Après l ‘Egypte

Après l ‘Egypte, une évidence: nous sommes tous des temples.
Vivants, vibrants.
Recelant des cryptes sonores, des goulots d’étranglement, des essoufflements.
Des renoncements.
Des recommencements toujours verts.
Des tombeaux ouverts…
Des mystères.
Des allongements sur pierre.
Des essors.
Des trésors.
« Abrutie de lumière, comme prise au lasso, je me laisse défaire de tous mes oripeaux… »
Laisser être
Ombre et lumière
Larme et paupière.
Phare repère
Ephémère.
Omission, rêve évolution.
Rédemption.
temple
Laisser être.
Camille

PADRE MIO

OUF!

Oui,  voilà THE couv en exclusivité mondiale!! (et déjà les lunettes noires, ma qué!)

C’est hyper humanoïdal, pas perché pour un poil, total emotional et hyper libératoire!

Non mais!

 

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Ah que j’adore, que j’adore!! Bleue comme l’oubli…

Des photos en bonus à l’intérieur!!!

Je rigole à peine, vu le peu d’éléments à ma disposition, il fallait bien convoquer Nicéphore (Niépce, of curse!) pour étayer mes dires.

Ce livre est un enquête autour d’un mystère sans fin sans fond sans nom …Un père absent, comme un passant.

Directions et regards opposés, divergentes trajectoires semblerait-il…..T’il?

Merci à Hélène des Plumes d’Ocris, édition associative, d’avoir eu le coup de coeur pour ce texte.

Merci à Lui.

Camille

 

 

Parution le 13 mars 2018. En prévente sur le site des éditions, dont voici le lien:

http://editionsplumesdocris.fr/Pages-auteurs/camille-arman-padre-mio.html

 

LA VOIX

Suite à un stage centré autour du thème de  la Voix, je choisis de reposter cette vidéo de Chrysalide, qui illustre ce rapt, ce détournement de cours profond, cette perte de voix progressive, une perte de sa voie propre, une perte de son, cernée de musiques. Une perte de soi.

Cette plongée au cœur du non-sens et du « Pourquoi? » traversera le tunnel du cocon duveteux, douloureux, de la chenille tapie dans le nid de sa vie en suspension.Un entracte blanc comme un Antarctique. Glacé, froid, silencieux… et bon.

Par à coups successifs, par erreurs, à tâtons, elle écartera les murs de sa propre prison. Il y aura de fractures, des sorties de route et des abandons d’anciens vestons. Mais, un pas après l’autre, un chemin se trace, inévitable, vers un plus haut Secret.

Chrysa ou le début d’une libération.

Cinq années après ce film, le papillon vole, de plus en plus léger, à la rencontre de son Mystère. Qui englobe tous les sons.

 

 

Portez-vous bene!

Camille

a-de-arman (2)

 

 

TRACER OU LE REGARD DU DE A COUDRE

Ne pas suivre

Eperdument

L’autre

Comme un chien mendiant sa pitance

En  oubliant sa propre Lumière.

 

Tracer sa route

Ne rien reproduire

Créer.

 

Marcher dans la neige fraîche

Sans rails d’aucune sorte

Etre Soi

Sans estampillage.

 

Voguer son  Mystère

En être ébloui

Et le contempler diffracté dans le regard d’un arbre, d’un hérisson ou d’une fleur.

D’un chat, d’un papillon ou d’un enfant.

D’un corbillard, d’un dé à coudre, d’un éléphant.

 

Portez vous bene!

Camillea-de-arman (2)

On n’explique pas la beauté.

On n’explique pas la beauté, on n’explique pas le mystère.

Pourquoi vouloir disséquer l’inexplicable, pourquoi vouloir mettre l’art à genoux ? S’en sentir le Maître Détenteur pour quelque cénacle, un point c’est tout.

Ca sert à quoi ?

Combien de fois lutté contre les décrets qui stipulaient : « ce poème veut dire »… Non, ce poème ne veut rien dire du tout ! Ou s’il « veut dire », s’il a été « fabriqué pour », il est mort-né. Il n’exhale aucun fumet, aucune énergie de vie, de volupté.

Un poème digne de ce nom « dit » la rencontre de l’auteur et du lecteur, rencontre unique, lecture unique. Vibration irréductible à un verbiage académique, fût-il reconnu par un aréopage d’agrégés âgés…

Combien de fois ai-je envoyé valser des recopiages de Wikipédia et encensé des lectures dites « naïves », donc essentielles, de la part d’élèves désorientés qui reprenaient peu à peu foi en la littérature….

Rien que pour ça, et en dehors de tous les critères de dissection d’émois bien notés par le Ministère, cela valait la peine d’enseigner je crois…

La Dame Orange

Je vous ai attendue, dame aux cheveux orange et manteau vert. Dans l’assemblée chenue, vous étiez mon mystère.

Votre amie m’a dit « Elle est ravie que vous soyez ici, elle viendra cet après-midi !». Votre tenue m’enchantait. Vous étiez la poésie incarnée selon Prévert. Le carrosse en verre. La citrouille à l’envers. Le brin de folie qui parcourt mes lignes.

La vie qui manque dans ce temple sévère où tous écrivent des vers endormis sous un parapluie.

Je vous ai attendue, silencieuse dame, devinant votre traîne royale, lascive sous les hauts-vents.

Mais la neige, mais le vent, mais que sais-je, un amant, vous ont retenus loin de nos congères allemandes…

Comment vous en vouloir, des amants ici, dans cette salle glabre, il n’y en a pas beaucoup.

La fin de journée fut un peu lente, creusée au cœur de l’attente. Les sourires, un peu las, déjà, se figèrent.

Sachez que de votre absence, chère dame, je ne vous tiens pas rigueur, étant moi-même une habituée des intermittences du cœur…