Respire… toujours!

Bonjour à tous!

 

Si seulement  ce corona pouvait nous ramener à la Vie!

Pourtant, dans les magasins on crie famine.

Jalousies, mesquineries, paniques, rapines…

L’Autre est toujours et encore un ennemi.

Alors on ajoute, surajoute viandes, poissons, paquets de beurre. On fait ployer les caddies.

« Rien pour vous tout pour nous » au risque du gâchis, au risque d’engendrer une réelle pénurie. A ce rythme-là, les frères et soeurs du corona ont de beaux jours devant eux.

Sur-con-sommation, exploitation des ressources, nez dans le guidon du « toujours plus! »

Vieilles résurgences du cerveau antédiluvien, vielles croyances

Vieilles habitudes qui nous tordent le coeur et nidifient la peur

La boucle est bouclée.

Comment s’en délivrer?

Par le Retour à soi , toujours.

Pas d ‘autres parcours.

Le corps le coeur l’âme

Revisiter, questionner, examiner.

Plus de fuite.

Se dépouiller des oripaux ripoux

Y aller piano, sano…

Silence, foi et volupté

Respirer.

Revivre à chaque gorgée.

Réinitialiser.

Vibrer.

« Portez-vous.

Prenez soin de »

Pas que des mots.  

Actez!

 

Camille

 

La musique dans la peau

La musique dans la tête au réveil…

Le souvenir d’un concert magique,

Cathédrale de lumière

Choeurs à coeurs

Une aura de douceur pour quelques heures…

Les mots doux d’un homme simple qui font toujours du bien à entendre.

 

Prenez soin de

Portez-vous

Ici et ailleurs.

 

Camille

 

La Grâce incarnée

On n’y croit pas

Elle est là

Elle fait mais… si, elle le fait!

Tu ne rêves pas.

Elle est là

A trop de mètres au-dessus de toi

Elle le fait

Avec un grand sourire

Et toi , toi

Tu es là

Avec ton coeur qui bat

Pour elle

Pour cette belle vie-là

Qui danse là-haut

Si haut

Trop haut

Tu prends à tire d’ailes

Quelque poudre du Ciel

Semée par cette Déesse

Liberté

La Grâce incarnée

Mademoiselle Tatiana

 

 

Lorsqu’on a eu la chance de te voir « de près », Mademoiselle Tatiana, on ne t’oublie pas.

Tu parcours le monde sur ton fil

Défiant les pesanteurs de tous ordres

Tu es une Reine

Une vraie

Humble et sacrée.

Merci pour cet après-midi

A Saint-Jean d’Angely où toi et ta compagnie avez arrêté votre course céleste devant l’Eden .

Merci pour la Beauté

Merci pour l’Esprit.

Nul ne s’y est trompé.

Tous ont applaudi.

Tu as embrasé les coeurs avec une telle ardeur que bien après la fin de ta traversée, ils furent longs à se réveiller.

Ils furent nombreux à t’attendre, à t’applaudir lorsque tu descendis le grand escalier. Ils furent nombreux à venir se réchauffer l’âme à ton feu.

Ils furent longs à retourner chez eux.

Je crois que je dois faire partie d’eux.

J’ai des poussières d’étoiles plein les yeux.

 

Camille Arman

Lettre à B. (III)

Lettre à B. (III)

Merci d’avoir vaincu cette timidité, cette pudeur qui te fait te frotter les tempes, je ne pensais pas être aussi impressionnante.

Après avoir croqué dans un macaron et bu une gorgée de café froid, tu me demandes si je suis heureuse… je te fais des circonvolutions, je dérive, pars sur d’autres rives et me demande aujourd’hui si j’ai bien répondu à ta question.

Je suis heureuse, oui, car j’ai un soleil dans le coeur qui ne s’éteindra jamais. Peu importe le temps qu’il fait dehors les heurts du quotidien, les naufrages et les tempêtes en cours. Peu importe, l’essentiel réside en ce foyer où tu viens te réchauffer. A chaque inspir, chaque expir, tu l’entends résonner. C’est lui qui nous a fait nous rencontrer, c’est lui qui guide les êtres sur des chemins intracés. C’est l’adepte des sentiers secrets. Tu le retrouves, lorsque malade au fond du lit, tu désespères. Il brûle encore plus fort lorsqu’ alentour ça vitupère dans tous les sens jusqu’au non-sens, toutes ces pantomimes désespérées qu’on te jouera sur tous les tons tant que tu ne seras pas conforme aux yeux des « rangés »…

Tu sais, en rentrant de « toi », le coeur en joie, j’allais polé polé, regardant la montée des eaux menaçant d’engloutir nos os…

Avant un giratoire, une Dame en Sub Suv Sav Math Sup Math Spé HEC imitation orque blanc tout en dents pas négociant, m’a doublée. Elle a freiné, s’est mise à ma hauteur en gesticulant, je crois qu’elle devait m’insulter, ça y ressemblait au demeurant. J’ai eu peur qu‘ elle ne s’étrangle avec sa salive saturée d’ire, tellement elle exultait et sautait sur son siège avec de grands gestes de bras.

J’avais pas remarqué que le PSG avait marqué un but au pied du Musée meldois…. Non c’était pas ça. Ça devait lui couver depuis pas mal de temps, d’heures ou d’années cette rage insensée !

Je lui ai souri, ai tenté d’entrevoir le chemin secret de l’enfant cachée. Pas trouvé, dans son histoire, elle était. Devant la Grande Guerre j’étais l’ennemie à fusiller, le bénéfice non gagné sur la seconde du temps d’après.

