Retour sur image…

Un peu difficile de suivre en plusieurs épisodes le déroulé des clichés pris pendant l’entretien avec Mélanie Talcott sur Fréquence Paris Plurielles.

Voici l’intégralité des photos, histoire de vous amuser en ce vendredi ensoleillé…

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3ème Retour sur images

Le soleil s’enhardit on dirait, ça devenait inquiétant cette saison qui tardait à s’imposer. Bon, Mélanie patiente au bout du fil, j’entends son souffle dans le casque. C’est ma première, je me lance…

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Retour sur images 4 juillet

Voilà, le décor est en place…

Jean-Claude a toujours une feuille et son stylo fétiche. Quel pro, il note absolument tout!
Pourtant là, il ne s’est encore rien passé que je sache, il devrait plutôt appeler Mélanie, on rend le studio dans moins d’une heure et je suis prête pour un marathon.

Allez Jean-Claude! On y va?

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Retour sur images…

Au fil des jours, je vais vous distiller quelques photos de l’émission avec Mélanie Talcott sur FPP autour de ses livres « Les Microbes de Dieu » et « Alzheimer, même toi on t’oubliera ».

Sylvain a arrangé les clichés « à sa façon ».

L’audience de l’émission (à peu près 1700 à ce jour) me laisse songeuse, il y a des moments sympas comme ça dans la vie !

Ce soir, c’est parti avec 3 photos !

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A demain…

Fréquence Paris Plurielle

Mes amis,

Si quelqu’un m’avait dit que l’entretien avec Mélanie Talcott sur FPP aurait déjà réalisé plus de 1500 vues en à peine plus d’une semaine. Je partage cette joie avec vous sans réserves, un peu de baume au cœur ne doit pas être négligé, on en a tous besoin en ce moment.

Le démarrage du « roman de l’été » écrit avec Sylvain ‘La forme de mon désir » est vraiment très encourageant, vous êtes beaucoup à avoir sollicité votre exemplaire dédicacé, les envois sont en cours…
Ce lieu est propice au partage, vous pouvez laisser tous les commentaires voulus, sur tous les sujets, j’y réponds systématiquement.

L’été se précipite lentement cette année encore, la maturité du cerisier s’est mise en veille, quelques merles sont plus téméraires.
Gare aux crampes d’estomac les amis quand même, je parle aux volatiles bien sûr.

Pour qui cherche à transférer aux amis le lien vers l’émission… le voici

A bientôt
Camille

Liens FPP. Good vibrations with Mélanie Talcott

Pour écouter l’émission avec Mélanie, vous pouvez écouter sur : http://www.rfpp.net. vendredi 14 juin à 15 h.

Rediffusion le mardi 18 juin à 9 h 30.

Fréquence Paris Plurielle
http://www.rfpp.net

Lors de l’émission du 24 Juin, une de mes nouvelles, « valises », sera lue à deux voix avec Sylvain Boes.

C’est bon quand ça vibre ainsi !!!

« Excitations » des forces de Vie contre tous les Voldemort !

Yeah !

Baptême du feu ce jeudi, avec Jean-Claude Caillette de Fréquence Paris Plurielle…
Je recevais Mélanie Talcott pour parler des deux livres qui font son actualité, dont « Les microbes de Dieu »
Voici une photo à chaud que Sylvain a eu la gentillesse de me transmettre avec ses commentaires. Je vous laisse juger…

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« Jusqu’à quand ? »

« On nous peaufine nos détestations et nos amours. On moralise nos pensées, on les mondialise même, les habillant toutes d’un poncif unique. On se laisse convertir en éternels assistés nécessiteux de systèmes qui ne sont que ce qu’ils sont, des systèmes. On nous lessive le coeur, on nous convertit en incroyants de nous-mêmes et en mécréants de l’Homme. On nous vole nos vies de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud et nous nous laissons faire. Jusqu’à quand ? »

Les Microbes de Dieu, Mélanie Talcott, Ed L’ombre du regard.

En entretien avec bibi sur Fpp, enregistrement jeudi 6 Juin.

Valises

« Alors, la voyageuse, c’est pour quand ce grand départ ? »

Mes valises crissent et me trahissent dans l’armoire… c’est pourtant pas faute de les éviter du regard…
Je leur donne plus jamais à boire ni à manger, mais elles ont le cuir épais de guerrières en mal d’Odyssées.

