Respire… toujours!

Bonjour à tous!

 

Si seulement  ce corona pouvait nous ramener à la Vie!

Pourtant, dans les magasins on crie famine.

Jalousies, mesquineries, paniques, rapines…

L’Autre est toujours et encore un ennemi.

Alors on ajoute, surajoute viandes, poissons, paquets de beurre. On fait ployer les caddies.

« Rien pour vous tout pour nous » au risque du gâchis, au risque d’engendrer une réelle pénurie. A ce rythme-là, les frères et soeurs du corona ont de beaux jours devant eux.

Sur-con-sommation, exploitation des ressources, nez dans le guidon du « toujours plus! »

Vieilles résurgences du cerveau antédiluvien, vielles croyances

Vieilles habitudes qui nous tordent le coeur et nidifient la peur

La boucle est bouclée.

Comment s’en délivrer?

Par le Retour à soi , toujours.

Pas d ‘autres parcours.

Le corps le coeur l’âme

Revisiter, questionner, examiner.

Plus de fuite.

Se dépouiller des oripaux ripoux

Y aller piano, sano…

Silence, foi et volupté

Respirer.

Revivre à chaque gorgée.

Réinitialiser.

Vibrer.

« Portez-vous.

Prenez soin de »

Pas que des mots.  

Actez!

 

Camille

 

J’vivrai dans un tipi…. ou bien?

Résultat d’une balade d’une demi-heure dans une petite ville de France….« Bon, on est en vacances Youpi! on s’en fout des rabats-joie, consommons et youplala! Sauf que ça passe pas ., visuellement, moralement, citoyennement… »

C’est quoi; ces mots? hein? Sois plus claire on comprend pas!

Heu… juste ras le bol par moment de ce cirque. De ces mots « fraternité, confiance, écologie, solidarité etc… » utilisés, galvaudés , sortis de leur contexte juste là pour te faire banquer ou déposer en temps utile un bulletin dans l’urne qui te criera bientôt : « Niqué(e)! »

Oui un retour de ras le bol contre la bêtise (même si la mienne je la vois pas gnananananana!!), les faux gentils, les satisfaits du pantalon, le triomphe de la médiocrité (même si la mienne je la vois pas gnananananana!!).

En 1981, quand j’ai vu un crane triompher d’un autre, j’ai cru au renouveau, tout allait changer, être plus beau. Fini les inégalités, le triomphe du fric et de l’irrespect…. Basta! Niquée la nana, et pas que moi. Tous les hurluberlus que je connaissais, les Peace and Love à la sauce Genesis, Supertramp, Téléphone etc.. Tous les Ecolos-romanticos, les refaiseurs de monde non loin du G.R 20. On y croyait. On était cons.

Maintenant, on fait sa révolution dans son coin, on médite, on se pacifie le ciboulot pour pas disjoncter. On y croit. On lit Werber, on est des fourmis hésitant entre laisser pisser, « après moi le déluge! » (« en vrai » non je peux pas!) comme les autres et soubresauts d’Etna. Remarque que les volcans quand ça se réveille ça fait des dégâts!

Mais que c’est criste, que c’est criste Venise bon sang, quand tu veux pas fumer ou te bourrer la gueule pour oublier que no futur . Exemple, hier sur une plage : » Bon, je dépose Mamie à l’église et après on va se bourrer la gueule!! Vaste programme « d’éclate » estivale!!.. Cela a toujours été, ok, mais bon… cela m’a toujours choquée qu’une vie si précieuse soit passée la tête dans le sable pétrolisé!

Marre d’être con-sensuelle. Pas dans mon sang ça! Eh Dieu, Vishnou, Brahma, que c’est dur de se rogner les ongles et les ailes pour essayer d’être qui t’es pas !

Faut que ça bouge, que ça oeuvre, que ça crée, que ça dynamise au lieu de toutouiller sans cesse sa cuillère dans un plat de soupe aux haricots froids, les yeux rivés sur des écrans plats.

Sortez les gens, sortez de vos carapaces de vos masques tordus ceux qu’on vous a vendus pour pas être qui vous êtes, en fait!

Sortez, hide in your shell, regardez autour de vous bon sang !

Arrêtez de con-summer, Soyez!

Camille, un jour d’Août.

 

If I can help you, if I can help you
Si je peux t’aider, si je peux t’aider
If I can help you, just let me know
Si je peux t’aider, fais-le-moi juste savoir

 

Qui n’a pas son drap-peau derrière sa feu-naître?

 

Qui n’a pas son drap-peau derrière sa feu-naître?

Achtung!

J’ai respiré  des jours et des jours mais  cela me hérisse toujours autant le poil, alors…

Alors, oui, on s’en fout,  on s’en tape que des millionnaires essoufflés fassent joujou derrière baballe et que des gogos peinturlurés suivent et continuent incessamment de vivre leur vie par procuration  au lieu de faire leur rêve-évolution…

Alors oui on s’en tape, on « subit » …

voix off: -Tu subis pas, t’es pas une victime, gnagna gna, prends du recul, miroir, miroir etc…oui ben ya des jours où ça déborde et c’est précisément ce jour de juin-là!

