WOMAN-HUMAN

Oh , il est des artistes que l’on croirait issues d’une même peau

Il est des mots qu’on croirait issus de son cerveau

Collapsus maximalus!!

Ecoute

Elle parle de toutes nos larmes, toutes nos guerres, toutes nos alarmes

Nos compassions, nos résiliences, nos alliances

Nos errances et nos résurrections….

 

Ecoute….

 

« But I’m the kind of woman

Mais je suis le genre de femme

 

That was built to last

Qui a été construite pour durer

 

They tried to erasing me

Ils ont essayé de m’effacer

 

But they couldn’t whip out my past

Mais ils n’ont pas pu effacer mon passé

 

To save my child

Pour sauver mon enfant

 

I’d rather go hungry

Je préfère mourir de faim

 

Got all these wounds that just won’t heal

J’ai toutes ces blessures qui ne guérissent pas

 

Inside of me

À l’intérieur de moi

 

And my blood flows

Et mon sang coule

 

Through every man

A travers chaque homme

 

In this godless land

Dans ce pays sans Dieu

 

That delivered me

Qui m’a délivré

 

I’ve cried so many tears even the blind can see

J’ai pleuré tant de larmes, même l’aveugle peut voir… »

 

Ecoute cette voix qui te parle de toi,

Toi, quelque part…

Oui, toi aussi l’ami !

 

Allez, au tableau, on traduit tout seul maintenant!

 

« I’ve been called a witch

I’ve crackled in the fire

I’ve died so many times….

I’d only just coming alive…… »

 

Staying alive a aaahhhh…

Alive.

Vivants.

Pour toujours.

 

Camille

REPRENDRE SA VIE EN MAIN

Chacun doit reprendre sa vie en main

D’où qu’il soit

D’où qu’il vienne

Reprendre sa vie sans la haine

Regarder en soi où ça a buggé

Où on s’est laissé transfuser du sang avarié

Empli de rancoeurs de doutes et de sanglots tués.

Osons être

Sans tuteur  et sans Maître

Osons être

Le silence nous susurre à l’oreille tant de mots doux

Nous accorde tant de rendez-vous avec ce qui bat fort et vrai en nous

Ne le renvoyons pas d’une baffe dans les baffles d’un western mou.

Allons au-delà de nos obésités mentales

Allons au-delà des cathédrales de nos rêves scénarisés par le métal

Allons au-delà des combats externes

Allons au-delà

Respectons-nous.

Dans chaque mot, chaque regard, chaque geste.

Respectons-nous.

A chaque seconde, jusqu’à la dernière.

A chaque inspir, chaque expir, donnons le meilleur de nous.

Et les « choses » bougeront, insensiblement, irrémédiablement, autour de nous.

Camille A.

Après l ‘Egypte

Après l ‘Egypte, une évidence: nous sommes tous des temples.
Vivants, vibrants.
Recelant des cryptes sonores, des goulots d’étranglement, des essoufflements.
Des renoncements.
Des recommencements toujours verts.
Des tombeaux ouverts…
Des mystères.
Des allongements sur pierre.
Des essors.
Des trésors.
« Abrutie de lumière, comme prise au lasso, je me laisse défaire de tous mes oripeaux… »
Laisser être
Ombre et lumière
Larme et paupière.
Phare repère
Ephémère.
Omission, rêve évolution.
Rédemption.
temple
Laisser être.
Camille

ÉCRIRE, VENDRE DU PAIN, ENSEIGNER

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil

C’est transmettre un feu, une flamme

C’est passer le relais

Enflammer la main qui se tend, les yeux qui lisent

Et tout le coeur en dedans

Plus que du pain au lin, plus que Verlaine, plus que Mama,

C’est quelque chose d’invisible qui passe

D’âme à âme

Et là

Les mots se lassent

Rompus devant l’absolue banalité

L’absolue beauté de la vie.

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Il y a ceux qui passeront devant ton stand, ton tableau, ton pupître et avec qui cela « ne le fera pas »

Il y a ceux qui ne goûteront pas, qui snoberont, qui craindront une attaque sur leurs terres privées.

Même pour un poème, un morceau de cake, une lecture à partager…

Il y a ceux qui te feront un creux au coeur

Il y a ceux qui te rejetteront par peur, pudeur, maladresse, jugement…

Le jugement, ce morceau de salade entre les dents de l’amour.

