Toujours dans ma tête…

Depuis que…toujours dans ma tête.

M…. quand t’apprends ça. « Encore un qui a rejoint les nuées! ». Eh, restez un peu avec nous les poettes, on a besoin de vous, et sacrément par ici!

Même quand vous « faîtes rien » vous êtes, vous purifiez l’air, vous…

Nous lâchez pas trop vite tout de même, j’voudrais pas dire mais y ‘a tant de troncs secs qu’arrêtent pas de pourrir en liberté…. Faut aimer tout le monde « mais » quand même….

Vous, vous surfez tranquilles maintenant et nous on rame dans la boue, la joie, la boue , la joie, les orages, les faux serments …Vous, la joie c’est tout le temps!

« Pas si tôt », réflexion con, réflexion quand même. Trop tôt. Comme Bashung, comme Freddie, comme…. non, bizarre, y »en a que ça me dérange moins voire pas du tout, j’sais pas pourquoi!

L’aigle de Barcelone, le nomade, et cette voix si particulière qui touchait au coeur…Bon… Impermanence, tout passe, gnagnagna…Oui, cela n’empêche pas de célébrer une singulière présence…Où que l’on aille…..

Je vous laisse sur ce clip si sensuel si vibrant…Plein de belles ondes.

Portez-vous…comme un aigle!

Camille

 

Un bain de douceur…

Douceur. Silence.

Densité de Vie…

Si ce documentaire passe non loin de chez vous, allez-y.

Un pas après l’autre, allez-y.

Inspir, expir, allez-y.

 

 

La salle ne s’est pas levée de suite, mécanique …

Les êtres étaient encore intensément présents à leur présent quelques secondes, quelques minutes encore….

Paix. Joie

Merci.

 

Camille

ET…VIVRE!

Et le silence

Et le chant du merle

Le magnifiant

 

Et les poissons multicolores

Voiles rouges voiles blancs voiles bleus voiles noirs

Qui tanguent tanguent

Dans la mare

Piste de danse d’un soir

 

Et les lézards flémards

Aux gorges palpitantes

Ronflant sur la pierre encore chaude de soleil

 

Et les escargots gourmands

Tournicotant autour du bac à légumes

Quatre étoiles sous la lune

 

Et les perles de fraîcheur

Diamants

Autour du verre de vin blanc

 

Et le ciel pur

Au-dessus de nos têtes

Et ne plus rien faire que…

Goûter

Et Être

(oh vivre ça!)

 

Oui être et vivre

Reconnaissante pour tout ce peuple-là

Les visibles et les autres

Les présents et les toujours-là

 

Oui VIVRE

Baignée

De lumière

et

De joie.

 

Un jour de juin de l’an de Grâce….

 

Portez-vous bene!

 

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C’est déjà ça, hier…

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Bel accueil, coeurs généreux, présences attentives, mon acolyte le fauteuil jaune se trémoussait de joie!

Si des envies de rencontres vous viennent, vous pouvez me joindre par mail ou ici même dans les commentaires.

En attendant, prenez soin de vous!

Camillea-de-arman (2)

 

 

 

DON QUICHOTTE

Vous qui irez voir ce spectacle, et je vous le souhaite car c’est un beau cadeau d’essuie-tête,  ne vous attendez à rien, attendez-vous à tout!

 

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Vous qui rentrez dans cette salle du Théâtre 13 -où nos séants trouvent enfin un asile confortable et nos jambes un océan ( c’est à noter, à noter!)- abandonnez tous vos repères- et plongez avec Jérémie Le Louët et Compagnie dans le grand maelström du rêve de la vie.

Attendez-vous à être tour à tour mouton bêlant, révolté, hurlant, complice riant, cul par dessus-tête et cerveau dépoussiéré des toxines puissantes distillées savamment au fil des heures et des années dans ses réseaux les plus secrets!

Attendez-vous à vivre le spectacle de l’intérieur, à devenir les oeufs d’une mayonnaise qui prendrait.

Attendez-vous à ressortir plus costauds sur vos bases, revivifiés comme après une balade au large, loin des côtes. Loin des lignes droites par d’autres pour nous tracées. Libre ou non à nous de les emprunter.

