RIEN A JETER…

 

Réécouté l’album mythique, celui de La maison du bonheur…. 1982. Rien à jeter…

ah le biceps amoureux…

Et celle-ci, tellement d’actualité…

j’veux être ta voix pas être ton roi….

Et ce joli duo plein de tendresse…

Ton coeur  est pas encore rouillé même si…

J’ai le coeur comme une ornière…

 

Belle nuit en ballades….

Camille

 

 

Caroline Ferry chante François Morel

Bon, Morel on connaît depuis les Deschiens en passant par les chroniques d’Inter, il nous plante depuis quelques années sa tête d’épagneul dans la… tronche et nous, souvent on fait pas gaffe, on a même plutôt envie de rigoler de ses phrasés, de ses loupés et puis soudain le bougre au détour d’un mot, d’un costume mal léché, d’une expression populaire, sans en voir l’air, il nous plante une émotion mieux qu’un toréador breton (il va sans dire qu’un toréador breton ça doit se surpasser pour être bon!) Il sait gratter la plaie autour du couteau, sans en avoir l’air, à la légère ! Patron l’apéro !

Caroline Ferry Morel Affiche

Que vont donc y rajouter trois filles poussant la chansonnette, eh ?

Rien et tout.

Rien parce que l’esprit est intact.

Même famille, même profondeur, même légèreté.

Même message fait de douceur, de douleur ténue -voire tue (un petit garçon qui attend son père, une manche de blouson autour du cou et tout est dit) et de tendresse distribuée au public par larges brassées. « Carpe diem » si j’osais synthétiser.

Tout parce que le texte joué prend vie, rebondit sur les visages.

Tout car soudain les dernières volontés d’un mort nous font hurler de rire.

Tout parce qu’avec grâce et poésie, nos trois fées nous jettent le jeu de la vie au visage et jouent avec nous… (Oh la beauté ressentie à l’évocation de la Richesse d’un vieillard démuni…. Quelle Richesse ? Chut, allez-y !)

Certes Caroline Ferry mène la danse avec sa voix chaude, gouailleuse et tendre mais ses deux jeunes acolytes (Claire Deligny et Nolwenn Tanet) ne sont pas en reste et on ressent d’emblée, de l’autre côté, la belle énergie qui circule entre la chanteuse et ses accompagnatrices multi-douées (  )

Oui, finesse, élégance et humour étaient au rendez-vous, ne vous privez pas de cela « par les temps qui courent » !  On a juste eu envie de dire : c’est trop court ! Tant le plaisir pris fut grand ce soir, au creux de Paris.

Jeudi, vendredi et samedi à 19h45 à l’Essaïon (derrière Beaubourg) jusqu’au 7 Novembre 2015

Camille

a-de-arman (2)

Arthaud, Murat, par hasard….

Ce matin , un lapin, le printemps et hop, j’écrivais sur la passion et puis sur tombé sur lui , forcément comme par « hasard » l’émission où Florence Arthaud était là, aussi….

La passion à l’état pur , « pas très vive intellectuellement », qui dort 22h Sur 24h et dit « tout le monde peut le faire… » On en aimerait plus des comme ça ! (cf article précédent!)

La solitude où on est pas seul….

Il la connait aussi celle-là, lui….

Que du bon sur les indétrônables Jaunis, les piliers rancis…

Et Bohringer mort de rire

extrait:

-Vous êtes bouddhiste?

-Et vous, vous vous êtes mis à la gymnastique ?

Murat me fait rire, me fait tendre, parce qu’il a le style et l’intelligence..et plus que tout ça, ce « je ne sais quoi » qui est le charme d’un être humain plein et entier….

 

 

Jolie fin qui nous renvoie à une Hardy plus sexy que l’autre,

Joli moment, qualité du silence aussi……………………..

 

Sur la chanson anti FN  (actualité encore!!)

Quand le pauvre Teulé  peine lourdement à nous parler de sodomie

j’aime la manière dont l’auvergnat nous en gratifie ici…

Sans carotte noircie, directement dans le décor!

« Pour aller à Vitrol, il fallait la chanson »

Tout bon…et si en avance…..

« Brasser des idées
Nous paraissait bien futile
Toute idée inutile
Avant

Nous passions le temps
Légers ultra dégagés
Par notre seul sort excités
Avant

Mais si l’instinct de mort
Veut bouger le corps
Mégret serre les fesses
Voilà les gonzesses et les pédés »

 

(titre à écouter à fond la caisse dans une vielle caisse de de préférence sur la route des vacances en doublant des quatre quatre ahuris!!)

