MERCI

Merci pour ce partage samedi dernier.
Merci d’avoir « osé » partager autour du thème de la mère et du livre « Mama Mia »….

Fils et filles, expériences diverses!

Mêmes vibratos

Silence, conscience, confiance.

On se sent moins seul.

On repart rasséréné en se disant « à bientôt! »

Oui oui….

Et pour ceux qui auraient loupé peut-être une deuxième séance….

 

D’ici là portez-vous bene!

 

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LE CERCLE DU BOUT DU MONDE, 2016

Le prochain cercle aura lieu le samedi 28 Mai 2016 à 14h30 et le thème en sera la Maman, autour de mon livre Mama mia.

Les relations mère-enfant, la fin de vie, l’amour, le rejet etc…. Plein de sujets passionnants à partager ensemble!

Viendez donc et confirmez-le moi par mail assez rapidement!

 

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Prenez soin de vous!

 

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

 

Une histoire de Partage

Merci aux amis venus lors de la séance de dédicace chez Clémence hier, merci pour vos sourires et vos paroles chaleureuses.dedicace 19 12 15

Merci de vous être déplacés quand tout vous pressait à côté, les départs, les cadeaux à faire, les repas à préparer. Tout ce qui fait le quotidien des fêtes aujourd’hui.

J’ai le goût de ces partages depuis longtemps.

Le goût du silence et le goût du partage aussi, oui.

Pas l’un sans l’autre je crois.

Une alternance de joie.

Je me sens prête à partager autrement, plus longuement avec vous autour des thèmes abordés dans mes livres:  l’adolescence,  la nature, le sport, le corps, l’amour, la mort, le deuil, la passion, l’anorexie, autour du thème de la mère, de la famille, du thème de la vie …

Il est nécessaire de se regrouper et d’échanger de coeur à coeur, on ne peut plus se cacher et faire comme si rien n’avait changé.

Si des personnes parmi vous sont intéressées par  l’organisation d’un atelier, d’une rencontre, contactez-moi sur ma boite mail:

camille.arman@gmail.com

 

Merci et à bientôt!

Camille

 

 

 

We call it love

We call it love ce chant déchirant de mère submergée de douleur et de silence

We call it love cette danse entre deux qui ne devraient pas…

s’aimer

We call it love cette danse d’acteurs dans les allées

Ce cortège funèbre et doux susurré

We call it love ce mélange de feulements et de cris

« Lorsque la pluie est tombée on a tous été mouillés »

De vents inquiétants et de craquements secs comme une vie

Cou cou pée

We call it love ce refus de la haine  légitime

Ce pardon qui émerge de la prière

« Il n’y a que l’impardonnable qui puisse être pardonné »

Il n’y a que les victimes qui puissent rebâtir

Il n’y a que la vie qui puisse ressurgir du ventre de la mère endeuillée pour hurler:

« Aime  »

Aime-le comme ton fils en humanité, cet homme de champs et de sorgho,

Son meurtrier…

Beauté.

We call it love ce chant plein, peuplé de halètements, de vents mauvais et de  magie

Toute cette pièce baigne dans une atmosphère de dignité et de sacré dont on ressort grandi…

Un peu plus humain, oui.

Merci à Carole, Hervé, Eliane, Michael et Denis.Denis Mpunga

 

a-de-arman (2)

Version femme

Voilà, je l’ai fait, Marie Flo !

Passer de l’écrit à l’oral n’est guère évident…

Forte émotion

Surtout pour ce texte-là.

L’interprétation d’un texte par autrui met une distance salvatrice entre soi et « ce qui en est sorti »…. celle-ci est annulée lorsque l’on devient son propre récitant.

Une sorte de mise à nue dont je ne vois que les failles.

Mais puisqu’il s’agit d’aller au bout du geste qui a présidé à la création… Allons-y, dansons !

 

 

 

Grazie !!

« On n’écrit jamais pour plaire ou séduire, on écrit pour se retrouver, pour faire passer un message à quelqu’un. Chaque mot vous rapproche d’un lieu inconnu plein de mystère. Car écrire prolonge un rêve commencé il y a longtemps, dans l’enfance, un rêve commencé lorsque vous étiez blottis dans le plus fragile abandon du regard de la mère. Oui, écrire c’est d’abord retrouver ce sommeil plein de couleurs et de chaleur où l’amour n’est pas promis mais donné comme une éternité, offert comme la première nourriture et la seule dont vous n’aurez jamais besoin. Écrire vous fait retrouver ce rêve où vous avez l’impression d’être là pour quelqu’un. »

Mots d’Evelyne….envoyés par Béa.

Ces chaines de personnes pleinement « humaines »..

Quand TOUT passe, en un souffle, un son, une vibration , un regard….

Grazie mille ! Bon sang que j’aime la vie !

Marie et Mama

Chronique d’une fille qui a lu avec

le coeur,

Pas de meilleur lecteur !