La peur de se faire « avoir »…toujours.

 

J’irais bien, crête orange, chaines et blouson noir, vendre mon pain et voir

Voir ceux qui résisteraient

A l’artifice de la forme.

 

De mon poste de pilotage au radar, je transcende à chaque fois l’effet costard. Même si les capteurs -d’anciens modèles durs à cuire- me signalent, au bord de l’extinction, une marée noire à venir, je me jette dans la gadoue présupposée et en ressors parfois turquoirisée de blue lagon…

Émerveillement total. Tout le monde il est beau, même les « méchants » d’avant ! (qu’étaient pas des méchants vraiment, ils jouaient leur rôle pour te faire bouger en dedans oui oui mais mais et puis et puis humanum humanum est, non Forrest !)

Je repars cavaler quelques micros secondes sur Orion et c’est achement bon !

Et quelquefois non, et ça fait mal à la pompe à sang. Ça passe mal le tribunal. Des années d’Éducation Nationale impriment une mission. Et lorsque les poussins s’arrachent les plumes, défoncent le grillage, mitraillent la poule pondeuse, ça fait mal, fichue la mission…Et même si un seul…

Descente de la paroi à la verticale, puits sans fond .

Abîme d’ »à quoi bon ? »

Alors, au fil du temps et des torticolisations, et sans être un yogi patenté, on inverse les proportions : si un seul capte, tout est validé : il a capté pour la classe, il a capté pour le monde entier. Tout devient plus gai !

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Geste continu, à perte de vue, éternellement recommencé.

Tendre la main, donner, recevoir. Partager.

Entre les deux, un peu de feu et de sourires.

Le pain au lin, au blé, à l’orge, au seigle, au froment, au maïs, à la châtaigne, à l’épeautre, au sarrasin, au levain naturel, au cent pour cent sans gluten pasteurisé, au Gibraltar recourbé, à l’Ermenonville exacerbé, au Tournicoti Panacota, à la roulette à cent bras, tout ce que vous voulez, mais le XIX ème est mon préféré… Tous des fêlés ? Et alors et alors, c’est par la félure ….vous connaissez ?

Non, ah oui, vous dormiez Hector, vendredi dernier, je vous voyais sommeiller. Je vous laissais tranquillement explorer les australopithèques aztèques tout près du radiateur japonais mais va bien falloir un jour que vous atterrissiez !

Donc la félure, la félure, Hector, décompressez, sortez de l’anti-matière quelques micro-secondes et réfléchissez, re-fléchissez, si vous voulez, revenez parmi les lois de la gravité, une félure, ça laisse passer quoi, une félure, ça laisse passer la… la..

-La Joie !

Oui Hector, on n’est pas loin, on est même tout près ! La lumière, Hector, la lumière…. Ah vous souriez… Votre sourire, Hector, n’a besoin d’aucun papier.

Allez, c’est bon, assez d’effort, vous pouvez repartir ! Cap Canaveral est fin prêt, mission intersidérale, cinq quatre trois deux un zéro partez ! Et ramenez-nous de belles images, Hector ! Ramenez-vous surtout, ramenez votre secrète poésie, ne nous laissez pas trop mariner dans la gadoue ! La gadoue…

Ah, Happy New Year, au fait, mais c’est déjà du passé !

Camilleplage fouras oct 15

 

PS Pas de gadoue, B., just singing in the rain !

Air du Temps

Par temps d’orage,

Un vieil air qui sent le neuf…

 

« Insensible au passé
Invisible au radar »

Le big kiff,

Oh yeah!

 

« Quelle idée d’enfer
Quelle idée d’enfermer tout
Tout ce qui existe en nous… »

Quelle idée de ne pas « Nous » reconnaître et de « Nous » vivre, oui!

 

Prenez soin de votre  belle Humanité!

Camille

 

 

 

 

 

 

ET…VIVRE!

