Respire… toujours!

Bonjour à tous!

 

Si seulement  ce corona pouvait nous ramener à la Vie!

Pourtant, dans les magasins on crie famine.

Jalousies, mesquineries, paniques, rapines…

L’Autre est toujours et encore un ennemi.

Alors on ajoute, surajoute viandes, poissons, paquets de beurre. On fait ployer les caddies.

« Rien pour vous tout pour nous » au risque du gâchis, au risque d’engendrer une réelle pénurie. A ce rythme-là, les frères et soeurs du corona ont de beaux jours devant eux.

Sur-con-sommation, exploitation des ressources, nez dans le guidon du « toujours plus! »

Vieilles résurgences du cerveau antédiluvien, vielles croyances

Vieilles habitudes qui nous tordent le coeur et nidifient la peur

La boucle est bouclée.

Comment s’en délivrer?

Par le Retour à soi , toujours.

Pas d ‘autres parcours.

Le corps le coeur l’âme

Revisiter, questionner, examiner.

Plus de fuite.

Se dépouiller des oripaux ripoux

Y aller piano, sano…

Silence, foi et volupté

Respirer.

Revivre à chaque gorgée.

Réinitialiser.

Vibrer.

« Portez-vous.

Prenez soin de »

Pas que des mots.  

Actez!

 

Camille

 

Juste une mise au point…

Bon, merci plus que merci à ceux qui aiment Padre, les regards, les mots de ces êtres-là me touchent infiniment.

C’est toujours ce que j’ai visé: le coeur des hommes (eh!), des zumains, vous m’aurez comprise… Ah les mots les mots! Maintenant oui, plus y’a de monde qui apprécie, plus le négo il aime, il rayonne, il pavane. Bon, n’empêche que rentré à la maison, il est toujours seul avec son baluchon et devient addict aux like, aux ze t’aime toi, oh toi, toi mon toit! etc etc…

Dans ces moments-là, grand père Stendhal (exclusif!!!) me susurre à l’oreille (et il susurre fort, Papy!):

« Eh piano, la Castafiore! Tu écris peut être pour des êtres qui ne sont pas encore nés, alors tu vas pas te démantibuler le cerveau pour promotionner un livre (des livres) qui fera son chemin comme tous les autres…. Qui touchera ceux qu’il doit toucher, sans les forcer, sans offre spéciale sans…. Hai capito! »

Oui, quand Papy Henry Beyle comme ça, j’abdique!

Alors, je vois Vincent tout auréolé de lumière qui me fait OK du fond des blés….

Je crois aux vibes , je crois aux rencontres, je n’ai jamais cru au forcing (j’en connais un bout: ça fait vomir!). Tant de livres « incontournables, soit disant exclusifs, nouveautés, « vu à la télé », etc.. finissent mal, si mal en général, (en commandant aussi d’ailleurs….).

Je me suis amusée à faire l’émission de JCC sur FPP, j’adore toujours, c’est simple bon enfant, on se prend pas le chou.

J’ai intégré à la naissance un capteur d’ennui et tout ce qui m’est pénible me met dans une léthargie profonde. J’ai choisi les pièces de théâtre que j’allais voir pour le blog. Je n’ai jamais commenté que celles qui me faisaient « vavavoum », les autres vivaient leur vie…sans moi!

La vie est courte, et avec l’âge je ne m’arrange pas- ou bien je m’arrange c’est selon les points de vue-, mais faut surtout plus  me dire de gesticuler plus loin plus haut pour dire oh qu’il est beau mon chapeau, qu’il est beau! Bien plus beau que le papeau de l’autre Zozo!

Que ceux qui pensent que Padre est chiant restent avec leurs pensées, que ceux qui pensent que ça peut continuer sur « Il mio cane » n’ont peut-être pas tort! Pas Guillaume, non, on n’est pas encore assez intimes!