Tout ce spectacle est un hommage à la foi, à la générosité, au rêve fait passion, aux naïfs qui crient dans le désert et qui, parfois, on ne sait pourquoi- le vent peut parfois étrangement tourner- sont écoutés.

L’histoire, tout le monde la connaît. La compagnie des Dramaticules la revisite sans l’étriller, la met en relief à l’aide du son (la Chevauchée des Walkyries entre autres), des costumes (et accessoires, bravo!), de l’image. Le noir et blanc sur grand écran magnifie les visages, stigmatise les expressions, décuple l’émotion … Un maillot de supporter auto-proclamé sur le dos de Sancho, et un personnage est brossé…don-quichotte-2

 

Une bande de tissu nous campe un ruisseau parfait.. On se croit revenu au temps du cinéma muet…

Nous sommes conviés à Voyage dans les espaces de l’imaginaire d’un fou trop lucide avec des comédiens qui rentrent dedans et pas que du bout des dents. Ils ont tous à la fois une puissante présence sur scène mêlée à une distanciation, une auto-dérision, un jeu avec leur rôle, qui fait tout le charme de cette mise en scène époustoubourrifante.

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Mention spéciale à Dominique Massat, d’une intensité rare dans le rôle de la spectrale Dulcinée, d’une cruauté non moins rare et raffinée dans celui de la Duchesse. Cette comédienne excelle en outre dans un registre délicat: celui du rire. Le sien est « comme de vrai », tout frais issu de la vie, cascadant, c’est assez peu fréquent pour être souligné ici!

Mention itou à David Maison, comédien multi-cartes comme je les affectionne, frêle paysan battu mais aussi fils de galérien, David se questionnant, ou secrétaire (et j’en passe!). Mention enfin à Julien Buchy, sans qui Sancho serait un peu moins Sancho pensais-je.

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Alors….. Courez! Ils en valent la peine!

Ils revivifient l’air, ils jouent avec les sphères du possible sous leur drôle d’air!

Où est le théâtre, où est la Vie?

Où est le rêve, la réalité?

Qui a rêvé?

Eh…………………………………………..

 

Sur ce

Portez-vous!

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Théâtre 13, 30 rue du Chevaleret 75013 PARIS. Métro Biblio F. Mitterand

Du mardi au samedi 20h dimanche 16h.

Dans les forêts de Sibérie

 

Si vous voulez vous baigner dans un bain de beauté, de nature et de solitude habitée, prenez le temps de voir ce film qui vous rafraîchira l’esprit du sol au plafond!

J’aimais déjà beaucoup Raphaël Personnaz  mais là il est complètement dans son élément. Il incarne cet être en apprentissage de lui-même dans toutes ses nuances, ses maladresses, ses naïvetés. Sa tendresse et son courage aussi. Sa foi en l’amitié, si rugueuse soit-elle. Et ça…

A noter aussi la belle présence d’Evgueni Sidikhine qui permet de créer ce contraste entre deux hommes, deux âmes qui s’approchent et se cherchent. Le tout dans une profonde pudeur .

Le livre de Sylvain Tesson est respecté, magnifié par la musique d’ Ibrahim Maalouf qui porte et nous berce merveilleusement, sur des images sublimes…

Portez-vous et courez-y!

 

Camillea-de-arman (2)

 

Le quasi-même avec la voix de Raphaël:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19562762&cfilm=234346.html

Just the way………….

La plus belle des déclarations d’amour, d’amitié,

De love, de toutes sortes et de toutes couleurs

 

 

No besoin de take a milliers de choses,

De make a milliers de choses…..

Just see her, just see him ,

just be there,

There, there………………

 

 

happy hours to you!

 

Camille

Le journal d’un fou

Journal d'un fou

 

Ce qui ressort d’emblée, c’est une présence. Intense. Le spectateur est pris, prisonnier d’un regard sur lui fixé, regard halluciné, force qui traverse et cloue sur place. De part en part. La force d’émotion d’Antoine Robinet qui rebondit. De lui à nous, de nous à lui. Sans pause ou si peu. Quelques secondes d’une musique bullée et ça repart.