Et le silence

Et le chant du merle

Le magnifiant

 

Et les poissons multicolores

Voiles rouges voiles blancs voiles bleus voiles noirs

Qui tanguent tanguent

Dans la mare

Piste de danse d’un soir

 

Et les lézards flémards

Aux gorges palpitantes

Ronflant sur la pierre encore chaude de soleil

 

Et les escargots gourmands

Tournicotant autour du bac à légumes

Quatre étoiles sous la lune

 

Et les perles de fraîcheur

Diamants

Autour du verre de vin blanc

 

Et le ciel pur

Au-dessus de nos têtes

Et ne plus rien faire que…

Goûter

Et Être

(oh vivre ça!)

 

Oui être et vivre

Reconnaissante pour tout ce peuple-là

Les visibles et les autres

Les présents et les toujours-là

 

Oui VIVRE

Baignée

De lumière

et

De joie.

 

Un jour de juin de l’an de Grâce….

 

Portez-vous bene!

 

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

TRACER OU LE REGARD DU DE A COUDRE

Ne pas suivre

Eperdument

L’autre

Comme un chien mendiant sa pitance

En  oubliant sa propre Lumière.

 

Tracer sa route

Ne rien reproduire

Créer.

 

Marcher dans la neige fraîche

Sans rails d’aucune sorte

Etre Soi

Sans estampillage.

 

Voguer son  Mystère

En être ébloui

Et le contempler diffracté dans le regard d’un arbre, d’un hérisson ou d’une fleur.

D’un chat, d’un papillon ou d’un enfant.

D’un corbillard, d’un dé à coudre, d’un éléphant.

 

Portez vous bene!

Camillea-de-arman (2)

Valjean, la Chro

valjean

 

Une table, un encrier, un paravent.

Dans ce décor, un homme se confesse, un homme se raconte. Un homme se repent.

Reprend en main son histoire se l’accapare, se l’incorpore. Corps à corps ruisselant.

Cet homme c’est Jean Valjean, c’est Le Père Madeleine, c’est Fauchelevent. C’est le maire, le forçat, l’homme respecté, le paria.

C’est la foudre, la force et la haine. C’est la douleur, l’amour et la foi.

C’est ici magnifiquement retracé par Christophe Delessart, le parcours de vérité d’un homme entravé. Entravé par ses  liens de fers, par les liens du passé. La pauvreté en héritage, transmutée en élan vers la sainteté.

Ce beau monologue suit crescendo les différentes métamorphoses du personnage central du roman de Hugo. Des cris de haine, de colère, jusqu’à la lente prise de conscience vers le chemin du bien. Cette voie du cœur qui parvient à faire doucement son œuvre, à creuser patiemment son sillon au creux d’un égout, d’un tribunal ou d’une barricade… face à un ange, une fille des rues ou un vautour.

Tous les lieux, tous les êtres sont bons pour s’accorder avec son âme. En nous faisant partager avec tant de force et de sensibilité -l’une et l’autre, bien sûr, sont ici alliées- cette trajectoire humaine, valjean-2Christophe Delessart nous raccorde à la nôtre… si tant est que nous l’ayons oubliée au détour de quelques gargotes, ou bien froissée sur quelques pavés mouillés!

 

Vous aurez compris… courez-y!

a-la-folie-theatre

 

A La Folie Théâtre – 6, rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris
Renseignements et / ou réservations    Tél.: 01 43 55 14 80

Du jeudi 15 septembre 2016 au jeudi 19 janvier 2017, les jeudis à 19h

 

En attendant, continuez à vous porter bene!

 

Camillea-de-arman (2)

Joyeux Noël !

Oui les lumières c’est joli,Sapin

Oui les sapins sciés, les oies gavées,foie gras

 

les smartphones pour bébés c’est…. heu…

On s’en fiche, c’est la fête!

Amusons-nous gais, gais, puisque c’est écrit sur le calendrier, sur le papier gras des pubs prêtes à jeter,  puisqu’on nous le dit à la télé!

Oui c’est la fête, oui c’est youpi!!

Piyou Piyou gris!

Ben non non non!

