Il est des jours où on se réconcilie avec le monde

Il est des jours où on se réconcilie avec le monde. Pour moi ce fut ce mercredi 14 Août. Un air plus doux, une déambulation dans les rues et ruelles et venelles et passages de Saintes.

Un accompagnement de jeune fille en partance pour le grand Sud, une attente de train sans impatience, un au-revoir joyeux. Un longement d’avenue, un arrêt aux églises. Un regard sur nos contemporains qui déambulent eux aussi, glaces ou paninis à la main. Un café, un vent qui vient du plus profond du ventre de la Charente. Un esprit léger (ça arrive!). Au retour, des politesses entre automobilistes du style:

« Après vous Messire,

Mais non, je n’en ferai rien, gente dame »  etc..

Un truc que tu croirais que ça existe pas et pis qui existe quand même, dis donc!

Un parcours comme ceux que j’effectuais dans Paris du temps de « La Pyramide », ou dans Roma la bella…  Un parcours d’insouciance et de joie profonde.

Voilà, il faut le dire aussi: Merci la vie de nous permettre de goûter à « Tout ça », ces instants de rien qui nous remplissent d’un grand Tout!

 

Portez-vous bene!

 

Camille

L’EFFET JARED

Un ange est apparu sur scène et tout a flamboyé.

Une de ces clameurs comme une vague qui vous enrobe de douceur et d’humanité a surgi. Une vague qui nous réconcilie .

Une de ces clameurs qui te nourrit, toi si mince, si mince, si bleu,  électrique…

Une de ces belles clameurs retrouvées.

Et puis ce chant embrasant, ce chant qui me trotte depuis cette fameuse nuit. Sans discontinuer. Au réveil et jusqu’au lendemain à la vente du paiing!

-Un bavarois, walk on water! une part de flan? Walk on water!

-Deux rochers coco, yes you can !!!!!

Oooo ooo do you believe it? Do you believe you that you can win this fight tonight?

Yeah!!!

In the end the choice was clear! Trois pains chocos et un merci de délivrance! Pleasure killed apparences

Et face à moi, les rendements et les notes de services autour des brigades suisses explosent en confettis…

Jump!
Take a shot in the face of fear!

Times are changing.

-Take a shot in the face of stress and profitability!

Je diffuse sur la bonne fréquence

Et un sourire fleurit au-dessus d’un costard…

Une grenouille sur un nénuphar

Irradie

Times are changing!

Ooo ooo

Ondes vibratoires

L’effet se poursuit…

 

Do you believe?

 

Camille

Illusion

Quel festival de vitalité, d’humour décalé, de sauts de puces, de kangourous et d’entrechats pas mous!

 

Spectateurs qui entrez ici, lâchez tous vos repères et laissez vous porter, vous entrez dans une zone de turbulences de poésie et d’hilarité.

 

Il n’y a rien à dire car ce spectacle échappe à tout répertoire, il balaie un tel panel d’émotions tout en creusant aux profondeurs de l’être que l’on en reste coi et gai.

Bravo à tous ces jeunes comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs qui impulsent par leur foi et leur diversité une force phénoménale à ce texte d’Ivan Viripaev, expert en jeux de miroirs, cassages de poncifs et dégringolades en escaliers!

La mort n’est plus la mort et la vie n’a peut-être jamais existé telle qu’on l’avait envisagée!

 

J’ai ri . J’ai adoré!

Des lycéens rétifs se sont laissés prendre au piège. C’est un bon critère d’excellence, ils sont implacables.

Alors…. Courez-y, avant le 24 Avril!

Camille

a-de-arman (2)

L’Homme en morceaux

Il L’a rencontré et depuis Tout a changé. Il dérivait et puis soudain… un pneumatique elliptique.

Vous qui entrez ici, abandonnez toutes vos logiques, vos rationalités de basses journées et ouvrez la porte aux grandes marées du soir, celles qui vous entraînent hors zones, hors frontières labellisées. Laissez-vous mouvoir par ce flot de hasard, ces rencontres multiples avec tous ces soi-mêmes qui traînent au fil de l’eau…rassemblés par un Charlot en rouge et noir.

Valsez avec Eglantine la Divine,  vomissez les bonbons de Tantine, perdez pour une minute, juste une, l’idée d’avoir habité un jour votre appartement…

Apprenez à perdre toutes vos clés, apprenez à divaguer avec ce clown errant, dansant, jaillissant d’une boite, triste automate, regard absent.Puis bientôt tout de feu, amoureux frémissant…

Laissez vous envoûter par sa tristesse, sa joie, sa douceur, sa profondeur …

Laissez vous emporter par le coeur de ce petit bonhomme qui vous ressemble tant, par ces mots qui touchent juste (merveilleux texte d’Elie Georges Berreby).  Par cette beauté qui passe sans se poudrer.Par la seule Lumière éclairée.

Surtout ne pas la nommer, l’encager.Juste la distribuer sans compter. 

Il est des heurts intérieurs qui n’ont pas besoin de grands tralalas pour voir le jour.Juste une caisse rouge qui change de combat au fil du temps, au fil du texte. Un costume de marin des villes, des mots allumés. Un acteur enflammé, Frantz Morel A L ‘Huissier .

Alors…. Courez!

 

CamilleA de Arman

L’HOMME EN MORCEAUX de E.G Berreby (P’tits Molière du Meilleur Seul en Scène 2014)
interprété par Frantz Morel A l’Huissier, mise en scène de Diana Ringel
à L’AKTEON théâtre – 11 rue du Général St Blaise – 75011 Paris
jusqu’au 2 Avril les vendredis et samedis à 20H.

