RETOUR A…

« Ennemi à soi-même, comment aimer les autres? »

Il est urgent de revenir à soi afin de mieux retrouver autrui.

Il est urgent de sortir des plaies de l’enfance,

Des années de normalité hagarde,

Celles des masques dont on se vêt pour ne pas retrouver le couperet

…celui que l’on retrouve de toute façon

Parce qu’on ne se correspond pas

Parce qu’on se ment à soi-même.

Et qu’on se fracasse contre des surfaces en plastiques blancs

Qu’on prend pour des Paradis

Oui

Urgence d’un retour à l ‘Amour

Urgence de revenir au coeur

 

Avec cette Chrysalide qui décidément, innocemment, se retrouve là….

Merci Etienne Daho pour « Le premier jour »  et tant d’autres, mais aujourd’hui merci pour celle-ci qui colle si bien à ma vie….

….et à tant d’autres aussi….

Vulnérables et changeants…..

…..Métamorphosis Aeternalis….

 

Envolez-vous!

 

Camille

Rencontre

Le mardi 3 Décembre à 20h 30, à la Médiathèque de Saint-Jean d’Angély , je viens à votre rencontre autour du thème du « travail » d’écriture ( devoir, mission, nécessité, respiration etc…) et de la découverte de mes ouvrages dont Padre Mio et Chrysalide.

Lectures et partages seront au menu.

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Je vous promets pas le feu de joie mais le coeur y sera!

A vous retrouver.

 

Camille Arman.

L’écriture au service de la Vie.

 

A venir:

Ateliers « A la rencontre de soi »

renseignements: camille.arman@gmail.com

 

Lettre à B. (III)

Lettre à B. (III)

Merci d’avoir vaincu cette timidité, cette pudeur qui te fait te frotter les tempes, je ne pensais pas être aussi impressionnante.

Après avoir croqué dans un macaron et bu une gorgée de café froid, tu me demandes si je suis heureuse… je te fais des circonvolutions, je dérive, pars sur d’autres rives et me demande aujourd’hui si j’ai bien répondu à ta question.

Je suis heureuse, oui, car j’ai un soleil dans le coeur qui ne s’éteindra jamais. Peu importe le temps qu’il fait dehors les heurts du quotidien, les naufrages et les tempêtes en cours. Peu importe, l’essentiel réside en ce foyer où tu viens te réchauffer. A chaque inspir, chaque expir, tu l’entends résonner. C’est lui qui nous a fait nous rencontrer, c’est lui qui guide les êtres sur des chemins intracés. C’est l’adepte des sentiers secrets. Tu le retrouves, lorsque malade au fond du lit, tu désespères. Il brûle encore plus fort lorsqu’ alentour ça vitupère dans tous les sens jusqu’au non-sens, toutes ces pantomimes désespérées qu’on te jouera sur tous les tons tant que tu ne seras pas conforme aux yeux des « rangés »…

Tu sais, en rentrant de « toi », le coeur en joie, j’allais polé polé, regardant la montée des eaux menaçant d’engloutir nos os…

Avant un giratoire, une Dame en Sub Suv Sav Math Sup Math Spé HEC imitation orque blanc tout en dents pas négociant, m’a doublée. Elle a freiné, s’est mise à ma hauteur en gesticulant, je crois qu’elle devait m’insulter, ça y ressemblait au demeurant. J’ai eu peur qu‘ elle ne s’étrangle avec sa salive saturée d’ire, tellement elle exultait et sautait sur son siège avec de grands gestes de bras.

J’avais pas remarqué que le PSG avait marqué un but au pied du Musée meldois…. Non c’était pas ça. Ça devait lui couver depuis pas mal de temps, d’heures ou d’années cette rage insensée !

Je lui ai souri, ai tenté d’entrevoir le chemin secret de l’enfant cachée. Pas trouvé, dans son histoire, elle était. Devant la Grande Guerre j’étais l’ennemie à fusiller, le bénéfice non gagné sur la seconde du temps d’après.

J’ai chanté « polé polé, hakuna matata » en lui faisant signe que tout était OK, je crois qu’elle n’a pas capté ! Derrière elle, un autre Sup Suv Sav de Co a déboulé, freiné d’urgence, voyant l’animal stagnant et gesticulant dans son gros bocal blanc, au milieu de la chaussée. Carpe déssonorisée en train d’agoniser. C’était drôle, une carpe m’invectivait et l’autre, l’invectivait à son tour, tout ça au carrefour, tout près du Musée des tranchées…!

Je continuais polé polé, elle a dû voir que l’orque suivante, aussi stressée qu’elle, menaçait d’imploser dans son Sup Sub Sav de co classé qu’avait dû coûter un paquet d’heures de mois et de semaines à se faire suer dans un boulot à open space illimité, un paquet d’heures de papier…

La brise s’est calmée, un éclair de génie a dû lui dire de décamper avant que de se faire lyncher. Encore écumante, l’orque-carpe a démarré dans un vacarme, a failli se manger le giratoire. La suivante tout aussi bouillonnante, a failli caramboler la première au moment du choix des trajectoires disjonctoires…. Boum badaboum d’ires en fumées… Non, l’orque a vrombi loin des parasites qui gâchaient sa vie, loin loin bien loin d’ici…

Jusqu’au premier feu rouge… qui nous a réuni. Dans son rétro, j’ai souri.