Et voilà t-y pas que je lis ce qui suit… qui fait comme des cloches de Pâques carillonnantes dans ma tête!!!clochettes

 

 

 

 

« Logiquement, quand on écoute ce qui est socialement acceptable, on répond à des règles, à la société ou à ce qui est extérieur à nous. Et dans les faits, ce qui est socialement acceptable est souvent construit pour la masse et les gens se font piéger certaines fois à écouter toutes ces règles de masse, car elles ne tiennent pas compte des besoins individuels. Et quand on ne tient pas compte des règles sociales, on écoute nos propres besoins, comme c’est souvent le cas pour les autistes qui sont plutôt en contact avec leur conscience et leur vérité à l’intérieur d’eux. Par conséquent, ils écoutent souvent leurs propres besoins en premier, peu importe que ça plaise ou non. Et les gens « normaux » qui répondent à ce qui est socialement acceptable, ils ne tiennent pas compte généralement de leurs propres besoins, car encore une fois ils ne réfléchissent pas ou ne s’assument pas. Ils suivent la route et ne mettent jamais de Conscience. Toutes ces règles sont souvent construites pour plaire ou bien paraître à l’extérieur.

Par exemple, j’ai toujours détesté Noël, car il y avait trop de règles sociales à suivre, comme donner un cadeau à quelqu’un que je n’aimais pas vraiment, rester jusqu’à minuit seulement pour dire Joyeux Noël à cette heure et faire bonne figure ou encore parler avec des gens pour qui je n’ai pas d’intérêt ! Toute cette mascarade imposée et mise en place m’a toujours dépassé et a toujours été trop pour moi. Alors j’ai souvent refusé Noël parce que je sentais ces règles non dites et les réactions des autres qui me trouvaient nul parce que je ne pouvais pas répondre à la règle. Ici, même si tout ce que j’explique n’était pas tout clair en mon esprit, ma Conscience m’a toujours parlé, par des malaises, des refus, des symptômes, peu importe que mes comportements aient été socialement acceptables ou non, car j’ai toujours été en contact avec ma Conscience. »

extrait de L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger de Pierre-André Pelletier & Nadine Primeau, Éditions Un Monde Conscient

 

Tellement ressenti ça que… hum que du bonheur…. comme on dit chez Naguy!

Alors…

Portez-vous bien avec ou sans guirlandes sans vous enguirlander pour autant avec vos enfants vos grands parents et vos Charles Attends!

Le vrai Youpi c’est d’être!

 

Camille

a-de-arman (2)

DEGUSTER

Le silence, le  jardin, le chant du pinson, la petite mare, le chat des voisins qui passe, que je caresse, qui s’en va vers son ailleurs…le chocolat.

Tout est bon à déguster.

 

Pas envie de prendre la voiture pour aller faire des choses nécessaires.

Ne « rien » faire. « Tout » faire donc.

Être.

 

Bel été à vous!

 

Camille

Etat des lieux

J’ai trouvée mon invitée sur FPP, une sacrée bonne femme pas formatée !

Bon, c’est pas le tout mais ces êtres-là sont imprévisibles, souvent.

Donc, je suis à la fois heureuse et fébrile parce que la vie à l’état brut ne se laisse pas si facilement contraindre dans des cadres, si laxes soient-ils…

En même temps, c’est chouette et je n’aime que ça !

Bon, si vous y avez compris quelque chose à cet état d’esprit kaléidoscopique, tant mieux pour vous !!

Parce que moi…

PS : Profitez du soleil, parce que celui-là aussi n’en fait qu’à sa tête !

Un peu d’histoire…

Donc, je me rends compte aujourd’hui que je dois un peu livrer de moi.

Je me suis un peu cachée, jusqu’à ce pseudo, auquel je tiens aujourd’hui,
qui me fait comme un bouclier, même s’il m’éloigne de l’Italie….

Je ne démarre pas de rien.

J’ai écrit le texte qui me tient le plus à coeur, qui ne sortira peut-être jamais, peut-être parce qu’il s’enrichit chaque jour d’un nouveau regard…

J’avance.

Kiro est une chance malgré les difficultés rencontrées…

J’aimerais raconter la Polynésie, la Guyane, l’infini de mes folies…

Je le ferai, à mon rythme, pas à pas, sans plus la peur d’être, sans m’excuser de vivre ici-bas..

Merci à ceux qui croient en moi.

Lettre trouvée je ne sais plus où..

Un extrait de lettre sur l’être dont l’auteur s’est enfui…..

« Exclure le pauvre,

c’est exclure cette vérité que l’être

est d’abord un manque

d’être

qui pousse à créer

de l’être. »

ça me triture depuis toujours ce fil entre l’être et l’avoir sur lequel se faufilent nos vies…..