JAURES ou la nécessité du combat

Lorsqu’on se rend à ce spectacle en famille on se dit: « Cela va nous rafraîchir des pages d’histoire oubliée! » …

Et puis on se sent surpris à plonger dans des mots d’aujourd’hui, dans des mots d’avenir…

Dès l’abord, Gavroche nous interpelle, l’Aurore à la main (fabuleux Guillaume van’t Hoff, gouailleur à souhait!). Il ne cessera d’ailleurs de nous la tenir, la main, nous bousculant gentiment à nous rassembler au coeur du théâtre, nous invitant à ne pas se la jouer isolé , nous propulsant ainsi dans l’atmosphère bon enfant de la rue, des bistrots, de ce Paris des Titis. Cette atmosphère, si légère même dans la misère, celle qui nous manque cruellement aujourd’hui. Celle que draine dans son sillage ce marmot canaille qui  nous entraine à coups de blagues ou d’airs d’accordéon sur les différents tableaux du spectacle. Nous en verrons défiler, des journaux, des idées, des écrits. Du Petit Journal aux Cahiers de Péguy…. Nous assisterons à la naissance de l’Humanité en direct live. Bel espoir belle envolée!

Dès l’abord aussi une ambiance saisie, des attitudes, des postures, des costumes, des voix tout sonne juste des lumières à la mise en scène. Pas de boursouflure tout est d’époque et nous y plongeons.

Nous plongeons dans les pas de ce grand homme (superbement interprété par Éric Wolfer  les dix dernières années de sa vie. JaurèsEt nous partageons sa passion, ses révoltes, nous tiquons avec Ève sa collaboratrice sur sa frilosité envers les droits de vote des femmes. Nous suivons son discours du Pré-Saint-Gervais, si vibrant héros accroché au drapeau rouge.. Nous le suivons dans ses débats avec Péguy,  nous suivons ces méandres où l’amitié peut se perdre sur une crispation de l’un, un farouche sens de l’union des hommes contre la guerre de l’autre, centre de tout son combat sur terre…

Deux caractères, deux fougues contraires qui se brûlent de s’être trop côtoyées… l’ami devenu ennemi… nationalisme contre pacifisme… ils mourront  tous deux l’été 2014, l’un au Café du Croissant avec des amis, l’autre sabre au clair sur un champ de bataille non loin d’où j’écris…. Le contraste entre les deux hommes jusque dans leur mort-même est finement amené et on se prend à se dire qu’il suffit parfois de si peu… et lorsqu’on écoute retentir les paroles de Jaurès cent ans plus tard, après le treize novembre, on se dit qu’elles nous sont destinées aussi….

Courez-voir ce spectacle, tous les acteurs y sonnent le bon tempo, tous ont à cœur de nous instruire…. et certains de nous faire rire aussi!

Camille

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La Nuit juste avant les forêts

La Nuit juste avant les forêts

de Bernard-Marie Koltès,

mis en scène par Nathalie Moncorger

avec Akim Ben Hafsia

Théâtre Aktéon, Paris, jusqu’au 10 mai 2015.

La nuit juste avant les forêts affiche

Un homme soliloque dans les rues de Paris. Il nous croise, nous prend à part, tente de nous retenir par des mots à part, violents, abrupts, sans chichis. Des mots qui sortent des bouches qui en ont assez vu, assez traversé pour oser êtres nus, oser être crus, oser être vrais.

 

Des mots du bout du monde, des mots du bout de l’ombre où ils vont l’absorber, lui l’étranger de toujours. L’étranger qui tend la main à ceux qui le sont un peu moins, loulous chics, ou jeune en errance, ombre fragile jusqu’au prochain carrefour.

 

Il nous dit le rejet mais aussi l’insoumission profonde aux règles d’un monde qu’il ne comprend plus. Il appelle de tout cœur, la création d’un syndicat international qui unirait tous les humiliés. Il nous dit, la révolte et la main tendue. Il nous dit le monde des putes et celui de Mama, ange imaginaire ou fantasmé, entraperçu, entrerêvé au bord d’une rivière, presque trop beau pour être vrai. Suprême mère qui rachète toutes les jacassantes rencontrées, pâles copies d’un amour puisant, originel, charnel et sans apprêt. Mama, seule lumière nécessaire qui disparaît disparaît… Courir après, comme un Rimbaud des villes…

 

Ce texte surprenant est sorti de la main et des tripes d’un jeune homme de pas trente ans. Un jeune homme qui n’allait voir bien loin au-delà des quarante et c’est toute sa fougue qui transparaît, tout son désir d’amour caché sous les mots extrêmes, comme un dernier appel à l’aide avant que de sombrer. Un texte de 1977 qui nous parle d’aujourd’hui, forcément, c’est la force des ressentants puissants, des écorchés vifs qui nous donnent à boire leur sang. Merci à Akim Ben Hafsia de lui redonner voix et vie avec son jeu nerveux et sensible dans une mise en scène épurée de Nathalie Moncorger.

Akim Ben Hafsia

 

Alors, allons au théâtre, secouons nos pelures d’oignons congelés! Faisons respirer nos neurones embrumés (tant qu’il nous en reste un paquet!)

 

 

 

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Camille

 

Élise ou la vraie vie

Elise ou la vraie vie affiche

Élise, ou la vraie vie.

 

Si vous ne deviez voir qu’un spectacle dans le mois à venir, si vous ne saviez lequel choisir, allez à la Manufacture des Abbesses, courez-y !

 

Vous y découvrirez une fleur qui doucement déploie ses pétales, sans en avoir l’air, puis brusquement vous les lance au visage, comme autant de messages à la mer, histoire de vous réveiller. Sans pathos, tout en âpreté.

