Le temps pour….

En ces temps de confinement

Le temps enfin d’écouter, de déguster, de goûter le somptueux, le vénéneux, le voluptueux

Jean-Louis Murat…. 

Le temps pour un battement de cil éternel

 

Qui s’accorde si bien à ce temps

Hors du temps….

Dérive Jean-Louis, dérive

Berce-nous

Cambriole-nous le coeur….

Détruis nos formatages trop sages

 

Ombre et lumière

Tu sais faire

Miaou….

 

Prenez soin de…

Portez-vous bene

 

Camille

 

 

Un de mes narticles

Il n’est peut-être pas aisé à lire mais il est représentatif de ce qui me plaît dans ce « travail »de journalisme: mettre en lumière des hommes et des femmes qui oeuvrent pour que l’humain ne se casse pas complètement la margoulette…

J’adore ce que je fais. Lisez la presse, prenez le temps… dans les cafés, ici, c’est hyper plaisant. Achetez aussi quand vous le pouvez, partagez….Il y a des hommes et des femmes qui y croient et bossent pour que vous soyez informés des belles choses, des rencontres, des animations, des projets….

Portez-vous bene!

 

Camille Arman

Lettre à B. (III)

Lettre à B. (III)

Merci d’avoir vaincu cette timidité, cette pudeur qui te fait te frotter les tempes, je ne pensais pas être aussi impressionnante.

Après avoir croqué dans un macaron et bu une gorgée de café froid, tu me demandes si je suis heureuse… je te fais des circonvolutions, je dérive, pars sur d’autres rives et me demande aujourd’hui si j’ai bien répondu à ta question.

Je suis heureuse, oui, car j’ai un soleil dans le coeur qui ne s’éteindra jamais. Peu importe le temps qu’il fait dehors les heurts du quotidien, les naufrages et les tempêtes en cours. Peu importe, l’essentiel réside en ce foyer où tu viens te réchauffer. A chaque inspir, chaque expir, tu l’entends résonner. C’est lui qui nous a fait nous rencontrer, c’est lui qui guide les êtres sur des chemins intracés. C’est l’adepte des sentiers secrets. Tu le retrouves, lorsque malade au fond du lit, tu désespères. Il brûle encore plus fort lorsqu’ alentour ça vitupère dans tous les sens jusqu’au non-sens, toutes ces pantomimes désespérées qu’on te jouera sur tous les tons tant que tu ne seras pas conforme aux yeux des « rangés »…

Tu sais, en rentrant de « toi », le coeur en joie, j’allais polé polé, regardant la montée des eaux menaçant d’engloutir nos os…

Avant un giratoire, une Dame en Sub Suv Sav Math Sup Math Spé HEC imitation orque blanc tout en dents pas négociant, m’a doublée. Elle a freiné, s’est mise à ma hauteur en gesticulant, je crois qu’elle devait m’insulter, ça y ressemblait au demeurant. J’ai eu peur qu‘ elle ne s’étrangle avec sa salive saturée d’ire, tellement elle exultait et sautait sur son siège avec de grands gestes de bras.

J’avais pas remarqué que le PSG avait marqué un but au pied du Musée meldois…. Non c’était pas ça. Ça devait lui couver depuis pas mal de temps, d’heures ou d’années cette rage insensée !

Je lui ai souri, ai tenté d’entrevoir le chemin secret de l’enfant cachée. Pas trouvé, dans son histoire, elle était. Devant la Grande Guerre j’étais l’ennemie à fusiller, le bénéfice non gagné sur la seconde du temps d’après.

J’ai chanté « polé polé, hakuna matata » en lui faisant signe que tout était OK, je crois qu’elle n’a pas capté ! Derrière elle, un autre Sup Suv Sav de Co a déboulé, freiné d’urgence, voyant l’animal stagnant et gesticulant dans son gros bocal blanc, au milieu de la chaussée. Carpe déssonorisée en train d’agoniser. C’était drôle, une carpe m’invectivait et l’autre, l’invectivait à son tour, tout ça au carrefour, tout près du Musée des tranchées…!

