La Peur ou la Vie

Alors que nous déconfinons, la Peur est là, encore plus prégnante, elle hante et terrorise de plus en plus de monde…. il faut être masqués et désinfectés pour lire un livre, retirer de l’argent ( oui da!), voyager, rentrer dans certains commerces…il faut apprendre aux jeunes enfants à craindre l’autre, le tenir à distance… »achtung! », à vivre derrière des glaces, pas italiennes, hélas!
 
 
J’en passe tellement cela devient absurde….

 

 
Er la crainte de vivre, vous connaissez?
 

 

 
La crainte de vivre à pleins poumons la vie pleine et entière à laquelle nous aspirions tous en écarquillant les yeux, à peine sortis du ventre maternel…
 

 

 
La crainte d’être qui nous sommes sans sommations, sans ausweis tamponnés par l’autorité « suce-nommée »!

 

 
 
La Peur a fait son temps, nan, vous ne croyez-pas?
La Peur qui fait marcher à petit pas, la Peur-cancrelat (désolée les potes, mais vous vous trouviez là!)
La Peur qui fait que l’on marche à côté de sa vie en la vivant à demi, aux trois-quart ou presque pas…
La Peur qui nous fait nous recroqueviller sur nos préjugés, nos angoisses antédiluviennes….

 

 
 

 

J’ai frôlé la mort bien des fois, parfois même je l’ai recherchée tellement la vie me semblait plate, inodore et longue, longue…,
 
Mais toujours oui toujours est apparu ce sentiment d’invulnérabilité, de « portage » étrange, d’ailes d’anges qui retenaient mes bras -ou ceux d’un autre, redressaient la voiture dans le bon sens, me sortaient d’un fossé sans une égratignure ou bien, cassée, me posaient doucement sur un lit, longtemps, pour y voir plus loin, plus profond que ce petit « moi » qui se débattait dans ses marais noirs…
 
 
L’occasion de voir au-delà du miroir….
 

 

 

 

 

 

 
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Nous avons tous un parcours -court ou long, peu importe- et l’accomplir est une joie. Ne nous brisons pas les ailes nous-mêmes.

 

 
Plongeons, volons, selon notre loi interne.
 

 

A tire d’ailes, à pleine Foi!
 
 
 
 
 

 

Camille Arman

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde. Pour moi ce fut ce mercredi 14 Août. Un air plus doux, une déambulation dans les rues et ruelles et venelles et passages de Saintes.

Un accompagnement de jeune fille en partance pour le grand Sud, une attente de train sans impatience, un au-revoir joyeux. Un longement d’avenue, un arrêt aux églises. Un regard sur nos contemporains qui déambulent eux aussi, glaces ou paninis à la main. Un café, un vent qui vient du plus profond du ventre de la Charente. Un esprit léger (ça arrive!). Au retour, des politesses entre automobilistes du style:

« Après vous Messire,

Mais non, je n’en ferai rien, gente dame »  etc..

Un truc que tu croirais que ça existe pas et pis qui existe quand même, dis donc!

Un parcours comme ceux que j’effectuais dans Paris du temps de « La Pyramide », ou dans Roma la bella…  Un parcours d’insouciance et de joie profonde.

Voilà, il faut le dire aussi: Merci la vie de nous permettre de goûter à « Tout ça », ces instants de rien qui nous remplissent d’un grand Tout!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

Toujours dans ma tête…

Depuis que…toujours dans ma tête.

M…. quand t’apprends ça. « Encore un qui a rejoint les nuées! ». Eh, restez un peu avec nous les poettes, on a besoin de vous, et sacrément par ici!

Même quand vous « faîtes rien » vous êtes, vous purifiez l’air, vous…

Nous lâchez pas trop vite tout de même, j’voudrais pas dire mais y ‘a tant de troncs secs qu’arrêtent pas de pourrir en liberté…. Faut aimer tout le monde « mais » quand même….

Vous, vous surfez tranquilles maintenant et nous on rame dans la boue, la joie, la boue , la joie, les orages, les faux serments …Vous, la joie c’est tout le temps!

« Pas si tôt », réflexion con, réflexion quand même. Trop tôt. Comme Bashung, comme Freddie, comme…. non, bizarre, y »en a que ça me dérange moins voire pas du tout, j’sais pas pourquoi!

L’aigle de Barcelone, le nomade, et cette voix si particulière qui touchait au coeur…Bon… Impermanence, tout passe, gnagnagna…Oui, cela n’empêche pas de célébrer une singulière présence…Où que l’on aille…..

Je vous laisse sur ce clip si sensuel si vibrant…Plein de belles ondes.