 

Histoire de vous rappeler que rien n’est jamais fini de la guerre de l’homme contre son frère. Histoire d’ouvrir les cœurs en voie de se fermer. Histoire de voir la Seine sous un autre jour. Non plus parée de ses romantiques atours mais fleuve cimetière, linceul liquide recouvrant les cris étouffés de corps bastonnés.

 

Histoire de revisiter l’Histoire, celle qu’on enseigne, celle qu’on tait. Histoire d’être un peu moins niais, juste un peu moins, devant les infos du soir ; celles qu’on nous sert, celles qu’on servait à nos aînés…

 

Et tout ce chambardement émane d’un corps tremblant et farouche, d’une âme fragile comme une mouche, indocile comme le pire des ânes calabrais.

 

Car quoi, quelle force, quelle grâce émanent de ce corps un instant défait, un instant épris, un instant révolté… Reine des métamorphoses, Eva Castro sert merveilleusement le texte de Claire Etcherelli, on est sous son emprise sans avoir rien vu venir….

Eva Castro

Entre cartons et chaîne d’acier (décor simple et rude, hautement symbolique, parfait), destins livrés. Flic, ouvriers, ami, frangins, jeune fille paumée. Ouverture, fermeture, casier, lieux où se perdre, lieux où se cacher.

 

Dans la salle soudain, on reconnaît la qualité de ce silence en livrée… De cet accompagnement muet qui désigne les grands, ceux qui ont ça dans les tripes depuis si longtemps, ceux qui ne savent pas quelle porte mène vers les plateaux télés, ceux qui ne s’en sont jamais soucié, ceux qui continuent qui DOIVENT continuer afin que nous ne dégustions pas complètement, pas maintenant -encore une minute, sep, messieurs les bourreaux du discours chloroformé !- les boissons frelatées qu’on daigne nous servir à grand renfort de sourires carnassiers.

 

Cette énergie, elle l’a encore « après », elle l’a encore pour nous parler de sa passion du théâtre, depuis la belle Espagne avec Fernando Cobos en passant par le soleil de Mnouchkine et puis les lycéens, apprendre à les écouter c’est bien, ça dénoue des colères, oui, oui.. Et puis le ginkgo arbre résistant à Hiroshima, c’est pourquoi la compagnie s’appelle comme ça….

 

Tout se mêle, le théâtre, la passion, la Vie quoi !

Eva ou La Vraie Vie, là.

 

Camille Arman

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Manufacture des Abbesses 7 Rue Véron Paris 18ème. Métro Abbesses.

Résa : 01 42 33 42 03

Du 29 mars au 6 mai 2015 le dimanche à 20 h, les lundi et mardi à 19 h, le mercredi à 21 h.

Tu n’oublieras pas Clara!

tu oublieras aussi henriette

 

C’est une des joies du théâtre, c’est ce que j’aime y trouver, le plaisir de la découverte, le rafraîchissement des papilles loin des saveurs frelatées!

Quel plaisir hier à L’Aquarium de découvrir deux jeunes artistes débordant de talent !

Tout d’abord, elle, Elise Chauvin, qui prend toute la lumière peu à peu. Inexorablement elle happe la scène, dansant chantant interprétant à merveille le rôle de Clara dans la pièce de Jean-Christophe Marty, Corine Miret et Stéphane Olry « Tu oublieras aussi Henriette », librement inspirée d' »Histoire de ma vie » de Casanova.

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Cette soprano colorature qui veut du temps et de l’amour, nous entraîne le long de son parcours sans début ni fin, loin des ambitions vaines et des valises pleines, juste un diable avec des livres et un chien « pour l’affection et la fidélité » (la même réflexion m’est venue cette semaine d’une trentenaire désabusée!), même plus son « 27 mètres cube », même plus sa vie de serveuse rémunérée, plus rien! Rien que la liberté…

Peur d’aimer, ou ?…. Allons savoir, allons juger… Occasion de repasser au sas nos préjugés. Ceux qui restent toujours incrustés.

tu oublieras aussi henriette piano

Pièce désarçonnante, oui vraiment! Avec un piano « nonpareil » -j’aime ce mot qui me rappelle Mireille Sorgue- des diffractions d’espace-temps, d’histoires…. Il s’agit de desserrer les ceintures, de quitter la zone de contrôle et de se laisser porter pas toujours évident…

Mais des éclairs en chemin nous tiennent par la main: elle la blonde-rousse, la tranquille échevelée, et lui, Frédéric Baron, le multi-cartes des petits rôles qu’on n’oublie pas : tour à tour liseur, duègne, serveur énervé, ami de Giacomo, il ponctue la pièce de ses interventions toujours  précises et rythmées.

Si vous aimez être surpris, courez à l’Aquarium, c’est jusqu’au 19 Avril à 20h30.

En attendant, portez-vous au mieux et si possible dépliez vos ailes a little, l’air est porteur et le ciel vire au bleu!

Camille

a-de-arman (2)

 

 

Derrière le miroir.

Parfois la forte tentation d’arrêter cette course…

Pas de mission trop de pression, savoir s’écouter.

Comme quand l’idée d’arrêter l’Education Nationale s’est présentée.