Je continuais polé polé, elle a dû voir que l’orque suivante, aussi stressée qu’elle, menaçait d’imploser dans son Sup Sub Sav de co classé qu’avait dû coûter un paquet d’heures de mois et de semaines à se faire suer dans un boulot à open space illimité, un paquet d’heures de papier…

La brise s’est calmée, un éclair de génie a dû lui dire de décamper avant que de se faire lyncher. Encore écumante, l’orque-carpe a démarré dans un vacarme, a failli se manger le giratoire. La suivante tout aussi bouillonnante, a failli caramboler la première au moment du choix des trajectoires disjonctoires…. Boum badaboum d’ires en fumées… Non, l’orque a vrombi loin des parasites qui gâchaient sa vie, loin loin bien loin d’ici…

Jusqu’au premier feu rouge… qui nous a réuni. Dans son rétro, j’ai souri.

J’ai encore dérivé, B. mais oui, je suis heureuse. Je suis heureuse de rencontrer des êtres comme toi. Fragiles, tendres, doux et déterminés à la fois. De cette génération qu’on croit perdue non, c’est étrange, j’en rencontre de plus en plus. Vous avez tout dans les mains : la fougue, les rêves, les années. Vous bouillonnez d’idées, vous créez . Vous dites non aux schémas dépassés. Et vous souriez. Bon sang que c’est beau votre sourire, cent pour cent  inaltéré !

Tu vois, la dame du SSS, elle l’a oublié, son sourire. Où l’a t’ elle laissé? Dans quel jardin, quel pré? Quand le retrouvera t-elle? Et si c’était après lui qu’elle courait? Et si c’était ça qui la rendait si, si… pas bien?

Tu vois, la dame du SSS, elle s’est mis des dalles de béton sur les épaules, des dalles pour oublier que le sourire existait encore au fond de son coeur. Même mazouté, il l’appelait. Elle porte des tonnes de dalles et elle crève de les porter. Et son bel orque blanc ne la rend pas plus gaie. Et elle s’invente des défis, des conflits pour pas s’arrêter, pas se poser et se regarder. Jusqu’à quand cette menterie?

Tu vois, ne suis pas cette voie. Écris ton nom: Liberté.

Alors oui B. je suis heureuse. Depuis la Chrysalide je suis heureuse. Je suis assise sur mon étoile et la rejoins sans arrêt. Je participe au Grand Jeu puisque je suis sur le damier, mais dans mes nuits, dans mes  absences, dans mes silences, je rejoins mes amis. Je te rejoins. Je rejoins tous ceux qui vibrent la même mélodie, celle qui fait s’ouvrir le coeur encore plus fort et brûler la tête de mille diamants.

Et tous les kilomètres-heure des Sub Suv Sav n’y peuvent rien changer.

Prends soin de toi.

Camillea-de-arman (2)

Revisitaycheun

Je n’en finis pas de clôre « Padre » qui  n’est pas encore clôt. Pas de plan, pas d’heures, de feuilles de route….ras le bol du prémâché…

Alors détour par quelques sentiers, alors des happements d’ambiance, des coïncidences…Et  je me prends à chanter sur des musiques qui sont toujours d’actualité. Pas d’histoire de temps là-dedans, juste le tempo… mises en scène  in abrupto. Suivre l’élan, et c’est tout…

Il est des thèmes qui reviennent:  la route, la Suisse, la solitude, la traque, la transformation…

Il est des êtres qui ont résonné, si étranges soient-ils…

Tels les livres, ils ont parlé à mon coeur prisonnier d’une tour… Echos, ils m’ont tenu la tête hors de l’eau.

Ils ont distillé assez de joie discrète pour qu’elle s’écoule, souterraine, en mon coeur, mon cerveau…

La passion n’est pas exempte de douceur….

Le routard, le gitan…

Le compagnon des solitudes de fin d’enfance, le berger des chrysalides…

Le piano est à l’image de cette pluie fine…

Nostalgique, irisé de douceur intérieure…

 

Portez-vous bene!