Portez-vous…comme un aigle!

Camille

 

FPP AND PADRE

 

Enregistrement aujourd’hui de l’émission « Le lire et le dire » de JC Caillette autour du Padre.

 

FPP PADRE 4

Toujours une joie! Surtout que c’est la der des der…. Une première rencontre autour du micro avec Mama, une clôture avec Padre…

Que de good vibrations!

Diffusion  le vendredi 4 mai à 15heures sur FPP (106.3).

Je vous laisserai bientôt le lien pour la rediffusion.

 

Portez-vous bene!

Camille

 

Une caresse de taïga

La neige repeint tout  de blanc et de silence. Au creux de son duvet émerge parfois une musique intime, douce, profonde, persistante. Elle passe par des gorges et des falaises, saute sur des dièses et rebondit sur un fa en riant. Puis elle s’encorolle, éclate, n’en peut plus des foulards et se rue vers une vie plus nue, éclat brut, son abrupt, chant de tous les temps, loin des fanfares.

Elle fracasse les oreilles de coton, tout en mezza vocce, tout en demi-ton. Elle exaspère , elle électrise mais comment faire autrement lorsqu’elle vous parcourt d’une telle force qu’elle vous vampirise, vous prend l’âme et le corps pour vibrer ses accords?

Intensité éprise.

Alors sortir avec les loups, loin des canapés mous, laisser les radiateurs ronfler leur tiédeur. Chanter avec le ru qui sautille de joie près de vous, avec vous, heureux d’exercer son chant premier, loin des années de sommeil trouble qui le voyait s’étioler. Se laisser asperger le visage de cet air qui ne naît qu’à ces moments-là. Une caresse de taïga. Une brise de silence et de passion.

Qui veut entendre ça?

 

Prenez soin de you!

Camille

 

 

 

 

#ANNÉES FOLLES

#ANNÉES FOLLES

Dans l’écrin chaleureux de L’Aktéon on pénètre tous… à la queueleuleu. On s’assoit sagement. On se rince du dehors, on éteint les parasitages, on se prépare au décollage. Voyage au dedans.

Deux énergumettes arrivent, prof et assistante pour du beurre. Elles déclinent l’alphabet deleuzien au gré de leurs humeurs… musicales. On commençait à sourire gentiment à coup de pastilles vichy circulant dans les rangs, on se surprend à être bien, coulés dans un cocon douillet qui jazze et qui swingue on ne peut mieux.

On rend visite à Satie, à Gatsby et c’est magnifique, Chanel et Cocteau passent, Picasso se prélasse et j’en passe… Rythme, paillettes, boa et cigarette, allez roulez ! C’est parti pour le grand huit des folles années !annees folles akteon

Un bœuf en duo sous les toits de Paris la nuit ; anecdotes, complicité, whisky. Le duo se complète à merveille, la brune (Juliette Pradel) à la voix puissante, la blonde pétillante ( Anne Cadilhac) au piano. On se laisse embarquer par ces ritournelles sans prétention. Elles font du bien aux cerveaux lestés du plomb des nouvelles. Nouvelles pas si nouvelles, krach boursier, affaires, corruption… Un siècle a passé ? ah bon !

Temps poubelle, ciel de souris au dehors. On ressort, joyeux. Soleil éclatant et ciel bleu accroché au coeur de la nuit parisienne, un reste de folie s’agrippe à nos veines.

C’est une plume de boa enfuie.

 

Camille Arman

du 12 janvier au 24 mars.

Vendredi et samedi à 20h Relâche le 20 Janvier.

Résa AKTEON :01 43 38 74 62

ÉCRIRE, VENDRE DU PAIN, ENSEIGNER

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil

C’est transmettre un feu, une flamme

C’est passer le relais

Enflammer la main qui se tend, les yeux qui lisent

Et tout le coeur en dedans

Plus que du pain au lin, plus que Verlaine, plus que Mama,

C’est quelque chose d’invisible qui passe

D’âme à âme

Et là

Les mots se lassent

Rompus devant l’absolue banalité

L’absolue beauté de la vie.

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Il y a ceux qui passeront devant ton stand, ton tableau, ton pupître et avec qui cela « ne le fera pas »

Il y a ceux qui ne goûteront pas, qui snoberont, qui craindront une attaque sur leurs terres privées.

Même pour un poème, un morceau de cake, une lecture à partager…

Il y a ceux qui te feront un creux au coeur

Il y a ceux qui te rejetteront par peur, pudeur, maladresse, jugement…

Le jugement, ce morceau de salade entre les dents de l’amour.

La peur de se faire « avoir »…toujours.