« Le dosage des ingrédients entrant dans la composition de la recette de la mère parfaite est l’un des plus délicats à réaliser, pour ne pas dire difficile, voire impossible.

« On n’a qu’une mère. C’est précieux une maman. » La sagesse, l’évidence de l’idée véhiculée par ces mots, ont toujours échappé à l’auteur de Mama mia, Camille Arman. Jusqu’à ce que sa propre mère, celle qui lui serinait cette vérité, décède. Le trop-plein de l’amour maternel qui depuis toujours l’étouffait à en crever desserre alors peu à peu son étreinte. Commence pour Camille une longue traversée du désert… Paradoxalement, la mort de la trop présente la laisse désemparée, brutalement sevrée du lait de la tendresse maternelle, sucré à outrance, jusqu’à l’écœurement, la nausée, qui lui ont coupé l’appétit de devenir femme à son tour. Le spectre de l’anorexie, évoqué avec beaucoup de pudeur, hante en effet les pages de Mama mia, comme il hante l’existence de Camille. En guérit-on jamais ?

Suite à ce décès, des questions, des remarques, des découvertes, assaillent l’esprit « jamais calme » de l’auteur : « Le pire c’est quand… », « Pensez à elle », « Je range tes pulls », « Devant ce caveau béant », « Depuis toi »… L’écriture les happe en plein vol et les dépose sur le papier pour les ensanglanter de l’hémorragie des sentiments de Camille, tour à tour révoltés, incrédules, contradictoires, tristes, apaisés. Ces états d’âme révélés au fil des pages, sans concession aucune, seulement adoucis par une poésie omniprésente, apparaissent à première vue comme les fils emmêlés d’une pensée bohème qui rejetterait toute forme structurée. Cette errance de la pensée reproduit pourtant toutes les étapes familières du travail de deuil.

Des moments forts d’écriture parsèment ce livre témoignage, comme ce monologue du pull préféré de Camille, devenu seconde peau, qui en dit si long sur l’être (mal) de la jeune femme… « Tu m’emmènes faire un tour dans la campagne. Tu m’emmènes faire un tour à la montagne. Je suis heureux. Je te parle de toi. De cette adolescence dont tu ne redescends pas. Je te parle d’elle qui m’a conçu, qui t’a conçue, qui n’est plus là. »

Malgré la douleur, Camille ira jusqu’au bout de l’exploration de sa caverne d’ombre. Jusqu’à découvrir le mince filet du début de sa propre lumière. La mort efface la craie surabondante qui parasitait le portrait de la mère sur le tableau noir de sa vie. Son travail d’épure révèle d’autres traits, inattendus, de ceux qui font jaillir les larmes du regret. Révèle également une souffrance, un manque, que la mère a voulu désespérément combler afin que la fille n’en pâtisse pas à son tour. Mais les bonnes intentions, parfois, débouchent sur le résultat opposé à celui escompté. Mais il faut avancer, aller plus loin, au-delà des regrets, plus légère, lestée pourtant de tout le poids de cet amour que l’on accepte enfin. « Fini les mauvais rêves, aujourd’hui tu es Alice au pays de mes merveilles. Et tu m’émerveilles chaque jour, mon amour, car je peux enfin t’aimer en liberté, loin de toutes les ferrailles qu’on nous a mises aux pieds, à toi et moi. » Mama mia, ou le récit d’un rendez-vous d’amour manqué, rattrapé dans la mort.

Bien plus qu’un simple témoignage, Mama mia se révèle un lancinant poème, construit en oxymore, servi par une écriture viscérale qui frappe autant le cœur que les tripes. Ne versant jamais dans le pathos, il distille simplement une poignante mélancolie, comme ces notes pudiques au bord des larmes du Tombeau des regrets, murmurées sous l’archet de monsieur de Sainte-Colombe. L’un des plus beaux chants à la mère lointaine qu’il m’ait été donné de lire.

© Marie Fontaine

bloghttp://mariefontaine.centerblog.net/

Recette..

Pour faire un bon martien, une bonne martienne,un bon résilien, une bonne résilienne

Il faut :

Une famille idéale sur la photo du bureau

Un père timide qui pense beaucoup à son travail

Qui ne parle pas, ne prend pas dans les bras.

Une maman , ménagère extravertie ,

Qui voit la vie en rose et refuse de se compliquer la vie

Un enfant esseulé

Rêveur

Une exigence  d’excellence qui plane autour

Invisible comme un panache nucléaire

Mais proliférant dans toutes les cellules comme lui

La conscience immense d’un non-sens

Dont tout le monde se fout.

Le pressentiment d’un autre-monde

Plus accueillant

Où aller se réfugier.

Faire mijoter à feu doux une dizaine d’années..

Sortir du four  rapidement avant qu’il n’y ait plus rien à manger..

Déguster ensuite avec de grands verres d’eau de larmes bien salées.