-n’empêche qu’au supermarché du coin…

-Ah TU VOIS, tu vas au Super toi aussi!

-Oui pour de l’eau pour quelques salsifis et parce que je viens de faire trente bornes Aller-retour hier pour payer cher du pain bio du lait végétal et tout le tintouin et quand vous avez un imprévu  et que le Gros-Méchant est à dix minutes de voiture dans cette rase campagne , je choisis d ‘économiser mon temps, de ne pas polluer plus que nécessaire etc…

-Te justifie pas , te justifie pas !!

Alors pourquoi tu me poses la question , hein, hein?

-On dit pas hein, t’as été prof de français ou quoi?

-je dis pas hein, je dis hein-hein sur le mode ironique, avec un léger troisième degré et je dis pas « je ne dis pas » parce que j’aime pas le noeud, ça alourdit ça pose , alors parfois, souvent je zappe ça  (on dit pas « ça » !….et caetera)

Donc,pourquoi tu me poses la question,pour me mettre rapplapla devant ma conscience écolo qu’est déjà K.O. avec les compromis de Hulot? T’en fais pas, t’en fais pas !!

Oh calme -toi, moi je disais ça..

Toi « tu disais ça comme ça » mais choisis tes mots, les mots c’est pas du chamallow c’est des vibrations qui peuvent donner chaud ou froid. Choisis-les comme tu choisirais un diamant, précautionneusement, t’en fous des diamants? T’aime quoi?

-Les macarons!!

-Alors comme un macaron ( l’ordi, je vous jure que l’ordi est barré, il a tapé macron…!!) de chez Hermé ceux qui sont vachement bons et qui coûtent une blinde?

-Ben oui!

-Là tu prends le temps, hein, hein, tu fais ton choix. Violette de Parme ou rose de Provins c’est pas vraiment le même parfum… et faut quand même pas y faire passer tout ton RSA!

-(ah, avec tous ces fainéants qui bouffent du bon pain, où on va?! On y va madame, on y va, mais priez bien aussi pour qu’on ne touche pas à votre pension de reversion… ah, je crois entendre la voix de votre défunt mari qui se marre du haut-de l’eau de La!!)

Donc je reprends là où j’en étais, j’en étais où ?…Là!

Dans ce Super des banderolles, des plastiques qui vont finir leur course dans la mer et alimenter le ventre des tortues des dauphins et des baleines et caetera. Certains pays africains interdisent le plastique (Kenya etc..) et ici on gonfle des ballons chez Mickey, pour l’anniv de Tatie Michu,  pour faire joli dans les salles de concert, pour les anniversaires, les mariages qui divorceront dans trois mois (un papy a vu passer un cortège a lancé: mes sincères condoléances! On a ri et ça lui a fait du bien je crois!!).

Oui le plastique, tous ceux de « l’événementiel » connaissent ça, comment donner un sentiment d’euphorie chimique à des êtres lessivés et lymphatiques.

Au rapport dans une heure, allez plus vite!

Bariolez-les de pétroles colorés et le tour est joué! Ils en ont déjà plein les ongles, les cheveux, la peau et les entrailles, ça se remarquera même pas! Là-dessus une bonne bière polyphosphatée pour digérer les frustrations ou fêter « l’humiliation » de « l’adversaire » et hop , embarqués!!

 

Bon, c’est pas le tout mais j’ai mes zin-vités à chouchouter!

Je vous laisse en compagnie d’une qui…

 

https://positivr.fr/la-bajon-deputee-coupe-du-monde

 

Portez-vous bene!

La Camille

 

 

 

LE MOCHE

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LE MOCHE

de Marius von Mayenburg

Dès l’abord le spectateur perçoit une atmosphère étrange comme le décor de plexiglas et d’alu : nette, propre, glaçante, glacée. Au centre , l’homme à abattre, la bête à sacrifier, Lette. Car nous pénétrons dans une arène où les jeux sont faits d’avance : le culte de la rentabilité et de l’image va triompher. Quitte à en crever. Quitte à délaisser toute identité au profit d’une image lissée, infiniment dupliquée.

Le moche, c’est lui, c’est nous. C’est l’être humain dont il s’agit de polir toutes les aspérités, toutes les particularités. C’est l’inventeur, le chercheur naïf transformé en tête de gondole, en pathétique idole, prête à tout pour se vendre, pour gagner plus de dollars, pour tomber plus de femmes, proies consentantes, consternantes, de toute cette folie.

Ce scénario bien huilé de déconstruction d’identité est écrit de main de maître par un chef d’orchestre madré : humiliation de la victime, déconsidération de son travail, de son physique, promesse de promotion au rang d’étalon suprême si elle se soumet au scalpel salvateur. Douce scène de semi-agonie où se révèlent pleinement les caractères. Visage bandeletté, charcuté… à mettre au chômage toutes les cliniques de chirurgie esthétique !