 

J’irais bien, crête orange, chaines et blouson noir, vendre mon pain et voir

Voir ceux qui résisteraient

A l’artifice de la forme.

 

De mon poste de pilotage au radar, je transcende à chaque fois l’effet costard. Même si les capteurs -d’anciens modèles durs à cuire- me signalent, au bord de l’extinction, une marée noire à venir, je me jette dans la gadoue présupposée et en ressors parfois turquoirisée de blue lagon…

Émerveillement total. Tout le monde il est beau, même les « méchants » d’avant ! (qu’étaient pas des méchants vraiment, ils jouaient leur rôle pour te faire bouger en dedans oui oui mais mais et puis et puis humanum humanum est, non Forrest !)

Je repars cavaler quelques micros secondes sur Orion et c’est achement bon !

Et quelquefois non, et ça fait mal à la pompe à sang. Ça passe mal le tribunal. Des années d’Éducation Nationale impriment une mission. Et lorsque les poussins s’arrachent les plumes, défoncent le grillage, mitraillent la poule pondeuse, ça fait mal, fichue la mission…Et même si un seul…

Descente de la paroi à la verticale, puits sans fond .

Abîme d’ »à quoi bon ? »

Alors, au fil du temps et des torticolisations, et sans être un yogi patenté, on inverse les proportions : si un seul capte, tout est validé : il a capté pour la classe, il a capté pour le monde entier. Tout devient plus gai !

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Geste continu, à perte de vue, éternellement recommencé.

Tendre la main, donner, recevoir. Partager.

Entre les deux, un peu de feu et de sourires.

Le pain au lin, au blé, à l’orge, au seigle, au froment, au maïs, à la châtaigne, à l’épeautre, au sarrasin, au levain naturel, au cent pour cent sans gluten pasteurisé, au Gibraltar recourbé, à l’Ermenonville exacerbé, au Tournicoti Panacota, à la roulette à cent bras, tout ce que vous voulez, mais le XIX ème est mon préféré… Tous des fêlés ? Et alors et alors, c’est par la félure ….vous connaissez ?

Non, ah oui, vous dormiez Hector, vendredi dernier, je vous voyais sommeiller. Je vous laissais tranquillement explorer les australopithèques aztèques tout près du radiateur japonais mais va bien falloir un jour que vous atterrissiez !

Donc la félure, la félure, Hector, décompressez, sortez de l’anti-matière quelques micro-secondes et réfléchissez, re-fléchissez, si vous voulez, revenez parmi les lois de la gravité, une félure, ça laisse passer quoi, une félure, ça laisse passer la… la..

-La Joie !

Oui Hector, on n’est pas loin, on est même tout près ! La lumière, Hector, la lumière…. Ah vous souriez… Votre sourire, Hector, n’a besoin d’aucun papier.

Allez, c’est bon, assez d’effort, vous pouvez repartir ! Cap Canaveral est fin prêt, mission intersidérale, cinq quatre trois deux un zéro partez ! Et ramenez-nous de belles images, Hector ! Ramenez-vous surtout, ramenez votre secrète poésie, ne nous laissez pas trop mariner dans la gadoue ! La gadoue…

Ah, Happy New Year, au fait, mais c’est déjà du passé !

Camilleplage fouras oct 15

 

PS Pas de gadoue, B., just singing in the rain !

Impressions…Sons

 

Chants, chants mélés,

Regards regards regards

Intensité

 

 

Et se sentir redevenir ce que l’on a toujours été…

Cette Joie!

 

 

Et retrouver l’enfant « perdu » au hasard d’une balade en bateau…

Chuuut, tu te reconnais dans l’eau translucide qui t’a portée.

 

Tout fut bénédiction sur cette terre brûlée couleur passion

Jusqu’à l »homme-médecine qui délivra mon front d’un étau à couper au couteau

 

Gratitude infinie

Ne plus rien dire

Laisser les particules de soleil inonder notre peau

Ici et ailleurs

Douceur…

 

 

Camille, il semblerait..

Revisitaycheun

Je n’en finis pas de clôre « Padre » qui  n’est pas encore clôt. Pas de plan, pas d’heures, de feuilles de route….ras le bol du prémâché…

Alors détour par quelques sentiers, alors des happements d’ambiance, des coïncidences…Et  je me prends à chanter sur des musiques qui sont toujours d’actualité. Pas d’histoire de temps là-dedans, juste le tempo… mises en scène  in abrupto. Suivre l’élan, et c’est tout…

Il est des thèmes qui reviennent:  la route, la Suisse, la solitude, la traque, la transformation…

Il est des êtres qui ont résonné, si étranges soient-ils…

Tels les livres, ils ont parlé à mon coeur prisonnier d’une tour… Echos, ils m’ont tenu la tête hors de l’eau.