Hop chopée! Contre vents et marée contre « sagesse » et prévention, contre sécurité à assurer…

Des choses bloquent auxquelles je croyais, d’autres avancent que je n’ai pas appelées, va donc y comprendre quelque chose! Le théâtre avec sa passion m’entraîne dans un tourbillon, j’arrive ainsi à en mélanger les dates les heures les horaires me retrouve cul par dessus tête au Carré des Halles pour assister à une pièce qui ne s’y joue plus en réalité (quelle réalité ?) SAUF QUE la jeune fille de l’accueil lorsque je décline mon identité et le nom de mon correspondant me dit :

« Vous arrivez trop tard ils ont commencé il y a un quart d’heure ils ne veulent pas faire entrer les retardataires, vous comprenez je ne peux pas…. »

Ah que je comprends oui le silence le spectacle tout ça…. et je pense à Molière en même temps ce foutoir ambulant les places les foires la liberté d’aller de venir de roter, de rire, de peloter, de pas se la jouer cul serré…

Je dis pas tout ça je dis pas tout ça, non j’ai un reste de quant-à-soi qui me va pas qui me va pas mais je bredouille  – toujours pas bien réintégré la planète aux horodateurs moué- je bredouille donc, plus trop sûre de qui suis où cours-je et tout le bazar…

« Mais la pièce commence bien à Vingt heures? »

Regard désappointé

« Ah non à dix-neuf heures trente…. »

Oups de chez Oups …

Et demain puisque bien sûr sur le mail que je lui montre, ils continuent de jouer « demain » …

« Ah non, ils ne jouent plus c’est terminé ce soir!  »

J’aime beaucoup Alice et j’ai l’impression d’être tombée moi aussi derrière le miroir, plus de sens, plus de lumière d’un seul coup !! J’ai des mails qui ne correspondent plus à rien, une jeune femme charmante au regard de lapin blanc qui me ferme les portes en s’excusant grandement…. des horloges qui s’affolent, un sol qui bouge, la foule qui brasse derrière place du Carré, Carré de la Place et hypoténuse des Halles, forum des libertés perdues et pas encore retrouvées (votez pas blanc, votez pas blanc!)

Elle prend mon nom afin de le transmettre à un metteur en scène qui ne me connaît donc ni d’Eve ni D’Adam, dira : Mais qui est cette malade?

Un certain souk un certain temps…

Un spectacle auquel j’ai été conviée se joue dans un ailleurs, mais que faire donc de cette soirée? Pas trainer dehors il pleut pas beau pas chaud… Regard vers les panneaux affiches, souvenir d’un cinoche où j’avais vu Thelma et Louise, à l’époque où je rêvais de partir avec une amie qui voulait pas partir, en fait.

Thelma & Louise

Rendu compte après… Vouloir partir avec des gens qui veulent pas partir c’est le drame de ma vie… Enfin, de celle-ci !

Souvenir d’années damnées, je remarche dans mes pas d’avant. Ciné trente-sept salles, trente sept salles! Non mais t’as vu ça Maman! A Meaux y’en a moins d’une dizaine…

Et Birdman, Birdman en grand sur l’affiche..

Ah, veux le voir veux le voir parce que Oscars parce que.. y tombe à pic là, lui, l’homme oiseau!

Salle bondée. Pas comme chez Bossuet, pleine à craquer. Début mollo parce que d’abord moi j’ai Whiplash dans le Rétro qui me fait des clins d’oeil à gogo et puis trop de gros mots.. Pas nécessaires toujours (Jamais ?) pas nécessaires non…

Oui joli, belles scènes, jolis solos, belle tirade de la blonde fille à son papa épisodique, jolis duos terrasse, Edward Norton en majesté, »action ou vérité! » Le jeu où tu sais jamais si tu gagnes ou tu perds, vu que dans la vie tout est jeu et tout est vrai… Eh !

birdman 1

 

Bien aimé la vieille critique assise au bar qui chronique et prétend descendre la pièce sans la voir. Reine d’un jour, revanche d’un soir.

« Vous critiquez à défaut de savoir jouer ? »

C’est en gros ce qu’il lui dit Bird… Bizarre, ça me rappelle certains inspecteurs, certains conseillers dans l’Educ Nat sus-nommée…

Bien vu, bien vu , bien rythmé, être et avoir été y’a même Al Pacino qui va s’y coller bientôt, bien interprété tout ça, n’empêche que l’autre barge de jazzman conserve son maillot à l’issue de l’Etape du soir…  In my heart, oh yeah, in my heart…

 

Ce soir, je dois aller voir la pièce d’hier soir dans un autre arrondissement à 21h15, cette fois-ci. Si j’y retrouve Beckett, Lewis Carroll ou Yves Simon, on ira boire un verre ensemble!

 

 

A Ciao!

 

Portez-vous!

 

 

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Tristesse Animal Noir

 

 

tristesse animal noir affiche

 

Une forêt. Quoi de plus sympa qu’une forêt pour aller se ressourcer entre potes un jour d’été ?

Y passer la nuit, même, tiens ! Retenter l’expérience. Renouer avec des brins d’enfance éparpillés, qui sait ?

 

Ils sont prêts à tout dans ce minibus orange, ils ont tout prévu : coca, saucisses, vin. Barbecue. Ils ont tout prévu. Tout. Trop. Tout prévu. Sauf la fin de tout. La fin de ce tout qui tresse les fils de leur quotidien, jalousie, amours enfouies, amour enfui, amour qui s’éteint. Amitiés qui s’étirent, se déchirent. Piques assassines sous traits d’humour badin.

tristesse photo 1

Tout prévu sauf l’impossible. Tout prévu sauf le mur de feu qui les embrase, corps et âme. Tout prévu, sauf son travail de sape méthodique qui par vagues successives, menant le spectateur au cœur de l’horreur, calcine tout ce en quoi il ne se reconnaît… tout ce qui était informe, déjà cassé, mort-né.

Il fait surgir l’informulé dessous les plus banales phrases. Il fait les mains se rencontrer, s’étreindre jusqu’à n’en plus revenir qu’en sang, ensanglantées. Creusées par la vie de l’autre qui se meurt. Mains réceptacles, mains cendriers.

 

 

Alors, aller jusqu’à l’os. Jusqu’à la lumière. Là où ça broie, là où ça fait mal. Aller vers le lieu d’où on ne peut plus reculer. Lieu de l’impossible, lieu du « plus jamais ». Lieu sans pitié pour les sacrifiés.

