RETOUR A…

« Ennemi à soi-même, comment aimer les autres? »

Il est urgent de revenir à soi afin de mieux retrouver autrui.

Il est urgent de sortir des plaies de l’enfance,

Des années de normalité hagarde,

Celles des masques dont on se vêt pour ne pas retrouver le couperet

…celui que l’on retrouve de toute façon

Parce qu’on ne se correspond pas

Parce qu’on se ment à soi-même.

Et qu’on se fracasse contre des surfaces en plastiques blancs

Qu’on prend pour des Paradis

Oui

Urgence d’un retour à l ‘Amour

Urgence de revenir au coeur

 

Avec cette Chrysalide qui décidément, innocemment, se retrouve là….

Merci Etienne Daho pour « Le premier jour »  et tant d’autres, mais aujourd’hui merci pour celle-ci qui colle si bien à ma vie….

….et à tant d’autres aussi….

Vulnérables et changeants…..

…..Métamorphosis Aeternalis….

 

Envolez-vous!

 

Camille

La Grâce incarnée

On n’y croit pas

Elle est là

Elle fait mais… si, elle le fait!

Tu ne rêves pas.

Elle est là

A trop de mètres au-dessus de toi

Elle le fait

Avec un grand sourire

Et toi , toi

Tu es là

Avec ton coeur qui bat

Pour elle

Pour cette belle vie-là

Qui danse là-haut

Si haut

Trop haut

Tu prends à tire d’ailes

Quelque poudre du Ciel

Semée par cette Déesse

Liberté

La Grâce incarnée

Mademoiselle Tatiana

 

 

Lorsqu’on a eu la chance de te voir « de près », Mademoiselle Tatiana, on ne t’oublie pas.

Tu parcours le monde sur ton fil

Défiant les pesanteurs de tous ordres

Tu es une Reine

Une vraie

Humble et sacrée.

Merci pour cet après-midi

A Saint-Jean d’Angely où toi et ta compagnie avez arrêté votre course céleste devant l’Eden .

Merci pour la Beauté

Merci pour l’Esprit.

Nul ne s’y est trompé.

Tous ont applaudi.

Tu as embrasé les coeurs avec une telle ardeur que bien après la fin de ta traversée, ils furent longs à se réveiller.

Ils furent nombreux à t’attendre, à t’applaudir lorsque tu descendis le grand escalier. Ils furent nombreux à venir se réchauffer l’âme à ton feu.

Ils furent longs à retourner chez eux.

Je crois que je dois faire partie d’eux.

J’ai des poussières d’étoiles plein les yeux.

 

Camille Arman

Le fond et la forme

Le fond et la forme.

Il paraît que j’ai un souci avec la forme.

La forme cache le fond, la forme gâche le fond (arrête avec tes métaphores!!ah bon pourquoi ? Parce que tout le monde te suit pas, tu crois que tout le monde est dans ton cerveau, ben non, ils sont dans le leur, alors tranquille, faut prendre le commun niveau pour connecter à maximo… ah ben nous vla bien!!).
C’est que je viens de l’École moi, ma deuxième maman à moi (oui, je sais, ça choque ou ça fait rire mais c’est comme ça!) et à l’école on élève, on s’élève, on napprend, on donne tout pour faire avancer le bateau. Vingt-cinq ans quasi à jouer les Shadoks pour que Baudelaire aère un peu les cerveaux entre deux…. (compléter la rime, cinq points, allez, brainstorming au tableau!).
Les Shadoks pompaient sans cesse, c’était leur boulot-j’explique pour ceux qui sont d’un temps de maintenant, pas des « vieux » qu’avaient pas de portable dans leur sac à dos, mais je m’égare du nord je m’égare…Et Dieu que je les aime, mes gares.
Reprenons, les enfants, reprenons.
Oui, je voulais pas faire du commun, « moi Camille » (pas Président, pas Président, nan nan nan!) je voulais élever l’humanité (orgueil caché, tu te prends pour qui d’abord? Pour moi, simplement moi!! y’a pas de « toi »(toit ?). Le « toi » il existe pas, pauvre amas de vide à peine relié par quelques fils, !!
Oui ben n’empêche !! Si je reste toujours là, c’est que quelques particules ont encore envie de goûter ce monde-là et de « manifester « (j’adore ce mot!) mon essence trans-substantielle, nan, nan?