Ils ont distillé assez de joie discrète pour qu’elle s’écoule, souterraine, en mon coeur, mon cerveau…

La passion n’est pas exempte de douceur….

Le routard, le gitan…

Le compagnon des solitudes de fin d’enfance, le berger des chrysalides…

Le piano est à l’image de cette pluie fine…

Nostalgique, irisé de douceur intérieure…

 

Portez-vous bene!

Camille

ET…VIVRE!

Et le silence

Et le chant du merle

Le magnifiant

 

Et les poissons multicolores

Voiles rouges voiles blancs voiles bleus voiles noirs

Qui tanguent tanguent

Dans la mare

Piste de danse d’un soir

 

Et les lézards flémards

Aux gorges palpitantes

Ronflant sur la pierre encore chaude de soleil

 

Et les escargots gourmands

Tournicotant autour du bac à légumes

Quatre étoiles sous la lune

 

Et les perles de fraîcheur

Diamants

Autour du verre de vin blanc

 

Et le ciel pur

Au-dessus de nos têtes

Et ne plus rien faire que…

Goûter

Et Être

(oh vivre ça!)

 

Oui être et vivre

Reconnaissante pour tout ce peuple-là

Les visibles et les autres

Les présents et les toujours-là

 

Oui VIVRE

Baignée

De lumière

et

De joie.

 

Un jour de juin de l’an de Grâce….

 

Portez-vous bene!

 

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

Traversée forestière

One shot.

Envie de partager l’air qui me traverse en ce moment..

Traversée des densités, des danses, des cités, des incités, des sites ailés, des rencontres et des retraits.

La vie a tant de visages.

 

Camille

 

Une histoire de Partage

Merci aux amis venus lors de la séance de dédicace chez Clémence hier, merci pour vos sourires et vos paroles chaleureuses.dedicace 19 12 15

Merci de vous être déplacés quand tout vous pressait à côté, les départs, les cadeaux à faire, les repas à préparer. Tout ce qui fait le quotidien des fêtes aujourd’hui.

J’ai le goût de ces partages depuis longtemps.

Le goût du silence et le goût du partage aussi, oui.

Pas l’un sans l’autre je crois.

Une alternance de joie.

Je me sens prête à partager autrement, plus longuement avec vous autour des thèmes abordés dans mes livres:  l’adolescence,  la nature, le sport, le corps, l’amour, la mort, le deuil, la passion, l’anorexie, autour du thème de la mère, de la famille, du thème de la vie …

Il est nécessaire de se regrouper et d’échanger de coeur à coeur, on ne peut plus se cacher et faire comme si rien n’avait changé.

Si des personnes parmi vous sont intéressées par  l’organisation d’un atelier, d’une rencontre, contactez-moi sur ma boite mail:

camille.arman@gmail.com

 

Merci et à bientôt!

Camille

 

 

 

Alzheimer du côté rose…ou pas!

Je me suis tâtée  avant d’écrire mais depuis le temps que je me tais sur le sujet…

Alzheimer vu du côté « sympa » des choses… Oxymore béton ?

Prenez un peu de temps, tant que vous l’avez encore-mais si vous l’avez!- et écoutez, lisez, ça vous concerne aussi:

 

Oui, oui…

Okayy, okayy..

Sujet vaste et puissant sur lequel il y a tant à dire…

Moi je ne me souviens pas que l’on riait beaucoup, ni qu’Alice se fendait la poire à soulever ses 80 kilos pour soigner ses escarres ni à le chercher partout dans tous les squares quand ça lui prenait les rares minutes où elle s’absentait pour quelques courses…

« Selon que vous soyez grand ou misérable… »

Vous finirez par être un mourant heureux ou un enchainé sur un lit toute une fin de vie…

Okay soyons positif, yeah yeah yeah mais..

Juste une question: Où est passé  Daniel le fusionnel durant la tournée de Colette cette semaine là?

Qui s’occupe de lui, Là? De ses questions et  de sa détresse et sa solitude de petit garçon et et et…. Est-il toujours aussi rieur?

On peut encore me dire qu’il y a x Alzheimer, qu’Alice si dévouée n’était pas si futée que que…. que le cerveau d’un entrepreneur et le tien, vraiment…nan !

Il y a la solitude du soigneur et dans ce cas précis , elle N’EXISTE PAS. Je devine toutes les petites mains autour, qui veillent au grain près du grand homme, les invisibles qui colorent de rose ce qui ne l’est pas. Celles qu’Alice (et d’autres, tant d’autres ) n’avait pas. Pourquoi, oui pourquoi ?