Arrive la phase « rentabilisation du  produit ». Le chercheur, transformé en mouton de foire-oui la bouillie humaine s’est transformée en un joli leurre- accumulera les conférences et congrès pour le seul bénéfice du patron. L’homme sacrifié, pantin désarticulé sans plus de repères, est pris au piège de son narcissisme et de ses ambitions. Il piétine avec joie son humanité profonde sans espoir de retour. Avec la complicité d’une femme qui a de l’amour une définition bien particulière. La figure féminine n’est pas la plus ménagée par l’auteur. Elle est effrayante de duplicité, de vénalité, et ce dans toutes ses déclinaisons, d’épouse, de présidente de société, de mère…

Oui, c’est un jeu cruel. C’est la caricature à peine outrée des mécanismes de notre société marchande qui se voit mise à nue, sans voile ni faux atours. L’obscénité du propos initial -la consommation de l’autre, la soumission au pouvoir dominant, sardonique proxénète, la dévalorisation de l’humain- y éclate à chaque phrase, à chaque séquence. Le tout dans un crescendo de rires glacés et de douleur à peine masquée par l’hypocrisie des participants à ce concours de perdants.

Oui, tout semble ici outré jusqu’au dégoût. Tout nous rebute. Nous nous accrochons au bastingage des outrages, tombant avec l’homme-prototype chaque fois un peu plus profond au coeur de l’abîme. Oui nous n’aimerions pas voir ce reflet déformé dans le miroir …et pourtant c’est nous. Nous, si nous n’y prenons pas garde. Nous poussé à bout face à des lois inhumaines. Nous et nos compromis, nos compromissions. Notre abandon de nous, de notre singularité première.

Face à cette âpreté, on ne peut que saluer le talent des quatre acteurs qui donnent tout.

A commencer par Guillaume Marquet, poignant, qui nous fait parcourir toutes les couleurs de la souffrance et de la peur d’être un looser, d’être rejeté comme un vulgaire déchet sans certificat de conformité. Ses comparses Nathalie Jeannet, superbe de férocité, Gilles Tschudi impressionnant de duplicité, Raphaël Tschudi, jeune acteur au visage d’ange qui joue à merveille les démons, sont à la hauteur du défi. Ils relèvent puissamment le gant déposé par Nathalie Sandoz, à la mise en scène acérée.

Aucune baisse de régime, aucune relâche, ils y vont à fond et c’est grâce à eux, à leur énergie, que nous restons dans la farce, la caricature, que nous ne dérapons pas totalement vers le côté obscur qui oblitérerait tout espoir de rédemption. A noter, à ce sujet, la très belle scène finale, un écho délicat qui nimbe d’un halo de douceur le tragi-comique de l’ensemble…

Jusqu’au 29 Janvier au charmant théâtre de l’Atalante (relâche le mardi) et ensuite tournée en Suisse, Vevey, Fribourg… Courez les voir pour un décrassage salutaire !

En attendant, prenez soin de Vous !

Camille Arman

Dissocier la pression

Avant, je croyais que c’était Axel qui chantait ça….

J’aurais préféré !

J’aimais bien parce que ça parlait d’un livre de Morand

Mais pas uniquement.

Ca parlait aussi d’une femme pressée parfois…

Et c’était super à fond la caisse dans les bouchons !

Dissocier l’oeuvre de l’homme est ici plus que nécessaire…

Prenez soin de

Un truc style…

Un truc style espoir,

Un truc style faut pas désespérer tant qu’il y a de bonnes personnes sur le pont du navire,

Un truc style s’il n’en reste qu’un…

 

http://www.staragora.com/news/le-singe-s-approche-de-la-dame-agee-et-a-ce-geste-extraordinaire-d-humanite/477755

 

Un truc style merde ça pourrait être si bien !

Un truc style « Ôde à la tomate »

 

Je relaie les superbes voeux d’Ariane Mnouchkine…

Ils trouvent leur place naturelle dans ce post.

Si facile de désespérer, si aisé…

 

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici
Ariane Mnouchkine »

 

 

Oui il faut du courage pour inverser la vapeur Madame, nous n’en manquons pas.

Tant que nous respirons sur cette terre il est de notre devoir de participer à cet élan vital.

Loin du tout détruire, tout consommer, tout  pour « moi moi moi….. »

Néant, néant, néant.

 

Bon, j’ai une soupe qui m’attend !

 

Prenez soin de vous !

 

Au niveau culturel, c’est idem !
On nous prémâche des trucs sans âme en série !
Moi je dis stop !

Pour les autres, bon appétit !

Si vous êtes (encore) là, c’est que vous avez des couilles, des ovaires et un cerveau, accessoirement un truc qui ressemble à une âme, alors regardez jusqu’au bout ! Nom de d’là ! Mais c’est que ça aurait le don de me mettre hors de moi (ce qui est rare !)

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