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Texte incandescent porté par des acteurs irradiés. Puissance du jeu, esprit de chœur, ferveur. On sort de ce spectacle, lavé de l’intérieur. Remué, certes, mais pas désespéré. Au cœur des flammes, la lumière. Au cœur du tragique, une forme de vérité âpre, sans colifichets.

 

Quelque chose pulse encore, on le sent, on le sait. La vie qui fraie son chemin coûte que coûte. Les pleurs naissent et les artistes créent. Même blessés, même brûlés. Même amputés.

 

Bref, un spectacle complet, une quasi-féérie : jeu, lumière, son, vidéo. Cette dernière, chose rare, n’est pas superfétatoire et apporte un juste contrepoint au récit. Duquel, on ressort… vivifié !

Oui, vivant. Terriblement vibrant !

tristesse photo 3

Merci à tous pour ce respect du public. Merci pour votre générosité. Merci de nous donner à vivre, à respirer, ces mots sortis d’un enfer si terrifiant qu’il en frôle un possible paradis.

 

Camille

a-de-arman (2)

Juste une histoire de ménage…

Si on arrêtait de toujours se mettre du bon côté

Du côté de « Charlie »

Un peu facile, non, aujourd’hui?

On est si nombreux….

Pas bien glorieux.

 

 

Comme si on ne voyait pas que le terroriste est en soi

AUSSI

Si on arrêtait de juger, de renforcer les haines autour de nous, déjà,

Avant de se mêler de ce qui se passe à l’extérieur, de stigmatiser, de hurler sa rancoeur, 

Faire le ménage intérieur…

Mettre l’accent sur le bonheur.

 

Il suffit d’oser!

 

Portez-vous.

 

Camille

A de Arman

 

 

Charlie

Hébétée…

Liberté, celle qu’on m’a apprise à défendre, à respecter. Profs, Instituteurs.

Mon père, ma mère. L’image du père De Gaulle, l’honnêteté, la franchise, la morale.Valeurs qui les ont vus naître et mourir, ont bercé toute leur vie. Semble si loin aujourd’hui.

La France. Être fière de son pays. Depuis que voyagé, enseigné, vu beaucoup de mépris. Du crachat sur Molière, sur  la langue, la poésie.

Cela ne venait jamais de l’extérieur, non. C’était toujours des compatriotes qui dégainaient, qui haïssaient les leurs….Comprenais pas.

Elevés par celle sur laquelle ils frappaient…. Ingrats ?

Trop de mollesse, trop de paresse.

On croit qu’il n’y a pas d’efforts à faire. On croit qu’il n’y a qu’à  être spectateur, jamais acteur.

On regarde les autres s’agiter, s’impliquer, en se gavant de Nutelle A.. sur canapé.

Y’a bien des signes, mais on s’en fout , c’est loin, ça ne nous touche pas…

 

Eh puis boum, Charlie!

Et puis boum en plein Paris et puis boum, si faciles cibles… Tirer sur des cerveaux avec des canons lourds…

Et puis boum! Si, oui, ON Y EST !

C’est pas demain, c’est aujourd’hui!

Comme la terre, comme les mers en débandade, comme ce gâchis qu’on a déjà en héritage…

– Tais-toi, Camille, laisse-nous digérer tranquille!

– Oui oui oui…..

 

Tout est fragile toujours, la liberté, la vie, l’avant, l’après. Pourquoi si oublieux toujours ? Pourquoi si distraits?

 

Un pays libre est à chérir et à protéger comme un amour.

Un pays libre est un trésor dans ce monde.

Il n’est que temps de défendre ce qui nous a nourri. Liberté, Démocratie, il n’est que temps.

Pour les morts, pour les vivants.

 

Camille 7 janvier 2015

A de Arman

 

LA PLACE ROYALE

LA PLACE ROYALE de Pierre Corneille

Mise en scène de François Rancillac

La place Royale Théâtre de l'aquarium

 

A qui se donner ? En qui se perdre ? Se perd-on si on aime ? Et si on renonce à s’abandonner, que gagne-t-on ?

La liberté, la solitude, l’allégresse d’une heure, d’une journée ?

De quel cher prix payée ?

Toute une vie à regretter, toute une vie à errer, à chercher l’être perdu à jamais, l’amour rageusement piétiné, crânement cédé, délicieusement déchiqueté.

Pour la jouissance d’une victoire -sur l’autre, sur soi, ou plus certainement sur les fantômes qu’on abrite, qui nous manipulent sans pitié et si aisément- pour un élan de gloire infime, que de crimes intimes, que de drames, de parjures, de revirements…

Qu’ils nous sont familiers ces personnages, qu’elles nous sont familières ces questions ! En ces temps d’individualistes revendications, qu’il semble pathétique, Alidor… et pourtant proche, si proche de nos contemporaines interrogations !

J’y va-t’y, j’y va-t’y pas ?

Ceci resterait une valse-hésitation cocasse si au bout du compte, Angélique fidèle à son prénom….

Je ne vais pas tout vous révéler ici, sauf que Corneille a tout pour plaire et qu’il est bon de nous le rappeler de si plaisante manière. Le thème, la langue, le jeu des acteurs, tout est puissant et enchanteur.