La réponse est aisée.

Oui , il y a l’Alzheimer des riches et l’Alzheimer du « peuple » (comme dirait Onfray lors du débat où Moix était mauvais samedi dernier chez Ruquier) la fin enroséolée ou dans un mouroir pisseux… (mais payant quand même!! Et pas qu’un peu!), les affaires dans un sac poubelle, etc…

Ta maladie ce fut la fin d’Alice-Chantal Goya, ce fut la fin des « bonnes copines » à la maison, ce fut la solitude, les dettes, tes cris et le froid. Alors quand je vois ça, je dis halte aux piqûres d’illusion! Ne crayonnons pas de joie cette lente désertion, ce retour aux couches sans les chansons.

N’empêche que je ne souhaite à personne ta fin de vie, Papa. Et chaque fois qu’on me parle de rose bonbon sur cette « maladie » là  je repense à elle, je repense à toi.

LOVE.

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Reflet….

Après la lecture d’un article sur Éric Emmanuel Schmitt , la prochaine sortie de mon septième livre et les remous d’un stage de silence, l’envie de dire: ne vous en faîtes pas trop pour moi je suis juste un reflet de vous, de vos peurs de vos failles de vos révoltes.

De vos élans, vos dégoûts. De vos passions, de vos sourires.

Pas de masque, juste pulvérisée en vol Gisèle un été 75 couleur de Chrysalide, décomposée, plus d’identité, juste les années d’après, ressentir, résister à l’époque en ce monde sans parler. Taire ce qu’elle savait, qui avait quelques mots qui ne trouvaient pas d’écho… alors se taire et écouter, regarder. N’empêche, la déflagration à l’intérieur toujours d’actualité…

Volcan premier.

 

images volcanL’anagramme de ce prénom qui n’aurait pas dû être, échappé de je ne sais quel inconscient ascendant, est… église!! Non mais t’as vu à qui tu parles, mec ? (oui , ça c’est le  joueur à l’intérieur qui se prend pour Onfray) oui moi libre tel un philosophe athée, n’empêche que….

N’empêche que la Turquie, Rumi, les terres sacrées, les déserts, les rencontres de feu font que….

J’écris je vis je pleure, je danse une vie qui n’est déjà plus mienne la seconde d’après. Depuis l’âge de treize ans, je le sais. Irrémédiablement. Juste jouer avec le vent, se rouler dans les vagues, danser.

Donner à lire des écorchements, des tremblements, des épanchements de nos vies et toujours, toujours à la fin, ressusciter.

Pour ceux qui n’ont pas vu la Joie dans mes larmes, pour ceux qui ne la verront jamais.

Oui, on met du temps à oser dire qui l’on est.

On peut le vibrer à l’intérieur, toujours.

Avec un fin sourire.

Juste dire l’amour.

 

Prenez soin de vous.

Camille

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La tentation de Tataouine

En ce moment plein de coîncidences, depuis la mort de Fred, des fous me parlent , des quasi-fous, de ceux que l’on nomme ainsi c’est à dire des saints d’esprit, entendons-nous bien.

 

Des fous me parlent Sarah Camille la seule Claudel, Cali le Gula, des sons me viennent des images partout. Des lumières en pagaille, des arbres en feu.

 

Alors j’écris, je consigne, des nouvelles des portraits des romans sans dents, que faire de mieux ?

Mais que faire de ce brasier? Le laisser se consumer puisque rien ne sert d’écrire comme le dit Angot qui écrit malgré tout sa chronique libérationnelle mensuelle?

Que faire de ce brasier qui enflamme ma vie?

Pas dans les règles pas travesti.

Oui s’en aller disparaître ne plus rien faire paraître la tentation de Venise ou de Tataoui… Oui oui  souvent tout le temps et un satané de Sisyphe me percute le corps et me fouette le sang et me hurle non !!! Et puis certains d’entre vous m’écrivent « A quand la suite? » et je reprends ce baluchon de moins en moins estampillé par la Principauté de l’édition…. alors adios le petitediteur, adios Amandine, adios Donaziade,  vous parties, faire partie de la charrette de vos amies fut un honneur…

Le rêve du n’être plus rien, envoyer tout paître et ces satanés mots qui veulent naître……………. Comme ça comme ils veulent, fils de tous fils de rien, sans veston ni manchette sans fourrure ni sacs à main, rien juste un éventail , un masque, un parfum………………………………………………

 

Marre de vous ponctuer mes bébés marre de vous « corriger » mes néologismes redoutés des correcteurs d’ordinateurs!! Marre de vous materner mes adolescents fugueurs…

Apo Apo un peu D’Alcools  pour respirer l’eau de vie à plein nez!