J’ai encore dérivé, B. mais oui, je suis heureuse. Je suis heureuse de rencontrer des êtres comme toi. Fragiles, tendres, doux et déterminés à la fois. De cette génération qu’on croit perdue non, c’est étrange, j’en rencontre de plus en plus. Vous avez tout dans les mains : la fougue, les rêves, les années. Vous bouillonnez d’idées, vous créez . Vous dites non aux schémas dépassés. Et vous souriez. Bon sang que c’est beau votre sourire, cent pour cent  inaltéré !

Tu vois, la dame du SSS, elle l’a oublié, son sourire. Où l’a t’ elle laissé? Dans quel jardin, quel pré? Quand le retrouvera t-elle? Et si c’était après lui qu’elle courait? Et si c’était ça qui la rendait si, si… pas bien?

Tu vois, la dame du SSS, elle s’est mis des dalles de béton sur les épaules, des dalles pour oublier que le sourire existait encore au fond de son coeur. Même mazouté, il l’appelait. Elle porte des tonnes de dalles et elle crève de les porter. Et son bel orque blanc ne la rend pas plus gaie. Et elle s’invente des défis, des conflits pour pas s’arrêter, pas se poser et se regarder. Jusqu’à quand cette menterie?

Tu vois, ne suis pas cette voie. Écris ton nom: Liberté.

Alors oui B. je suis heureuse. Depuis la Chrysalide je suis heureuse. Je suis assise sur mon étoile et la rejoins sans arrêt. Je participe au Grand Jeu puisque je suis sur le damier, mais dans mes nuits, dans mes  absences, dans mes silences, je rejoins mes amis. Je te rejoins. Je rejoins tous ceux qui vibrent la même mélodie, celle qui fait s’ouvrir le coeur encore plus fort et brûler la tête de mille diamants.

Et tous les kilomètres-heure des Sub Suv Sav n’y peuvent rien changer.

Prends soin de toi.

Camillea-de-arman (2)

Revisitaycheun

Je n’en finis pas de clôre « Padre » qui  n’est pas encore clôt. Pas de plan, pas d’heures, de feuilles de route….ras le bol du prémâché…

Alors détour par quelques sentiers, alors des happements d’ambiance, des coïncidences…Et  je me prends à chanter sur des musiques qui sont toujours d’actualité. Pas d’histoire de temps là-dedans, juste le tempo… mises en scène  in abrupto. Suivre l’élan, et c’est tout…

Il est des thèmes qui reviennent:  la route, la Suisse, la solitude, la traque, la transformation…

Il est des êtres qui ont résonné, si étranges soient-ils…

Tels les livres, ils ont parlé à mon coeur prisonnier d’une tour… Echos, ils m’ont tenu la tête hors de l’eau.

Ils ont distillé assez de joie discrète pour qu’elle s’écoule, souterraine, en mon coeur, mon cerveau…

La passion n’est pas exempte de douceur….

Le routard, le gitan…

Le compagnon des solitudes de fin d’enfance, le berger des chrysalides…

Le piano est à l’image de cette pluie fine…

Nostalgique, irisé de douceur intérieure…

 

Portez-vous bene!

Camille

LA VOIX

Suite à un stage centré autour du thème de  la Voix, je choisis de reposter cette vidéo de Chrysalide, qui illustre ce rapt, ce détournement de cours profond, cette perte de voix progressive, une perte de sa voie propre, une perte de son, cernée de musiques. Une perte de soi.

Cette plongée au cœur du non-sens et du « Pourquoi? » traversera le tunnel du cocon duveteux, douloureux, de la chenille tapie dans le nid de sa vie en suspension.Un entracte blanc comme un Antarctique. Glacé, froid, silencieux… et bon.

Par à coups successifs, par erreurs, à tâtons, elle écartera les murs de sa propre prison. Il y aura de fractures, des sorties de route et des abandons d’anciens vestons. Mais, un pas après l’autre, un chemin se trace, inévitable, vers un plus haut Secret.

Chrysa ou le début d’une libération.

Cinq années après ce film, le papillon vole, de plus en plus léger, à la rencontre de son Mystère. Qui englobe tous les sons.

 

 

Portez-vous bene!

Camille

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C’est déjà ça, hier…

camille81016-005

Bel accueil, coeurs généreux, présences attentives, mon acolyte le fauteuil jaune se trémoussait de joie!

Si des envies de rencontres vous viennent, vous pouvez me joindre par mail ou ici même dans les commentaires.

En attendant, prenez soin de vous!

Camillea-de-arman (2)