Camille

Hymne aux crevettes!

 

 

Une vidéo, une! Autour de l’alimentation, de l’antispécisme, du véganisme de tous ces trucs en « isme » un peu zarbis!

Oui, un essai de cohérence autour d’une certaine entreprise de culpabilisation…Alors déjà que bon, on a tout faux tout le temps, faudrait pas déc avec nos assiettes!

Avec un passé de gréviste de la faim (ou pas!), faut faire gaffe quand même où mettre les pieds sans trop tomber dans les extrêmes I-T!

Bon visionnage entre deux décollages, bises et…

Portez-vous!

 

 

Bon, il y a aussi de la maltraitance de crevettes me dit-on…

Mais où va thon, où va thon ?

Une vie de Chenapan !

Ces derniers temps, beaucoup d’Instants de maturation.

D’authenticité partagée.

De vérité en action.

 

Le livre est écrit.

La différence aujourd’hui, c’est : Plus de pression.Bière pression

 

 

 

Qu’il vive sa vie de chenapan dès qu’il sera sorti des rotatives!

Très heureuse de ce dénouement

Simplicime

Si facile

Juste laisser dérouler…

Se laisser porter par le courant.La marne

Pour lui

Plus envie de cérémonies d’accompagnement.

Dépouillement.

 

Place à la vie sans ornements.

Dans l’accueil de ce qui vient à tout moment.

Juste

Le chant des merles, doucement…

 

…Et la vie

La vie pleinement!

 

Camille

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Résolutions

L’été a ceci de bien est qu’il permet de tout remettre à plat. De réajuster les priorités, d’ôter le gras. Des relations surfaites ou surestimées, des distractions inessentielles, des sentiments dépassés.Des questions à plus se poser. Sans résolutions avérées.

Revenir aux bases. On ne peut que le seriner. Même si on pense s’y tenir, toujours un moyen de dévier.

Alors ne pas se dire: tu devrais alléger. Se dire: creuser à ta source.

Continuer.

Même si… (avec pour résolution 10 d’oublier les fautes d’orthographe! )

 

 

« des milliers de jours c’est bien trop court…. »

 

Portez-vous bien !

 

Camille

A demain !

Dernière chronique théâtrale !

 

A DEMAIN  de Pascale Henry

 

Un homme prostré sur une chaise, une voix de femme l’interroge…

 

Quelques mots clés, quelques phrases répétées.

 

Et du silence, beaucoup de silence

Pour méditer les mots

Jetés en pâture vers notre conscience de spectateur

Un rien déconcerté.

 

Des mots des phrases tels que

-Vous êtes Fatigué !

-Vous avez peur ?

-Il me faut du temps !

-Je ne sais pas…

-Mais qui commande ici ?!

 

Des mots, des phrases que les personnages se lancent, se rejettent, comme autant de balles brûlantes dont il faut vite se débarrasser sur le voisin, l’adversaire, le subalterne…

…l’Autre dans toute sa splendide étrangeté.

 

Des mots, des phrases qui seront déclinés sur différents tons : Etonnés, hagards, furibards….

 

Des mots des phrases qui se mêleront en une sorte de leitmotiv sonore, une bouillie inodore dans le cerveau du spectator…

 

Comment mieux souligner la vacuité et l’absurdité de ces formules passe-partout  sempiternellement rabâchées, jusqu’à  devenir totalement déshumanisées ?

 

Car c’est bien ce dont il est question ici :

La déshumanisation d’une société vouée aux lois de l’urgence, de la mise en code de l’individu, de l’évaluation forcenée sous paravent de psy…

Et gare à celui qui ne veut pas rentrer pas dans les cases de cette folie raisonnée!

 

Le temps est compté dans cette société carcérale. (Mais ne serait-ce pas déjà la nôtre ?…)

Or le temps est notre seule richesse.

Avec la liberté.

 

Cette pièce les met à l’honneur

A contre jour.

