Il est des jours où on se réconcilie avec le monde

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde. Pour moi ce fut ce mercredi 14 Août. Un air plus doux, une déambulation dans les rues et ruelles et venelles et passages de Saintes.

Un accompagnement de jeune fille en partance pour le grand Sud, une attente de train sans impatience, un au-revoir joyeux. Un longement d’avenue, un arrêt aux églises. Un regard sur nos contemporains qui déambulent eux aussi, glaces ou paninis à la main. Un café, un vent qui vient du plus profond du ventre de la Charente. Un esprit léger (ça arrive!). Au retour, des politesses entre automobilistes du style:

« Après vous Messire,

Mais non, je n’en ferai rien, gente dame »  etc..

Un truc que tu croirais que ça existe pas et pis qui existe quand même, dis donc!

Un parcours comme ceux que j’effectuais dans Paris du temps de « La Pyramide », ou dans Roma la bella…  Un parcours d’insouciance et de joie profonde.

Voilà, il faut le dire aussi: Merci la vie de nous permettre de goûter à « Tout ça », ces instants de rien qui nous remplissent d’un grand Tout!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

Toujours dans ma tête…

Depuis que…toujours dans ma tête.

M…. quand t’apprends ça. « Encore un qui a rejoint les nuées! ». Eh, restez un peu avec nous les poettes, on a besoin de vous, et sacrément par ici!

Même quand vous « faîtes rien » vous êtes, vous purifiez l’air, vous…

Nous lâchez pas trop vite tout de même, j’voudrais pas dire mais y ‘a tant de troncs secs qu’arrêtent pas de pourrir en liberté…. Faut aimer tout le monde « mais » quand même….

Vous, vous surfez tranquilles maintenant et nous on rame dans la boue, la joie, la boue , la joie, les orages, les faux serments …Vous, la joie c’est tout le temps!

« Pas si tôt », réflexion con, réflexion quand même. Trop tôt. Comme Bashung, comme Freddie, comme…. non, bizarre, y »en a que ça me dérange moins voire pas du tout, j’sais pas pourquoi!

L’aigle de Barcelone, le nomade, et cette voix si particulière qui touchait au coeur…Bon… Impermanence, tout passe, gnagnagna…Oui, cela n’empêche pas de célébrer une singulière présence…Où que l’on aille…..

Je vous laisse sur ce clip si sensuel si vibrant…Plein de belles ondes.

Portez-vous…comme un aigle!

Camille

 

FPP AND PADRE

 

Enregistrement aujourd’hui de l’émission « Le lire et le dire » de JC Caillette autour du Padre.

 

FPP PADRE 4

Toujours une joie! Surtout que c’est la der des der…. Une première rencontre autour du micro avec Mama, une clôture avec Padre…

Que de good vibrations!

Diffusion  le vendredi 4 mai à 15heures sur FPP (106.3).

Je vous laisserai bientôt le lien pour la rediffusion.

 

Portez-vous bene!

Camille

 

Une caresse de taïga

La neige repeint tout  de blanc et de silence. Au creux de son duvet émerge parfois une musique intime, douce, profonde, persistante. Elle passe par des gorges et des falaises, saute sur des dièses et rebondit sur un fa en riant. Puis elle s’encorolle, éclate, n’en peut plus des foulards et se rue vers une vie plus nue, éclat brut, son abrupt, chant de tous les temps, loin des fanfares.

Elle fracasse les oreilles de coton, tout en mezza vocce, tout en demi-ton. Elle exaspère , elle électrise mais comment faire autrement lorsqu’elle vous parcourt d’une telle force qu’elle vous vampirise, vous prend l’âme et le corps pour vibrer ses accords?

Intensité éprise.

Alors sortir avec les loups, loin des canapés mous, laisser les radiateurs ronfler leur tiédeur. Chanter avec le ru qui sautille de joie près de vous, avec vous, heureux d’exercer son chant premier, loin des années de sommeil trouble qui le voyait s’étioler. Se laisser asperger le visage de cet air qui ne naît qu’à ces moments-là. Une caresse de taïga. Une brise de silence et de passion.

Qui veut entendre ça?

 

Prenez soin de you!

Camille

 

 

 

 

#ANNÉES FOLLES

#ANNÉES FOLLES

Dans l’écrin chaleureux de L’Aktéon on pénètre tous… à la queueleuleu. On s’assoit sagement. On se rince du dehors, on éteint les parasitages, on se prépare au décollage. Voyage au dedans.

Deux énergumettes arrivent, prof et assistante pour du beurre. Elles déclinent l’alphabet deleuzien au gré de leurs humeurs… musicales. On commençait à sourire gentiment à coup de pastilles vichy circulant dans les rangs, on se surprend à être bien, coulés dans un cocon douillet qui jazze et qui swingue on ne peut mieux.

On rend visite à Satie, à Gatsby et c’est magnifique, Chanel et Cocteau passent, Picasso se prélasse et j’en passe… Rythme, paillettes, boa et cigarette, allez roulez ! C’est parti pour le grand huit des folles années !annees folles akteon

Un bœuf en duo sous les toits de Paris la nuit ; anecdotes, complicité, whisky. Le duo se complète à merveille, la brune (Juliette Pradel) à la voix puissante, la blonde pétillante ( Anne Cadilhac) au piano. On se laisse embarquer par ces ritournelles sans prétention. Elles font du bien aux cerveaux lestés du plomb des nouvelles. Nouvelles pas si nouvelles, krach boursier, affaires, corruption… Un siècle a passé ? ah bon !