L’amie au bout du fil ne sait pas qu’elle installe le désert au milieu de mes champs de supplices génétiquement modifiés…. »

Valises in welovewords

J’enregistre la suite de la nouvelle sur FPP le 6 Juin prochain.

Le même jour émission avec Aloïs et les Crobes de Mélanie ! ça va déménager !

Les Microbes de Dieu de Mélanie Talcott
Ed l’ombre du regard.

Mama mia, Chronique du 4 août 2012 par Mélanie Talcott

Peu d’amis, oui mais ceux-là… 

 

« Il suffirait que l’on ajoute un point d’exclamation au titre du roman, Mama mia, de Camille Arman, pour prendre la pleine mesure de l’ambigüité qui enveloppe nos sentiments, ceux-là même qui nous structurent dès le berceau. Être enfant n’est pas simple, être parent n’est pas facile, cela s’apprend. L’auteur de Mama mia aborde non sans émotion imprégnée de colère, un sujet qui nous renvoie à nous poser cette question épineuse que l’on évite fréquemment : qu’est-ce qu’une mère, un père, une grand-mère ou un grand-père ? Qui se cache réellement derrière tous ces vocables civils ?

Alice et Camille, un tandem, une mère et une fille, qui s’opposent farouchement depuis que la première a donné naissance à la seconde. Une lutte sourde, violente dans sa mutité, destructrice dans un amour qui se dérobe, voire se refuse, et ne veut dans aucun cas ni se dire, ni s’avouer vaincu et encore moins se vivre. Des années durant, mère et fille campent sur leurs positions, s’observent, se critiquent, se déchirent non sans une certaine complaisance jouissive, se mesurent à l’aune de leurs gestes et de leurs mots, les bien vivants et ceux qui prennent chair dans leur absence, voulue ou non. Elles souffrent ensemble en parallèle d’une profonde incompréhension mutuelle. Les pathologies de l’amour sont infinies. Il faudra la disparition discrète de la première pour que la seconde consente au dialogue qui lui avait toujours été refusé. Mais est-ce vraiment un dialogue, ce long monologue creusé dans une éternité façonnée par l’absence maternelle ? Car cet hommage amoureux où le souvenir renvoie sans cesse à l’interrogation qui demeurera hélas sans réponse, où la nostalgie tamisée de tendresse le dispute à la tristesse de la petite fille qui se sent abandonnée et mal aimée, ou en tout cas pas comme elle le conçoit et en a besoin, où enfin, le présent de la narratrice, devenue à son tour femme et mère, se mêle au décryptage du passé, révèle une figure maternelle tronquée en proie à une affection cannibale pour sa fille Camille.

Qui est victime, et de qui ou de quoi ? Qui est complice, et de qui ou de quoi ? La mère victime de son enfance déchirée et austère, de son éducation rigide, collaboratrice de sa foi bigote, de son mariage sans épanouissement, ou de son choix, consenti plutôt que subi, de se planquer derrière la multiplicité des taches quotidiennes et des convenances, de son refus à s’impliquer dans sa propre vie et de rompre enfin avec le monde qu’elle s’est patiemment construit afin de s’exiler volontairement de celui où elle existe et qu’elle désespère de contrôler au prix de son propre anéantissement ? Sa fille, proie de l’égoïsme laminant de sa mère qui arma ses rejets d’enfant et plus tard, nourrit d’elle-même ses rebellions convenues d’adolescente et d’adulte, la décousant à vif d’amours malheureux, la tourmentant de dépressions jusqu’à la plonger dans l’anorexie ? L’absence d’appétit à vivre de la première contre le manque de ce même appétit de la seconde.

Le non-dit jamais digéré, la rancœur aussi tenace que son silence, le mépris dissimulé, le ras-le-bol permanent, parfois même le désir caressé que la terre engloutisse illico celui ou celle qui cimente notre indifférence armée, tissent aussi la complexité de nos relations au plus intime. La disparition d’un être cher nous le rappelle souvent douloureusement.

A ne pas manquer la méditation des pull-overs ! »

Son blog « L’ombre du regard »..

Son livre les Crobes, ou les « Microbes de Dieu »…

Ed L’Ombre du Regard

PUISSANT…

Puissant. Nul n’est épargné.
J’adore ces décapages : s’ils égratignent c’est pour nous secouer un peu de la facilité dans laquelle nous avons parfois tous tendance à sombrer….Non ?