Sur ce, portez-vous!

YEAH!

 

Camille Arman

Gloire aux tendres

Qui dira la force des tendres?

Qui comprendra la ténacité qu’il y a à résister aux armures dont on veut nous affubler?

Conduite directe vers la dureté des coeurs…

 

Qui comprendra la beauté des pleurs?

Devant toutes les rationalisations

Récupération

Sécurité

Militarisation

Aliénation

 

A l’intérieur à l’extérieur

Des Charlie dans toutes les maisons

 

A de Arman

 

 

 

 

« Je marche dans la nuit par un chemin mauvais » d’Ahmed Madani.

CHRONIQUE de…

« JE MARCHE DANS LA NUIT PAR UN CHEMIN MAUVAIS » d’Ahmed Madani.

Un adolescent agile, un grand-père claudicant. Un café goutte contre une canette de soda. La « brousse », Argentan, (lieu de naissance d’un philosophe hédoniste…)  contre la grande ville.

Tout semble les opposer. Tout les oppose. Gestes, vocabulaire, références, aliments. Tout va se difracter. Pas dans la douceur. Dans la violence. Des corps d’abord. Un corps qui déborde d’énergie, d’un trop plein de vie qui ne sait où se poser, quel objet étreindre ou fracasser, cigarette à peine allumée, jetée. Corps souple qui se faufile, suit l’impulsion qui le domine.

De l’autre côté, un corps usé. Trop de pertes, de regrets. Noyés sous un voile d’oubli naissant. Besoin de sérénité. Et cet ouragan de jeunesse en rupture de ban qui arrive, vient tout bouleverser. Déstabilise…

Occasion impromptue de revisiter une vie qui se défile, discrètement. Occasion de dénouer ce qui lie aux images d’un passé obsédant.

Une vie a besoin d’une autre vie pour se goûter pleinement. Un miroir non complaisant pour se voir autrement. Goûter à d’autres paysages, d’autres éclairages (à noter les jeux de lumières excellents !)… Les deux personnages se font ce cadeau, le temps d’une halte hors du temps.

Gus, l’ado, s’essaie à la douceur, à pas de loup. Il y découvre l’apaisement.

Débroussaillage des ronces qui verrouillent les cœurs. Possibilité de floraison.

Parce qu’il y a rencontre derrière les apparences, les déchirures de chacun, une alchimie se crée. Lentement. Par le partage muet d’un verre, d’un regard suspendu. Tout ce qui fracasse les éclats de colère permet à la parole d’éclore et de remplir son rôle premier : faire les êtres se relier.

Au terme de la pièce, tout est parfait. L’adolescent a grandi, le grand père a fait son tour de cadran.

On ne peut que féliciter les acteurs pour leur présence intense, la tendresse et l’humour dont ils habillent Pierre et Gus. Les prennent dans leurs bras et les font vivre.

Espoir et Réconciliation. Que du bon !

Camille Arman.

Mama Mia

Ouah, bonjour tout le monde.

Voilà un retour qui fait chaud au cœur. Une lectrice dont je vous parlerai une autre fois si elle m’y autorise, vient de terminer Mama mia et fait ce retour reçu sur Facebook ce matin

Merci ! Mama Mia est superbe. Très émouvant. Bouleversant.  Merci de ce partage. Belle journée. Valérie

Hier, un enregistrement d’un extrait de Mama Mia lu par Camille en personne a été terminé, le voici tout frais… Une autre vidéo suit, d’un extrait de « La forme de mon désir », lu par Jean-Louis Bresson.

Plein de bonnes choses donc, en précisant que nous serons bien le lundi 23 décembre à la librairie Cyrano de la Ferté sous Jouarre… Qu’on se le dise…

Bon dimanche

Sylvain

Rappel en douceur pendant que l’on marchellise à Châton Plage.

La chro d’une belle personne…

http://www.lombreduregard.com/c…/mama-mia-de-camille-arman

Camille

Tendresse de la nuit…

Y at-il un plus joli mot que la tendresse ? Je ne crois pas.

Avec sa copine la douceur, elles me prennent par le bras.

Plus j’avance et plus je sais que c’est elle qui m’intéresse, la seule digne de mes caresses.La seule qui vaille de rester là.

Semons-la vite avant que n’apparaissent les chars lourds des combats.