Bon arrête ton élitisme, arrête tes troisièmes, quatrièmes degrés qui barbent le trois quart des gens, tu veux être lue ou pas?

Ah, this is the question. Je veux être lue en restant moi, moi avec mes jeux de mots à la con (ou pas, franchement pas si cons que ça qui dit le gars zégo!).

Si je cause comme ça c’est que c’est comme ça que la Camille elle cause. Enfin souvent dans sa tête à elle, souvent, oui parce que souvent, heureusement qu’elle dit pas tout ce qu’elle pense, mieux vaut jouer la carpe ou la guenon, mieux vaut jouer à la conne, mieux vaut toucher le fond.

Mais comment être autrement que ce qu’on est, hein, hein ?

Une copie, deux heures et un chat Mallow.

Je sais bien que les zumains sont tous des slalomeurs. Pas tout blanc pas tout noir, pas gris non plus, juste zumains variables, gais et tristes, censés et débiles, creux et profonds… Les mégas Sages sans vagues subissent aussi les houles des grands fonds.

J’essaie d’écrire pour les zumains non élevés en batterie, enfin soyons modeste pour les zumains en semi-liberté élevés en plein air, nourris au semi-bio, pas encore sortis du poulailler et bouffant encore de la merdouille de temps en temps mais se régénérant entre deux cures d’algues, de jus, de jeûne et de thalasso (pour les plus connectés « abondance » du lot !- remarque on peut faire aussi ça total à poil dans une bergerie du Larzac, c’est plus rigolo!).
C’est trop Camille, t’a déjà perdu trois wagons….tant pis, tampon !
Oui je disais, les non élevés en batterie, les ceux-ce encore dans le poulailler mais songeant fort à gambader hors de l’enclos, se torturant le cerveau pour trouver la clé, mais Archimède qui passera par là au troisième couchant de la septième lune va bientôt leur donner le bon tuyau !

Si si si le Mage a dit. L’homme-âge a dit.

Bon, tuyau de poil, j’écris, j’écris comme mon ange -y -dit et mon ange y lit..

Si j’écrivais « comme » à quoi bon écrire ?
Une copie, deux heures et un chat Mallow.

Bon, comme tu vois, oui toi, toi, qu’es derrière l’écran et que je connais pas, ou si, ou autrement, j’équationne en masse en ce moment, tout me disant si c’est pas le moment, c’est pas le moment (ah Pas-lisse, si tu m’entends donne-moi le la, qu’on en finisse!). Pas question de volonté, abandonne, laisse couler, il paraît qu’ils s’occupent de tout Là-Haut. J’espère juste qu’ils trifouillent bien dans ma Lamborghini et se trompent pas de deux chevaux.

Le fond, la forme. Me suis toujours fichu du deux parce que dans un parcours de vie plutôt ceinturé par le conforme, j’asphyxiais trop. Remets de la terre, remets de la boue qu’y disent. .. Euh, faudrait pas trop me pousser les gars !

Bon, sur ce, j’ai mon cours de yoga, mon cours de tantra, mon cours de tennis, mon cours de tout ça tout ça (ah non c’est fini ce temps-là, le pôvre corps crie : halte là ou moi je démissionne!!). Non, non, vais juste écouter les petits zosiaux… Fragiles formes qui dégagent un méga tempo !

Portez-vous !

Camille

 

La lune Schtroumpf

La fin des épreuves du livre me libère d’une charge, d’une responsabilité.

Comme un devoir de mémoire, un devoir qui serait terminé, rendu au prof. Et la note, on s’en fout. Parce que c’est ce qu’on a mis dedans qui compte vraiment!. Une note qui sonne juste, de soi à soi.

Justesse, justice. Au nom de la Vie.

Alors je décompressse et vous fais un coucou!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

Lettre à B. (III)

Lettre à B. (III)

Merci d’avoir vaincu cette timidité, cette pudeur qui te fait te frotter les tempes, je ne pensais pas être aussi impressionnante.

Après avoir croqué dans un macaron et bu une gorgée de café froid, tu me demandes si je suis heureuse… je te fais des circonvolutions, je dérive, pars sur d’autres rives et me demande aujourd’hui si j’ai bien répondu à ta question.