« Qu’est-ce qui fait le succès ou l’insuccès d’un livre
Publié le 14 novembre 2011 par Mélanie

Aujourd’hui, il semble que ce temps soit révolu. Tout comme les caméras digitales ont vulgarisé l’image jusqu’à faire croire à n’importe qui, capable d’appuyer sur un bouton, qu’il possédait le talent d’une Diane Arbus ou d’un Richard Avedon, le clavier de nos ordinateurs, branchés sur Internet, nous convainc que quiconque a quelque chose à dire, est un grand écrivain en germe ou à l’œuvre. Il faut dire que nous avons de bons maîtres, à savoir les grosses maisons d’édition françaises qui dictent à nos esprits ce qui est bon à consommer, oublieuses de préciser qu’appartenant souvent à des multinationales de l’écrit (pour la plupart des groupes éditoriaux étrangers), elles sont cotées en Bourse et donc sommées d’une croissance annuelle de 8%.

Aujourd’hui, un livre incarne donc avant tout un produit bien ficelé qui doit se vendre à des milliers d’exemplaires et faire un buzz, si possible international, dans l’esprit imberbe du lecteur, en général de sexe féminin. Il suffit donc de suivre la recette, quoiqu’il soit nécessaire d’en être capable, et d’un auteur à l’autre, pratiquer l’art interchangeable du copier-coller.

Il vous faut donc une histoire d’amour tissée d’obstacles (voir Marc Levy, elle est out, plongée dans un coma cérébral, il est in, fantôme ou surgi d’une vie antérieure) et d’oppositions de genres (toujours Marc Levy, il est un sale patron, elle est une passionaria des démunis), ou mieux encore une histoire qui pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous, entre comédie romantique et thriller improbable (cf. Guillaume Musso dans L’Appel de l’ange). La célèbre cuisine Harlequin faisant toujours recette, l’incongruité n’est même pas envisageable, l’amour triomphe toujours.

Il ne s’agit pas de réfléchir, ni d’être surpris, voire bousculé, encore moins curieux, sinon d’être en conformité avec ce pourquoi on a été formaté. Tout doit se dérouler comme on l’imagine viable dans une autre vie glamour, en marge de celle que l’on se coltine tous les jours et qui ne sent pas toujours la violette, étant tous bien sûr des êtres libres en puissance, à condition de s’en donner les moyens et pour commencer, en cultivant cet amour insondable des sages orientaux qui nous rabâchent qu’à grand cœur, rien n’est impossible, voire même de trouver les pires des salauds, comestibles… Musso nous l’assène dans Je reviens te chercher : « Le destin, ça n’existe pas. Le destin, c’est l’excuse de ceux qui ne veulent pas être responsables de leur vie. La vérité, c’est qu’on ne récolte que ce qu’on a semé… »

Qu’on se le tienne pour dit ! Tous ceux qui cherchent de quoi bouffer pour ne pas crever dans les poubelles planétaires, sont des loosers irresponsables. Marc Lévy d’ailleurs en sait quelque chose et exhibe ses certitudes comme des prêches New Age : « Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d’aimer. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n’est pas vrai. Un jour, nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l’on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l’on se rend compte qu’on a laissé passer sa chance… »

Et si l’on n’a pas compris le message, ce n’est pas grave, on peut s’approprier la sagesse rabâchée, revue et corrigée qui nous dresse comme des ânes et ferait sans doute mourir de rire et de honte Mullah Nasrudin : « Ayez la sérénité d’accepter ce que vous ne pouvez pas changer, le courage de changer ce que vous pouvez et surtout la sagesse d’en connaître la différence… » (Vous revoir, Lévy 2005), tant leur profondeur est insoutenable : « Le plus important n’est pas de savoir si on est vivant après être mort, mais d’être vivant avant d’être mort. »(Et après, Guillaume Musso).