J’ai chanté « polé polé, hakuna matata » en lui faisant signe que tout était OK, je crois qu’elle n’a pas capté ! Derrière elle, un autre Sup Suv Sav de Co a déboulé, freiné d’urgence, voyant l’animal stagnant et gesticulant dans son gros bocal blanc, au milieu de la chaussée. Carpe déssonorisée en train d’agoniser. C’était drôle, une carpe m’invectivait et l’autre, l’invectivait à son tour, tout ça au carrefour, tout près du Musée des tranchées…!

Je continuais polé polé, elle a dû voir que l’orque suivante, aussi stressée qu’elle, menaçait d’imploser dans son Sup Sub Sav de co classé qu’avait dû coûter un paquet d’heures de mois et de semaines à se faire suer dans un boulot à open space illimité, un paquet d’heures de papier…

La brise s’est calmée, un éclair de génie a dû lui dire de décamper avant que de se faire lyncher. Encore écumante, l’orque-carpe a démarré dans un vacarme, a failli se manger le giratoire. La suivante tout aussi bouillonnante, a failli caramboler la première au moment du choix des trajectoires disjonctoires…. Boum badaboum d’ires en fumées… Non, l’orque a vrombi loin des parasites qui gâchaient sa vie, loin loin bien loin d’ici…

Jusqu’au premier feu rouge… qui nous a réuni. Dans son rétro, j’ai souri.

J’ai encore dérivé, B. mais oui, je suis heureuse. Je suis heureuse de rencontrer des êtres comme toi. Fragiles, tendres, doux et déterminés à la fois. De cette génération qu’on croit perdue non, c’est étrange, j’en rencontre de plus en plus. Vous avez tout dans les mains : la fougue, les rêves, les années. Vous bouillonnez d’idées, vous créez . Vous dites non aux schémas dépassés. Et vous souriez. Bon sang que c’est beau votre sourire, cent pour cent  inaltéré !

Tu vois, la dame du SSS, elle l’a oublié, son sourire. Où l’a t’ elle laissé? Dans quel jardin, quel pré? Quand le retrouvera t-elle? Et si c’était après lui qu’elle courait? Et si c’était ça qui la rendait si, si… pas bien?

Tu vois, la dame du SSS, elle s’est mis des dalles de béton sur les épaules, des dalles pour oublier que le sourire existait encore au fond de son coeur. Même mazouté, il l’appelait. Elle porte des tonnes de dalles et elle crève de les porter. Et son bel orque blanc ne la rend pas plus gaie. Et elle s’invente des défis, des conflits pour pas s’arrêter, pas se poser et se regarder. Jusqu’à quand cette menterie?

Tu vois, ne suis pas cette voie. Écris ton nom: Liberté.

Alors oui B. je suis heureuse. Depuis la Chrysalide je suis heureuse. Je suis assise sur mon étoile et la rejoins sans arrêt. Je participe au Grand Jeu puisque je suis sur le damier, mais dans mes nuits, dans mes  absences, dans mes silences, je rejoins mes amis. Je te rejoins. Je rejoins tous ceux qui vibrent la même mélodie, celle qui fait s’ouvrir le coeur encore plus fort et brûler la tête de mille diamants.

Et tous les kilomètres-heure des Sub Suv Sav n’y peuvent rien changer.

Prends soin de toi.

Camillea-de-arman (2)

Arrêtons (tontaine!)

Préambule: Au coeur de toute cette campagne politicienne, saturation face à ces éternels jeux et ressassements qui viennent enfler notre quotidien d’une indigeste pâtée et donc prise de plume instantanée… qui suivra son cours…

 

Arrêtons de passer notre temps devant des écrans (télés, tablettes, ordinateurs…)où une sempiternelle galerie de clowns sinistres(politiciens, journalistes) dissertent sur nos vies à venir, nous remplissent de haines et de peurs, de tremblements et de stupeur, abrégeant nos joies, stoppant nos élans, brisant nos en-vies, distillant une froideur à l’intérieur de ce qu’il nous reste encore de coeur palpitant!

Arrêtons de dire qu’on aime l’autre uniquement le jour de son enterrement.

Arrêtons de dire qu’on aime l’autre juste parce qu’il a fière allure, une belle gueule, un bel habit, de la puissance, de l’entregent. Aimons-le aussi malade, faible, pauvre, vulnérable, vomissant, vieillissant.

Arrêtons de faire semblant de vivre, d’aimer, de parler, d’employer des mots qu’on ne pense pas, de sourire des sourires qui ne sourient pas, d’être sempiternellement hors de soi, de maltraiter l’amour et l’amitié, de nous prostituer pour quelques billets, de feinter toujours, pour épater qui, à la fin du parcours?

Nos selfies grotesques orneront nos suaires tels des masques de Carnaval dégoulinant de creams repulpantes et restrusturantes mêlées de crachats et de larmes.Nos os calcinés se riront de nos liftings. Nos mensonges retomberont en neige noire sur nos candeurs d’enfants.

 

Camille Arman, un jour de janvier de l’an de grâce ..de grâce!..deux-mille dix-sept.

 

Hommage à Guy Corneau

Bonjour à tous!

Un jour de janvier, l’envie revient de partager autour d’un thème qui m’est cher celui du Père, puisque je termine un livre à ce sujet. Le décès inattendu du psychanalyste Guy Corneau et le thème de son livre le plus connu « Père manquant fils manqué » coïncide avec cet élan..

 

Portez-vous bene!

Camille