Marre de ces écoles de charité, marre de ces dogmes, marre de ces matraques qui frappent en rangs serrés avec un sourire niais photoshopé sur le pif « on vous veut du bien on vous veut du bien, on vous vend du rien on vous vend du rien! »

 

Plus de nez plus de nez plus d’embruns, plus d’aventure, voiles déchirées, petite fiancée du Pacifique pas s’y fier, lionne démuselée, rage rentrée.

Tirons à bout portant sur les devantures d’armures. Ne soyons pas à une contradiction prêt ! Marre des pointeurs d’erreurs qui pointent les sorties en touche du fond de leur fauteuil Rue du Breuil!! De l’action crénom, de l’action qui sente le grand large!! A l ‘abordage des choses rancies, à Drancy ou ailleurs!

 

Plus de cœur, bordel plus de cœur!!

 

C’est une journée qui avait bien commencé puis virage mal négocié, purée de bazar d’administration de bâtons dans les roues de mon embarcation…. C’est quelques larmes et quelques sourires et quelques fleurs quelques merlettes dans la verdure. Et c’est pas con c’est pas con une merlette c’est même pas poète pouet, c’est vibrant de sons,  même qu’un moine tibétain atteindra jamais le fond du son cristallin de sa gorge, Georges!

Calme, calme…

Je m’essaie au zen (si si!) mais  j’ai la tante Carmen qui déboule du fond de son camp pour gitans sans dents virés de tous les castings pub pour tf1 et me cambre les reins.

Pas bien Carmen, j’y dis je fais de mon mieux pour être politically correc!

J’y peux rin qu »elle dit Carmen c’est pas ton destin!

Y’a pas de destin y’a rin de rin j’y dis, c’est ce qui se dit partout tu sais, oui oui oui!! Rin que des atomes perdus dans le Cosmos même qu’Onfray s’y met au Cosmos ouais, ouais ouais!

Alors si Michel s’y met!  Athée souhaits!

 

Et Elle rit et elle rit et elle danse la Carmen et je la suis, oui volontiers, je la suis. La joie qui l’emmène est plus forte que toutes les théories!

 

Portez-vous, moi je vole !!!

 

A bientôt, qui sait ?

 

Camille

 

a-de-arman (2)

LA SEULE REPONSE

Laisse aller c’est une valse

Laisse pisser le mérinos

Atchoumer le rhinocéros

Se laisser aller à qui de soi

A qui de droit.

 

Fuir le Hardy’s naufrage

Terni le visage d’une idole des sixties

Aigrie

Peur de la mort n’excuse pas tout

Vivre sur son nuage loin de toute contingence

Aisance immense

Dédaigneuse apparence

Où  est  la joie, où est  le don?

 

Et puis ce matin le destin qui fracasse des zaisés,

Qui s’envoyaient en l’air en Argentine

Jeu entre richissimes, certes, mais

Pourquoi certains nous touchent plus que d’autres?

Parce que écho au coeur

 

Parce que fille rebelle qui fait écho

Une Flo sur les flots

Refrain fluet

Désuet

Rigolo

Si rien face aux vagues au fracas de l’Atlantique

Si rien face aux nuits sans sommeil

Si rien face aux forces de l’intérieur…

 

Et l’autre, Camille, nageuse acharnée, seize bornes chaque jour dans l’eau chlorée….

Faut tenir faut être cinglée faut…..

Chapeau!

Et ce jeune boxeur

Et…

 

Pas qu’eux oui plein de gens tués ce jour

Flammes d’humanité.

 

Vivre est la seule réponse

Vivre pleinement sa vie

 

A cueillir….

 

Ce matin dans le jardin,

Un oiseau émerveillé chantait.

Il est

De cette vie

Aussi.

A préserver.

 

 

Portez-vous, prenez soin!

 

Camille Arman

a-de-arman (2)

 

 

 

Plein de joie!

Plein de joie de larmes et de rires

Plein de vie amassée

Coquillages sur la plage

Courbée de froid

 

Plein de chaleur au coeur

D’anciens enfants délaissés

Qui ne savent plus que donner

Donner, donner…….

 

 

Vive le vent, l’air étoilé d’amour

Qui ces jours m’ont nourrie !

 

Camille

 

 

FREE !

Pour en avoir vues

A Maupiti…

 

Contre toutes les eaux polluées

Contre tous les filets du monde….

La joie éclatante d’une baleine !