Le coeur des hommes 3

Même si je connais (un peu) le sujet, cet après-midi j’ai voulu réviser. Faut dire que j’ai pas eu trop le choix. Qu’entre Turbo et the thronegalacticamafiosique , y’avait plus qu’une option : les gars !

Oui comme je suis pas dans une ville ou un arrondissement où ils diffusent du film polonais traduit en gaëlique classique (se méfier des traductions !) je fais contre mauvaise fortune foie gras !

Alors dans ces conditions « Le coeur des hommes » ça me va !
Bon, c’est pas à se taper le cul par terre ni à réveiller ma grand-mère qui pionce à six pieds sous terre mais on passe un bon moment. Et puis, comme dit un copain fb « les critiques on les attend sur les plateaux ! »

J’ai toujours eu un faible pour Lavoine je ne sais pas, vraiment pas pourquoi…Peut-être parce que je l’ai croisé trois fois et qu’il avait pas l’air d’avoir l’air qu’il a là…Et puis ses tablettes de chocolat à cinquante piges moi je dis chapeau ! Même que la salle de Meaux (oui, oui la salle de Meaux a fait « OOHHH »…) tous sexes confondus je crois…

Bon, par respect pour les acteurs je dirai pas ce qui me chiffonne. Je dirai juste qu’Eric Elmosnino a réussi sa mue. On ne voit plus en lui ce Gainsbourg qui lui collait un peu trop à la peau.

Mais la plus belle, la lumineuse, la radieuse, celle qui surpasse tous les frais minois du film (et y’en a un paquet !), c’est Florence. Florence Thomassin. Elle a dans le regard un truc qui vous foudroie. Des tonnes de tendresse et de désespoir et de vie, bon sang de vie ! Douce, fraiche et chaude à la fois.
Un truc qui explose à l’écran mais qu’elle doit déjà avoir en elle, tout dedans je crois…

Belle dame, le coeur des hommes ne devrait battre que pour vous. Mais le coeur des hommes parfois se fourvoie…

Non ?

 

 

Camille Arman

« La forme de mon Désir »

Notre éditeur étant apparemment en rupture, il vous faut passer, -quel drame n’est-ce pas?- par Sylvain et moi pour acquérir un exemplaire du livre, via ce blog ou nos pages facebook, en message personnel bien sûr.

chambre d'hopital

« Mais le délire le reprend dans sa danse des sept voiles…
Une femme entre dans une pièce vide où il repose. Elle est nue. Elle retire délicatement le lien qui nouait sa chevelure. Lent mouvement du respirateur. Cliquetis régulier d’un mécanisme usé dans la lumière tamisée. Des mèches folles tombent sur ses épaules, couvrant ses seins. Elle s’approche doucement. Il voit ses hanches, ses reins.
Elle ôte le drap, ultime rempart entre leurs corps. Ils se connaissent. Il ne peut avoir oublié ce lien d’or. »

A bientôt

Camille

Tendresse et traction

Dans le cadre « je me réveille après tout le monde », j’ai « raté » la sortie de ce film..

Course aux champignons, régates à Houlgate, réparation de ma traction Citroën… que sais-je… mais où avais-je donc la tête… et les yeux ???

Forcément tiré d’un livre, mais hyper méga bien fait, acteurs au top et notamment Jim… Mama mia !!

Version Originale conseillée comme dab, les voix sont plus… Enfin plus.. vous voyez ?

La BO fait un peu cliché, c’est mieux que ça…

http://www.sortie-cine.fr/videos/un-jour-2011-anne-hathaway-bande-annonce-vf.html

En plein dans le bouclage du petit dernier, ce film fait écho…Il y a le même le canal…la même tendresse…

Baignade

Ceux qui ont lu « Chrysalide » savent à quel point la danse et moi c’est compliqué.
Mais là, faites-moi confiance, je reviens de loin de ce côté des tutus, alors, prenez le temps, installez-vous. Vous en aurez plein les mirettes..

Pas de tango un rien macho, -même si des aficionados discutent cette vision des choses-, ici tout de souplesse, de tendresse, de sensualité…..

Abandon bien nommé

Un grand bain dans un torrent d’eau fraîche….. A renouveler dès que nécessité!

Entrée dans l’hiver…

En pleine traversée de ce fichu tunnel de verre pilé, la fin du monde incarnée.

Janvier n’existe pas.
Février signera la fin de la glaciation.
Plus tu fonds, plus la tendresse émerge en moi.

Pour toi,Alice…
Ce si bel hommage d’Arno…

Il y a toujours une lumière…
Je pars rejoindre ton soleil originel.