Linda Chaïb, délicieuse et énervante Phylis; Hélène Viviès, Angélique, l’ amoureuse crucifiée; Christophe Laparra, Alidor, traître qu’on aime détester; Assane Timbo, Cléandre, ce si souple ami qui épouse admirablement le mouvement de la vie; Antoine Sastre, habile chorégraphe de benêts patentés; Nicolas Senty, Doraste ou l’art de la glissade et de l’évitement recouvré…

Tous excellent, tous se jouent des vers et des scansions élégamment, tous sans exception.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

A de Arman

Les Fâcheux…

Les fâcheux

 

Un homme assis sur un banc. Un arbre géant. Les mimiques et le silence et puis soudain le grand déferlement. Les ordres, la puissance, l’impatience. Le cisaillement du temps. Cela ne s’arrêtera plus. Sans cesse interrompue, la ligne courbe du silence, par la ligne droite des actes et la ligne caquetante des mots superflus.

 

Projets, amours, attentes, tout est sans cesse coupé, reporté, détourné par des Fâcheux, Fâcheuses (tous magnifiquement interprétés par le même Brice Borg, monsieur au talent bariolé) qui se ruent  sans discontinuer sur l’infortuné Eraste, telles les mouches que son valet veut chasser.

 

L’amour ici se donne à voir comme une « chasse à cour » sans cesse différée dans une salle investie de tous côtés… à la grande joie du public ! Cris et halètements, costumes d’aujourd’hui pour mots d’hier, Dario Moreno s’invitant chez Molière (un régal!), tout sonne juste, tout est parfait.

 

Une petite question s’insinue à l’issue du spectacle… Du maître ou du valet facétieux, quel est le plus fâcheux? Qui perturbe le mieux la quiétude de l’autre ? Qui tarit le flot du silence le premier ? Qui…?

 

Ce qui est bien avec Molière, c’est qu’il nous dépeint la vie… et qu’il n’a pas vieilli !

 

Bravo à Jérémie Milsztein de nous le redonner à voir dans une mise en scène superbement cadencée. Merci à tous les comédiens de nous le donner à rire à gorge déployée !

 

 

Camille Arman

 A de Arman

 

PS : Spectacle pour tous les enfants de 7 à 777 ans, ados compris ! Les ados ont adoré…

Dans les veines ralenties

DANS LES VEINES RALENTIES…

 

 

Dans-les-veines-ralenties-rencontre-avec-la-SFAP-au-theatre-Aquarium

 

Quatre femmes, un enfermement. Trois sœurs, un déchirement. Fractures des cœurs, des consciences. Pas sur le même pas de danse…

 

Quand le vibrato de l’une va à cent à l’heure, celui des autres en costume piétine en « la mineur ».

Et c’est celle qui meurt qui pétille d’élégance. A l’intérieur. Allant jusqu’à faire reculer les bonnes âmes si promptes « à aider ». Allant jusqu’à faire reculer la Faculté dans un grand cri de désespoir et de dignité.

 

Superbement portée par Julie Le Lagadec, Agnès part, n’en finit pas de partir, délirante, passionnée.

Mais qui délire « en réalité » ? Elle, ses sœurs, les docteurs ? Le regard du spectateur hésite puis change bientôt de focale…Tout au long des échappées brutales de l’alitée vers son espace de liberté, l’atelier photo, que seule la fidèle Ana, lumineuse Aurélie Toucas, côtoie. Agnès tente d’y sauvegarder quelques parcelles de liberté, de reconstituer son puzzle d’amour entre les crises, les traitements et les irruptions récurrentes de Maria et Karin (Aurore Erguy et Marie Quiquempois),  les soeurettes, deux  charmantes pipelettes à jamais hors sujet.

 

dans les veines ralenties 2 nov

 

Du lieu où elle se trouve, seuls les caresses d’Ana et le silence des souvenirs réussissent encore à impressionner sa pellicule intime… Espace protégé, nid douillet, creux de poitrine. Quand la transmission se fait de peau à peau bien plus qu’avec des mots. Quand le relai se donne dans les yeux. Ce regard que ne donnent plus les pressés d’agir, les pressés d’en finir. Ceux qui savent, ceux qui jugent… Nous parfois, aussi, un peu…

 

Magie du théâtre que de nous donner à voir les multiples facettes de notre moi fragmenté, rassemblé sous une identité de bazar. Magie du théâtre que de nous donner à vibrer, à muer en direct live, au rythme des sanglots. A noter le beau duo des soeurettes sur l’apprentissage du mot « libre » à jamais impossible à prononcer, réactions dans la salle…

 

Mise en abime des situations, jeux de caméras et jeux de voiles, la mise en scène originale  d’Aurélie Van den Daele sert sans peser le texte d’Elsa Granat. Au titre magnifique. Bref, « Dans les veines ralenties », je n’ai vu que la vie.

 

Un extrait pour donner envie…

 

 

 

Camille Arman

A de Arman

 

Trois actrices dont une…

TROIS ACTRICES DONT UNE…

3 actrices dont une

 

 

Energie, punch et désespoir, oh mollesse ennemie ! Que n’ai-je tant ri, sans discontinuer, à un spectacle si bien tourné ! Un spectacle de grande classe et de haute volée.

 

Dès l’entrée, on est happé dans le monde de Véromartine et de ses parents, haletants, à l’heure de son arrivée sur terre. Véromartine, quel drôle de nom ! D’emblée l’explication surgit entre deux mines, deux plastrons, deux facéties. Je vous laisse la joie d’aller la découvrir…

 

Les scénettes s’enchainent sans nous laisser respirer (mais comment font-elles?).  Du metteur en scène polonais hermétique au Tic de chez Disney, en passant par les castings pathétiques, les agents caustiques, les heures où l’on croit sombrer, le public est conduit à travers le dédale d’une vie de comédienne. De désillusions en carrefours, de rencontres improbables en retours au bercail, le ton est toujours juste, la gestuelle impeccable (ah, le bras du père tendu vers le retour attendu de la mère, pour ne citer que celui-là…), le rire surmontant tous les petits drames.