Et la compréhension d’une petite fille…

 

 

Et parce que les paroles des chansons sont AUSSI importantes…

 

Et parce que je lui dois un 12 à l’anglais au Bac (en traduisant ses textes et ceux de Supertramp et d ‘Eagles, soyons clairs !) sans avoir rien fait d’autre en cours que de me fondre dans le lagon vert d’un Apollon Solaire…

 

Et parce que oui oui oui if you love somebody…..

 

Merci !

« La Forme de mon Désir » a la forme.

Merci à nos amis, soutiens et fans!

Sans vous, moins de pêche et d’entrain pour continuer sur cette voie folle de la création, qui n’a de folie que le nom, celui dont l’enveloppent les seuls vrais fous à mes yeux : les non-rêveurs, les imposteurs de vie passée à genoux aux pieds d’une déesse insensée qui les méprise du bout du nez…

Les écornés du cœur qui pleurent sur leur rosier crevé, un seau d’eau plein à la main. Les briseurs d’élan, le cerveau en fauteuil roulant ….

Je croyais un jour m’user, je ne m’use pas. Pire, je régénère ! Quand on se branche à la source, le courant est continu… Alors, je musarde parmi ce monde-là. Même s’il  me semble un peu las… Y apporter de la joie, des instants en suspens et du sens me convient bien.

Prendre au sérieux la légèreté nécessaire de la vie.

Sans Messie.

Merci !

Vive les libraires, bon sang ! et vive Michel en passant….

Sylvain et moi serons en dédicace à la librairie La Loul à Bargemon,
près des Gorges du Verdon dans le 8-3, le dimanche 18 Août (tiens, tiens !).
Didier est un libraire dynamique et passionné !

Ca bouge dans le sud, venez nous voir !!

Dans le 77, on serait plus discret, venez soutenir Claude Louis et son équipe dans sa librairie « La Plume et l’écran » à Bussy St Georges (près de la diabolique souris Key mi), une belle librairie dans la tempête!

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Venez voir Clémence et son sourire à La Ferté, mais pour que demeure son sourire, achetez-lui des livres…

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Sortez de vos clics Amazon qui les tuent à petit feu, ça prend plus de temps… Et alors ? Boudiou !
Ça laisse place à l’attente, donc au désir, donc au plaisir…
Cessons d’être des mômes insatisfaits dès que le plat tarde à venir… regardons autour de nous et rêvons….
Le plat n’en sera que plus succulent.

Cela me fait penser à Michel O.
Michel dit : retrouvez le goût des livres à méditer… Ah Michel, c’est du miel sur mes plaies…

Il ajoute que l’on peut même apprendre des passages par cœur… Sans cela pas de joie, le cerveau comme une passoire…
Tu parles à une prof qui n’a cessé de se faire rabrouer par les inspecteurs car elle faisait apprendre des poèmes d’Apollinaire et de Baudelaire par cœur !

Les liens vers les 3 librairies apparaissent à droite sur la page…
Quand à Michel, vous devinerez sans doute de qui je veux parler…

Fréquence Paris Plurielle

Mes amis,

Si quelqu’un m’avait dit que l’entretien avec Mélanie Talcott sur FPP aurait déjà réalisé plus de 1500 vues en à peine plus d’une semaine. Je partage cette joie avec vous sans réserves, un peu de baume au cœur ne doit pas être négligé, on en a tous besoin en ce moment.

Le démarrage du « roman de l’été » écrit avec Sylvain ‘La forme de mon désir » est vraiment très encourageant, vous êtes beaucoup à avoir sollicité votre exemplaire dédicacé, les envois sont en cours…
Ce lieu est propice au partage, vous pouvez laisser tous les commentaires voulus, sur tous les sujets, j’y réponds systématiquement.

L’été se précipite lentement cette année encore, la maturité du cerisier s’est mise en veille, quelques merles sont plus téméraires.
Gare aux crampes d’estomac les amis quand même, je parle aux volatiles bien sûr.

Pour qui cherche à transférer aux amis le lien vers l’émission… le voici

A bientôt
Camille

Morgane

Comme une journée ne peut pas se terminer aussi difficilement qu’elle a commencé (il n’y avait plus de caramel au beurre salé pour le petit déjeuner…), voici une des bonnes nouvelles du jour…

Le site http://www.lestrompettesmarines.com/pages/morgane.html

vient d’éditer le texte « Morgane » extrait du Recueil de nouvelles « Un lycée côté jardin », sorti il y a un an…
Vous qui me suivez sur ce blog, avez toutes et tous lu ce texte, mais il semble que parfois, le plaisir d’une nouvelle lecture apporte une sensation forte… je voudrais partager cette joie avec vous, simplement…

L’envers du décor, suite.