 

Folie ? Laquelle ? La nôtre, en nous bien tapie ? La sienne ? Celle de son auteur ? Quelle importance ? L’âme humaine est si étrange…

 

Folie douce un chien parle, on sourit. Quoi de plus normal au fond ? Puis la terre, puis la lune. Puis tout se distord. Il est allé trop loin, s’est brûlé. Et on le sait. A partir de là, plus de rires, une immense tendresse nous étreint pour ce petit commis aux écritures.

 

Alors, on accepte, goutte de sueur après goutte de sueur sur torse de l’acteur déposée, parce que le théâtre c’est ça : c’est vivant, c’est de la chair et du sang partagés. Alors oui, on accepte l’Espagne, les rêves de château, le pitoyable manteau et la lente mise mort. Du rire, Gogol et Antoine nous mènent aux larmes.

Banderilles, taureau. Coups sur le dos pleuvent et il ne comprend pas, le naïf, il y voit un adoubement, comme aux temps glorieux des chevaliers. Parce que tailleur de plumes, il n’est point… il le sait. Mais la marche du destin s’avance, l’acteur nous prend à témoin, yeux brisés. On le voit prostré, si fragile sur sa couche… Reste de lucidité sur la cruauté qui l’entoure, jusqu’à l’appel éternel vers celle…

 

Voilà. Sonnés, embarqués, on est. Il est vraiment très fort, Antoine, il nous entraîne partout avec lui, ne nous lâche pas une seconde de l’œil et du cœur. Revisite un texte qui déborde nos frontières intérieures.

 

On notera la sobriété et la beauté de la mise en scène et du décor. Sans clins d’œil, sans chichis. Juste la nudité de la vie.

 

Alors, courez, courez 15 rue du Maine ! Ce spectacle déchirant en vaut immensément la peine !

 

 

 

Camille Arman

A de Arman

La prairie parfumée où s’ébattent les plaisirs

prairie parfumée

Il y a l’huis et Lui. Il y a Lui et Elle. Banalité de la ritournelle. Modernité de l’interprétation.

Il y a un livre et des leçons. Celui qui en donne mais en reçoit aussi de son élève futée, de sa conjointe. De son alliée, s’il sait la rencontrer. La faire sienne et la respecter.

Il y a des usages et des digressions. Il y a des lumières, des évocations qui feront rire les plus empesés. Il y a un duo d’acteurs qui s’en donne à cœur joie et nous renvoie en écho leur tendresse, leur légèreté. Le sujet pourrait être scabreux il est irradié d’esprit et de gaieté. Dans la salle, nous jubilons.

Bénédicte Bosc endosse tous les masques de la comédie, tantôt jeune fille honnête, mutine, ou quasi furie, puis gymnaste involontaire tentant de mimer de drôles de gymnopédies. Semeuse de fleurs et de fruits secs. Toujours sous la férule du Maître mais si prompte à lui échapper : juste un pas de côté et hop, dupé !

Stephan Godin, comédien à la présence intense, ne boude pas son plaisir et distribue au public des recettes pour mieux jouir de la sainte conjonction. Ces pauses nous permettent de reprendre souffle entre deux approbations, deux échos en notre mémoire de rencontres d’une vie ou d’un soir que le spectacle, serti dans son écrin de pierre comme au cœur d’un sanctuaire, nous fait revivre si généreusement.

Merci aux acteurs et au metteur en scène (et en « vie »!) de nous faire partager de tels moments de joie et d’évasion. Merci de servir ce texte écrit voici bientôt cinq cents ans et qui n’a pas perdu une seule dent. Pas pris une ride, conservé la fraîcheur de l’hommage au divin instrument. Merci à la directrice du théâtre de l’Essaion d’accueillir si joliment cet hommage à l’amour.

Camille Arman

A de Arman

SUSHI

Tranquille
Rousse et blanche
Elle capte d’emblée votre présence
Interrompt sa méditation
Striée par le cri rauque du paon

Elle vient vers vous.
Simplement, souplement.

Vous regarde
Vraiment
Comme le font peu de gens
D’un regard sans ressentiment.

Elle se colle, se love contre vos cuisses
Epouse vos soucis

Sushi

C’est une chatte rousse aux yeux verts
Un être pas ordinaire
Un petit soleil dans les éclats de lumière
Du temps présent.