Je suis heureuse, oui, car j’ai un soleil dans le coeur qui ne s’éteindra jamais. Peu importe le temps qu’il fait dehors les heurts du quotidien, les naufrages et les tempêtes en cours. Peu importe, l’essentiel réside en ce foyer où tu viens te réchauffer. A chaque inspir, chaque expir, tu l’entends résonner. C’est lui qui nous a fait nous rencontrer, c’est lui qui guide les êtres sur des chemins intracés. C’est l’adepte des sentiers secrets. Tu le retrouves, lorsque malade au fond du lit, tu désespères. Il brûle encore plus fort lorsqu’ alentour ça vitupère dans tous les sens jusqu’au non-sens, toutes ces pantomimes désespérées qu’on te jouera sur tous les tons tant que tu ne seras pas conforme aux yeux des « rangés »…

Tu sais, en rentrant de « toi », le coeur en joie, j’allais polé polé, regardant la montée des eaux menaçant d’engloutir nos os…

Avant un giratoire, une Dame en Sub Suv Sav Math Sup Math Spé HEC imitation orque blanc tout en dents pas négociant, m’a doublée. Elle a freiné, s’est mise à ma hauteur en gesticulant, je crois qu’elle devait m’insulter, ça y ressemblait au demeurant. J’ai eu peur qu‘ elle ne s’étrangle avec sa salive saturée d’ire, tellement elle exultait et sautait sur son siège avec de grands gestes de bras.

J’avais pas remarqué que le PSG avait marqué un but au pied du Musée meldois…. Non c’était pas ça. Ça devait lui couver depuis pas mal de temps, d’heures ou d’années cette rage insensée !

Je lui ai souri, ai tenté d’entrevoir le chemin secret de l’enfant cachée. Pas trouvé, dans son histoire, elle était. Devant la Grande Guerre j’étais l’ennemie à fusiller, le bénéfice non gagné sur la seconde du temps d’après.

J’ai chanté « polé polé, hakuna matata » en lui faisant signe que tout était OK, je crois qu’elle n’a pas capté ! Derrière elle, un autre Sup Suv Sav de Co a déboulé, freiné d’urgence, voyant l’animal stagnant et gesticulant dans son gros bocal blanc, au milieu de la chaussée. Carpe déssonorisée en train d’agoniser. C’était drôle, une carpe m’invectivait et l’autre, l’invectivait à son tour, tout ça au carrefour, tout près du Musée des tranchées…!

Je continuais polé polé, elle a dû voir que l’orque suivante, aussi stressée qu’elle, menaçait d’imploser dans son Sup Sub Sav de co classé qu’avait dû coûter un paquet d’heures de mois et de semaines à se faire suer dans un boulot à open space illimité, un paquet d’heures de papier…

La brise s’est calmée, un éclair de génie a dû lui dire de décamper avant que de se faire lyncher. Encore écumante, l’orque-carpe a démarré dans un vacarme, a failli se manger le giratoire. La suivante tout aussi bouillonnante, a failli caramboler la première au moment du choix des trajectoires disjonctoires…. Boum badaboum d’ires en fumées… Non, l’orque a vrombi loin des parasites qui gâchaient sa vie, loin loin bien loin d’ici…

Jusqu’au premier feu rouge… qui nous a réuni. Dans son rétro, j’ai souri.

J’ai encore dérivé, B. mais oui, je suis heureuse. Je suis heureuse de rencontrer des êtres comme toi. Fragiles, tendres, doux et déterminés à la fois. De cette génération qu’on croit perdue non, c’est étrange, j’en rencontre de plus en plus. Vous avez tout dans les mains : la fougue, les rêves, les années. Vous bouillonnez d’idées, vous créez . Vous dites non aux schémas dépassés. Et vous souriez. Bon sang que c’est beau votre sourire, cent pour cent  inaltéré !

Tu vois, la dame du SSS, elle l’a oublié, son sourire. Où l’a t’ elle laissé? Dans quel jardin, quel pré? Quand le retrouvera t-elle? Et si c’était après lui qu’elle courait? Et si c’était ça qui la rendait si, si… pas bien?

Tu vois, la dame du SSS, elle s’est mis des dalles de béton sur les épaules, des dalles pour oublier que le sourire existait encore au fond de son coeur. Même mazouté, il l’appelait. Elle porte des tonnes de dalles et elle crève de les porter. Et son bel orque blanc ne la rend pas plus gaie. Et elle s’invente des défis, des conflits pour pas s’arrêter, pas se poser et se regarder. Jusqu’à quand cette menterie?

Tu vois, ne suis pas cette voie. Écris ton nom: Liberté.

