Le temps pour….

En ces temps de confinement

Le temps enfin d’écouter, de déguster, de goûter le somptueux, le vénéneux, le voluptueux

Jean-Louis Murat…. 

Le temps pour un battement de cil éternel

 

Qui s’accorde si bien à ce temps

Hors du temps….

Dérive Jean-Louis, dérive

Berce-nous

Cambriole-nous le coeur….

Détruis nos formatages trop sages

 

Ombre et lumière

Tu sais faire

Miaou….

 

Prenez soin de…

Portez-vous bene

 

Camille

 

 

On n’explique pas la beauté.

On n’explique pas la beauté, on n’explique pas le mystère.

Pourquoi vouloir disséquer l’inexplicable, pourquoi vouloir mettre l’art à genoux ? S’en sentir le Maître Détenteur pour quelque cénacle, un point c’est tout.

Ca sert à quoi ?

Combien de fois lutté contre les décrets qui stipulaient : « ce poème veut dire »… Non, ce poème ne veut rien dire du tout ! Ou s’il « veut dire », s’il a été « fabriqué pour », il est mort-né. Il n’exhale aucun fumet, aucune énergie de vie, de volupté.

Un poème digne de ce nom « dit » la rencontre de l’auteur et du lecteur, rencontre unique, lecture unique. Vibration irréductible à un verbiage académique, fût-il reconnu par un aréopage d’agrégés âgés…

Combien de fois ai-je envoyé valser des recopiages de Wikipédia et encensé des lectures dites « naïves », donc essentielles, de la part d’élèves désorientés qui reprenaient peu à peu foi en la littérature….

Rien que pour ça, et en dehors de tous les critères de dissection d’émois bien notés par le Ministère, cela valait la peine d’enseigner je crois…

TOUS LES SOLEILS..

Allez voir « Tous les soleils » , hymne àla vie , à la tarentelle à tout ce qui rend la vie belle, donc forcément à l’Italie !

Je ne sais qui je préfère d’Alessandro ou de Luigi , du prof qui danse sur le bureau, poète disparu à lui tout seul, ou du peintre anar, réfugié politique d’une Italie qu’il ne reconnait plus..dirigé par un « dictateur lifté érotomane et corrompu »….

De l’homme sensible aux lunettes à montures noires à l’homme hirsute au peignoir rayé, révolté.

D’Agatha (Anouck Aimée) la Souveraine, à Irina la pétillante et percutante adolescente…

Du groupe de potes sympas (belles figures de femmes qui passent,douces, maternantes…)plus ou moins paumés…

De la musique, de L’Alsace , de Strasbourg, si belle qu’on pourrait la croire provençale…Si douce que j’en suis comme réconciliée..

De cette liberté de l’âme qu’il faut préserver…

Et l’italien… même dans les insultes, il est volupté…

Dieu que cette langue et belle …

 

Merci Mr Claudel !

 

PS : Une princesse passe, un peu pâlotte face à toute cette force, cette énergie.Elle sourit fort bien..