Temps poubelle, ciel de souris au dehors. On ressort, joyeux. Soleil éclatant et ciel bleu accroché au coeur de la nuit parisienne, un reste de folie s’agrippe à nos veines.

C’est une plume de boa enfuie.

 

Camille Arman

du 12 janvier au 24 mars.

Vendredi et samedi à 20h Relâche le 20 Janvier.

Résa AKTEON :01 43 38 74 62

ÉCRIRE, VENDRE DU PAIN, ENSEIGNER

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil

C’est transmettre un feu, une flamme

C’est passer le relais

Enflammer la main qui se tend, les yeux qui lisent

Et tout le coeur en dedans

Plus que du pain au lin, plus que Verlaine, plus que Mama,

C’est quelque chose d’invisible qui passe

D’âme à âme

Et là

Les mots se lassent

Rompus devant l’absolue banalité

L’absolue beauté de la vie.

 

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Il y a ceux qui passeront devant ton stand, ton tableau, ton pupître et avec qui cela « ne le fera pas »

Il y a ceux qui ne goûteront pas, qui snoberont, qui craindront une attaque sur leurs terres privées.

Même pour un poème, un morceau de cake, une lecture à partager…

Il y a ceux qui te feront un creux au coeur

Il y a ceux qui te rejetteront par peur, pudeur, maladresse, jugement…

Le jugement, ce morceau de salade entre les dents de l’amour.

La peur de se faire « avoir »…toujours.

 

J’irais bien, crête orange, chaines et blouson noir, vendre mon pain et voir

Voir ceux qui résisteraient

A l’artifice de la forme.

 

De mon poste de pilotage au radar, je transcende à chaque fois l’effet costard. Même si les capteurs -d’anciens modèles durs à cuire- me signalent, au bord de l’extinction, une marée noire à venir, je me jette dans la gadoue présupposée et en ressors parfois turquoirisée de blue lagon…

Émerveillement total. Tout le monde il est beau, même les « méchants » d’avant ! (qu’étaient pas des méchants vraiment, ils jouaient leur rôle pour te faire bouger en dedans oui oui mais mais et puis et puis humanum humanum est, non Forrest !)

Je repars cavaler quelques micros secondes sur Orion et c’est achement bon !

Et quelquefois non, et ça fait mal à la pompe à sang. Ça passe mal le tribunal. Des années d’Éducation Nationale impriment une mission. Et lorsque les poussins s’arrachent les plumes, défoncent le grillage, mitraillent la poule pondeuse, ça fait mal, fichue la mission…Et même si un seul…

Descente de la paroi à la verticale, puits sans fond .

Abîme d’ »à quoi bon ? »

Alors, au fil du temps et des torticolisations, et sans être un yogi patenté, on inverse les proportions : si un seul capte, tout est validé : il a capté pour la classe, il a capté pour le monde entier. Tout devient plus gai !

Ecrire, vendre du pain, enseigner, c’est tout pareil.

Geste continu, à perte de vue, éternellement recommencé.

Tendre la main, donner, recevoir. Partager.

Entre les deux, un peu de feu et de sourires.

Le pain au lin, au blé, à l’orge, au seigle, au froment, au maïs, à la châtaigne, à l’épeautre, au sarrasin, au levain naturel, au cent pour cent sans gluten pasteurisé, au Gibraltar recourbé, à l’Ermenonville exacerbé, au Tournicoti Panacota, à la roulette à cent bras, tout ce que vous voulez, mais le XIX ème est mon préféré… Tous des fêlés ? Et alors et alors, c’est par la félure ….vous connaissez ?

Non, ah oui, vous dormiez Hector, vendredi dernier, je vous voyais sommeiller. Je vous laissais tranquillement explorer les australopithèques aztèques tout près du radiateur japonais mais va bien falloir un jour que vous atterrissiez !

Donc la félure, la félure, Hector, décompressez, sortez de l’anti-matière quelques micro-secondes et réfléchissez, re-fléchissez, si vous voulez, revenez parmi les lois de la gravité, une félure, ça laisse passer quoi, une félure, ça laisse passer la… la..

-La Joie !

Oui Hector, on n’est pas loin, on est même tout près ! La lumière, Hector, la lumière…. Ah vous souriez… Votre sourire, Hector, n’a besoin d’aucun papier.

Allez, c’est bon, assez d’effort, vous pouvez repartir ! Cap Canaveral est fin prêt, mission intersidérale, cinq quatre trois deux un zéro partez ! Et ramenez-nous de belles images, Hector ! Ramenez-vous surtout, ramenez votre secrète poésie, ne nous laissez pas trop mariner dans la gadoue ! La gadoue…

Ah, Happy New Year, au fait, mais c’est déjà du passé !

Camilleplage fouras oct 15

 

PS Pas de gadoue, B., just singing in the rain !

Impressions…Sons

 

Chants, chants mélés,

Regards regards regards

Intensité

 

 

Et se sentir redevenir ce que l’on a toujours été…

Cette Joie!

 

 

Et retrouver l’enfant « perdu » au hasard d’une balade en bateau…

Chuuut, tu te reconnais dans l’eau translucide qui t’a portée.

 

Tout fut bénédiction sur cette terre brûlée couleur passion

Jusqu’à l »homme-médecine qui délivra mon front d’un étau à couper au couteau

 

Gratitude infinie

Ne plus rien dire

Laisser les particules de soleil inonder notre peau

Ici et ailleurs

Douceur…

 

 

Camille, il semblerait..