A cette soupe de l’écrivain millionnaire en publications, il ne faut surtout pas oublier d’ajouter également une pincée de sexe, mais pas du trivial qui bascule dans les sueurs intimes les plus crues, voire pornographiques avec des odeurs de sperme et de vagin qui s’éclatent, comme le faisait Henry Miller. Non, l’époque est au clean et au spirituel. Le sexe doit se transcender en une expérience quasi mystique où les âmes fusionnent. « Bouches qui murmurent, corps qui s’agrippent, respirations qui s’accélèrent. Cheveux qui s’emmêlent, cils qui papillonnent; souffles qui s’échangent. C’est comme le baiser d’un ange, comme la musique des sphères. Comme le vertige du funambule en équilibre sur un fil. » (Je reviens te chercher, Guillaume Musso)

Pour faire passer la pilule et taire notre perplexité, il faut aussi user d’une écriture visuelle, un télézapping verbal, quand non verbeux, frisant la description clinique consternante : « Il quitta la pièce sans se retourner. Lauren caressa de nouveau la moquette, ravie. Une demi-heure plus tard, Arthur enfilait un jean et un gros pull en cashmere et sortait de la salle de bain. Il manifesta l’envie d’aller dévorer une bonne viande« .(Levy)

Ou encore battant le rappel de la misère de notre modernité, il faut savoir camper le décor dans un navrant dont vous êtes l’innocente victime : « Vous n’avez que vingt-trois ans, mais déjà votre existence vous apparait formatée et sans espoir. Il faut dire qu’à votre naissance, les fées ne se sont pas bousculées autour de votre berceau – (c’est la faute à pas de chance). Vos parents ont trimé toute leur vie, mais cela n’a pas suffi pour vous payer des études (nuls sur toute la ligne, surtout matérielle), et depuis la fin de votre scolarité, vous travaillez sur des chantiers avec Jimmy. Votre quotidien, c’est des sacs de ciment, les échafau-dages, la transpiration et les engueulades du contremaître. Vos loisirs ? Boire quelques bières après le travail, accompagner Marisa au supermarché, faire une partie de bowling deux fois par semaine avec les copains. » – (le quotidien, c’est vraiment la honte, surtout quand on le subit!)… […] Bref : « Votre avenir ? C’est un mariage sans passion, deux ou trois enfants, vous crever à la tâche pour rembourser l’emprunt immobilier pour l’achat d’un pavillon que vous n’aimerez pas. Et vous continuerez à jouer au bowling, à boire des bières, à refaire le monde avec Jimmy, sans y participer vraiment… »

A lire cela, je me dis que c’est comme dans le monde des rillettes, on ne doit pas faire partie du même… Mais tous les indignés qui poussent comme des champignons sous la voix merchandisée d’un vieillard, doivent s’y reconnaître ! Et bien sûr, tout ce bordel innommable trouve sa rédemption dans la reconnaissance médiatique : « Un jour, il y aura ma photo à la une de ce journal. Dans quinze ans, c’est moi qui serai là. Je le jure… »

A l’extrême, il y a l’impayable et gothique Amélie, avec sa haine misanthrope, sa culpabilité obsessionnelle, ses obèses et ses anorexiques, ses amours glauques et ses descriptions inoubliables : « Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n’étais la supérieure de personne. On pourrait dire les choses autrement. J’étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques. Donc, dans la compagnie Yumimoto, j’étais aux ordres de tout le monde. » Et ses dictons littéraires qui font œuvre au noir de pierre philosophale pour les adeptes de citations obtuses : « Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate… » Si être bourré comme une cantine, conduit à la noblesse, bénissons les alcools party de fin de semaine !

Mais ne rechignons pas, cette littérature de variété, que d’aucuns qualifient de gare, celle qui ose dire : « on n’invite pas la mort, elle s’invite » (Marc levy) – « l’univers existe pour que j’existe » ou « Qu’est ce qu’une fleur? Un sexe géant qui s’est mis sur son trente et un« . (Nothomb) – plait, et bigrement. Elle s’arrache des étagères et remporte les palmes des ventes. La fiction de consommation massive répond à un réel besoin de catharsis individuelle qui nous fait supporter tout ce à quoi nous nous résignons et acceptons collectivement d’un faut faire avec désabusé… Pathétique !

Faut-il s’étonner alors que tout un chacun se sente pousser des plumes écrivassières ?

Comme disait l’autre : Sic transit gloria mundi (ainsi passe la gloire du monde)…
© L’Ombre du Regard Ed., Mélanie Talcott – 2011 »

Lien vers le blog de Mélanie : http://www.lombreduregard.com