MADEMOISELLE CHAMBON

MADEMOISELLE CHAMBON d’après Eric Holder

J’avais lu le livre il y a longtemps. Excellent souvenir, le meilleur de Holder assurément.

 

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Un histoire simple d’amour et d’empêchement. De loi sociale et d’encombrements, de musique italienne et de violoncelle, de truelle et de pupîtres d’école. De Bartok et de Kévin. Que des choses qui ne vont à priori pas ensemble et pourtant…

De là à l’adapter au théâtre…. tant de silences, de non-dits, de maladresses, d’extrême pudeur aussi… Tant d’étoiles à l’intérieur des corps qui continuent de s’agiter dans un décor en carton bouilli… On restait sur une note douce, la saveur de l’inaccompli…

Ils ont réussi le pari de rendre vie à cette partition subtile, délicate, finement ourlée de tendresse et de nostalgie.

Ils, les trois acteurs (Corinne Debeaux, Olivia Machon et Yves Buchin), toujours justes, intensément présents, vibrants les vagues à l’âme, les révoltes, les replis intérieurs, les difficiles acceptations de leurs personnages. avec passion.

Il, le metteur en scène, Alain Prioul, par le choix de sortir de son écrin de bibliothèques ce doux roman qui, l’air de rien, diffuse tant. De rendre si brillamment hommage à l’écriture sensible du romancier. A la vie sans vagues apparentes d’êtres humbles et lumineux à la fois.

Il, le créateur lumières, Laurent Dhainaut, qui se glisse dans cet univers élégant avec ses éclairages qui soulignent, surlignent parfois. Sans jamais écraser.

Tout n’est que silence, maelstroms intérieurs et subtile sensualité.

Côté spectateur, le sentiment amoureux si fort et si contenu se respire, se capte au moindre regard, au moindre souffle, à la moindre main repassant un pli imaginaire, sur une jupe qui aimerait tant être froissée…

La fin m’avait échappée, elle m’échappe encore… Je reste dans la douceur, la poésie des coeurs soudain éveillés de leur habituelle torpeur. Et qui renaissent émerveillés.

Je reste dans cette féerie…

Alors, Mesdames, Messieurs, pour ce ravissement, encore merci.

Camille

A voir les vendredis  et samedis à 20h dans l’excellent Théâtre de l’Aktéon, 11, rue du Général Blaise 75011 Paris. Du 30 mars au 26 mai 2018

PETITES PRECISIONS AUTOUR DE L’ EQUIPE

Puisque oui tout ceci demande une énergie folle et que certains soirs (ou matins !) y’a  moins d’entrain, on peut toujours compter sur un ami.

Présentation de l’équipe, s’il vous plaît !

Sylvain A, technicien émérite qui magnifie les sons et les vidéos sur tous les supports existants s’appelle Vincent.Etre d’une délicatesse et d’une modestie d’un autre temps,il oeuvre dans l’ombre, sans jamais désirer les projecteurs. Il est un fait avéré que je l’adore.

Sylvain B qui a multiplié par 2 998 les auditeurs de FPP et Sylvain D, agent littéraire et créateur d’évènements qui a fait le « buzz » sur « Dailymotion » et « Youtube » sont un magma mystérieux composé d’anges silencieux.

Sylvain C, attaché de presse qui a réussi à « décrocher » des interviews de la presse papier, radios et vidéos en son temps s’appelle aussi Camille.

Sylvain E, agent commercial au service des vins de France, et pour lesquels il pose un verre à la main sur toutes les photos s’appelle bien Sylvain. Il a pour plus grosse mission de calmer mes éruptions. Il croit surtout en mon travail et en ce que nous construisons ensemble.

Qu’ils en soient tous ici remerciés !

Olé !

Le chien, l’élan et l’exil

Ecrire est un exil qui suppose un renoncement.
Transiger avec la vie quotidienne est une amputation d’élan.

Comment se coltiner avec la vie quand elle montre les dents ?
Quand le monde qui entoure semble n’être que faux-semblants ?
Quand parler avec des photocopies de photocopies lasse vraiment ?

Quand aller voir ailleurs ce qui se passe est une impasse…

Sortir pourtant.

Un chien blanc me suit sur une route de pluie et dans son arrêt subtil, dans son regard attentif, je découvre une grâce enfuie, une délicatesse infinie… celle que je cherchais dans un autre puits, à sec aujourd’hui…