 

trois actrices dont une bis

 

Si vous ne connaissez rien à l’art de l’ellipse et à celui non moins classique de Jackie Sardou, bref, s’il vous manque une raison valable d’applaudir ces trois inénarrables « sœurs » de scène, prenez n’importe laquelle, même la plus saugrenue, mais courez-y, courez-y vite, le bonheur de rire passe par l’Aktéon et il est si bon à prendre par les temps qui courent !

Camille Arman

A de Arman

Camille for ever…

Bonjour à tous!

 

Voici la chro d’un spectacle à aller voir si vous aimez l’art, la vie …et Elle aussi.

 

« Camille, Camille, Camille »

Au Théâtre du Lucernaire (6ème)

 

 

Une vieille femme sur un banc. Belle, terrifiante. Elle nous regarde, nous fixe de ses yeux qui ont tout vu. Tout compris ! Au-delà des frontières de la raison.

 

Une autre, la statuaire dévastée. Dispersée près d’une valise. Ecartelée entre la vie et la vie. Entre la haine, la peur et l’oubli.

 

Une troisième, jeunesse allongée, dos nu gracieux, triangle de soie offert… à qui ?

 

A celui qui vient. Celui dont on ne cesse de parler. Présence, absence qui plombe. Au nom sans cesse prononcé. Cet homme-là n’a pas de prénom, c’est un artiste : « Rodin ». Deux syllabes modulées entre désir, désespoir et rejet. C’est par lui qu’elles existent. C’est pour lui qu’elle s’est enchainée. Pour lui ou pour l’art. Mais n’est-ce pas là le revers d’une même histoire ? Si et on le sait d’avance. Puisqu’on est venu pour Elle. Puisqu’on est venu pour elles, pour leur histoire. Pour son histoire superbement diffractée sur scène, superbement interprétée.

 

Camille-Claudel

 

 

Tendresse particulière pour la femme au banc et la fille aux rubans. Deux facettes d’une même ténacité. D’une hauteur d’âme qui ne veut rien lâcher.

 

La folle sait. Comme tous les fous. Déchirante, vibrante, ironique même, la folle connaît la fin de l’histoire : la belle n’ira pas danser, la bête l’aura dévorée après l’avoir possédée. On n’oubliera pas de sitôt son regard sur nous posé. La belle pressent, comme toutes les belles, le danger. Infernal dilemme entre passion et raison. La femme mûre, trahie, abandonnée, en est dévastée…

 

camille camille camille

Le destin est en marche, rien ne peut l’arrêter. Même si, un temps, miracle de la mise en scène, l’union entre les trois Camille semble se sceller.

 

Beauté du théâtre qui nous donne un espace où rêver à d’autres routes, d’autres sentiers que l’autoroute annoncée. Au seuil de la mort, la folle crie à la belle de s’éloigner du vautour. Mais écoute-t-on jamais celle qui sait ?

 

Comment prévenir ? Comment dire ? Qui, au creux de nous, peut entendre le message caché ?

 

Au-delà du cas « Camille Claudel » ces questions-là sont nôtres à jamais.

 

Merci mesdames de nous les mettre sous le nez. Merci pour la grâce et la passion de votre interprétation.

 

Je suis sûre qu’Elle aurait aimé.

 

Belle journée!

 

 

Camille Arman

 

A de Arman

Image de soi(e)…

Bonjour à tous!

 

Qu’est-ce qu’on véhicule ?

Quel miroir tendre à l’autre?

J’écris pour  le tendre…

J’écris pour l’attendre.

Les Fées le savent bien !

 

Et souvent,

Il me renvoie

Comme un boomerang

Un drôle de clown

Une vierge rouge

Ou une face de rat !!!

Ah ah ah !

 

Image de soie

De soierie intense

D’intenses émois.

 

Portez-vous bien !!!

 

Camille

A de Arman

Le Goût roux

Bonjour à tous,

 

Un clin d’oeil…

Dire des choses qui me tiennent à coeur

Depuis la nuit des temps

Sans se prendre trop la tête

De choux

Fleurs

En éclosion

Partout

Ce printemps

Tout en douceur…

 

 

Portez-vous, déjà ça….

Portez-vous, le « bien » viendra

Quand il voudra !

 

 

2014 !

Meilleurs voeux à tous !

Merci pour vos encouragements, votre présence… Je les perçois.

En ce moment j’écris, je ne sais pas ce que cela donnera…. Mon envie de passer les limites me joue de drôles de tours…Il paraît que cela ne se fait pas, qu’il faut des trucs carrés, standart et tout et tout….

Alors je vais faire un tour parmi les déjantés et retrouve une atmosphère… (atmosphère! Quoi ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?) un peu de celle que j’ai dans le cerveau !

Et lui, décidément je l’adore ! Champagne !

PS Julien, j’ai quitté Paris moi !! Et les cailloux , ils sont bien loin …Enfin j’espère !

Mama Mia

Ouah, bonjour tout le monde.

Voilà un retour qui fait chaud au cœur. Une lectrice dont je vous parlerai une autre fois si elle m’y autorise, vient de terminer Mama mia et fait ce retour reçu sur Facebook ce matin

Merci ! Mama Mia est superbe. Très émouvant. Bouleversant.  Merci de ce partage. Belle journée. Valérie

Hier, un enregistrement d’un extrait de Mama Mia lu par Camille en personne a été terminé, le voici tout frais… Une autre vidéo suit, d’un extrait de « La forme de mon désir », lu par Jean-Louis Bresson.

Plein de bonnes choses donc, en précisant que nous serons bien le lundi 23 décembre à la librairie Cyrano de la Ferté sous Jouarre… Qu’on se le dise…

Bon dimanche

Sylvain

Rappel en douceur pendant que l’on marchellise à Châton Plage.