Critique Mama mia

Je poste cette critique clairvoyante sur mon précédent livre.Les lecteurs sensibles nous font du bien…

Mama mia (Camille Arman). Livre témoignage, ISBN : 978-2-2483-5254-2

« La couverture représente un amas de rochers entre lesquels parvient à pousser un bouquet de fleurs sauvages. La vie dans le roc.

Le livre est écrit à la première personne et ce « je » est empli de sentiments ambivalents envers une mère trop possessive, distillant son poison bien malgré elle, je le sens dès le début du récit. Entre mots de tous les jours et poésie, entre rimes douces et claquements, l’auteur oscille toujours entre amour et colère. Je devine la souffrance d’une enfant, une clairvoyance aigüe sur les femmes, le milieu dit bourgeois des années soixante (et même d’aujourd’hui). En tant que lectrice issue du monde ouvrier, ces pensées m’interpellent, bien sûr.

D’abord l’embrasement, puis la peine et vient la tendresse de l’enfance. Des secrets de famille non révélés…

Maman tricote sa toile que la fille détricote impatiemment et, finalement, en vain. Il y a dans ces doigts, ce mélange d’amour et de haine, de besoin vital d’indépendance pourtant piégés par les liens du sang ou celui de l’amour originel.

Une introspection dans la douleur très réussie. Tous les sentiments sont représentés, mais culmine l’amour pour la mère en dépit du passé.

Je ne regarderai plus jamais ma maman de la même façon. »

Elisabeth Charier

La froidure haïe

Il y a des périodes de l’année où tout s’épure
Où les relations réellement pures se dessinent sur d’autres plus grisées..

C’est un temps sévère qui ne tolère pas les faibles et fauche les plus meurtris.
Du plus loin qu’il m’en souvienne, je n’ai jamais aimé ces temps de pluie et de froidure

-J’ai depuis peu appris que froidure est un mot haï par les grands pontes de la librairie, tout comme ces mots pastels qui portent la douceur d’un autre temps, d’un autre esprit, plus lent, plus accompli.

Il ne fait pas bon être tendre ni rêveur, il faut être un tueur ou bien une chose lisse et sans plis…Sans complexité ni richesse…

Ma vie n’est pas ici et pourtant elle ne peut être qu’ici…-

Oui, la froidure je déteste et plus encore celle des coeurs gris.

Le passé simple est mort

Le passé simple est mort,
La tendresse est à proscrire dans les livres pour enfants
Allez sur le lien ci-dessous pour voir le remix d’Alice, c’est..édifiant !

L’évolution des couvertures des six compagnons est parlante : la troisième édition a déshumanisé les personnages, plus de traits, des bubble-gum mous…..

Les enfants seraient-ils pris pour des …?

http://​blogpub.canalblog.com/​archives/2012/01/04/​23152511.html#comments

« Les suicidés nous emmerdent ! »

Je viens d’écouter la rediffusion d’une émission de Mermet (Là-bas si j’y suis ) autour du thème  » la première fois…la mort »,
Un hommage à la Sophie Lechevalier, la journaliste qui effectue le reportage et qui vient de décéder.

Sur le répondeur, Verlaine ,

Et puis plus tard, durant l’émission, Léotard chantant Ferré (graine d’ananar)

Et puis le mort étouffé par un bout de viande (!)

Et puis l’émotion brute autour de la mort du grand-père, de la grand-mère,

La belle voix éraillée d’Higelin (fladadatuin..)

La belle voix ronronnante de Mermet qui pédagogise,

La tendresse d’une fille pour son père (« la mort rapproche les vivants »),

Le pragmatisme glacé du para d’Algérie, sa shizophrénie, l’émotion niée : »si c’était à refaire, je referais, affirmatif ! »,

Celle quasi burlesque du conducteur de métro (les suicidés nous emmerdent!)

Ses répliques à pisser de rire : »mourir pour huit francs c’est vraiment pas cher » !

Ou de dégoût.. « arrivé à quai, j’avais faim ! »

Merci Sophie.

C’EST L HISTOIRE D’UN MEC..

C’est l’histoire d’un mec qui chantait
Avec une telle tendre malice dans le regard
Qu’on rêvait de chevaucher les licornes
Avec lui
A la tombée du soir.
C’est l’histoire d’un mec qui visite
la math quantique,
Désormais..
C’est l’histoire d’une émission bazar
Où tout partait en vrille..
Il y a si longtemps déjà….
C’est l’histoire d’un mec libre,
Dans un pays libre…
Espèce en danger ?