Alors oui B. je suis heureuse. Depuis la Chrysalide je suis heureuse. Je suis assise sur mon étoile et la rejoins sans arrêt. Je participe au Grand Jeu puisque je suis sur le damier, mais dans mes nuits, dans mes  absences, dans mes silences, je rejoins mes amis. Je te rejoins. Je rejoins tous ceux qui vibrent la même mélodie, celle qui fait s’ouvrir le coeur encore plus fort et brûler la tête de mille diamants.

Et tous les kilomètres-heure des Sub Suv Sav n’y peuvent rien changer.

Prends soin de toi.

Camillea-de-arman (2)

Lettre à B.

 

 

Cher B.
Je sors de mon trou de marmotte pour toi et quelques autres que je ne connais pas. Pas encore.

Tu te désoles de ne plus voir de nouveaux papiers ici… Oui, la vie est fluctuations, dérivations, variations, gravitations toujours… Temps de repos parfois, désescalades quelquefois. Aucun diktat ici, juste surfer la vague. Alors oui, une intolérance à la routine me fait dédaigner ce support qui me plaît, puit sans fond, puit sans fin, du dérisoire infini et de l’éphèmère beauté de la vie.

Oui, je sais, tu es jeune, fin, sensible. Tu cherches à travers les feuillages une sente qui épouserait tes pas. Tu te heurtes à l’adulterie et tu devines quels heurts cette engeance provoqua en moi. Tu distribues tes dons et ton sourire à qui veut bien te considérer d’un peu plus loin que cette timidité, cette pudeur qui fait tout ton charme, qui indique à celle qui fut (et demeure au plus profond de son coeur) un professeur de « Lettres », mais plus loin que cela, je le sais maintenant, un professeur de vie. Comme un signe, un panneau indicateur, un léger vent dans les voiles pour qui ne craint pas le grand large du rêve, de l’amour, de la liberté. De ce que les Normaux, les Zadultes appelaient « folie ». Ils l’appelleront de moins en moins ainsi. Cette pudeur, cette douceur qui indiquent une acuité profonde, une intelligence première des itinéraires magiques de la Vie.

Alors, en ce soir de Noël, au creux de ces heures qui me laissent toujours un parfum de malaise, ces heures vagues où des sourires trop fardés se délitent en un quart de seconde sitôt la mimique de convivialité obligatoire accordée, ces heures où les oies grasses et les canards sont encore plus mes amis que d’ordinaire, ces heures où l’appel d’air se fait pressant, ces heures où je me leste les pieds pour ne pas fuir ces lumières d’argent, ces heures où je sais que toi aussi tu chancelles, rêves de piano et de bateau blanc, je pense à toi et à tous tes semblables croisés ici-bas.

Je suis là et le serai toujours. Ton sourire a impacté ma rétine comme tous ceux que je croise et sens vibrer pur et juste, ne pressentant pas encore tout à fait la beauté qu’ils recèlent, s’en défendant, s’en excusant.

Cher B., tu vois, en ce jour trop long pour moi (et je te promets qu’ils sont bien rares ces jours en ma vie), je pense à toi et me prends à rêver, à redevenir professeur, pour que des êtres tels que toi croient enfin en eux, pour qu’au milieu de tous les aléas familiaux, ils chevauchent très vite leur idéal. Qu’ils aillent plus loin, bien plus loin que moi et que je les regarde s’éloigner, un mouchoir à la main en guise de dernier signe d’ici, un nuage de poussière masquant tout de demain.

J’ai adoré mon métier, il n’en est aucun autre que j’aurais pu « exercer »si longtemps. Je l’ai si peu exercé d’ailleurs, mais tant poli, acéré, ciselé. Jusqu’à disparaître des écrans-radars lorsque l’usure de l’habitude et des vaines guerres menaça de m’avaler toute crue.

Cher B., cher « scientifique » qui aime tant les livres, cher jeune homme qui donne tant sans poser ni peser, cher être un peu « à côté »- mes secrètement préférés- ne change rien, garde tout. Révèle-toi, va plus haut encore. Du creux de ce jour de Noël qui me déprima trop souvent, je t’envoie cette lettre d’Or. Je n’ai rien écrit de ce que je voulais t’écrire au départ. Mais une lettre qui vient du coeur, c’est toujours comme ça.

B., Voici donc ces mots. Juste pour toi et quelques autres que je ne connais pas. Pas encore.

Ton Amie.

Camilleplage fouras oct 15