La chro d’une belle personne…

http://www.lombreduregard.com/c…/mama-mia-de-camille-arman

Camille

Dès le quai…

L’extrait de ce soir est tiré de  « La forme de mon désir » mis en image aujourd’hui…

il y a « Un homme, une femme », un autre Jean-Louis… mais pas que…

Prenez le temps .

Merci pour vos retours, ils nous sont extrêmement précieux…

Belle soirée

La Pyramide… lue par JL Bresson

Paris, lundi 2 décembre 2013,

Promenade dans les rues de Paris, de Montparnasse à Gare de l’Est, refaire le parcours que l’on connait par cœur et le redécouvrir pourtant à chaque pas.

Il fait beau, il fait froid, la ville se prépare entre décorations de vitrines de Noël et illuminations des rues.

Jean-Louis Bresson a lu récemment sur https://www.facebook.com/ici17 les premières phrases de ‘La Pyramide’, ce très beau texte édité en 1993 par Camille…

De l’Opéra Garnier en passant par le Pont des Arts et les Tuileries… voici quelques images volées au temps pour embrasser les mots. Chaque page est une révélation…

Belle journée

Sylvain

Ma P’tite gueule d’amour

Bonsoir

Tout récemment nous avons partagé sur ce blog la vidéo de Richard Bohringer et Grand Corps Malade réunis Gare de Lyon

Cette vidéo m’a inspiré un texte que Jean-Louis Bresson de http://ici17laradionette.playtheradio.com/index.cfm a lu très gentiment.

Quelques images ont été ajoutées pour joindre l’utile à l’agréable

Le montage est pour vous, tout chaud.

A bientôt

Sylvain

ce que nos grand-mères nous font faire…

Suite de l’article de L’Express et écho bizarre en ma (en votre ?) mémoire …

« Je suis issu d’un milieu où il ne fallait surtout pas devenir paysan. Mes grands-parents ne parlaient que le patois, mais dès que j’étais là, ils s’efforçaient de parler français. Il ne fallait pas pourrir l’éducation du petit! J’ai été beaucoup influencé par ma grand-mère maternelle dont j’étais très proche et qui aurait voulu être artiste. Elle s’appelait Thérèse et elle chantait tout le temps, quand elle gardait les vaches sous la pluie, sous son grand parapluie noir. Elle rêvait de théâtre et de Paris, lisait des romans feuilletons, et inventait des chansons pour toutes les occasions… En quelque sorte, je fais ce qu’elle n’a jamais pu faire. »

Ou de l’impact des influences… même les plus secrètes, les plus cachées…

source : L’express : »jean-louis-murat-l-auvergne-c-est-mon-amerique-a-moi »

Education nationale, eh..

Un clip de GCM « pas fô » mais un peu caricatural, dont je prends le contrepied…

J’m’appelle Victoire j’habite dans une communauté d’communes pas loin d’Paris
Où y’a deux ans encore y’avait pas d’cantine ni de péri
Voilà pourquoi ma meilleure copine est partie
Sa mère arrivait plus à vivre ici
J’fais dla gym dans un préau
Quand y’a dla neige on reste au lit
Les cars ne prennent pas la route
Le sel est rare par ici…
L’an passé on a eu un mois d’vacances gratuit
Et pour aller voir un spectacle c’est pas cadeau
Heureusement qu’les Bouglione aiment les marmots
Ma maîtresse est restée en rade de chauffe
Parce que le poêle a failli tout cramer
Y viennent à peine de le faire réparer
Parce que les parents ont râlé
Déjà qu’elle a plus d’crédit pour photocopier
J’vous jure qu’c’est vrai

Ca s’passe pas loin d’chez vous
Pas loin Paris
J’sais pas où j’irai plus tard
Mais pas chez l’Grand Louis.

Parce que je suis contre les clichés
Même si Grand Corps Malade
Y sait parler

Soleil et combat

Paris dans le soleil et le froid
Une roumaine qui parle hongrois
Une blonde qui pétille
Une résistance qui s’organise
Un chanteur qui se suicide
Un autre qui part au combat
Un premier Avril qui promet

Ceux qui bandent et ceux qui ne bandent pas

Et moi au milieu de tout ça…

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas

Midi à Paris

Deux heures trente d’autocar
De bouchons, de boulevards,
De Tour Eiffel encore inconnue
Par certains moufflets émus..

Encore plus d’Avenues,
Une place de l’Etoile à donner le tournis
On compte les branches de l’étoile
Comme des touristes abrutis
De soleil et de bruit.

Salle Pleyel pour la première fois.
Avec des enfants de surcroît
Beau..Pari(s)..

Vaste salle,
Instruments en attente de s’égayer..
L’instant de surprise passé,
Les gambettes tricotent..

Bernstein et West Side Story
C’était grandiose mais
Candide de Voltaire
Et sa Cunégonde bipolaire
Qui pleure sa joie :
Les enfants ont bien ri.
Tout le monde a applaudi.

Au Parc Monceau
Cathy Guetta
Sans maquillage
Sortait de son lit en plein midi.
C’est ce que la maîtresse a dit..

Gravillons et pâtés
Chips et confipote
On se bloque des bancs
Parce que les pelouses, c’est râpé..
Des dames élégantes froncent un peu du nez…
Toute cette marmaille agglutinée….

Les bichons, les lévriers nains,
Qui passaient,
Muselés comme des chiens,
Avaient pas l’air malin.
Les ouistitis de la Ménagerie
S’en balançaient
Comme des années soixante…

Les paons se pavanaient
Comme au défilé
Rien de bien javanais dans tout leur tintouin..

Les caïmans avaient le regard mutique
Les aras pleuraient leurs Tropiques.
J’avais pour eux
Un oeil des plus sympathiques
Puisque je les pleurais aussi…