 

Il suffit parfois de pointer, d’instaurer la noirceur

Pour nous ouvrir à un peu plus de lumière dans le cœur.

 

Je ne peux dire que Bravo Madame !  Ainsi qu’à vos acteurs :

 

Julien Anselmino

Marie-Sohna Condé

Aurélie Vérillon

Ils partent en tournée en France, surveillez-les !

 

Camille Arman

A l’amie retrouvée…

Alors qu’un petit homme gris, au loin, s’acharne à me dépouiller d’une partie de mon passé, tu ressurgis, comme tous les vrais cadeaux, quand je ne m’y attends plus, à force d’avoir trop crié dans la nuit…

Trente ans nous séparent de Guermantes. Ce temps perdu, loin de me meurtrir, confirme l’Eternité d’un coeur plus grand que nous, créé de nos mains à coups de désertion de cours de maths, de prolongations d’Hamilton’s partys dans des bois aujourd’hui envahis de télétubbies.

Ecoutez les espaces…..

« Il y a des morceaux de musique (…) qui sont magnifiques, qui ont en eux beaucoup d’espaces… Et habituellement, les gens n’écoutent que les sons. La prochaine fois que vous écoutez un morceau de piano de ce genre, soyez conscients des espaces, non pas seulement des sons, et comprenez que le pouvoir se trouve dans les espaces, parce que le pouvoir est la conscience(…). Quand le son meurt, ce qui reste est simplement la conscience. »

E. Tolle

Voilà, il faut en appeler au Maître…

Puisque ce que je tente de faire (installer des espaces de réflexion dans un chro-radio, dans mes vidéos, mon phrasé) est vu comme une « erreur »… Quand j’enseignais, comme Mme Moisie, je laissais souvent croître des espaces…

…Et les élèves comprenaient, se sentaient « rappelés ». Mais ils grandissent et leur temps doit être « occupé », « saturé » (!) tout le temps… Comme celui de leurs parents stressés, qui n’ont plus le temps de rien se dire, de lire, de… à compléter !

Donc plus d’espace, plus de maturation, de points de suspension. De la saturation à donf d’information….

Jusqu’à en vomir…

Mais les oies ne semblent pas encore assez gavées…

SUSHI

Tranquille
Rousse et blanche
Elle capte d’emblée votre présence
Interrompt sa méditation
Striée par le cri rauque du paon

Elle vient vers vous.
Simplement, souplement.

Vous regarde
Vraiment
Comme le font peu de gens
D’un regard sans ressentiment.

Elle se colle, se love contre vos cuisses
Epouse vos soucis

Sushi

C’est une chatte rousse aux yeux verts
Un être pas ordinaire
Un petit soleil dans les éclats de lumière
Du temps présent.

Marquises

Hormis de rares cas, l’écriture laisse derrière elle des terres brûlées.

Les proches veulent bien de la gloire mais pas du temps passé. A peaufiner un texte, le faire vibrer.

En ces temps de crise et du tout accessible, permettez-moi de douter.

Brel, emmène-moi dans tes Marquises, on peut y pleurer à loisir, doucement.

Je crève de ce monde de cire et de faux sentiments.

Ca va passer, tout passera, c’est le printemps.

Parfois on regarde..en se demandant pourquoi…

« Il y a là la peinture
Des oiseaux, l’envergure
Qui luttent contre le vent
Il y a là les bordures
Les distances, ton allure
Quand tu marches juste devant

Il y a là les fissures
Fermées les serrures
Comme envolés les cerfs-volants
Il y a là la littérature
Le manque d’élan
L’inertie, le mouvement

Parfois on regarde les choses
Telles qu’elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu’elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Il y a lalala
Si l’on prenait le temps
Si l’on prenait le temps
Il y a là la littérature….. »

Vanessa, ça a l’air de rien, mais …
Le manque d’élan casse des choses en moi..
Fissures, blessures..
Et les serrures fermées
Là où tu te crois chez toi…
…Si on prenait le temps…