, je ne m’use pas. Pire, je régénère ! Quand on se branche à la source, le courant est continu… Alors, je musarde parmi ce monde-là. Même s’il  me semble un peu las… Y apporter de la joie, des instants en suspens et du sens me convient bien.

Prendre au sérieux la légèreté nécessaire de la vie.

Sans Messie.

Merci !

Vive les libraires, bon sang ! et vive Michel en passant….

Sylvain et moi serons en dédicace à la librairie La Loul à Bargemon,
près des Gorges du Verdon dans le 8-3, le dimanche 18 Août (tiens, tiens !).
Didier est un libraire dynamique et passionné !

Ca bouge dans le sud, venez nous voir !!

Dans le 77, on serait plus discret, venez soutenir Claude Louis et son équipe dans sa librairie « La Plume et l’écran » à Bussy St Georges (près de la diabolique souris Key mi), une belle librairie dans la tempête!

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Venez voir Clémence et son sourire à La Ferté, mais pour que demeure son sourire, achetez-lui des livres…

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Sortez de vos clics Amazon qui les tuent à petit feu, ça prend plus de temps… Et alors ? Boudiou !
Ça laisse place à l’attente, donc au désir, donc au plaisir…
Cessons d’être des mômes insatisfaits dès que le plat tarde à venir… regardons autour de nous et rêvons….
Le plat n’en sera que plus succulent.

Cela me fait penser à Michel O.
Michel dit : retrouvez le goût des livres à méditer… Ah Michel, c’est du miel sur mes plaies…

Il ajoute que l’on peut même apprendre des passages par cœur… Sans cela pas de joie, le cerveau comme une passoire…
Tu parles à une prof qui n’a cessé de se faire rabrouer par les inspecteurs car elle faisait apprendre des poèmes d’Apollinaire et de Baudelaire par cœur !

Les liens vers les 3 librairies apparaissent à droite sur la page…
Quand à Michel, vous devinerez sans doute de qui je veux parler…

Au niveau culturel, c’est idem !
On nous prémâche des trucs sans âme en série !
Moi je dis stop !

Pour les autres, bon appétit !

Si vous êtes (encore) là, c’est que vous avez des couilles, des ovaires et un cerveau, accessoirement un truc qui ressemble à une âme, alors regardez jusqu’au bout ! Nom de d’là ! Mais c’est que ça aurait le don de me mettre hors de moi (ce qui est rare !)

http://player.vimeo.com/video/57126054#at=0

Ah, de l’air…..

Mon Marchand d’Erreur préféré vient à point sertir mon propos de ses mots venus d’une jungle surannée, à croire que nos lieux d’enfance nous imprègnent d’une même substance indocile, cachée au creux de nos cerveaux.

« En fait de partie, je (…) pensais (…) plutôt à une partie de ping pong, où chacun aurait à coeur d’entraîner l’autre à se dépasser, pour partager des moments de vie, parmi ceux qui valent d’être vécus, pour avoir éprouvé l’agréable sensation de s’être enrichi.

(…) dans ces conditions, l’amour avec un grand “A” se construit dans la durée et ne peut se vivre qu’à partir d’un certain niveau de communion.
Et vivent ce genre de complicités ! »