Revenons à nos moutons premiers…

Bééhh !! Saint Ex, si tu m’entends !

Le billet d’amitiés, donc…

Sur lequel était joliment inscrit : »Trouble-fête ». Connaissant l’élève, ce serait plutôt « boute-en-train », jaillisseur de sourires et créateur de copains….

Le terrorisme fielleux, je connais pas mieux…

Le sous-entendu malsain, sous le « trouble-fête », »l’emmerdeur », le pas-dans-les-rails-prout-prout-coin-coin », n’est pas loin.
Il faut savoir que dans des temps anciens (réacs ???) on distribuait des bons points, aujourd’hui c’est le catalogage d’entrée. Le personnage, « prof des écoles » (Quelle prétention dans ce terme ! J’aimais bien instituteur-trice, on ne ravaude pas un complexe d’infériorité débile et sans fondement, avec une boule de flipper à quatre dents)  » … a t-il jamais ouvert un seul livre psy de sa vie ?

Ou juste regardé autrui autrement que comme un singe savant ?

Sous le « trouble-fête » -quelle fête que ce désenseignement narquois, ce dénigrement d’apprendre dans la joie, car accrochez-vous bien, ce billet aux sales relents était accompagné d’une mention à recopier cinq fois : »Ce qu’on apprend par l’effort reste toujours ancré plus longtemps. » avec le nom de l’auteur de ce sommet, s’il vous plaît : Luc Lecompte. Les miens ne sont pas bons….

Le sieur aurait pu rajouter : « avec deux baffes dans la gueule, ça s’encre encore mieux ! »

Chrysalide, extrait.

« De cette période, ne lui reviennent que des bribes, morceaux de puzzle éparpillés, lâchés au fil des jours le long du long couloir morne, sur le carrelage atone de sa cellule de détention, briques nues. Petit poucet devenue. Plus du tout prêt pour la bataille, perdu.

De cette période ne lui reviennent que ces petits cailloux illusoires d’heures vécues par une autre qu’elle, son double anguleux, souffreteux. Ce funambule ayant perdu l’équilibre, toujours entre deux mondes, entre deux ombres. Marionnette sombre, celle qui sait faire la bête, afin de laisser l’ange dormir tranquille, au fond de sa tête.

De cette période, elle n’a rien gardé. Tout déchiré, tout brûlé. Cartes, photos, cahiers, dans un grand feu de joie, en plein bois. Quand elle avait cru, plus tard, que parce que l’on est amoureuse, le malheur ne palpite plus en soi.  »

Chrysalide, Camille Arman 2012

Un joli thème pour ce livre :

Recevoir et donner

Ne rien prendre sans donner.

L’art, en ce sens, est un « rendu »,
Un don en échange de la grâce reçue.
Un rééquilibrage de l’univers.

La beauté perçue nous percute et nous la réfléchissons,
En chansons, en musique ou en vers..
En couleurs, en caresses, en odeurs de pain qui cuit
En Joie épanouie.

Les prédateurs ont oublié ce bonheur.

Sceaux, dimanche après-midi.

Etoile du Berger,  Sceaux, Dimanche après-midi.

Terrasse plein soleil.

Bondée.

Plus de place pour déguster qui un chocolat, qui un café.

Alors on rentre quand même faire la queue

Pour du pain frais, des macarons…

Une vieille dame sort, hésitante , solitaire,

Canne en errance, regard perdu.

Réflexe d’enfant, relent d’enfance,

Elle plonge son nez dans le sachet brioché.

Instantanément, son regard a changé.

Un éclat de joie l’a traversé.

Du « Merci »

« Merci » peut être certes

De politesse acquise,

Mais aussi

Ce qui nous civilise

Encore

Sans pour autant nous faire plier la tête.

On peut plier la tête autrement que ça.

Ceux qui crient « fuck » à tout va

Ne le savent peut-être pas.

Oui, je dis « Merci » pour une porte ouverte

Un sourire

Tout ce qui ne tombe plus du tout sous le sens

Aujourd’hui

Dans notre Kohlantaesque autotuerie.

Si j’ai l’air con, ça ne regarde que les autres,

Pas moi.

Je dis « Merci » quand la vie redresse la tête

Quand le négatif plie sous le poids de la joie

Inattendue

Gracile

Quand elle retrouve sa loi

Dans le coeur des hommes

Et des femmes d’ici-bas..

Alors oui, Merci…..

Infiniment.

Parce que, vraiment,

Je ne m’y attendais pas…