Je récapitule: je fais ce qu’il me semble bon de faire pour Padre et toute la clique, ce avec des personnes qui aiment « les livres » en général. J’ai la prétention de croire qu’il véhicule autre chose que de la poudre à récurer.

Le reste du temps j’inspire et j’expire, je cartonne (bon sang qu’est-ce que je cartonne en ce moment!).

PS j’ai vu deux hirondelles dans le ciel bleu de Seine et Marne (oui ça arrive!) aujourd’hui et ça m’a fait achement plaisir, vu tous les pesticides et gnagna et gna  gna gna…

 

Portez-vous bene!

 

CamilleA de Arman

 

Et pour le fun, in french!

TENIR

Tenir.
Je crois que ce mot me tient
Chaud
Depuis toujours.

Etre planté comme un chêne et ployer comme un roseau
Sous la houle
Ou les alizés
Salés
D’hier et d’aujourd’hui.

Tenez, en passant, Maupassant:

« L’ano n’est pas une maladie », merci Neill.

C’est une résistance infinie à ce qui détruit, lamine à coups de foie de canard les petits lapins gris.

Traverser combien de miroirs pour arriver à…
La Vie.

Analyse de textes

Juste en passant , suite à une chronique de Sylvie Arnoux sur MAMA MIA…

« Les phrases qu’elle décrit dans son livre sont dures, blessantes autant pour elle que pour sa mère. »

Non, lucides.

« Elle en parle sans fioritures.Le ressenti est là, les mots aussi.  »

Ca, c’est cadeau et ça ne fait jamais de mal!

« Des mots que peu arrivent à poser sur le papier.  »

Ils font peur, souvent.

« Une capacité d’analyse engendrée par la séparation, par le manque ? »

Les deux mon Capitaine, et un peu aussi, par les camps d’entrainement de la vie.

« J’ai ressenti cette déclaration (..) comme une ouverture à la vie qui continue. »

Aussi important !

Car ce que j’ai écrit et écrirai ne sera jamais « Noir », « triste », simplement la vie et ses reflets filtrés par Camille A….

Donc rose bonbon, on évitera….

Dire, écrire au plus près…

Le marchand dit (entre autres choses):

« Je ne pense pas que toutes les autobios soient forcément intéressantes et instructives à lire, sous le seul prétexte qu’un auteur se serait engagé personnellement et aurait été d’une sincérite la plus crue qui soit.

Il en est malheureusement à qui il n’est rien arrivé de transcendant et qui, pire encore, n’en ont tiré aucun enseignement ! »

Il y a dans cette démarche une volonté de creuser au plus vrai des choses et des êtres qui me passionne. Bref, en général, je n’ai pas envie qu’on me raconte d’histoires (de jolis bobards), sans doute parce que je m’y suis noyée très tôt !

C’est pourquoi, chez l’autre, dans ma vie et dans la vie en général, je cherche « la parole vraie » et débusque assez rapidement les fausses barbes.

Aujourd’hui dans ce qu’il est encore convenu d’appeler la littérature, les mots perdent leur sens, s’édulcorent, se dévoyent. Je trouve que l’on est plus du tout à la hauteur de notre (riche) héritage…Ronsard,Rousseau, Voltaire, Diderot, Stendhal, Nerval, Musset, Colette….Par moment, envie de les appeler au secours ! Ils seraient fous !

J’ai mis plus de vingt ans à oser sortir de mon terrier, par pur respect de la langue de mes aînés, celle que j’avais enseignée…Aujourd’hui, oui, je me sens le droit de dire ce que je pense de la bouillie que parfois quelques grands trusts ou petits requins subtils nous déversent, en tête de gondoles ou dans des salons feutrés….

Quant on s’expatrie, les autres pays ont tant de respect pour notre « culture »…Et quand je vois où elle en est, j’ai honte….

Les jeux de double-jeux me hérissent le poil, en général. Cela n’aide guère en société, d’ailleurs je n’y brille guère.

Or paraître « être ce qu’on n’est pas » est ce qui prévaut aujourd’hui…